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Météo-France, ou les intérêts politiques avant la rigueur scientifique

À ne lire que les titres dans certains journaux, on aurait pu être amenés à penser que la banquise du pôle Nord n’avait jamais été aussi peu étendue que le mois dernier : « Arctique : la superficie de la banquise n’a jamais été aussi réduite », titraient Le Parisien et 20 Minutes, le 20 mars, oubliant au passage de préciser que ce minimum historique concernait le maximum d’extension, qui survient en moyenne le 12 mars. Le lendemain, le Journal économique n’était guère plus précis, mais plus évocateur : « La banquise de l’Arctique atteint son record d’étroitesse. » Un timbre poste représentant tout de même plus de vingt-six fois la superficie de la France métropolitaine.

Nul n’est censé ignorer que la banquise arctique a considérablement diminué de superficie ces dernières années. Elle est un marqueur moins efficace, car moins visuel, que les glaciers alpins, qui ont beaucoup reculé depuis la fin du XIXe siècle, mais comme ces derniers, elle illustre à merveille le propos de tous les sonneurs d’alerte en matière climatique : le passé fond comme peau de chagrin. Passons sur le fait que, dans les deux cas, l’évolution n’est pas due aux seules températures. Un réchauffement a bel et bien eu lieu et une illustration imprécise mais populaire en est la fonte des glaces.

 

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Extension de la banquise arctique (en millions de km²)

 

Si l’on observe attentivement cette première figure, on constate bien sûr la diminution de la superficie de la banquise, lors de son minimum estival, surtout, mais aussi lors de son maximum, au mois de mars. Cependant, à y regarder de plus près, l’extension la plus faible a eu lieu en 2011 et non en 2015, comme proclamé partout. C’est qu’il faut savoir que deux jeux de données sont utilisés pour quantifier cette variable à partir des données satellitaires : sea ice extent et sea ice area [1]. C’est cette dernière qui illustre l’évolution de la banquise ci-dessus, mais la première qui a été utilisée pour faire cette annonce, par le même organisme de recherche :

 

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Évolution du maximum d’extension de la banquise arctique (extent), selon le National Snow & Ice Data Center (NSIDC)

 

Cela se joue à peu de choses, mais l’extent montre bien un minimum historique depuis 35 ans. Pour que le NSIDC puisse faire cette affirmation, il lui a donc fallu choisir la bonne base de données. Seule l’extent permet d’affirmer que le maximum de cette année est inférieur de 1,13 million de kilomètres carrés à la moyenne calculée sur la période 1981-2010. Tous les médias ont repris cette information et donc cette source scientifique, sans chercher plus loin. Météo-France a fait de même, illustrant son propos avec la figure suivante, issue du NSIDC :

 

 

Reprenant les données d’un organisme de recherche, il n’est pas anormal que Météo-France utilise l’une des figures les illustrant. D’autant que la courbe de 2015 (en bleu) y est très explicite, clairement sous celle représentant la moyenne (en gris). Par ailleurs, ceux qui suivent ce type d’actualité se souviendront sans doute que l’année 2012 (tiretés verts) est celle ayant enregistré la superficie estivale minimale depuis les débuts de l’ère des satellites et trembleront en voyant à quel point nous sommes déjà bien en dessous.

Pour les rassurer, la figure suivante est opportune : elle montre la même chose, mais émanant du centre norvégien Nansen. L’avantage, c’est que cette fois-ci, tous les mois de l’année s’offrent au regard, pour les sept années passées et celle en cours :

 

 

L’extension de la banquise était montée bien haut en 2012 (courbe bleue) à la fin de l’hiver, mais cela n’avait pas empêché la dégringolade estivale. Inversement, des années de faible extension relative en hiver conduisent parfois à des niveaux pas trop bas dans le contexte de baisse que l’on connaît. Mais c’est bien ailleurs que se situe l’intérêt de ces courbes norvégiennes. Il est ici patent que le record clamé haut et fort ne concerne pas les données recueillies par le Nansen Center de l’université de Bergen, puisque c’est l’année 2007 qui présente ici les plus faibles valeurs, et non 2015. L’université de Brême (Allemagne) ne fait pas non plus de cette année le record, le réservant à 2011.

Cette unanimité médiatique cache donc une nouvelle fois une réalité plurielle. Ce record ne vaut qu’en choisissant d’une part le bon organisme parmi tous ceux qui fournissent de telles données, d’autre part la bonne variable, puisque, des deux existant, une seule confirme ce record. Que les journaux procèdent ainsi ne surprend pas. On serait néanmoins en droit d’attendre un autre comportement de Météo-France, qui n’est pas là pour faire de l’audience. Pourtant, ces dernières années, en matière de climat, cet organisme public n’a jamais été à la traîne en matière d’alarmisme climatique. Il nous le démontre une fois de plus, et de manière éclatante. Le site climatosceptique français skyfall.fr [2] a mis en lumière le fait qu’en choisissant les données du centre norvégien, Météo-France ne faisait rien d’autre que de s’asseoir sur son propre travail. Membre du consortium scientifique européen OSI SAF, elle a en effet volontairement choisi de ne surtout pas faire mention du travail que celui-ci produit avec sa collaboration.

 

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Évolution du maximum d’extension de la banquise arctique (extent), selon l’OSI SAF, auquel Météo-France collabore

 

Pour notre ex-Météorologie nationale, mars 2015 devrait être au-dessus de mars 2011 et mars 2006. Il est assez consternant que cet établissement public balaie sous le tapis le travail qu’il produit, pour mettre en avant celui des autres, plus favorable en la circonstance à la préparation de la COP21 [Conférence annuelle des parties, NDLR] à Paris en fin d’année, réunion cruciale pour la politique du climat, dont Laurent Fabius, en tant que chef de la diplomatie française, est le porte-étendard. Une mission qu’il assume avec la foi du nouveau converti, n’ayant pas voulu, dans un premier temps, de la COP en France, totalement étranger qu’il est aux questions environnementales. Mais ça, c’était avant ! Les présentateurs météo ont déjà eu droit, il y a plusieurs mois, à un petit sermon quant à leur devoir d’information sur le réchauffement climatique en direction du public, lors d’un déjeuner de « travail » au Quai d’Orsay. Et Météo-France ne fait que suivre la ligne tracée en haut lieu, comme d’autres probablement dans un proche avenir.

Nous avons encore devant nous de nombreux mois durant lesquels on pourra nous dire que le réchauffement climatique se manifeste, au moindre coup de chaud ou de vent, dès que de fortes averses auront lieu, puisqu’en la matière, l’habituel ou au moins le non-inhabituel d’autrefois relève de l’extraordinaire et de l’inconvénient aujourd’hui. On nous avait bien expliqué que les bourrasques de neige dans lesquelles s’était terminé le flop de la COP15 en 2009 à Copenhague étaient elles aussi dues au réchauffement climatique... Notre époque manque peut-être de panache, mais certainement pas de toupet !

Notes

[1] « Sea ice extent » : c’est la surface totale couverte par au moins 15 % de banquise ; « Sea ice area » : chaque unité de surface est pondérée par la proportion de banquise qu’elle contient. L’area est donc toujours plus petite que l’extent, mais aussi plus sensible aux erreurs, raison pour laquelle elle est beaucoup moins utilisée.

[2] Skyfall est un blog communautaire de climatosceptiques français, intéressant par les articles qu’il propose, mais plus encore par les échanges d’informations qu’il permet et les discussions qu’ils font naître. Incontournable pour toute personne souhaitant discuter du bien-fondé des positions climatosceptiques.

Du même auteur, chez Kontre Kulture :

 
 



Article ancien.
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32 Commentaires

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  • Le gouvernement canadien à construit dans l’arctique un port en eaux profondes, apparemment pour contrôler le (futur) trafic commercial. Fantasme ?

     

    • Questionnement hors sujet. Ce que critique les "climato-sceptiques" indépendamment de savoir si le climat se réchauffe, ou se refroidisse ou soit stable...ce sont avant tout les manipulations de données démontrant une politique délibérée de faire passer à tout prix un message dans l’esprit de l’opinion publique, ensuite les affirmations sans fondements sérieux que le prétendu réchauffement ou changement climatiques serait d’origine anthropique et qu’il serait possible d’influer sur ce dernier notamment en faisant payer des milliards de dollars en taxe carbone les pays en voie de développement.


    • Bin voyons, le "réchauffement climatique" est un complot pour piller les pays du tiers-monde en leur imposant des taxes iniques, tout le monde sait ça.
      Mais en attendant, la seule France doit collecter plus de pognon avec les taxes levées sur son territoire que toute l’Afrique et rassurez vous, on garde le pognon pour nous, on le refile pas aux Africains.
      Au lieu de tenir des débats stériles et sans fin sur l’existence ou non d’un réchauffement ou d’un changement climatique, il serait intéressant et beaucoup plus concret de se renseigner sur la taille totale de l’enveloppe collecté grâce à la taxe carbone et sur l’utilisation qui en est faite, parce que la, on est dans la mathématique pure, peu sujette à polémique. Les droits de l’homme vous en donnent la permission, vous pouvez aller à la préfecture réclamer de voir les comptes de l’état... Vu la moralité de l’occident, une partie de l’enveloppe est probablement détournée par la communauté politico-bancaire, mais le reste sert à faire encore un petit peu de Keynésianisme en finançant la construction d’infrastructure de protection qui créent du travail (il semble qu’on craigne une élévation du niveau de la mer en haut lieu), une enveloppe est mise en commun pour financer des projets scientifiques internationaux comme la surveillance de la température des courants marins en temps réel, probablement aussi la mise en orbite de satellites, et évidemment le reste sert à acheter des tonnes d’aluminium et de baryum et de l’essence pour nous le balancer sur la tronche avec des avions militaires. Bref, il serait intéressant de mettre en veilleuse les polémiques théoriques un petit moment et de se lancer dans une petite enquête financière tout ce qu’il y a plus terre à terre.


    • @lucho.
      Je suppose que vous parlez du port de Ninisivik, au nord de la Terre de Baffin. Projet lancé en 2007 et qui aurait dû être terminé à l’heure actuelle. Date de mise en service souvent repoussée, et ambitions à la baisse quant à la flotte devant l’équiper. Il s’agit pour le Canada d’occuper le terrain, face à la présence russe (rappelez-vous le drapeau russe déposé sur le plancher océanique du pôle Nord) et surtout face aux prétentions états-uniennes à faire du passage du Nord-Ouest des eaux internationales (à défaut de se les approprier, ce qui serait assez problématique).
      Pour que le passage du Nord-Ouest puisse devenir une voie commerciale, il faudrait un sacré bon en avant dans le recul des glaces, sur lequel je ne parierais pas. Le passage a été ouvert quelques étés, ces derniers temps, suite à une rétraction des glaces en été que personne ne nie. Cela a bien sûr eu lieu par le passé, puisque Amundsen l’a emprunté en 1905 sur un bateau de pêche en bois d’une vingtaine de mètres de long. On a beau clamer que bientôt l’Arctique sera libre de glaces en été d’ici peu (ce devrait déjà être le cas, vu les annonces passées), on est encore loin de pouvoir y faire passer des routes commerciales, c’est-à-dire avec la certitude de non emprise entre telles et telles dates. Et c’est pas pour demain.
      L’objet de cet article était l’extension de la banquise lors de son maximum de fin d’hiver telle que présentée dans les médias et par Météo-France ; personne n’a parlé de l’épaisseur de la banquise, valeur importante pour la future fonte estivale. D’après les données officielles, l’épaisseur moyenne cette année est supérieure à celle des huit dernières années. D’autres facteurs entreront en ligne de compte, mais enfin, pour l’heure, cela ne va pas dans le sens d’un nouveau record de faible extension (depuis 35 ans).


    • Lucho, pardon, faute de frappe : Nanisivik et non Ninisivik.


    • @ Hacène AREZKI : Merci pour vos précisions. On croise les doigts pour que la route du nord n’existe jamais.


  • L’esclave de la maison Etazunienne Obama se proclame contre le réchauffement climatique.
    Qu’est-ce qu’on mange ce soir ?


  • Sur l’Antarctique les manipulations médiatiques sont encore plus flagrantes. La banquise Antarctique croit avec une constance déroutante depuis des années. Il n’y a qu’un endroit où ce n’est pas le cas, c’est sur la côte de la péninsule Antarctique. Les hypothèses les plus sérieuses évoquent le volcanisme de cette région (Mont Erebus n’est pas loin) pour expliquer cette anomalie régionale. J’ai vu le semaine dernière un documentaire sur Encyclopedia qui était évidement catastrophiste et manipulateur. La cause évoquée était bien évidemment le "réchauffement climatique". La manipulation venait de ce qu’ils généralisaient ce qui se passe à la péninsule, sur tout le continent. Ce serait comme de dire que tout les Etats-Unis serait innondés, parce que l’eau des Everglades en Floride est monté de 5 cm. Ce sont les même échelles de grandeur, les Everglades par rapport au Etats-Unis et la péninsule par rapport au continent Antarctique.

     

    • ouais et l’argument c’est la surface augmente mais le volume diminue, comme on peut pas verifier ils sont sereins les bougres


    • @toujoursplus.
      Mais si, mais si, on peut vérifier... que c’est faux :



      On savait que les glaces de l’Antarctique s’étendaient chaque année davantage, de l’ordre de 20 millions de kilomètres carrés par an – soit deux fois la surface de l’Australie. Mais on sait désormais qu’elles sont beaucoup, beaucoup plus épaisses que prévu. Trois fois plus, indique la carte 3D la plus détaillée jamais réalisée dans les profondeurs boréales.

      Source



      Au passage, on peut remarquer que le journaliste s’emmêle les pinceaux entre boréal et austral. C’est bien l’Antarctique dont il s’agit.

      Évidemment, l’explication est toujours la même : le réchauffement climatique, qui explique tout et son contraire :



      Un état qui s’explique par les vents puissants qui règnent sur l’Antarctique, vents renforcés par le changement climatique. Ils briseraient les grandes masses de glace, laissant la place à la formation de davantage de solide.




      Sauf que ces vents, que l’on appelle catabatiques, sont des vents de gravité. Leur renforcement montre... un refroidissement. Et d’ailleurs, cette mauvaise explication avait une relative cohérence lorsqu’ils pouvaient prétendre que la glace ainsi formée était fine ; c’est une position qui n’est plus tenable.


  • #1165931

    Météo-France, comment dire, c’est un peu comme faire passer un plug anal pour un thermomètre, une sorte de fist-fucking du pauvre. Céline nous dirait que lorsqu’on croit qu’ils nous mettent un doigt, c’est qu’en fait tout le bras est déjà passé !
    Ces réchauffistes nous parlent d’écologie, d’effet de serre, et nous disent que la pollution c’est caca, mais pourquoi, alors, montrer des traces d’avions (très gros caca pour le coup) dans tous les spots qu’ils diffusent ? Ne devraient-ils pas nous montrer des cieux bleu azur et des petits oiseaux ? Pourquoi veulent-ils à ce point nous convaincre que les nuages sont des pets de zincs (pas ceux des piliers de comptoir, ils ont été exterminés) rectilignes ?
    Ah oui, nous faire prendre des vessies pour des lanternes, mais quand cela sent la pisse, il est raisonnable de douter, non ?

     

  • Hacène, toujours aussi précis et sensé, et toujours autant dans l’ombre. Merci à E&R de l’avoir mis en lumière et de continuer à le faire.


  • Deux petites remarques

    D’abord comparer les algorithmes utilisés par les différents organismes ceux ci peuvent expliquer les différences constatées. ensuite observer la marge d’erreur (curieusement oubliée, pour une fois, par les climatosceptiques) sur le graphe OSI SAF.

    Bref rien de nouveau sous le soleil les climatosceptiques refusent une fois de plus d’admettre l’évidence.

    ps skyfall une référence en matière de climatologie ? Pemière nouvelle.

     

    • Compte tenu de la manière de s’exprimer et du contenu du message, il y a tout lieu de penser que "ce" Robert est celui intervenant (ou étant intervenu) comme troll sur un certain nombre de sites climatosceptiques, et par ailleurs gardien de la parole de Sylvestre Huet sur son blog de Libération.
      En dehors de l’invective, de l’attaque ad hominem, et des remarques à côté de la plaque, rien.
      Le propos n’est pas la comparaison en soi des différentes estimations de l’étendue de la banquise, mais le choix de l’une plutôt que d’une autre, notamment de la part de Météo-France.


    • Rien de nouveau en effet.

      Le spécialiste de l’explication du hiatus du réchauffement qui n’existe pas, le célèbre professeur Robert, dépose un peu partout ses crottes anticlimatosceptiques chaque jour que le bon Dieu fait.


    • les climatosceptiques ? tu t’es perdu ou quoi ? t’es sur E&R la, ce sophisme a deux franc six sous est malvenu, et y a beaucoup de scientifiques qui n’avale pas cette potentielle salade en passant, avec des evidences, c’est pour que ca que le giec, organe plus politique que scientifique, ne debat plus, parce qu’ils prennent des branlées avec leurs propres données.


  • Je ferai remarquer que si les températures moyennes au pole s’abaissaient, la loi de conservation de l’énergie fondamentale à la thermodynamique s’appliquant, cela conduirait la banquise à fondre car l’énergie qui était au centre s’en retrouverait poussée vers la périphérie, conséquemment la température moyenne de la mer sous la banquise augmenterait.
    Paradoxalement, donc, des températures plus basses au pole contribuent à réduire l’étendue de la banquise.
    Gardons nous donc de jugement hâtifs sur la question. Jusqu’à plus ample informé ces climatologues qui prétendent prévoir l’avenir du climat à une échelle de plusieurs décennies ont tous des formations de métérologues et sont incapables de faire une prédiction valable à plus de 48 heures.

     

  • Je ne suis pas scientifique, mais ce qui me semble le plus important c’est le volume plutôt que la surface, donc en clair la corrélation entre l’épaisseur et l’étendue.
    Je suis un "naturo-centriste" à tendance animiste, la nature doit prendre le dessus sur l’Homme. Réchauffement ou refroidissement, peu m’importe.
    Par contre, se servir du climatoscepticisme pour se dédouaner de notre responsabilité dans l’exploitation et la destruction de la nature, cela doit plaire à de nombreux lobbies !!!

     

    • @yul.



      Par contre, se servir du climatoscepticisme pour se dédouaner de notre responsabilité dans l’exploitation et la destruction de la nature, cela doit plaire à de nombreux lobbies !!!



      Sans doute. Mais ce n’est pas ce qui est fait ici. Inversement, ne pas avaler toutes les couleuvres qui nous sont servies, cela ne doit pas plaire à de nombreux autres lobbies.

      La vérité n’est d’aucun bord.

      Sur le volume, vous avez raison. Voir ma réponse à un intervenant, plus haut.


    • Certes, reconnaître a la nature une sorte de droit a la gouvernance me paraît louable, mais le débat n’est en fait, malheureusement, pas celui la. Toute cette histoire n’est motivée que par une chose : l’appât du gain et du pouvoir.
      Le système bancaire global est en banqueroute, a un tel point que les banques se servent dans l’épargne et que les états dédient maintenant des sommes colossales provenant des impôts pour les renflouer. L’unique raison de ces marchandages est de maintenir un système oligarchique ou les banquiers et les politiciens ont des intérêts croisés. Le changement climatique, on ne parle plus guère de réchauffement, la baudruche s’est dégonflée ; n’est qu’une énième opportunité de faire perdurer le système, car il sert de justificatif a de nouvelles privations et a de nouveaux impôts. Parallèlement a l’appauvrissement des populations et a la destruction de la classe moyenne, par l’impôt et l’avilissement moral (télé, éducation, sociétal)le ; terrorisme est instrumentalisé pour promouvoir l’état policier, de manière a préparer l’instauration d’une dictature globale ou les banques régneront en maîtres. L’histoire abracadabrante du réchauffement climatique, du terrorisme, de la promotion de la démocratie font partie d’une stratégie de chocs, visant a maintenir les populations dans la peur pour mieux les soumettre, tout en leur faisant croire qu’on défend leurs intérêts. Il est donc fondamentale que les populations croient en quelques vérités énoncées par des experts nommés par nos oligarques......Le réchauffement climatique fait partie de la panoplie mais ’n’est en fait qu’un aspect d’une stratégie globale.


  • les glaciers fondent et leur superficie se réduit significativement depuis 35 ans, la fonte est d’avantage marquée en période d’été ; c’est ce que l’on voit sur tous les graphiques... donc on dit ce qu’on veut mais ça se réchauffe et les causes sont multiples , feu de forêt et leur destruction, l’extension des villes, élevage intensif, l’industrie, le béton qui remplace les terres, les véhicules en tout genre etc... bref les activités humaines nuisibles...

     

    • Mon premier commentaire n’ayant pas franchit les ciseaux acérés de la modération, je tente une réponse ici. Les activités humaines seraient donc à l’origine du "réchauffement" climatique. Pourquoi, en ce cas le Groenland (qui veut dire Pays vert) était couvert de prairies verdoyantes lorsque les premiers humains y abordèrent sur les rivages (d’où son nom !) ? IL a fallu un sacré refroidissement pour qu’à présent il soit recouvert de glace. L’homme fût-il à l’origine de ce refroidissement ?
      Il y a eu des ères glaciaires, des ères tempérées, des ères chaudes et cela bien avant que l’humanité ne soit sur Terre. La principale caractéristique du climat est justement d’être changeant et cyclique. D’ailleurs n’avez-vous pas remarqué le glissement sémantique qui s’opère depuis quelques temps (si j’ose dire !) : on parle de moins en moins de "réchauffement" mais de plus en plus de "dérèglement". Alors dites-moi qu’elle est la règle ?
      Est-ce les glaciers alpins jusqu’à Lyon, comme pendant les ères glaciaires ? Est-ce de grande prairies verdoyantes au Groenland, comme pendant les ères chaudes ? Est-ce pouvoir aller en Grande Bretagne à pied comme cela fut possible un temps ?
      Si l’humain avait quelques pouvoirs sur le climat, il y a longtemps qu’il en aurait fait une arme de guerre, comme il le fait toujours dès qu’un pouvoir lui est apporté par la connaissance.
      Toutatis


    • @Toutatis.
      Lorsque les Vikings s’installèrent au Groenland, ils n’étaient pas les premiers Humains. Les Inuit étaient déjà là.
      Concernant le nom de cette grande île, qui signifie Terre Verte, cela nous parle plus du pouvoir évocateur des mots que de la réalité censée être décrite par eux. Certes, les conditions de l’an mil étaient plus favorables (sur les côtes) que par la suite, y compris maintenant, à un établissement européen, mais on était loin des verts pâturages. Erik le Rouge, à l’origine de ce nom, a surtout vendu à ses compatriotes le rêve d’une terre vierge à saisir.


    • La terre a toujours connue depuis le début de son existence, des ères de variations climatiques dont beaucoup étaient plus importantes que celle que nous vivons en ce moment. De plus il apparaît qu’actuellement la terre n’est pas la planète à se réchauffer.

      Bref, s’il y a actuellement un "dérèglement" climatique, pourquoi vouloir absolument nous en incomber la responsabilité ? J’ai l’impression que c’est la solution de facilité pour couper court aux autres questions...


  • J’ai 37 ans et j’ai toujours vécu en ile de france. Quand j’étais gamin, on avait un beau manteau de neige pendant 1 mois chaque hiver. C’est tout ce que j’ai à dire.

     

    • C’est vrai dans quasi toutes les grandes villes, effectivement, mais ceci peut être du à la pollution grandissante. Donc des à causes localisées (se régulant peut être à l’échelle de la planète, ou pas)
      Mais je ne suis pas spécialiste. Franchement je ne sais pas qui a raison ou tord. Si le but c’est faire peur à un maximum de gens pour qu’ils polluent moins à la limite pourquoi pas ! Le gros problème de l’humanité va surtout être la surpopulation. Donc soit on apprend dès maintenant à vivre en polluant moins, soit ont contrôle les naissances. (mais certains préfèrent une "bonne guerre" j’en ai bien peur....)


  • Les premiers explorateurs polaires parlaient d’une mer "libre de glace" là haut...d’un pôle nord pas si froid que ça...y voyaient des "nués d’insectes", de la neige recouverte de pollens rouge, jaune, gris...voyaient des oiseaux, des renards et des ours allant "toujours" vers le nord...trouvaient des bois flottés provenant d’autres continents en grosse quantité...

    C’est à partir de la découverte "officielle" du pôle par les usa et la guéguerre entre Cook et Peary que tout devient "normal" au paradis blanc ou tout devient conforme à l’idée que l’on s’en fait...


  • Météo France n’arrive pas à prévoir ne serait-ce que la météo du lendemain... alors...
    Quant au réchauffement climatique, remplacé aujourd’hui par dérèglement climatique, il faudrait peut-être, à son propos, prendre de la hauteur.
    En regardant de plus haut, on s’aperçoit donc, avec stupeur, que ce n’est pas seulement la terre qui se ’"réchauffe"...mais aussi, Mars, Saturne, et même Pluton... la plus éloignée de notre système solaire, qui n’est d’ailleurs plus considérée comme planète.
    Tous les scientifiques s’interrogent, mais leurs interrogations ne passent pas par les médias... il est préférable pour nos élites de rentabiliser le problème, et nous imposer encore quelques taxes diverses pour "sauver la planète"...
    En revanche, rien sur la pollution, qui elle, est réelle. Non, rien de rien, ça contrarierait les multinationales.
    Le réchauffement est bien globale, mais pas que sur notre planète, c’est bien tout notre système solaire qui se réchauffe anormalement. Et cela parait bien plus problématique.

     

    • Enfin ! Oui enfin ! je remercie la personne qui a diffusée cette information. C’est l’explication de ce fameux réchauffement. En effet tout le système solaire se réchauffe, c’est un fait. Information facile à vérifier. Donc, toutes discussions et interprétations plus ou moins fallacieuses sur le sujet est une perte de temps, juste une conversation de comptoir. Enfin, çà occupe.
      A moins que notre pollution arrive à pourrir Pluton ? Mais j’en doute un peu. Je suis sûr qu’il s’en trouvera bien un qui va réussir à nous le prouver, si çà peux rapporter quelque sous.
      En général, quand on montre la lune avec son doigt, les gens ne regardent que le doigt.
      Ce serait comme penser qu’aujourd’hui en France, la marée est montante parce que nos voisins de Chine ont fait pipi toute la journée dernière. Principe des vases communiquant et décalage horaire oblige.


  • et d’ailleurs je sais plus ou je lisais ca recemment mais apparament les populations d’ours polaires se sont jamais aussi bien portées, c’est le machin emotionel de mettre un ours en galere sur un glacon


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