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Prenons le Maquis présente le couteau artisanal de Thiers

Prenons le Maquis vous propose ici un produit de qualité hors norme, entièrement fabriqué à Thiers dans l’atelier « La marque au Gamma ».

La lame de 3 mm d’épaisseur en acier inoxydable 14C28N, élaboré par Sandvik en Suède, garantit une très grande résistance à la corrosion, un tranchant redoutable, et une excellente tenue de coupe, ce qui fait de ce couteau un compagnon idéal pour le randonneur, le chasseur, le pêcheur, ou même éventuellement à la cuisine (acier garanti contact alimentaire).

Le manche en wengé, maintenu par deux rivets et à l’aide de rosettes laiton, est imputrescible et d’une très grande robustesse. Sa texture brossée est particulièrement agréable à l’œil, douce en main, mais l’ergonomie étudiée permet une prise en main ferme et sûre. Un passant de dragonne permet de sécuriser encore plus le couteau.

L’étui en cuir véritable, poncé pour un rendu plus doux, cousu à la main dans un petit atelier de la région thiernoise, comporte des doubles coutures et un rivet de renfort. Le passant de ceinture élaboré permet un port aussi bien vertical traditionnel qu’horizontal (ceintures de moins de 35 mm de large). Se patinant avec l’âge, il vous permettra d’emporter votre couteau lors de toutes vos sorties nature.

La qualité exceptionnelle de ce couteau permet à l’atelier « La marque au Gamma » de vous offrir une garantie à vie.

 

Caractéristiques techniques (fournies à titre indicatif, la fabrication artisanale induit de petites variations d’un couteau à l’autre) :

- Longueur totale : 22,5 cm
- Longueur de la lame : 10,5 cm
- Épaisseur de la lame : 3 mm
- Épaisseur du manche : 20 mm
- Dureté de la lame : 59-60HRC (traitement cryogénique)

 

Se procurer le couteau chez notre partenaire Prenons le Maquis :

Également disponible avec la pierre à aiguiser DC4 de Falkniven :

 



Article ancien.
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95 Commentaires

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  • c’est très joli les petits villages de france ; merci d’avoir diffusé l’auvergne ;


  • Une œuvre d’art !


  • Mouais, je préfère mettre un peu plus pour acheter un ESEE voir même un BUSSE (ce que j’ai d’ailleur, un TGLB). Cela dit, la ligne de ce couteau n’est pas vilaine.

     

    • ESEE excellent , BUSSE , le très haut de gamme du couteau increvable (souvent en INFI , super costaud , mais un poil chiant à affûter dans la verte sans matos et un poil d’expérience en la matière ).
      Mais on parle d’une gamme de prix complètement différente , le double pour ESEE 4 et je ne parle pas de BUSSE ...
      A ce prix la , un bon custom est aussi possible , faisant bosser , les excellents artisans de chez nous (Tony Lopes , PHM , Fred Perrin et d’autres ) , moyennant l’attente , on possède un outil unique , "vivant" et de haute qualité .

      Des couteaux haut de gamme donc , mais si l’on souhaite rester dans le plus abordable , le meilleur rapport qualité prix reste le Mora des familles selon moi , mais évidemment d’une qualité moindre que celui présenté (même si les Mora tiennent vraiment la route ) .

      Quitte à posséder une grosse lame en complément , comme un bon camp , avec ses plus de 20 cm de lame pour les gros travaux dans la verte , en restant dans le domaine du couteau car sinon , on peut moduler son set avec une hachette ou une scie pliante en fonction du contexte , de l’environnement , etc ... , car je n’aime pas sortir de façon durable dans la verte avec un seul outil polyvalent , certes , mais qui , par définition , n’excellera nul part .
      Sans parler du risque de perte , casse etc ...

      Pour ma part , bien que cela varie suivant les sorties , ma préférence se porte souvent sur un fixe solide avec une lame de 12 cm , la scie pliante , et un petit couteau squelette léger en back up .

      Celui présenté , me semble vraiment tenir la route pour son prix , un acier sandvik , assorti d’un bon traitement thermique , plate semelle (j’aurai aimé un talon trempé qui dépasse pour pouvoir lui taper dessu si besoin ) , un profil clip point qui a fait ses preuves ( même si j’ai maintenant une préférence pour les drop point , plus polyvalent selon moi ) , un étui correct ( droitier uniquement :-( , et un port horizontale qui me semble un peu léger , avec un seul passant , pas très large et un peu décentré ) , et un guillochage qui a l’air très bien (peut être un peu marqué , mais difficile de le dire hors usage ) .

      Pour un prix aussi abordable , un bon semi-custom à mon sens .


    • Bonsoir Mister 9reen, je suis le coutelier d’Instinct de Survie (le gars de la vidéo),

      Le couteau IDS n’est pas du tout fait pour la même utilisation que le ESEE4, et encore moins que les Busse de grande taille. Pour les Busse, c’est simplement un gabarit complètement différent. Le ESEE4 est à peu près de même taille, mais il y a un nombre important de différences. Le couteau IDS a une lame plus fine (3mm contre 4.5mm), et surtout l’épaisseur au tranchant est bien moindre, ce qui permet une pénétration en coupe beaucoup plus importante. Par ailleurs, le couteau IDS est vendu de base avec un affûtage convexe lustré, alors que les couteau ESEE sont affutés à la bande/meule conventionnellement.

      Le couteau IDS vient remplir un gros vide sur le marché international : celui d’un couteau de bushcraft "haute performance" à prix abordable. Il est plutôt comparable aux puukkos en terme de domaine d’utilisation, tout en étant très supérieur en terme de coupe et bien plus polyvalent (de par le simple fait que c’est une lame large, avec une vraie émouture plate et fine, quasiment une sorte d’Opinel avec tous les avantages du fixe quand à la robustesse, l’ergonomie et la fiabilité).

      Enfin, pour avoir un Busse CGFBM, maintenant que j’ai un peu évolué, notament dans mes critères en terme de performance, c’est à peu près le dernier "chopper" que je choisirai. J’ai des serpes italiennes (dont il a quand même fallu reprendre l’émouture, je l’avoue), qui dépassent de très loin les performances de ce Busse, qui a une pénétration en coupe vraiment faible pour sa taille et son poids, et qui transmet affreusement les vibrations dans la main et le bras. Mes serpes ré-émoutent sont à la fois plus légères et plus performantes, pour moins d’un dixième du prix. Busse bénéficie d’une importante publicité, mais en réalité, en terme de performances de coupe, ils sont médiocres. La seule chose qu’ils ont réellement pour eux, c’est leur robustesse extrême.


  • 10cm de lame pour un couteau de survie, c’est un peu court...

    Sinon, très bonne initiative de vendre du matos français.
    Dans la même veine, il y a les couteaux Farol de La Rochelle (près de la Gare-espace ENCAN).

    GO VEGAN !!!


  • Merci pour cette vidéo explicative qui montre notre fier savoir-faire français.

    Cette création artisanale est aussi belle que fonctionnelle dans son superbe étui en cuir double port. Ce couteau Gamma de Thiers est d’une qualité supérieure d’acier et de bois, qui lui assurent une excellente prise en main et une coupe impeccable.
    C’est un magnifique couteau, de belle ligne, équilibré et résistant, court et léger pour être polyvalent et longue durée. Satisfaction garantie à vie pour le futur acquéreur.

    Mes félicitations au jeune artisan, longue vie à lui et à son commerce. Un bonjour à ses partenaires à Thiers.

    2 questions : on ne voit pas d’orifice pour une dragonne sur le manche, alors que la vidéo en parle. Cette particularité n’est pas visible sur celui vendu par instinct de survie. Est-ce une production séparée, un premier couteau non produit ou une impossibilité quelconque ?
    Sera t’il aussi visible en boutique à Paris ?

     

    • Bonsoir Pierre Mondor, et merci pour tes encouragements et ton intérêt. Comme tu l’auras compris, je suis le coutelier d’Instinct de Survie.

      Hélas, IDS n’ayant pas de boutique "physique", le couteau n’est actuellement pas "visible". On pourrait peut-être s’arranger pour qu’il y en ait de posés à Courty ou Bastille, mais il faudrait que l’équipe d’IDS et moi-même se concertions pour en voir les modalités. Pour être franc, ce n’est pas à l’ordre du jour.

      Le couteau qui a servi de modèle pour les photos était un modèle de pré-série, et tous les détails n’avaient pas exactement leur aspect final et actuel (l’élaboration du modèle final ayant pris plusieurs mois). Les couteaux vendus par IDS ont bien un trou de dragonne à l’arrière du manche, vers le dos. Je peux même te dire que ce trou fait même 7mm de diamètre, pour y passer facilement de la paracorde en double. De même, l’emplacement du rivet sur l’étui a un peu bougé, et maintenant il est à coté de la double couture. Le marquage sur la lame risque aussi de changer un peu dans le temps (on va tenter d’ajouter le nom de l’acier, et "Thiers, France"). Mais ce ne sont que des détails mineurs, et le couteau, dans son ensemble, ne va pas bouger.


  • Etant un collectionneur de couteaux et chasseur au gros gibiers, ne sachant pas quoi me prendre pour le papa noel ( on est jamais mieux servi que par soi-même ) ainsi que pour remercier alain d’avoir ouvert mon esprit critique c’est un vrai régal lorsque je regarde ( de -/ d’ailleurs ) les merdias et pour l’encourager lui et son entreprise je vais me le commander......118 euros c’est qd même pas donné mais c’est " made in France", j’aime l’idée d’aider les PME françaises...

     

  • Trop classe le coutal !


  • Je ne doute pas de la qualité du couteau mais je ne peux m’empêcher de faire le rabat-joie sur deux points à la lecture desquels j’ai immédiatement tiqué. Mon objectif n’est pas de descendre le produit et de dissuader qui que ce soit de l’acheter mais de susciter la réflexion qui peut être mènera vers un changement de politique.

    - En France n’est-on vraiment plus capable de produire un tel acier ?

    - Pourquoi utiliser du wengé une essence exotique africaine dont le statut de conservation est "en danger" alors que les essences traditionnelles françaises offrent des qualités de bois parfaitement convenable pour faire un manche ?

    J’ai bien entendu déjà les réponses à ces questions...donc les gars essayez de réfléchir à une alternative viable à ces matériaux. J’ai bien conscience que les temps sont durs mais cela n’aide pas vraiment notre économie de fabriquer des choses avec des matériaux d’importation et évitons de donner du fric au business de BHL (exploitation forestière en Afrique équatoriale.) !

     


    • - En France n’est-on vraiment plus capable de produire un tel acier ?



      non, on est plus capable.
      il fallait pas fermer la SMN il y a 20 ans. http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C...



      La ville de Colombelles est ruinée, une grande partie de la population était « métallo » et les taxes constituaient 65 % du budget de la commune.

      Le site est longtemps resté à l’état de terrain vague après le démantèlement des bâtiments, une partie est reconstruite en Chine dont l’acier bon marché avait participé au déclin de la SMN.




      - Pourquoi utiliser du wengé une essence exotique africaine dont le statut de conservation est "en danger" alors que les essences traditionnelles françaises offrent des qualités de bois parfaitement convenable pour faire un manche ?



      +1 moi je conseillerait du merisier, en plus d’être beau et pour en avoir travaillé, je peu vous dire que c’est très très solide.


    • Réflexion interessante (ah ça fait du bien de voir un site où les gens réfléchissent). Cependant, cela reste un excellent couteau. Je ne peux culpabiliser de posséder un couteau Laguiole (autre vrai passeport des Auvergnats, bien que construit en Aveyron), le mien tout en métal, sous prétexte que nos artisans doivent se fournir à l’étranger pour leur matière. Même si un produit n’est pas, du moins dans ses composants, 100% français, j’aurais toujours tendance à valoriser une bonne came. En France on aime bien ce qui est solide et durable (non ?). Ce qui est grave en passant c’st ça :
      http://www.laguiole.com/communique.php


    • Petite remarque concernant le manche du couteau en wengé ;qui est magnifique soi-dit en passant, avec son aspect structuré ; il serait préférable, effectivement, d’utiliser des essences indigènes, pour de multiples et bonnes raisons, malheureusement ça réduit considérablement les choix possibles, surtout en terme d’imputrescibilité. De plus les essences indigènes ne présentent pas une variété de tons aussi varié que les essences exotiques. Le merisier ne me semble pas approprié : trop tendre, putrescible, ...
      Pour faire local, le robinier ou "faux-acacia" pourrait convenir ( durable, dense, quasi imputrescible) à condition de trouver la belle planche ; l’if (très belle essence) pourrait également convenir.
      Y faut dire que le wengé c’est, "quand même", beau ! Je trouve que ça correspond à l’esprit du couteau.


    • Goy Pride, bonsoir,

      La réflexion n’est jamais malvenue, surtout quand elle est motivée par le désir de bien faire et sur un ton respectueux, ce qui est le cas de votre intervention. Aussi, vais-je me permettre d’y répondre.

      En France, on élabore encore de bons aciers inoxydables. Le X46Cr14 que j’emploie sur les couteaux Au Bon Sens est une acier de bonne qualité. Cependant, Sandvik est meilleur : leur acier est plus fin, plus homogène, plus régulier. En contrepartie, il est plus cher... presque deux fois plus cher. Il est produit en petites quantités, tous les lots sont traçables, et ils ont une équipe d’ingénieurs qui travaille perpétuellement à l’amélioration de leurs aciers, allant bien au delà des nuances normalisées.

      Le wengé est avant tout un bois magnifique, et l’usage que j’en fais s’apparente presque à de l’artisanat d’art. Je m’évertue à mettre en valeur la fibre, le dessin du bois, à faire ressortir la texture, etc. Ce ne sont pas les couteliers qui sont responsables de la surexploitation de ce bois, mais les bobos et les personnes de mauvais goût qui ont décidé que ce bois noble devait servir à faire des lambris de salle de bain ou des planchers de terrasse.
      Ces débouchés là ont provoqué une consommation faramineuse de wengé. Parce que ça fait "cool". Moi j’en ai rien à faire que ce soit cool : ce bois a toutes la qualités pour faire d’excellents manches de couteau : superbe, très résistant, imputrescible, "texturable", etc. C’est à ceux qui en font des lambris et des planchers qu’il faut jeter la pierre, et surtout à ceux qui en demande dans ces "utilisations". Moi je m’inscris dans la tradition de l’utilisation valorisante de matériaux semi-précieux sur des petits objets qui permettent vraiment d’en apprécier la beauté.

      A un moment, j’avais pensé à utiliser de l’ "acacia", comme on dit (en fait robinier faux-acacia), qui a aussi beaucoup de qualité assez proches, mais qui se travaille beaucoup plus difficilement (ça "brûle" comme un rien, et ça oblige à faire une consommation complètement déraisonnable de bandes abrasives pour les avoir perpétuellement neuves). Hélas, ce bois est difficile à se procurer, du moins par les circuits que j’utilise, car il est très largement absorbé par les fabricants de.... oui, de planchers de terrasse ! Et du coup, vu qu’il n’y a aucune exigence de qualité, c’est un bois exploité pour une rentabilité maximale : poreux, étuvé violemment, séché au strict minimum, etc.


  • Très beau produit.
    Tous mes vœux de réussite à Gotfried.


  • #635738
    le 19/12/2013 par C’est elle qui cuisine
    Instinct de Survie présente : le couteau artisanal de Thiers

    Ma nana est dingue de sushi.

    En réfléchissant à un cadeau de Noel pour nous, je me demandais si ce couteau était bien adapté pour trancher des filets de poissons, et pour préparer des sushi.

     

    • Bonjour camarade,

      Le couteau Instinct de Survie a un tranchant redoutable et un acier qui est tout à fait adapté à une utilisation en cuisine, mais son profil de lame le destine véritablement à un usage en extérieur. La lame est trop courte, le tranchant remonte trop, et la petite proéminence que fait le manche au delà de la ligne du tranchant (et qui empêche au fil de pouvoir entièrement reposer à plat sur une planche à découper) font que ce couteau n’est pas prévu pour une utilisation exclusivement en cuisine.

      Par contre, tu peux aller voir chez nos amis d’Au Bon Sens, pour qui je fabrique un "couteau de chef" qui serait beaucoup plus indiqué. Je tiens cependant à préciser qu’il n’aura pas exactement les mêmes caractéristiques qu’un véritable couteau japonais.


    • Pour ma part, pour des sushis j’utiliserais un couteau japonais à poissons genre Sugimoto ou autre coutelier japonais.
      Pour un usage courant (et plus vaste que juste lever des filets), celui indiqué chez au bon sens est probablement bien.


  • Jeune artisan (et entrepreneur) visiblement sympathique qui semble connaitre son métier !

    C’est vrai que pour un citadin, le prix d’un couteau de ce genre peut paraître élevé mais c’est évidemment un instrument professionnel et quand on voit le nombre de d’opérations/traitements en amont de l’assemblage final, on comprend que ce n’est pas démesuré.

    Belle initiative et bel outil.

     

    • Merci pour tes encouragements, camarade.

      Le prix peut effectivement paraître élevé, mais pour ma défense, dès qu’on sort du chinois bas de gamme, il faut tout de suite compter mettre au moins une cinquantaine d’Euros pour avoir un couteau qui tienne la route. En réalité, en proposant ce couteau et son étui à moins de 100€, l’équipe d’Instinct de Survie et moi-même avons réussi un petit exploit. On est vraiment sur un très bon acier, de dernière génération en élaboration conventionnelle, avec un traitement thermique de grande qualité, un bel étui durable, et une géométrie de tranchant qui, pour l’instant et à ma connaissance, ne se trouve sur aucun autre couteau "semi-industriel". Il y a eu un gros travail logistique en amont pour mettre en place la fabrication de A à Z. A titre personnel, c’était une bonne expérience, et je suis vraiment satisfait du couteau qu’on a réussi à sortir.


    • En tant qu’amateur (néophyte, je ne prétends pas faire autorité dans ce domaine), je peux dire que 98e pour un tel couteau, en France, avec en plus un étuis en cuir poncé avec double couture passepoilée, ce n’est pas cher même si ce n’est pas du 100% artisanal (il y a quand même beaucoup d’étapes artisanales). C’est le genre d’objet qui dure très longtemps, de toute façon.
      Le résultat m’a l’air bon, après pour moi ce n’est pas encore de la coutellerie d’art, avec lame forgée en acier bluesteel voire en damas, peut-être un autre type de montage du manche, etc. mais en terme d’efficacité, ça m’a l’air bien et j’aime bien la forme de la lame. Finalement, je serais bien tenté, je crois que je vais en acheter un lors du réassort.

      C’est possible de trouver des substituts pour moins mais pas sur du fait en France, et l’économie sera faible et absolument pas sûre. Par exemple, à l’étranger, en couteau outdoor, le rat7 a une bonne réputation mais il est à environ 140-150e et ce ne sont pas les mêmes matériaux. Coldsteel fait aussi des couteaux bons marchés mais c’est tout chinois, donc rien à voir (mais ils ont un modèle assez intéressant qu’on peut monter en fer de lance... peut-être une source d’inspiration pour de futures créations sur le thème de la survie !)
      Peut-être aussi que de la paracorde peut être intéressante pour le manche d’un couteau de survie, je ne sais pas. Moi j’aurais dit micarta, ça me semble le plus approprié pour un couteau 100% survie (mais le modèle présenté chez instinct de survie, je le vois un peu comme un couteau de chasseur plutôt), voire un manche squelette. En bois, j’aurais choisi du buis mais c’est sûrement plus cher que le wengé (mais le buis se trouve en France, c’est obligé) et je ne connais pas les différences de propriétés.

      Je pense qu’ils ont vraiment étudié le truc de manière à avoir un bon rapport qualité/prix avec toutes les étapes artisanales sauf la forge.


  • Ces ateliers (remarquable) devrait se lancer dans la fabrication de quenelle-porte clés... acier, laiton et bois précieux...


  • Coup de coeur pour un produit artisanal de chez nous.
    Le camillus americain est derriere pour moi....
    J achete, merci au coutelier pour cette présentation vendeuse.
    Allez l artisanat de qualité.
    Xavier.


  • Excellente presentation et çà donne vraiment envie de l’acheter (le problème d’habiter en ville est que les condés seraient tentés de me le retirer).

    Quels sont les prochains projets ?


  • Dommage que l’offre se résume à une lame de 10cm.
    Y a-t-il une raison de ne pas proposer des lames plus grandes ?
    (Législation, utilisation, etc ?)
    Cordialement.

     

    • La même remarque.

      Un K-bar possède une lame de 17cm.

      Je pense qu’un allongement de la lame et une garde serait un plus...

      Bonne continuation,

      GO VEGAN !!!

      Max



    • Dommage que l’offre se résume à une lame de 10cm.
      Y a-t-il une raison de ne pas proposer des lames plus grandes ?
      (Législation, utilisation, etc ?)
      Cordialement.



      si c’est pour la cuisine ou l’atelier aucune restriction.

      pour le camping ou la pèche c’est plus compliqué :

      rien a voir avec la taille de la lame, en principe le port de toute lame fixe ou verrouillable en position ouverte est interdit. comme les opinels a moins de retirer la bague de verrouillage.

      après c’est a l’appréciation du gendarme et de la juge selon le contexte et la tête du client.

      autant un couteau comme celui la peu passer en cas de contrôle chez un papy qui revient de la pêche, autant un simple couteau suisse peut vous envoyer en correctionnelle si vous avez le look caillera et que vous êtes contrôlé a 2 heures du matin dans un parking souterrain par la bac ou que vous l’avez oublié dans votre poche avant d’aller dans une manif et que la juge a ses ragnagnas.


    • Bonsoir Trismus37

      Le choix d’une lame de 10cm est tout à fait délibéré. Premièrement, c’est un gabarit très maniable. Un peu partout sur terre, le couteau "de tous les jours" a une lame entre 8 et 11cm environ, même en couteau fixe. Plus court, c’est trop court, et plus long, ça fait travailler le poignet pour rien (plus de masse au couteau, centre de gravité plus loin sur la lame, etc). Deuxièmement, c’est une taille qui permet de proposer un produit vraiment abordable, malgré l’utilisation de matières premières de grande qualité. Enfin, c’est notre premier essai de collaboration (la Marque au Gamma - Instinct de Survie), et mettre en place cette petite production était déjà beaucoup plus de travail que nous ne l’avions prévu, proposer plusieurs modèles en même temps, sans avoir aucun recul sur la réception possible, aurait été simplement suicidaire. On est pas Cold Steel, mais de petits entrepreneurs français.

      Cependant, il est tout à fait probable que l’on tente de proposer un nouveau modèle, du coup plus axé "chopper", une fois que nous aurons plus de recul avec ce premier couteau. Nous espérons tous que ce soit le premier d’une longue lignée, et d’une collaboration fructueuse, afin de proposer des couteaux abordables ayant les performances de couteaux valant deux ou trois fois leur prix. Mais ça n’arrivera en aucun cas avant au minimum 6 mois.


    • La législation française est hallucinante ! Un couteau est un outil. Qu’ils considèrent les couteaux de combat comme des armes, ça se tient, mais les autres c’est une blague ! Ca ce sont vraiment des lois de gauchistes !

      Ce genre de lois sont faites pour emmerder les gens. On sait très bien que la racaille, rom-racaille, etc. utilisent des limes et des tournevis aiguisés, des armes cachées, ou à la limite des couteaux de supermarché, jamais des couteaux artisanaux !
      Tout cela est ridicule.


  • Very interesting :)


  • Joli, dommage qu’il soit en innox…


  • De mémoire, "la perfection est atteinte non pas quand il n’y a plus rien à ajouter mais quand il n’y a plus rien à enlever" St Exupery.

    Tu nous as vraiment offert une belle pièce, à un prix compétitif, pour cette alliance de beauté, de solidité et de tranchant (sans compter l’étui, simple et ingénieux qui pourrait valoir à lui seul dans les 30 euros). Ca a dû être une expérience passionnante de le créer. Ce qui s’en approche vaut plus de 200 euros sur d’autres sites.

    L’ajout du type d’acier et du nom Thiers sur la lame est une excellente chose. L’authenticité et l’authentification sont de bonnes pratiques qui favorisent la confiance et l’intimité avec l’objet et son concepteur - constructeur. Mais y a t’il des conditions à respecter de la guilde des couteliers de Thiers, pour apposer ce nom dessus ?

    A noter l’économie de prix en l’achetant avec la pierre à aiguiser. Le site IDS devrait le mettre en valeur par + de photos et des zoomings puissants. A signaler la bonne vidéo pour le présenter (les coupes n’y sont pas assez mises en scène) C’est secondaire mais de mon salon, je veux un 0 fautes.

    Certains vont essayer de le comparer avec des poignards, des pliants ou des multis-outils, ce qu’il n’est pas. As-tu l’intention, comme tu le fais dans la gamme Au bon sens, de le proposer dans des tailles différentes. Ou de créer d’autres outils, comme des haches ou des machettes ?

    St Ex. disait aussi "Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis."
    Je suis sûr que ton couteau deviendra vite notre ami de confiance, comme d’autres voyagent avec leur "Compagnon". Adi’ou.

     

    • Merci encore pour tes encouragements et ton appréciation de notre travail, Pierre Mondor.

      Il n’y a pas de condition particulière pour pouvoir apposer le nom de Thiers sur une lame. C’est souvent dommageable pour les fabricants thiernois eux-même, car beaucoup de couteaux d’importation sont frauduleusement marqués Thiers, et le laxisme extrême de la législation ne permet pas d’enrayer sérieusement ces pratiques. Cependant, s’il y avait un cahier des charges, il est certain que le couteau que nous vous proposons le remplirait sans aucun problème. Hormis l’acier qui vient de Suède et le wengé qui vient... de loin (mes connaissances en botaniques laissent quelque peu à désirer, en effet), la production est ultra-localisée, et exclusivement thiernoise.

      Je tiens d’ailleurs à saluer publiquement la chance que ça a été pour moi d’aller à Thiers, et de trouver ce tissu industriel encore fort malgré la crise, et quantité de gens plus âgés et plus expérimentés que moi qui cependant ont cru en moi et vu en moi la relève. Sans tous ces bonnes gens, ces honnêtes travailleurs et ces petits patrons dévoués, sans leur savoir-faire et leur expertise, rien de tout cela n’aurait été possible. La France a encore de la force !

      J’espère de tout coeur que cette première coopération entre Instinct de Survie et moi sera couronnée de succès, et si c’est le cas, je ne vois aucune raison valable de ne pas proposer, plus tard, d’autres modèles pour venir compléter la gamme, toujours dans le même esprit de proposer la qualité à un prix abordable, et l’assurance d’une fabrication entièrement française.

      Enfin, merci pour ces citations de Saint Exupéry. Habituellement j’ai du mal avec la poésie, mais les mots de cet aviateur qui n’avait plus vraiment les pieds sur terre m’émeuvent.


  • Merci à l’équipe et aux camarades d’instinct de survie de mettre à l’honneur la coutelerie française. Malgré tout, j’aimerais faire quelque critiques, qui je l’espère, seront constructives, ayant moi même une petit expérience de coutellerie, ainsi qu’une fréquentation assidue des petits artisans couteliers français.

    Déjà, je trouve dommage que la lame soit du stock removal, c’est à dire que le metal soit déjà fondu, en plaque. Le coutelier ne fait que la découper et faire le tranchant puis le traite dans un four. C’est une lame qui n’a pas vu l’ombre d’un marteau.

    Pourtant il y a des couteliers français, de vrais forgerons français avec du bois français qui forgent, qui pourraient fournir les lames.

    Pour moi, une lame pas forgé, c’est comme un transexuel et une femme, ca ressemble mais ca n’est pas la même chose !

    Sur le manche : Le wengé, c’est du bois africain surexploité, c’est très connu en marketerie qui en faisait des meubles de luxe, exotique et rare, maintenant, tout le monde utilise ça. Ca fait des forets surexploités. Pourquoi ne pas prendre un bois européen et local ? on a largement de quoi faire en France, à l’instar d’Opinel qui fait ses manches en hêtre, parce que y’a presque que ca en Savoie. Un manche en chene, en robinier, en chataignier, du mélèze ou du thuya... ca ferait largement l’affaire.
    ca peut pas être un argument de prix, tu peux avoir du chêne au stère pour très peu cher, c’est notre production nationale florissante ça.

    bref, je vais être très honnête, c’est un couteau que je paierai perso pas plus de 80 euros.

     

    • Bonsoir Matteuv,
      Je te remercie de tes objections, et je vais me permettre d’y répondre.

      Tout d’abord, concernant l’alternative stock removal ou forge. La forge au marteau sur l’enclume est terriblement laborieuse, surtout pour une forme comme celle de ce couteau, et donc coûte cher. La forge au pilon est difficile à maitriser, et cause beaucoup de perte ; en plus, plus personne n’accepte ce genre de travail (en tout cas à Thiers). La forge industrielle, c’est à dire l’estampage, coûte affreusement cher (à cause du prix de réalisation des matrices) et nécessite une production à une échelle bien plus importante que celle envisagée.

      Enfin, et c’est surtout ça la question, forger, du moins ce qu’on entend habituellement par forger, n’améliore en rien les caractéristiques de la lame. C’était peut-être le cas à une époque reculée, quand la coulée continue n’était pas vraiment au point et que l’acier laminé "brut" était assez hétérogène, partiellement décarburé, etc, mais de nos jours les aciers sont très purs, très homogènes, surtout l’acier Sandvik, et les cycles chauffe-refroidissement ont plutôt tendance à détériorer cet état de la matière que l’améliorer.

      Un mythe circule selon lequel forger "resserrerait" les "fibres" de l’acier et en augmenterait les caractéristiques mécaniques. C’est faux, car d’une part l’acier n’a pas de fibre (techniquement, c’est un polycristal contenant des inclusions), ensuite pour obtenir un écrouissage, il faut mettre en jeu des forces autrement plus importantes que celles que peut développer un bras humain, et dans une plage de température qui n’est pas celle de la forge traditionnelle (faites des recherches sur l’écrouissage et l’ausforming).

      Au niveau métallurgique, l’émouture à froid (sous arrosage) après traitement thermique avec passage en cryogénie permet de tirer un bien meilleur parti de cet acier que la forge au marteau sur l’enclume et la trempe traditionnelle, qui aurait plutôt tendance à le détériorer.

      Concernant le wengé, je l’utilise en faible quantité, et surtout je le met en valeur : je fais ressortir le grain, l’alternance des fibres, j’en tire une texture particulière, bref, je le traite avec respect (pas comme tous ces sagouins qui en font des planchers de terrasse). Entre autre, c’est un bois très stable. Les bois européens ont très peu de cachet, et sont souvent instables. Cela dit, il serait possible sur commande de monter des plaquettes en bois envoyé par le client pour un petit supplément.


    • Attends, où tu as vu que le Wengé est un essence en danger de surexploitation ? C’est du palissandre de 20m de haut qui pousse partout dans 5 pays d’Afrique (Cameroun, Congo-Kinshasa, Gabon, Tanzanie et Mozambique) et possède 15 variétés différentes. Le seul problème est que sa poussière est un peu irritante et que le port d’un masque est conseillé pour le travailler. Un travail difficile et long car le bois a des fibres entrecroisées très dures. de grandes qualités pour un manche.

      Quant à la lame, je ne suis pas d’accord avec toi. Ce n’est pas un objet d’art à mettre en vitrine, même s’il possède une belle forme épurée. On est ici dans une volonté d’offrir un couteau robuste, efficace, facile à entretenir à un prix abordable. Tu semble étonné mais l’acier sandvik est reconnu pour ses grandes qualités de dureté et de tranchant. Il est travaillé par la quasi totalité de la coutellerie française et italienne. Pour augmenter sa dureté, son tranchant et sa durabilité (entre 2 et 4 fois +), pour un meilleur usage intensif en extérieur, cet acier a subi en plus un traitement spécial de cryogénisation. J’ai eu beau regarder sur d’autres sites, je n’en ai pas vu de pareil.

      Son prix peut surprendre ceux qui achètent des couteaux chinois à 15 euros, pas ceux qui voient les qualités présentées par ce couteau. Les sociétés industrielles ont des tarifs plus bas (pas le même acier) car elles fabriquent en grosses quantités et qu’une partie est délocalisée (comme les couteaux US qui font faire leurs manches au Mexique pour moins cher). A noter que ces couteaux US (chers) n’ont souvent qu’un traitement de surface alors que nous sommes ici dans un traitement de lame pleine masse. Le Thiers de Gamma est vendu à un prix très bien négocié. Tu l’estime à 80 euros ? ca doit être çà, sans l’étui.


  • Eh bien, tout le stock a été vendu en un jour !

    C’est bien mais ce n’est pas comme si la coutellerie était un artisanat en voie de disparition. Les bons couteliers français se trouvent en grand nombre (et aussi les japonais évidemment, les allemands, américains, etc.)

    De plus, il n’est pas indiqué quel type d’acier est utilisé. C’est une information cruciale.

    Pour un couteau de randonnée c’est bien, mais pour de la vraie survie, personnellement je suivrais les conseils du grand coutellier Loveless et je pencherais pour du micarta.


  • J’ai dit une bêtise, le type d’acier est indiqué, c’est acier courant sur les bons couteaux.

    Le prix est très correct pour un couteau artisanal français avec étuis en cuir.


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