Egalité et Réconciliation
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Qu’est-ce que l’ingénierie sociale ?

partie 2

AteliER
Article initialement publié dans l'atelier E&R

Ingénierie sociale négative

Commençons par l’IS- (ingénierie sociale négative).

Le livre « Gouverner par le chaos. Ingénierie sociale et mondialisation » expose les grands principes de l’ingénierie sociale négative. En un mot, il s’agit de « démolition contrôlée », comme on peut le faire avec des bâtiments, mais appliquée à l’esprit et aux personnes.

Qu’il puisse exister chez certains individus une volonté de destruction méthodique des groupes humains semble inconcevable à beaucoup d’autres. C’est pourtant cette méthodologie rationnelle de la destruction, cet « ordre par le chaos » qui constitue l’essence de la Doctrine secrète ésotérique élaborée, perfectionnée et transmise au fil des siècles par ses adeptes et que l’on retrouve jusqu’à aujourd’hui dans l’idée de « stratégie du choc » qui structure le modèle capitaliste (obsolescence programmée de la marchandise industrielle, crises financières provoquées, etc.), ou dans l’idée de révolution, dont le ferment morbide consiste toujours à faire « table rase » et à provoquer une rupture irréversible (de 1789 au pseudo « printemps arabe »).

« Gouverner par le chaos » récapitule comment ces inspirations et aspirations politiques ont fusionné au 20ème siècle dans le creuset de la cybernétique et des sciences de la gestion, aboutissant à concevoir le vivant comme un objet, susceptible d’être déconstruit et reconstruit à volonté par une véritable ingénierie, non seulement génétique mais aussi des champs psychiques, spirituels, culturels ou comportementaux.

Au croisement de ces pistes, on trouve la psychanalyse, en particulier dans la version qu’en a donnée Jacques Lacan, dont l’intérêt est d’avoir mis à jour ce que l’on pourrait appeler l’ADN de l’esprit, sa structure et ses composants élémentaires. L’éthique de la psychanalyse est cependant non-intrusive, non-interventionniste, construite originellement en opposition à l’hypnose, et cherche à donner au patient les moyens de son propre cheminement (d’où la lenteur de certaines cures). Malheureusement, comme pour toute science, elle peut être récupérée et placée entre de mauvaises mains qui en feront un usage destructeur, ce qui explique qu’elle soit appliquée quotidiennement et avec un succès inquiétant dans le management, le marketing et la propagande politique, et ceci dès les années 1920, quand Edward Bernays se met à utiliser les découvertes de son oncle Sigmund Freud.

Obéissant au serment d’Hippocrate et à la déontologie médicale, la psychiatrie, la psychologie et la psychanalyse se consacrent en principe à sauver des vies en rétablissant de l’ordre, de la structure, de la loi, de l’autorité, de la hiérarchie, de l’équilibre, de la normalité, en un mot du « Surmoi » dans la vie psychique. À l’opposé, l’ingénierie sociale négative consiste en une valorisation du chaos comme outil de transformation psychologique et sociologique, et s’apparente à un « permis de tuer », ou « permis de détruire autrui » érigé en philosophie globale, telle une vraie religion, ou anti-religion de la mort, dont l’élaboration sous-terraine apparaît comme un contre-point à l’Histoire officielle.

La trame narrative de l’Histoire officielle en Occident repose largement sur un conditionnement pavlovien d’IS-, inculqué dès l’école et consistant en la répétition d’un mantra hypnotique : « C’était pire avant ». Il s’agit de fabriquer le consentement du peuple au changement, à l’instabilité, à la bougeotte (« bougisme »), le tout étant décrit comme la marche du Progrès, de l’émancipation des peuples et des minorités hors de la domination autoritaire des régimes obscurantistes du passé.

Une Histoire révisée décrirait l’invention de cette rhétorique progressiste au 18ème siècle comme une technique de phishing, un hameçonnage constitué d’un appât simulé, le Progrès, pour « faire bouger autrui » dans le sens voulu par le hameçonneur. En l’occurrence, il s’agit de faire adhérer le peuple aux changements violents en les dépeignant comme un processus révolutionnaire de libération forcément bénéfique, pour mieux lui faire avaler la pilule de la mise en place d’un système de domination découplé (« double standard », « double éthique »), dans lequel une fraction minoritaire de la population stabilise ses conditions de vie et de conservation tout en imposant à une partie majoritaire de survivre dans un monde où la crise est devenue la règle.

De fait, les révolutions ne remplissent jamais leurs promesses. Introduisant à encore plus d’instabilités et encore moins de libertés, elles se révèlent finalement toujours au service du Capital. Une Histoire révisée de l’Occident serait donc celle de l’émergence de deux grands principes de la gouvernance par le chaos : le capitalisme et la révolution.

Que veulent vraiment les « hameçonneurs » et ingénieurs sociaux qui provoquent des crises et des révolutions ? Ils cherchent à imposer leur nouvel ordre à la place du précédent. En termes de sociologie des organisations et d’analyse des organigrammes, on voit que les sociétés humaines obéissent à un mode d’organisation spontané, un ordre naturel, qui les conduit toujours à adopter des formes pyramidales. Dans une pyramide, la droite et la gauche n’ont guère d’importance, puisqu’elles sont relatives quand on en fait le tour, et le seul clivage absolu se situe entre le haut et le bas. Mais spontanément, comme on le voit dans toute société traditionnelle, le haut et le bas sont solidaires.

À l’opposé, l’IS- obéit à une double éthique consistant à désolidariser les parties et accuser les différences du système pyramidal selon le schéma suivant : diviser le bas pour unifier le haut ; augmenter l’entropie du bas pour augmenter la néguentropie du haut. En termes simples : me faire du bien, c’est faire du mal. La relation haut/bas est ici sur le modèle gagnant/perdant. Telle est la structure élémentaire du nouveau logiciel.

L’esprit de l’IS-, en tant que piratage des consciences humaines, pourrait aussi se résumer ainsi : détruire l’ordre du réel car il est incontrôlable pour lui substituer un nouvel ordre du réel, sous contrôle. Ce nouvel ordre ne peut être qu’un simulacre. En effet, le seul moyen pour le Pouvoir d’exercer un contrôle total sur le peuple, c’est d’augmenter artificiellement l’entropie de ce dernier en le plongeant dans un état de crise perpétuelle. Cet état n’ayant rien de naturel et disparaissant de lui-même s’il n’est pas alimenté, il faut donc obliger le peuple à entrer dans une simulation, une hallucination collective, dont les paramètres auront été définis pour entretenir une situation de crise et de précarité perpétuelles.

Le chaos est ici un instrument au service d’un ordre plus global et qui n’apparaît qu’à une échelle d’observation supérieure, que d’aucuns appellent « trans-humaniste » ou « post-humaniste », mais qui suppose dans tous les cas le génocide de notre espèce. On se reportera pour plus d’informations à Ray Kurzweil et à son ouvrage princeps « Humanité 2.0 : la bible du changement ».

À cette échelle d’observation supérieure, le calcul des turbulences et du chaos social provoqués afin que ceux qui les provoquent ne soient pas impactés et ne subissent pas de choc en retour s’appelle le shock-testing (test de choc). Ce calcul du shock-testing doit permettre, pour reprendre les mots de Bertrand Méheust, de rester juste en-deçà du point de fusion et de catharsis de la colère du peuple, afin que ce dernier ne comprenne jamais ce qui se passe vraiment et ne soit jamais en état de s’organiser massivement pour reprendre la maîtrise de son destin. De sorte à brouiller la perception et la compréhension de ce qui se passe, la démolition contrôlée est sectorisée. L’effondrement du système ne sera donc ni global, ni brutal, mais bien progressif, à petites doses.

À vrai dire, nous y sommes déjà, en plein dedans, et nous pouvons donc en décrire les formes de l’intérieur et en direct. Il consiste, d’une part, à détruire les États-nations au prétexte d’une dette publique complètement fictive, et d’autre part, à détruire le secteur privé au prétexte tout aussi fictif que tel site de production ou telle activité ne sont pas rentables, alors qu’ils le sont. L’exemple de Florange et d’ArcellorMittal est ici emblématique de cette manipulation puisqu’un document interne ayant fuité a révélé que le site menacé de fermeture était en fait l’un des plus rentables. http://www.challenges.fr/industrie/...-20121213]

l’IS + : ingénierie sociale positive

Sur le fond, l’IS+ prête moins à débats, polémiques et analyses que l’IS- car il est plus aisé de la comprendre et d’admettre qu’elle existe. L’IS+ s’identifie à des vertus morales telles que l’empathie, l’esprit collectif, le sens du groupe et des responsabilités. Ses bases ont déjà été déposées dans les grandes philosophies éthiques et les religions. C’est ce que l’on entend généralement par « altruisme », et qui consiste à augmenter la néguentropie générale de toute la pyramide sociale, dont le haut et le bas restent solidaires. À rebours de l’IS-, se faire du bien est tout à fait compatible avec faire du bien à autrui. On est dans le gagnant/gagnant. Transposé à l’époque postmoderne, l’esprit de l’IS+ pourrait se résumer ainsi : abattre la simulation sous contrôle chaotique du réel pour revenir dans le réel incontrôlable pour tout le monde, donc égalitaire. Faire de l’anti-phishing et du contre-hameçonnage.

L’IS+ s’identifie donc à une méthode générale de « sortie de crise ». Mais afin de ne pas rajouter du chaos sur le chaos, cette méthodologie de sortie de crise ne peut s’accomplir que par un changement majeur dont l’effet serait paradoxalement d’en finir avec les changements majeurs : soit une « révolution lente » (ou « révolution conservatrice », au sens allemand des années 1920). Résister aux changements rapides, en eux-mêmes subversifs, en les subvertissant de l’intérieur par du changement lent, voire carrément de l’inertie et de l’immobilisme.

Comme le soulignait Gilles Deleuze, le chaos, c’est la vitesse. Gouverner par le chaos, c’est donc simplement accélérer volontairement tous les processus psychosociaux, impulser au monde réel un rythme falsifié et artificiel au moyen d’une représentation simulée de ce monde réel. Par exemple : l’économie réelle et son propre rythme naturel seront falsifiés et mis en chaos par leur subordination à une simulation d’économie, sous la forme d’une économie virtuelle, purement financière, dont le rythme aura été accéléré artificiellement. L’IS+ consiste donc dans un premier temps à « ralentir ». Sortir de la crise, sortir de la Matrice virtuelle, se dés-impliquer de la simulation génératrice de chaos élaborée par les médias et la finance, c’est d’abord ralentir tous les processus qui ont été accélérés artificiellement et les ramener à leur vitesse naturelle d’origine. Puis, se projeter dans l’éternité, pour s’extraire également du court terme. Ramener les choses à elles-mêmes, après qu’elles aient été déportées loin d’elles-mêmes.

Ces procédures de re-naturalisation sont modélisables. En effet, le comportement humain n’est ni libre, ni imprévisible, mais repose sur des routines, des habitudes, des « habitus », des rituels, des régularités, des constantes, des programmes, des algorithmes, des recettes, des automatismes, des conditionnements, des réflexes, des cycles, des boucles, en un mot de la répétition. Le sentiment de liberté ressenti malgré tout par de nombreuses personnes vient simplement de ce que les routines comportementales obéissent à des causalités non-linéaires et multifactorielles complexes, souvent contradictoires, du type logique floue ou multivalente, dont le calcul ne peut être que probabiliste et tendanciel. Ceci laisse du jeu comportemental aux individus, interprété dans certaines cultures comme du libre-arbitre. La base de l’IS+ doit donc être de cultiver tous les processus de régularité, de constance, de discipline, de régulation et de stabilisation des systèmes. La répétition possède des vertus anxiolytiques et dé-stressantes qui permettent de maîtriser le tonus émotionnel.

Un exemple concret d’ingénierie sociale positive est « La ferme du parc des meuniers », à Villeneuve-le-Roi, dans la banlieue sud de Paris. Il s’agit d’un centre de travail social visant à réinsérer des gens ayant été désocialisés. On peut lire sur le site : « Développement, ingénierie sociale. Vous avez des projets dans le domaine de l’aménagement de structures ou de terrains autour des relations sociales, de la formation, de l’insertion, du lien social dont la dominante est l’activité agricole et fermière... nous pouvons vous aider à développer votre projet en vous apportant notre expertise. »

La Charte de référence est ainsi libellée : « Le projet de la ferme s’est élaboré sur le constat de dégradation du lien social, c’est-à-dire de la capacité des gens à "vivre ensemble" dans le respect des différences (différence d’âge, de couleur, de croyance, de statut social), dans la cohésion sociale et la solidarité. Les causes de ces phénomènes sont connues. La société a considérablement changé, les repères qui permettaient hier de se situer dans l’espace social, culturel et professionnel se troublent et s’estompent peu à peu. La transmission des savoir-faire et des savoir être qui se faisaient hier par la famille, l’école, le travail, le tissu associatif, est aujourd’hui largement défaillante. Ces mutations conduisent à un morcellement de la société. Elles sont porteuses d’exclusion, de repli sur soi, d’isolement et de peur de l’autre. Elles sont génératrices de méfiance et de soupçon, parfois même de violence. Elles contrarient l’épanouissement individuel. Elles freinent les dynamiques collectives et les solidarités. » (http://fermedesmeuniers.blogspot.fr/)

Le problème est identifié : « La société a considérablement changé ».

Aller plus loin avec Kontre Kulture :

 



Article ancien.
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15 Commentaires

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  • #319143

    Merci pour cet excellent article, qui me fait penser à un document qui met en avant très explicitement la manipulation des masses et intitulé "Silent Weapons for Quiet Wars" ou "Armes silencieuses pour guerres tranquilles".

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Silent...

    Gérald


  • #319153
    le 01/02/2013 par Jean Baptiste
    Qu’est-ce que l’ingénierie sociale ?

    Pas un mot sur l’arme la plus puissante de l’ingénierie sociale selon la théorie du professeur émérite de littérature comparée René Girard ( université de Stanford ).

    C’est dommage car l’histoire de l’Humanité est écrite en langage psychologique sans la maitrise duquel il est impossible d’en comprendre un seul mot.

    Mais on comprend les auteurs car la guerre psychologique est enseignée exclusivement dans les Ecoles militaires, à certains officiers alors que la guerre rhétorique, elle, est enseignée par l’Ecole de Guerre Economique de Paris - dont notre ami Jean Robin est diplômé - mais aussi par les universités, les lycées et les collèges.

    C’est grâce à la guerre psychologique conduite par quelques grands initiés que le Français du quotidien répète l’idéologie française ( le rationalisme intégriste,
    le culte de la laïcité, l’hédonisme, l’amour de l’avortement, la religion du nucléaire, des OGM,... ) tout en étant persuadé d’être un "libre penseur".

    La devise des grands initiés : "pourvu qu’ça dure !" : pourvu que les français continuent à croire que
    - le désir est autonome ( alors qu’il est mimétique : nous imitons inconsciemment les désirs de nos modèles ) grâce à Monsieur Freud, Monsieur Nietzsche, Monsieur Onfray,
    Monsieur Chouard,... ;
    - c’est "le peuple souverain" qui choisit les Modèles féminins et les Modèles masculins
    des médias majeurs français.

    Prenez le contrôle des Modèles des média majeurs,
    remplacez les par des Modèles catholiques et
    - la France sera religieusement retournée en une génération ;
    - l’immense majorité des jeunes français boycotteront les médias, les commerces, les conférences, les partis politiques, les livres, les écoles,... qui crachent sur le christianisme ;
    - l’anti-christianisme montrera son vrai visage : celui de la Haine et de la Violence.

    L’anti-christianisme n’est "tolérant" et "pacifique" que lorsqu’il a le pouvoir.

    Dès qu’il perd le pouvoir, ce n’est plus du tout la même musique.

    Subitement, le ton change : "le bon sauvage" devient agressif.

     

    • #319586
      le 01/02/2013 par Leader price
      Qu’est-ce que l’ingénierie sociale ?

      Freud et Nietszche étaient parfaitement conscients que le désir est mimétique.
      Connaissant l’auteur de cet article, je sais en outre qu’il a l’intention d’aborder René Girard et la construction mimétique de la réalité dans un autre texte.
      En revanche, je ne vois pas ce que Etienne Chouard, homme estimable par ailleurs, vient faire ici.


  • #319242
    le 01/02/2013 par Propaganda
    Qu’est-ce que l’ingénierie sociale ?

    Merci pour cet excellent article.

    Cela sera un plaisir de vous lire à nouveau si vous souhaitez produire d’autres articles.

    Cordialement.


  • #319285
    le 01/02/2013 par Chantal Goya
    Qu’est-ce que l’ingénierie sociale ?

    il y a révolution et révolution, voilà tout !


  • #319473
    le 01/02/2013 par Sedenion
    Qu’est-ce que l’ingénierie sociale ?

    Bravo, et merci.


  • #319734

    Ça met des mots et des concepts intellectuels sur ce que le grand nombre ne s’explique pas mais ne fait que resentir et subir !
    Bravo ! Superbe pédagogie.
    Ça fait du bien dans l’abrutissement permanent de notre vie.

     

    • #322836
      le 05/02/2013 par Isabelle
      Qu’est-ce que l’ingénierie sociale ?

      Votre commentaire est parfait et il est celui qui a le plus capté mon attention.
      Je vous suis entièrement ; toutes les personnes que je croise et rencontre, même très brièvement, donnent l’impression de ressentir cela.
      Il y a quelque chose de plus en plus préhensible.
      Pour la plupart la réaction première est "c’est ainsi on ne peut rien y faire".
      Anesthésié, dépassé, il semblerait que ce plus grand nombre que vous évoquez, à juste titre, ne se rende pas compte à quel point ils sont devenus majoritaires.

      Pourtant, j’ai quand même le sentiment que l’on est entrain d’assister à un réveil.
      Un réveil un peu long et difficile vu la dose qu’on nous a fait prendre mais cela vient......il y a plein de trompettes qui se sont mises à claironner un peu partout dans le monde. (J’en profite pour les remercier, les féliciter, les encourager.....que Dieu agréer tous vos efforts !! Les concernés se reconnaitront).

      Alors, chers amis majoritaires, dès que vous aurez fini de vous frotter les yeux.......et les oreilles, il ne vous restera plus qu’une chose à faire.....levez-vous !!!


  • #319928
    le 02/02/2013 par ordekestion
    Qu’est-ce que l’ingénierie sociale ?

    Très intéressant. On a ici des concepts clairs pour donner des noms à ce qui nous arrive en ce moment.
    Par exemple pour la religion. Elle est vraiment IS +. Le rite est particulièrement structurant.
    Il réunit des gens autour de pratiques communes ancrées dans le passé.
    Pour le catholicisme, C’est évident.
    Et maintenant je comprends très clairement les changements introduits par Vatican II. Ils cassent le rite et en supprimant le latin il permet les déviations sur les langues utilisés etc..
    Ainsi avec le mythe de Noël qui est avant tout celui de la naissance de Jésus, on l’a remplacé progressivement par celui de la célébration de la consommation, puis on l’a relativisé avec hanouka. On l’a maintenant pratiquement détruit.
    On peut mesurer les attaques subies par le catholicisme qui était une cible de grande importance pour l’IS-.
    Des exemples comme cela j’en vois malheureusement beaucoup.
    Merci pour votre article dont l’utilisation pratique est immédiate et qui permet de voir que ce chaos que l’on voit s’installer n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une volonté diabolique de détruire notre humanité.


  • #320502

    J’ai du mal à imaginer des hommes travaillant du matin au soir avec pour seul volonté de faire le mal. Comme disait Platon, les plus grands maux viennent de ceux qui croient faire le bien. Le principe de Malthus dit aussi que la population augmente toujours un peu plus que ce qu’il y a comme nourriture. En somme, dès que l’homme se sent bien, il fait des enfants.
    L’ ingéniérie sociale serait plutot une réaction à la surpopulation due au mensonge du progrés, de la croissance et de la dette. Maintenant, on a plus besoin de tous ces cons, comment faire ? Et bien c’est trés simple : on attend que des gens intelligents écrivent des livres pour dénoncer le système et on leur piquent leurs idées pour s’en servir contre le petit peuple.


  • #320777

    [...]on voit que les sociétés humaines obéissent à un mode d’organisation spontané, un ordre naturel, qui les conduit toujours à adopter des formes pyramidales. Dans une pyramide, la droite et la gauche n’ont guère d’importance, puisqu’elles sont relatives quand on en fait le tour, et le seul clivage absolu se situe entre le haut et le bas. Mais spontanément, comme on le voit dans toute société traditionnelle, le haut et le bas sont solidaires.




    Il n’y a que moi que cette vision me dérange ? Le symbole des Illuminati n’est-elle pas une pyramide de la sorte, certes, avec son fameux œil qui voit tout détaché du reste, mais la forme est telle que décrite par ce passage.
    Il ne s’agit pas aux mondialistes d’engendrer un chaos perpétuel mais uniquement celui qui permettra d’instaurer un Nouvel Ordre Mondial. Si je mets en gras le mot "ordre" ce n’est pas pour rien, c’est parce que c’est la volonté des mondialistes d’instaurer un ordre parfait, où les rouages sont parfaitement huilés, et donc que le sommet de la pyramide deviendrait inébranlable, notamment en ce qui concerne la gouvernance et a fortiori cela se répercutera sur les sociétés. Cependant, comme toute utopie, cela se fera au détriment des principes qui font de nous des êtres humains, je pense notamment à la liberté qui sera totalement bafouée dans un tel système.
    Donc tourner systématiquement autour du thème du chaos pour définir le pouvoir mondialiste est une erreur et il faut se poser la question de savoir si appeler sans cesse à l’ordre pour s’opposer à cela ce ne serait pas aussi jouer le jeu des mondialistes.

     

    • #321448

      Non, cette vision est déliée de sens.

      C’est drôle, pour moi avant tout "IS", "Ingénierie sociale ", "Social Engineering" dans mes expériences d’informaticien parfois et souvent dans l’ombre c’est de la tromperie (mauvais vocabulaire, Anglais volontaire et utilisé par des couillons qui ne savent pas répondre).

      L’IS+, L’IS est un calque mis sur une situation, un filtre que l’on aime pour se sentir en communautés. Dans cette présentation est ce que les gens du bas utilisent : détournement, vol, recherche d’informations, passer par la porte des petits, trafic de drogues, de personnes. Les petits se battent, l’équipe rouge contre le bleu.

      L’IS- est l’apologie des autres, répression, détournements, méfaits, politique, avis contraires.

      Mais ne se battent pas avec les mêmes armes, elles ne sont pas visibles. Ce n’est plus de la guerre, c’est de la masturbation de la douleur, de la recherche du plus faible et son exploitation.

      En tant que hacker, je me dis, qu’en est-il de la libre expression, de la parole ? Du conseil, de l’entraide, utopies ? Fais-nous un article sur l’aide et l’amour de l’autre.

      Bafouée pour parler des ordures qui est fait dans les actes, et ne laissent plus la parole à personne.

      Cette vision monochrome me répudie. Et vous, madame ou monsieur, vous me répudiez de l’accepter.


    • #321483
      le 03/02/2013 par Dédé le moko
      Qu’est-ce que l’ingénierie sociale ?

      Bonjour ou bonsoir,

      Le chaos n’est pas la destruction, c’est le faire valoir de l’ordre à établir. Quel intérêt de gouverner des gravats ?

      Monter graduellement à son paroxysme la confusion générale par mille moyens (d’où le démantèlement progressive de la chrétienté occidentale originelle, par exemple) permet d’amputer en toute quiétude la liberté en son sein, pour bien-entendu mieux régner totalement et légitimement sur le long terme. Cela permet d’éviter les insurrections totales que l’on a pu constater dans le cadre des dictatures auto ou oligocratiques dites classiques où les peuples étaient unis (l’union fait la force et est vectrice de liberté) ; qui par ailleurs étaient paradoxalement plus honnêtes à l’instar de celle en cours d’évolution ; et ainsi minimiser le risque de renversement du pouvoir en place et/ou en devenir. C’est la gouvernance des faibles (au sens nietzschéen du terme), ou le moyen de domination le plus insidieux que l’on est trouvé pour séculariser le pouvoir, sans faire appel redondancement à la force.

      Le contraire de l’ordre c’est le chaos, mais l’ennemi de l’ordre c’est la liberté. Le seul antagoniste à un ordre tacitement forcé (annuit coeptis) est un ralliement mutuel condescendu et unanime (consensus sapientes universalis). Autrement dit, le parallélisme à la place du pyramidal. Mais sommes-nous prêt et auquel cas comment faire ? D’où un appel à l’ordre venant d’esprits éclairés, mais qui a heureusement une sémantique inverse au futur N.W.O. larvé que vous dénoncé.

      Ne vous laissez pas envahir par la confusion, c’est ce que cherche nos maîtres pour ce légitimer.

      Cordialement.


  • #322750

    Merci pour cet excellent article. La question que je me pose est celle-ci : Est-ce que les Hommes qui nous dirigent par le chaos sont réellement conscients de ce qu’ils font ? Où bien une intelligence supérieure, extra-humaine les inspirent ? Car enfin la mécanique mise en place est redoutable de nocivité et de plus s’auto-nourrit. Elle parvient même à paralyser et à marginaliser tous ceux qui consciemment ou non refusent de rentrer dans ce monde à l’envers.

     

    • #323547
      le 06/02/2013 par Isabelle
      Qu’est-ce que l’ingénierie sociale ?

      Excellente réaction !
      Il doit y avoir un peu des deux.

      Ainsi, ceux qui préfèrent jouer les autruches peuvent argumenter par des "c’est pas possible, je ne crois pas qu’il y ait des hommes qui passent leur temps à échaffauder des plans si maléfiques bla bla bla .......ce n’est que de la paranoïa", trouvent une multitudes d’arguments dits "raisonnables" à leur vue d’ensemble.

      Pour imaginer l’oeuvre d’une instance maléfique supérieure, eh bien, il faut être un peu croyant et comme la mode est à l’atéisme, l’idée rencontre quelques réticences dans des esprits formatés à la conception matérialiste.

      Et lorsque l’on est un peu plus spirituel, porté par une foi, on se rend compte que le subterfuge absolu de l’intelligence maléfique réside dans le fait de faire accepter à la raison humaine, sa non-existence ; et pour cela il faut bien que des hommes oeuvrent à sa place.

      Le plus grand danger est celui que l’on ne voit plus.