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Robert Ménard quittera RSF le 30 septembre

Le journaliste Robert Ménard, fondateur et secrétaire général de l’association française Reporters sans frontières (RSF), annonce qu’il quittera l’organisation le 30 septembre 2008.

Fils d’un imprimeur proche de l’OAS, d’une famille catholique installée en Algérie depuis 1850, où « on détestait les gaullistes et les communistes », selon ses propres termes, Robert Ménard a neuf ans lorsque sa famille rentre en France pour l’Aveyron, à Brusque.

Il suit les cours d’un collège religieux et envisage de devenir prêtre. Poursuivant ses études à Montpellier, il choisit la philosophie, choix qu’il décrit comme ne répondant pas spécialement à une vocation. À Béziers, Robert Ménard est proche des milieux anarchistes puis trotskistes et milite à la Ligue communiste révolutionnaire, de 1973 à 1979. Il s’inscrit par la suite au Parti socialiste.

Dans la mouvance des radios libres, Robert Ménard crée en 1975-1976 Radio Pomarède et devient président de l’Association pour la libération des ondes. Il devient alors la cible de très nombreuses poursuites judiciaires. Lors d’un de ses procès, François Mitterrand se porte témoin de moralité à son égard. Toujours à Béziers, Robert Ménard crée un magazine gratuit, intitulé Le Petit biterrois, puis est contraint de l’arrêter un an plus tard suite à des difficultés avec ses annonceurs.

Il devient en 1983 journaliste à Radio France Hérault, poste qu’il occupe jusqu’en 1989. En juin 1985, Robert Ménard, inspiré par l’association Médecins sans frontières dont le président de l’époque, Rony Brauman, est l’invité d’un plateau de France-Inter, décide de créer avec lui et le journaliste Jean-Claude Guillebaud, Reporters sans frontières. L’association est effectivement créée le 25 juin 1985 à Montpellier.

Pour manifester son hostilité à la répression chinoise des manifestations tibétaines, il perturbe le relais de la flamme olympique à travers le monde, précédant les Jeux olympiques de Pékin. Il trouble ainsi le 24 mars 2008 la cérémonie d’allumage de la flamme olympique à Olympie, puis organise une contestation lors du passage de la flamme à Paris.

Robert Ménard est marié à Emmanuelle Duverger, secrétaire générale de la rédaction du magazine Medias et juriste internationaliste à la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, co-auteur avec lui de La Censure des bien-pensants.

Robert Ménard promu chevalier de la Légion d’Honneur par le Président de la République Nicolas Sarkozy dans la promotion de Pâques, publié dans le Journal Officiel du dimanche 23 mars 2008.

Il est interpelé le 14 juillet 2008 sur les Champs-Élysées alors qu’il voulait manifester contre la présence du président syrien.

Le 26 septembre 2008, il a annoncé qu’il quitterait la direction de Reporters sans frontières le 30 septembre.

Critiques à son encontre

Ses prises de positions, dépassant la seule liberté de la presse, sont régulièrement critiquées. Sa défense de la liberté d’expression le porte à donner la parole à l’écrivain Alain Soral, à défendre l’humoriste Dieudonné, et à s’opposer à la loi Gayssot[2]. Sa position en faveur de la non-interdiction sur le territoire français de la diffusion de la chaîne de télévision du Hezbollah, Al-Manar, « au nom de la liberté d’expression », ont été critiquées par Proche-Orient.info.

Son « absence de réaction » au licenciement d’Alain Genestar de Paris Match lui a été reprochée par Anne-Sophie Mercier dans Charlie-Hebdo.

Le 7 avril 2008, Jean-Luc Mélenchon "exprime les plus nettes réserves à propos de l’action politique de monsieur Robert Ménard" concernant notamment son action pour la liberté d’expression en Chine (conformément aux engagements pris, lors de l’attribution des J. O. à Pékin), intense lors du relais de la flamme olympique 2008.

Source : http://www.continentalnews.fr