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Sermon de clôture du pèlerinage de Chartres à Paris

Par l’Abbé de Cacqueray, le 9 juin 2014

Permettez-moi de dédier à nos convertis le dernier sermon que j’aurai l’occasion de prononcer dans mes fonctions de Supérieur du district de France à l’occasion de ce magnifique pèlerinage.

Nos convertis, c’est cette phalange d’hommes et de femmes de tous les âges, de tous les milieux et de toutes les religions qui, par des chemins mystérieux et toujours très émouvants, parviennent un jour dans l’une de nos chapelles et se préparent au jour béni où l’eau baptismale coulera sur leur front. Mais pourquoi une telle dédicace ? C’est ce que je voudrais vous expliquer à travers trois considérations. La première est que la sanctification et le cheminement des âmes vers le Ciel ne se font jamais dans l’intemporalité ni dans les nuées, mais toujours dans les circonstances bien particulières qui sont celles d’une époque déterminée. La deuxième considération consiste à préciser les circonstances dans lesquelles les âmes ont aujourd’hui à progresser. La troisième est le signe d’espérance qui nous arrive d’une population très éloignée de nos milieux, mais qui décèle peu à peu que le catholicisme officiel, promu par la Rome actuelle, n’est pas en réalité le vrai catholicisme. Cette population se met à rechercher avec un intérêt croissant le vrai visage du catholicisme. Certains sont déjà arrivés jusqu’à nous et nous sentons un frémissement prometteur de tous ceux qui pourraient encore les rejoindre, surtout si nous devenons nous-mêmes des âmes remplies de Foi, d’Espérance et de Charité.

I. Notre vie chrétienne s’accomplit dans une époque déterminée

Les Français du XIIIe siècle, qui vivaient sous le règne du roi saint Louis et partaient à la croisade à la suite de leur souverain, ne se sanctifiaient pas dans les mêmes conditions que les Français du XXIe siècle, qui vivent dans une patrie renégate de ses racines chrétiennes et dans laquelle le catholicisme s’efface à vue d’œil. Mais ce qu’ont en commun les Français du XIIIe siècle et ceux du XXIe siècle, ceux de toutes les époques d’ailleurs, c’est de ne pouvoir se sanctifier et se sauver que s’ils vivent avec passion dans le creuset des événements qui sont ceux de leur époque, sans chercher à y échapper : en effet, ils ont un rôle déterminant à y tenir. Les Français du XIIIe siècle n’avaient pas plus le droit d’ignorer l’appel de leur roi à la croisade, invitation qui leur signifiait quelle était la volonté de Dieu pour eux, que nous autres, catholiques d’aujourd’hui, ne pouvons faire abstraction du contexte politique et religieux dans lequel nous nous trouvons, aussi terrible qu’il soit.

De même, au siècle suivant, sainte Catherine de Sienne souffrira de l’exil scandaleux des papes en Avignon, puis, sur le soir de sa vie, du grand schisme d’Occident. Mais elle ne cessera de prier et d’offrir sa vie d’immolation pour le retour des papes d’Avignon à Rome, et elle se dressera ensuite contre le début du grand schisme. Elle n’hésitera pas à écrire aux papes successifs des lettres courageuses pour leur représenter leur devoir. Loin donc de se sanctifier hors du contexte de son époque, c’est au contraire profondément immergée elle aussi au cœur de son temps qu’elle est devenue sainte, en faisant face à sa mission jusqu’au bout. Et que dire de la pucelle d’Orléans, notre sainte Jeanne d’Arc dont l’épopée constitue le fleuron de l’histoire de notre pays ?

II. Évaluation de la vie des catholiques dans la situation politique
et religieuse du XXIe siècle

Nous devons donc comprendre, à notre tour, que nous ne pouvons espérer nous sanctifier et cheminer vers le Ciel que dans ces circonstances concrètes qui sont celles de notre temps, celles dans lesquelles le Bon Dieu nous a appelés à vivre. Quelles sont-elles ?

Sur le plan politique, nous vivons sous le joug d’une dictature dont les chefs, s’ils ne sont pas eux-mêmes membres des loges maçonniques, en suivent les consignes. L’existence de cette dictature de la France maçonnique nous est révélée en particulier par la volonté d’un petit nombre d’initiés, ou de leurs marionnettes aux commandes, d’imposer aux Français des lois immondes qui défient la loi naturelle. Comme les empereurs romains, ils se prennent pour des dieux, ceux qui estiment pouvoir changer jusqu’à la nature humaine et ne craignent pas de justifier leurs délires moraux par la prétendue découverte d’un troisième genre ! Nous faisons donc ce premier constat : nous autres catholiques du XXIe siècle devons être et rester catholiques, et vivre notre Foi, sous un pouvoir tyrannique, dans une France devenue apostate et renégate. L’antichristianisme d’État multiplie ses vexations et ses discriminations et nous estimons possible que sonne l’heure des persécutions.

Si l’on considère maintenant le domaine religieux, nous aurions bien aimé, dans cette situation politique éprouvante, recevoir de Rome un réconfort et des encouragements équivalents à ceux que saint Pie X prodiguait aux catholiques français au moment des persécutions qu’ils subirent, au début du XXe siècle, de la part d’un État déjà violemment antireligieux. Cependant – et c’est là pour nous un motif supplémentaire de souffrance – les catholiques qui cherchent à rester fidèles à leur Foi intangible ne sont plus soutenus depuis longtemps par Rome ni par leurs évêques, et la chose devient toujours plus manifeste.

Non seulement ils ne sont plus soutenus par Rome ni par les évêques, mais ils sont tancés et méprisés. Ils sont sévèrement repris s’ils veulent demeurer attachés à la Foi de toujours. La hiérarchie de l’Église attend d’eux qu’ils acceptent enfin de se plier à leur tour à son aggiornamento, véritable révolution dans l’Église que seule la mauvaise foi ou la volonté volontariste de faire la politique de l’autruche permet encore de nier.

La vérité est que la Rome du concile Vatican II, qui a refusé de condamner le communisme, qui a épousé la philosophie des droits de l’homme, qui a réclamé que les États encore catholiques dans le monde ne le soient plus, qui s’est dépossédée de son pouvoir magistériel au profit des gouvernements modernes en les rendant juges du bien et du mal, cette Rome du concile est la grande responsable de la perte de la Foi sur la Terre.

Jusqu’où se poursuivra la descente aux enfers de cette hiérarchie aveuglée ? Lorsqu’on en arrive à voir le successeur de Pierre, le pape régnant, concélébrer la messe, le 6 mai dernier, avec un prêtre dont les mœurs sont notoirement inverties, un militant pro-LGBT bien connu comme tel en Italie, nous disons notre stupéfaction, notre écœurement et le brisement de notre âme en face d’une telle folie. Le vicaire de Jésus-Christ sur la terre baiser la main d’un sodomite ! Nous avions eu Monseigneur Gaillot en France et nous avons maintenant le pape François à Rome. Mais cette religion conciliaire n’est pas la nôtre. Nous repensons au message de La Salette qui nous dit que Rome deviendra le siège de l’antéchrist. Nous ne voulons pas dire par là que ce pape est l’antéchrist mais certainement qu’il est un antichrist car il scandalise incroyablement l’Église.

Le gouvernement religieux des princes actuels de l’Église nous fait penser à celui du Sanhédrin. Le pape et les évêques se trouvent investis de l’autorité religieuse comme les membres du Sanhédrin l’étaient. Mais l’emploi qu’ils font de leur autorité s’oppose diamétralement à ce pour quoi elle leur a été conférée par Dieu. Les membres du Sanhédrin étaient ceux qui auraient dû officiellement reconnaître la messianité et la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ mais ils ont été, en réalité, ceux qui L’ont condamné à mort. Les pontifes actuels de l’Église renouvellent cette condamnation à mort en foulant aux pieds l’exemple, la doctrine et la morale que Notre-Seigneur nous a laissés. Ils œuvrent à l’intérieur de l’Église pour l’édification d’une véritable contre-Église qui ressemble à s’y méprendre à la franc-maçonnerie.

Si nous ne sommes certainement pas les seuls prêtres et les seuls fidèles horrifiés par les paroles et les agissements de la Rome actuelle, nous nous voyons aussi obligés de constater que nous autres de la Fraternité saint Pie X sommes à peu près les seuls de toute l’Église, pour le moment, à exprimer d’une façon publique notre désapprobation, notre condamnation de ces spectacles indignes.

Pourquoi ? Non pas que nous soyons plus courageux que les autres. Mais c’est la position dans laquelle se trouve notre Fraternité, position que nous n’avons pas choisie, qui nous donne la nécessaire liberté de parler comme nous le devons. Les prêtres qui se trouvent canoniquement liés par les instituts divers auxquels ils appartiennent se trouvent, ipso facto, sous la férule des évêques et des congrégations romaines. Malheur à eux s’il leur prenait l’envie de réprouver les agissements de leurs supérieurs. L’actuel massacre de la congrégation des Franciscains de l’Immaculée nous montre la violence prête à s’abattre sur quiconque s’essaie à un retour vrai vers la Tradition. 

Nous n’avons pas choisi cette situation canoniquement irrégulière mais nous sommes bien obligés de constater qu’elle constitue aujourd’hui la seule qui soit envisageable et réaliste pour remplir notre grave devoir de parler lorsque le monde ecclésiastique se trouve tout entier muselé.

Comme l’a déjà fait Monseigneur Fellay, nous remercions donc la sainte Providence qu’aucun accord ne se soit fait avec la Rome conciliaire. C’est ce qui nous a permis de condamner comme nous le devions les canonisations de Jean XXIII et de Jean Paul II. L’aurions-nous pu si nous avions signé une reconnaissance canonique ? Nous voyons au contraire que tous ceux qui ont accepté de Rome une telle reconnaissance sont condamnés à un terrible silence. C’est très impressionnant de penser à ces sociétés religieuses assez nombreuses où nous savons, par bien des confidences, que ces canonisations posent de graves problèmes de conscience aux prêtres et aux fidèles sans qu’ils n’en puissent rien dire de crainte des représailles qui en résulteraient.

Cette chape de plomb pourra-t-elle demeurer indéfiniment ? Nous espérons bien que non. Nous croyons que le sens catholique d’un certain nombre de prêtres et de fidèles finira là aussi, à force d’excès, par prendre le dessus et par arriver à un « non possumus ». Ceux qui ne veulent pas être de la religion des liquidateurs des dogmes et de la morale ne peuvent pas passer sur tout, à moins de perdre la Foi eux-mêmes. Et, s’ils réagissent publiquement, ils se trouvent déjà en harmonie avec la Fraternité.

Vraiment, nous remercions du plus profond de notre cœur notre Fondateur, Monseigneur Lefebvre, d’avoir fondé cette Fraternité comme un radeau de sauvetage pour les catholiques de notre temps. C’est vraiment lui qui a pratiquement permis la subsistance de tout ce qui demeure encore catholique aujourd’hui.

III. Les catholiques de souche et les bataillons de convertis

Nous devons accomplir nos devoirs quotidiens de catholiques et de Français, sans jamais mollir. Nous devons demeurer fidèles à notre Foi, quoi qu’il doive advenir. Nous devons continuer à servir Dieu au milieu de cette incroyable « conjuration antichrétienne » telle qu’elle a été dénoncée, par exemple, par Monseigneur Delassus. Il est vrai que depuis la rédaction de cet excellent livre loué par le pape saint Pie X, la situation qui s’y trouve décrite a été encore aggravée par la complicité des évêques, des cardinaux et des papes.

Pourtant, il s’agit toujours pour nous de constituer une petite armée de catholiques attachés à leur Foi et résolus, dans les circonstances où ils se trouvent, à étendre le règne du Christ Roi autant qu’ils le pourront. Cette petite armée ne doit pas se décourager au motif de l’inégalité des forces en présence ou de son petit nombre. Elle ne doit pas commencer à douter de la vérité de ce qu’elle défend. Elle ne doit pas mettre sa confiance dans des alliances douteuses et sulfureuses mais en Dieu seul. Elle doit être une petite armée prudente et audacieuse, joyeuse et fervente, toujours honorée de servir pour la plus grande cause qui soit : celle du règne de Dieu.

L’histoire sainte et l’histoire de notre pays ne sont-elles pas suffisamment remplies de témoignages et d’exemples convaincants pour nous montrer que Dieu se rit du nombre de ses ennemis ? Il ne veut pas que les soldats de sa droite mettent leur confiance dans leur nombre, dans l’argent, dans leurs armes, mais en Lui seul. Dieu veut certes qu’ils combattent, et avec fougue, mais Il ne veut pas que les hommes aient le ridicule de s’attribuer à eux-mêmes la victoire. « Les hommes d’armes combattent et Dieu donne la victoire », avait bien compris sainte Jeanne d’Arc. Volontairement, Dieu fait souvent les armées chrétiennes petites et inférieures en nombre pour qu’il soit plus évident aux yeux de tous que Lui et Lui seul remporte les victoires. L’histoire des peuples montre à l’évidence que l’influence du nombre est très secondaire dans les grandes évolutions qui se produisent.

Ayons le désir d’être ou de devenir davantage ces hommes, ces femmes et ces enfants de la droite de Dieu. Puisque les hommes, les femmes et les jeunes enfants eux-mêmes sont confirmés et que la confirmation fait indistinctement d’eux tous des soldats, remarquons que l’armée de Notre-Seigneur Jésus-Christ est une armée mixte où l’on enrôle à parité les femmes et les hommes. Ces derniers sont même parfois dépassés en bravoure et en générosité chrétienne par leurs enfants, comme nous le voyons sur ces routes de Chartres à Paris où ils ont marché si vaillamment.

Mais concrètement, que signifie notre bataille ? Saint Louis appelait les hommes à la croisade. Voilà au moins qui était concret. Et nous, que devons-nous faire ? Comment remplir notre rôle ? Que voulez-vous que nous fassions exactement ? Que ne faisons-nous pas que, selon vous, nous pourrions faire ? Qui sont nos chefs ? Quelles sont nos armes ? Quelle est la mission et quel est l’ordre de route ? Quels sont nos objectifs ? Ne craignez-vous pas, si vous vous contentez de nous appeler à une bataille un peu vague, mal définie, que votre appel ne soit guère entendu ?

Oui, vous avez raison. Il faut être concret. Le but de cette bataille est condensé dans la devise du pape saint Pie X. Il est « d’instaurer et de restaurer toutes choses en Jésus-Christ ». Les chefs de cette bataille sont, dans le domaine religieux, la hiérarchie de suppléance de la Fraternité sacerdotale saint Pie X. Les armes de cette bataille, qui est d’abord religieuse, sont la sainte messe, le chapelet, la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, la prière pour la consécration de la Russie au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie et l’esprit de sacrifice. Les soldats appelés à combattre sont tous ceux qui sont confirmés. Les premiers combats à mener sont destinés à fortifier tout ce qui nous appartient encore, nos prieurés, nos écoles, nos chapelles, et aussi à tout consacrer au Cœur sacré de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie.

Mais ces premiers combats doivent être accompagnés de certains autres qui sont plus offensifs et qui consistent à vouloir faire rayonner le nom de Jésus-Christ autour de nous, à avoir le souci apostolique de la conversion de ceux qui nous entourent. Ces combats consistent en même temps à s’opposer de toutes nos forces à la montée de l’antichristianisme. Nous ne devons par exemple pas nous habituer à passer devant les affiches publicitaires qui outragent le Christ, comme le fait encore actuellement celle du centre Leclerc qui parodie la Cène, sans vouloir faire tout ce qu’il dépend de nous pour exprimer notre opposition et notre écoeurement. Ne laissons pas insulter Dieu, ni mourir notre patrie !

Dans le domaine temporel, le but est la reconquête de nos patries au règne du Christ, Roi de toutes sociétés et de toutes nations. Nous voulons qu’Il règne. Nous devons être conscients de nos obligations de faire tout ce que nous devons sur le plan politique. Un certain nombre d’entre vous, de différentes manières, travaillent déjà dans l’espace politique.

Nous récusons vraiment l’idée qu’il n’y aurait plus rien à faire sur le plan politique, sinon de prier et d’attendre que le régime corrompu s’effondre sous nos yeux. Certes, il faut prier pour être libéré de l’esclavage de la fausse démocratie moderne – qui accouche d’une vraie dictature et livre l’homme tout nu au pouvoir de Léviathan. Nous croyons qu’il existe une action politique que les catholiques peuvent et doivent mener aujourd’hui.

En effet, même dans des circonstances comme celles que nous connaissons, chacun admettra qu’il vaut tout de même mieux voir les cités dirigées plutôt que sombrant dans l’anarchie. Et, puisqu’elles doivent l’être, mieux vaut alors que ce soit par des hommes honnêtes plutôt que par des bandits. Et, à compétences égales, autant que ce soit par des hommes honnêtes et réellement catholiques que par des hommes honnêtes mais qui ne seraient pas catholiques. Il existe encore bien d’autres manières, à travers le tissu associatif et par des initiatives bien pensées, ciblées et ingénieuses, de mener des combats contre la décadence de la cité, de la civilisation et de la culture de mort.

On me dira que l’on risque fort de perdre son âme sur ce terrain nauséeux de la politique qui recourt au mensonge des urnes. Je n’en suis moi-même vraiment pas un amateur. Mais je pourrais citer des noms de Français en 2014 – tout comme Monseigneur Lefebvre cita des noms de chefs d’État lors de son jubilé sacerdotal de 1979 – élus lors de ces dernières élections et qui, dans leur campagne, se sont présentés explicitement comme étant des catholiques fidèles de la FSSPX. Certains ont encouru des campagnes de presse haineuses en raison de leur probité religieuse et ils sont cependant devenus maires de certains villages ou de certaines villes dont l’une au moins compte plus de 10 000 habitants.

Il me semble que si un candidat, sans mettre dans l’ombre la moindre vérité et sans accepter la moindre compromission avec l’erreur, parvient cependant à se faire élire puis, une fois élu, à ne rien concéder à l’erreur et à la démagogie, l’on aurait tort de ne pas s’en réjouir. Cela ne signifie nullement que cet élu croit ou que nous croyons à la restauration de notre pays par le suffrage universel qui est « le mensonge universel » érigé en principe. Nous ne croyons nullement à une victoire par les urnes. Il s’agit simplement de saisir les quelques occasions qui peuvent exister, sans se bercer pour autant d’illusions sur ce mauvais système politique fondé sur la croyance aberrante que l’origine du pouvoir résiderait dans le peuple. Loin de faire durer le système ou de le cautionner, ces engagements politiques peuvent favoriser les opportunités de changements en profondeur qui font parfois basculer la vie des nations.

Certes, la victoire de ce combat pour la restauration du Christ roi de France paraît bien lointaine. Mais justement, nous ne devons pas baisser les bras parce que cette restauration nous paraîtrait trop éloignée. Accomplissons nos devoirs quotidiens avec beaucoup d’ardeur et de charité. En face de nous, nous avons des ennemis qui sont plus méchants que forts. Et s’ils sont forts, ils ne le sont bien souvent que de notre propre faiblesse.

Nous pouvons d’ailleurs montrer, sur de nombreux exemples bien concrets, comment les très graves excès auxquels nous assistons, tant sur le plan religieux que politique, finissent même par provoquer des réactions très intéressantes dans un sens contraire. Quelle est la grande peur qui fait frissonner les nouveaux bien-pensants ? C’est « que les dérives sociétales auxquelles nous assistons (mariage homo, pornographie pour tous, droits de vie et de mort qui s’expriment à travers les droits à l’IVG, la PMA, la GPA et l’euthanasie etc.) ravivent le sentiment religieux qui sommeille chez bien des Français [1] ».

Le délire du troisième genre cause l’exaspération d’une population que l’on ne peut tout de même pas manier indéfiniment comme le troupeau des moutons de Panurge. Et nous avons certainement un rôle à jouer, nous autres catholiques, pour exposer que la seule réponse cohérente à la décadence est en fait fournie par une politique réaliste, qui reconnaît que l’autorité vient de Dieu et que le Christ est le maître des nations.

De même, dans le domaine religieux, nous assistons à un crescendo invraisemblable des scandales conciliaires. Mais ces scandales deviennent tels qu’ils sont en train de provoquer des phénomènes très remarquables.

Si les milieux catholiques demeurent silencieux, muselés par une obéissance érigée au rang de 4e vertu théologale, voilà que d’autres milieux, a priori très éloignés de la Foi, prennent actuellement conscience que le visage présenté par l’Église de Vatican II n’est pas son véritable visage, et se mettent à rechercher activement le visage vrai de l’Église. Il semble qu’un souci politique les mette d’abord en quête de cette vérité. Ils font partie d’une génération qui constate la déchéance de notre pays et, cherchant des solutions nouvelles, tournent leur regard vers cette époque des heures de grandeur de la France. Où qu’ils regardent, ils aperçoivent cette alliance du trône et de l’autel. Nous n’en sommes probablement encore qu’à des balbutiements mais ces balbutiements sont aussi passionnants que ceux d’un tout petit enfant qui deviendra un homme.

En voici un signe. Nous apprenons la réédition toute récente de La Conjuration antichrétienne de Monseigneur Delassus [2], justement réalisée par des milieux a priori fort éloignés du nôtre, et ces exemplaires sont en train de se vendre comme des petits pains. Pourquoi cela ? Parce que toute une population se met à soupçonner que les traits conciliaires de l’Église sont un masque qui la défigure. Et ces gens découvrent actuellement avec admiration ces mines d’or que nous autres, nous avons eu la grâce de toujours connaître.

C’est là que nous constatons quel tort invraisemblable l’œcuménisme conciliaire et le dialogue interreligieux ont causé aux âmes. Plus personne, depuis le concile, ne se soucie de la conversion des juifs et plus personne ne cherche à leur démontrer la vérité de la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ. De même, plus personne ne prie pour la conversion des musulmans et ne cherche à leur montrer que notre Foi dans le mystère de la Sainte Trinité n’est en aucune manière un trithéisme. L’apologétique, la théologie naturelle sont en jachère depuis des années. Le catholicisme perd tout crédit par la nullité de sa liturgie et par son asservissement à l’esprit mondain. Il est grand temps de dire aux hommes que le catholicisme, ce n’est pas cela.

S’il y a sans doute aujourd’hui bien plus de passages du catholicisme vers l’islam que le contraire, je suis certain que c’est d’abord parce que les musulmans ne peuvent guère voir du catholicisme que ce visage insipide qui n’a rien à voir avec ce qu’il est en vérité. Nous devons brûler du désir de leur montrer le Catholicisme vrai, tel qu’il est en réalité.

Nous trouvons aussi des Français élevés sans religion qui sont frappés par le fond de religion montré par tant de musulmans. Comme ce fut le cas pour Ernest Psichari, qui vécut un temps en terre musulmane, leur agnosticisme ou leur athéisme leur paraît honteux. Alors, ils cherchent aussi et leurs regards ne se portent ni vers l’islam, ni vers la religion de Vatican II mais vers le catholicisme de leurs pères.

Et puis, il y a aussi tous ces Français qui, dégoûtés de la nouvelle religion humanitaire, socialisante, ont quitté ce qu’ils pensaient être l’Église. Et ils s’aperçoivent, parfois après des dizaines d’années, que ce qu’ils ont quitté, ce n’était pas l’Église mais cette nouvelle religion. Avec quelle émotion ils retrouvent alors la vraie religion dont ils ne savaient pas qu’elle avait subsisté.

Il faut que nous soyons là pour les encourager et pour les aider, pour répondre à leurs questions et à leurs objections. Comme les rois mages, ce sont des voyages spirituels très longs et très méritants qu’ils ont accomplis. Accueillons-les bien, ceux qui seront nos futurs catéchumènes, nous l’espérons.

Si nous ne sommes pas timides, nous n’aurons pas fini de nous étonner de l’écho favorable que beaucoup d’âmes rendront en découvrant ou en redécouvrant la religion à laquelle leurs pères ont cru pendant des siècles, quand la France était belle parce que l’Église la fécondait des bienfaits de son ordre et de son amour, de ses lois et de son culte, de ses sacrements et de sa loyauté, de ses vertus et de ses grandeurs. Aussi, rendons-nous compte que, sur le terrain apostolique comme sur le terrain politique, nous autres catholiques avons un rôle vraiment extraordinaire à tenir.

Ne nous laissons pas intimider et ne nous laissons pas affadir par un monde moderne qui croule, mais montons résolument au créneau de la défense de la vraie France, et sur le rempart chrétien, pour dire la vérité de la Foi de nos pères. Nous demandons à la très sainte Vierge Marie la grâce d’une armée de catholiques remplis de Foi, d’Espérance et de Charité pour aller hardiment à la reconquête du sol de leurs pays et de l’âme de leurs contemporains. Dans le fond de leurs cloîtres, les moniales et les moines intercèdent auprès de Dieu pour que grossissent les rangs des catholiques, et que les catholiques fervents, résolus et marqués du signe de la croix, triomphent par la croix de Jésus-Christ. Notre-Dame des Victoires, Saint Pie X, saint François d’Assise, priez pour nous.

Abbé de Cacqueray

Notes

[1] Anne Lucken, préface à la réédition de La Conjuration antichrétienne.

[2] Réédition Kontre Kulture : http://www.kontrekulture.com/produit/la-conjuration-antichretienne

Voir aussi, sur E&R :

Approfondir le sujet avec Kontre Kulture :

 



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  • #852347

    Très beau discours.
    Ne nous laissons pas avoir par la fausse religion humaniste que promulgue le Vatican, retournons dans les caves comme nos ancêtres catholiques !


  • Cela fait bizarre après des décennies de programmation systématique des institutions et de la FM à détruire le catholicisme de se retrouver si proche de ce que l’on avait quitté.
    A force de chercher la vérité par tous les moyens on se retrouve à rejoindre l’autre groupe religieux qui cherche intensément la vérité et se trouve également en dissidence. Je ne suis donc nullement surprise de saisir les paroles de l’abbé de Cacqueray.
    Cela change des sermons, de la morale de ce que j’appelais depuis longtemps les "curés" socialistes.
    Merci à E&R pour cet énorme travail de réconciliation avec notre propre culture et recherche spirituelle.


  • En tout cas voilà un beau condensé de tout ce qu’il y a de beau comme de pourri dans la FSSPX. De beau, cette idée du combat permanent du chrétien qui doit être "dans le monde mais pas du monde", mais c’est bien tout ce qu’il en reste.

    De laid, l’absence totale de charité, de tolérance pour la différence. Le pape peut tout à fait célébrer la messe avec un homosexuel, comme Jésus pouvait accueillir Marie-Madeleine à sa table, sans pour autant cautionner sa vie. Comment faire oeuvre de conversion sans s’y confronter ? Comment voulez-vous combattre en vous isolant dans une minuscule communauté ? Syndrome du dernier carré, votre excommunication a été votre Shoah, votre raison d’être pour les décennies à venir, quoi de plus malsain que de se complaire dans son isolement et sa soi-disant pureté...

    D’une part oui, il faut composer avec le monde sans pour autant oublier de le dénoncer, et d’autre part, comment vouloir faire progresser l’Eglise sans en faire partie ? Je citerais un père qui m’a accompagné pendant un certain temps :
    Il faut aimer l’Eglise comme sa mère et non comme sa belle-mère. Sa belle-mère, on en voit les défauts et on ne la déteste que plus pour autant, sa mère on en connait les défauts, mais on ne l’aime pas moins pour autant.

    Les constats de Monsieur l’Abbé sont justes, mais ce n’est pas non plus un homme de combat. Prêcher à des convertis au sein de trois quatre paroisses, ce n’est pas faire oeuvre d’évangélisation et ce n’est sûrement pas faire avancer les choses que de se confiner dans sa tour d’ivoire immaculée pour disserter sur les maux de notre temps.

    Qu’on se reconnaisse dans l’ancien rite est une chose que je comprends tout à fait, que l’on cultive cette opposition frontale et bornée comme raison d’être, l’isolation cathare en oubliant toute forme de charité et d’ouverture, c’est impardonnable.

     

    • @Henri



      De laid, l’absence totale de charité, de tolérance pour la différence.Le pape peut tout à fait célébrer la messe avec un homosexuel, comme Jésus pouvait accueillir Marie-Madeleine à sa table, sans pour autant cautionner sa vie.




      La charité est l’ensemble des actes bons. Tolérer l’intolérable ou le mauvais n’est pas un acte bon. Marie-Madeleine a fait pénitence pour ses péchés. À l’opposé, le pédéraste en question refuse de considérer les pratiques homosexuelles comme pécheresses, avec la bénédiction de l’Église conciliaire. C’est toute la différence.



      Comment faire œuvre de conversion sans s’y confronter ? Comment voulez-vous combattre en vous isolant dans une minuscule communauté ? Syndrome du dernier carré, votre excommunication a été votre Shoah, votre raison d’être pour les décennies à venir, quoi de plus malsain que de se complaire dans son isolement et sa soi-disant pureté...



      La FSSPX prêche la vraie Foi catholique, mais ne force personne à croire. Malgré cela, elle dispose de Frères et Sœurs missionnaires en Afrique et en Asie, et ses Églises sont plus fréquentées que les églises conciliaires...
      S’il y a une complaisance, elle est dans la défense de la Tradition catholique et de la Vérité, et certainement pas dans « l’isolement ».


    • Encore une personne qui parle de la FSSPX sans avoir jamais fréquenté un seul de ses membres.


    • Dans mon précédent message, je parlais d’Henri bien évidemment .


    • Merci Henri pour ton message.
      Je trouve comme toi ce sermon très beau par certains côtés et très partial par d’autres. L’abbé de Caqueray souligne les échecs et laideurs de l’Eglise actuelle et de son pontife, mais aucun aspect positif, ce n’est pas seulement un manque de charité mais aussi une malhonnêteté intellectuelle. Il semble ne pas voir que le pape François défend les pauvres et les victimes de l’ultralibéralisme, s’oppose très fermement à l’avortement et au "mariage" gay, encourage l’évangélisation, a appelé à une journée de jeûne et de prière pour empêcher la guerre en Syrie. Ce n’est quand même pas négligeable. Cela n’empêche pas que le Saint-Père m’ait déçue par son attitude en Terre sainte (hommage à Theodore Hertzl) mais les papes ne sont infaillibles que sur les DOGMES ET LES MOEURS, pas sur la politique (ainsi que l’a montré l’énorme bourde de Léon XIII qui conseilla le ralliement des catholiques à la République).
      Je me suis renseignée sur cette histoire de François baisant la main d’un prêtre homosexualiste : ce prêtre aux vues contestables est aussi quelqu’un qui a fondé une communauté pour aider les toxicomanes, c’est peut-être surtout cela qu’a voulu saluer le pape. Et rappelons que Ste Catherine de Sienne se prosternait devant les mauvais prêtres, pour les inciter à se corriger. Alors ne traitons pas trop vite le successeur de Pierre d’antichrist !
      Quant à affirmer que tous les papes récents ont poussé sans réserve vers le modernisme, c’est un mensonge ou une erreur. Par exemple :

      Propos de Benoît XVI (parmi beaucoup d’autres) sur les chrétiens adultes, la foi adulte :
      "L’expression "foi adulte" est devenue un slogan fréquent ces dernières années. Mais on l’entend souvent au sens de l’attitude de celui qui n’écoute plus l’Eglise et ses pasteurs, mais qui choisit de manière autonome ce qu’il veut croire ou ne pas croire - donc une foi "bricolée". Et on la présente comme le "courage" de s’exprimer contre le magistère de l’Eglise. Mais en réalité, il n’y a pas besoin de courage pour cela, car l’on peut toujours être sûr de l’ovation du public. Il faut plutôt du courage pour adhérer à la foi de l’Eglise, même si celle-ci contredit le "schéma" du monde contemporain. C’est ce non-conformisme de la foi que Paul appelle une "foi adulte". C’est la foi qu’il veut. Il qualifie en revanche d’infantile le fait de courir derrière les modes et les courants de l’époque » (28 Juin 2009).


    • @amélie

      "Il semble ne pas voir que le pape François défend les pauvres et les victimes de l’ultralibéralisme, s’oppose très fermement à l’avortement et au "mariage" gay, encourage l’évangélisation, a appelé à une journée de jeûne et de prière pour empêcher la guerre en Syrie."

      Dis donc, l’Empire doit trembler avec un tel personnage face à lui.


    • #853894

      @ Henri : dites, vous savez lire ? "un militant pro-LGBT bien connu comme tel en Italie" Et répondez svp ne vous défilez pas.

      Quant à François, il ne me semble pas qu’il se soit levé contre le sionisme ces derniers jours, c’est même le contraire non ? L’Église s’est toujours opposé au sionisme, Mgr Lefebvre le rappelait dans certaines homélies.
      Récemment encore, il a nommé le cardinal Kasper pour traiter de tout ce qui concerne les questions familiales : ce cardinal est la "crème" des conciliaires, qui va jusqu’à nier la résurrection du Christ. Que l’on n’appelle pas ça catholique.

      Ne nous laissons pas leurrer par les belles paroles de François, c’est un désastre pour la Foi. Imaginons un superbe gâteau aux pommes très appétissant dans lequel se trouvent quelques gouttes d’arsenic : personne n’y touchera et le gâteau finira à la poubelle.


  • Merci Abbé de Cacqueray.


  • #852505
    le 09/06/2014 par l’oracle a dit ....
    Sermon de clôture du pèlerinage de Chartres à Paris

    la première chose est de rompre avec le Vatican : ses derniers Papes n’ont de pape que le nom et on rabaissé le trône de st Pierre jusqu’au sous-sol de la raison et du bon sens- il n’est que de lire les bouquins de joseph Ratzinger( avant qu’il ne fut Pape) pour comprendre que son élection ne doit rien au hasard ! quant à François, s’il est catholique, je veux bien être Rabbin !!!!

     

    • Quel orgueil ! Comment pouvez-vous juger un pape ?

      Vous n’êtes ni dans sa tête, ni dans son coeur. Seul Notre Seigneur Jésus-Christ le jugera quand il expirera, pas vous.

      Je comprends tout à fait que les années qui ont suivi ce concile pastorale qu’était Vatican II ont été terribles pour l’Eglise et le monde. Mais de grâce, ne vous faites pas Pape ! Vous ne pouvez pas excommunier un pape même si celui-ci fait des erreurs ou a des faiblesses !

      Parce que dans ce cas-là, vous pouvez destituer Pie VII qui a couronné le très antichrist Napoléon.
      Faites de même avec Léon XIII qui a rallié la république, régime satanique par excellence. C’est autre chose que de faire coucou à un curé perdu pro LGBT ou même prier avec un rabbin.

      "Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés ; remettez, et il vous sera remis » (St Luc 6, 37).


    • #853436

      @affreux jojo

      Sache qu’on conchie les faux papes et toi avec. Nous ne sommes pas dans le petit crâne de francois mais nous avons des yeux pour voir et un esprit pour évaluer, juger et condamner. Ce prétendu pape ne respecte pas les dogmes ni la Tradition ni rien. Ce n’est pas parce qu’il dit deux mots catholiques de temps en temps qu’il l’est effectivement. Paie ton manque de perspicacité car tu adhères à la putain de babylone. Comme d’autres qui ont dégueulé sur cet article leur haine de la Vérité, tu es un tout petit moraliste pervers. Tu paieras d’autant plus que tu cherches à dénaturer les versets. Le pape a évidemment un devoir d’exemplarité. Les brebis n’ont pas à pardonner au berger qui les mène à l’abattoir. Et ce mauvais berger aura des comptes à rendre à leur propriétaire pour l’éternité.


    • #853907

      Je crois que c’est Sainte Thérèse d’Avila qui a eu des visions de l’enfer, dans lequel elle affirme avoir vu des mitres. Les chefs politiques et religieux seront jugés d’autant plus sévèrement. Le démon est très actif au Vatican car il tente de corrompre les chefs en premier lieu, et ceux-ci, qui sont tout autant des hommes que d’autres, succombent lorsqu’ils ne sont pas assez fervents et ne s’en remettent pas à l’Esprit saint.

      Tous les papes n’ont pas été exemplaires, à commencer par Saint Pierre lui-même (le triple reniement) mais selon moi tant qu’ils ne touchent pas aux dogmes de foi ils restent papes.

      La crise de l’Église doit être vue selon l’épisode de la tempête dans la barque des Évangiles : le Christ dort malgré les turbulences mais se réveille quand les apôtres lui demandent de faire cesser la tempête. Nous devons faire pareil, prier le Seigneur d’intervenir.


  • Merci pour ce discours très puissant, qui résume à peu près tout ce qu’un catholique Français (ou non ) doit savoir pour comprendre la situation de l’église et de la France actuelle.


  • Merci pour ce sermon magnifique.
    Ce constat de dérive des institutions catholiques est ce que je ressens continuellement. Le déroulement du voyage du pape en Israël a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Sa conduite est totalement contraire au catholicisme. Déjà je trouvais inimaginable qu’il se soit trouvé lors d’autres occasions à côté de représentants de religions animistes basées sur la possession par des esprits.
    A cela s’ajoute les évolutions du rituel des messes, certaines inacceptables. Rappelons nous que ce pape a voulu changer le "Notre Père", heureusement sans succès.
    Vous avez raison, il faut sortir de ce piège et cela ne peut se faire qu’en dehors de cette Église qui est en train d’être défigurée même si celà est difficile.


  • à terme la FSSPX comptera plus de fidèles que l’église conciliaire satanique et œcuménique.


  • Honnête et courageux. Il y a bien à prendre position dans le monde actuel et clairement à choisir entre le camps de la maladie du monde et celui de sa guérison. Là, le profane et le sacré se rejoignent.


  • Peut-être un texte fondateur pour la dissidence... Brillant comme le soleil, limpide comme l’eau de source, juste et beau comme la vérité...
    Merci E&R ! Merci beaucoup !


  • Merci, merci.
    Je suis heureux d’entendre une autre France, que je croyais disparu.
    Il me tarde que le France puisse restaurer sa Foi,
    Que la France Légitime de part son histoire, sa religion et sa culture puisse et doit être respectée. Que La gloire de Dieu par son fils le Christ Roi de toutes les nations dons la notre soit restauré.
    Que la Paix soit avec vous et que Dieu vous bénisse tous.
    J ai.


  • Un grand plaisir de lire ces lignes...
    Le temps est venu, le coq chante et le peuple se réveille !


  • les lys refleuriront bientôt...


  • N’étant pas catho, ni croyant d’un dieu unique…, je doute que ce débat interne au catholicisme ne participe du cœur des lamentations d’un système de pensée en pleine désintégration.
    « Le populo de base ayant aujourd’hui pour beaucoup, assez d’un système d’enclosure dogmatique » Malgré la volonté contraire de son auteur c’est un peu le discours à usage interne pour la troupe des derniers « Mohicans ».

    Il dit « Dans le domaine temporel, le but est la reconquête de nos patries au règne du Christ, Roi de toutes sociétés et de toutes nations. Nous voulons qu’Il règne. »

    Ben, bonjour le mélange des genres, discours d’opinions plus que problématiques pour les « autres » dont je fais partie ? Loin du « rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu », bonjour la perspective future d’un « vote catholique » , comme d’un « vote socialiste musulman » aujourd’hui ?

    Bien d’accord avec un réarmement moral de bon sens en France et en Europe, mais des gouvernements de « Monsignore » habillé en corbeau en noir, remplaçant les francs-mac en tablier comme ceux qui nous gouvernent aujourd’hui, non-merci !

    En analyse systémique ce discours annonce donc, encore bien des clivages et des séparations, effet du concept mortifère du « qui sommes-nous ? » question qu’un groupe se pose à lui même, signant par-là, la fin programmée d’un système institutionnel ! ( se reporter aux théorèmes de l’école de Palo Alto )

    Quel sera la spiritualité du troisième millénaire, comme le futur historique de celui-ci personne ne peut vraiment le dire ? Je doute que ce soit les religions paternalistes, excluantes, pyramidales et hiérarchiques à dieu unique des religions du livre ?
    Vive E&R, et la liberté de conscience !.

     

    • bien vu, ce ne sont que des pleurnicheries pour un Christ qui n’a jamais régné puisque son royaume n’est pas de ce monde , par contre lEglise et ses princes n’ont cessé de s’occuper de politique, jouant les intrigues protégeant les usuriers...
      Les lefébristes sont des passéistes“”comme vatican 2 est moderniste. Ne vous occupez pas de savoir comment va le monde
      occupez vous du Ciel et laiisez au pouvoir temporel le glaive qui vous manque
      L4Eglise n’a que ce qu’elle mérite faire des bisous aux sionistes
      Au commencement le pouvoir temporel était aussi sacré que le pouvoir spitrituel. L’Eglise avoulu restreindre la sacralité du temporel , le temporel s’est vengé en devenant de plus en plus laïc , philippe le bel est l’exemple même du faux monnayeur


    • Ce que vous ne comprenez pas, c’est que la voie de Dieu est celle du bien absolu. Vous confondez la vrai foi, avec l’interprétation sanguinaire de certains traîtres à l’église dans l’histoire.


    • C’est pas un clivage interne au catholicisme puisque ces gens ne sont pas catholiques.
      Ils ne le sont pas parce qu’ils ne reconnaissent pas les derniers papes.
      Or un pape est forcément le bon pape du seul fait qu’il a été régulièrement élu.
      Lui lá il démonte formidablement bien les erreurs de la secte fsspx et des sédévacantistes dans plusieurs videos dont celle-ci :
      http://docteurangelique.forumactif....


    • L’Eglise a toujours imposé ses dogmes et donner des leçons de morales, mais lorsqu’il s’agit de pouvoir et de richesse on ne peut pas trouver une institution qui ait autant vécu que cette monstruosité même nos banques d’aujourd’hui à côté se sont des débutants.... Apparemment l’Eglise n’a pas bien lu la Bible, ou elle ne l’a pas bien compris malgré tant de temps passé à la réflexion faut croire que leurs crânes sont bien vides, mais je préfère penser que cette institution hypocrite a fait cela en connaissance de cause, c’était bien plus profitable, alors oui aujourd’hui la bête n’est plus que l’ombre d’elle-même, elle était et elle n’est plus !


    • Franzz,

      Méfiez-vous des opinions de Dumouch, pas si catholique qu’il en a l’air...


  • bonjour

    pourrais je connaitre les references du tableau illustrant l’article,

    merci beaucoup d’avance

     

  • Ce qui est amusant à noter c’est que les catholiques d’aujourd’hui, citant les Bloy, Bernanos, Massis, Maritain et son cercle de Meudon, et toute la clique catholique des "non conformistes" et autres proches de l’Action française, les T de Chardin et les Fernand Crombette, semblent oublier que dans les dernières années du XIXe siècle et les premières décennies du XXe siècle, la majorité d’entre eux étaient en lutte contre l’unique doxa thomiste et contre l’austérité, voire même l’interdiction de flirter avec les périphéries de la pensée catholique. Il serait amusant de rappeler ces auteurs, chers aux sermons des tradis, qui ont souvent été menacés par l’Index. Si, aujourd’hui, les catholiques cultivés et non lobotomisés par le système peuvent se permettre de "choisir" de revenir vers une Eglise conforme à leurs orientations politiques d’abord, puis spirituelles (phrase pesée par mon expérience du milieu tradi), c’est parce qu’il y a eu lutte contre la rigueur catholique et obtention d’une liberté de "penser" dans l’Eglise. Vatican II n’est pas que l’expression judéomaçonico-protestanto-oeucuménique (sic), il est aussi le résultat d’une forte crise catholique accumulée et vécue pendant les 50 premières années du XXe siècle à cause de cette fermeté ecclésiale.
    Nos petits cathos tradis d’aujourd’hui auraient sans doute pas eu cette vision élargie du monde dans lequel ils vivent sans cette liberté accrue dans leur foi et leur vie spirituelle.
    En cela, pour moi, ces discours de la FSSPX sont politiquement intéressants, mais restent limiter dans leur portée spirituelle.
    En effet, être catholique, au delà des rites et des sacrements que chacun peut faire, peu importe sa place dans l’Eglise (tradis ou modernes), c’est accepter les tensions et les conflits, extérieures comme intérieures, et non pas faire la révolution en imposant comme il est suggérer dans ce sermon "la foi véritable" aux mauvais catholiques qui se tripotent la nouille ou ont deux potes homos.
    Suivre le Christ, c’est arpenter le chemin de crête qui dominent les deux gouffres des extrémismes politico-religieux d’un côté et du libertarisme-consumériste de l’autre. C’est comprendre que l’absolu est inaccessible ici bas, mais qu’il ne faut pas se dissoudre dans le relatif non plus. Ce n’est pas vouloir la révolution perpétuelle mais conversion de soi en profondeur.
    Je préfère retenir un G. Thibon qui accueille en 1941 l’israélite et gauchiste S. Weil qu’un sermon de ce genre. Cordialement.

     


    • Nos petits cathos tradis d’aujourd’hui auraient sans doute pas eu cette vision élargie du monde dans lequel ils vivent sans cette liberté accrue dans leur foi et leur vie spirituelle.




      La liberté accrue dont tu parles est la liberté de s’égarer, pour ensuite ne revenir à la vérité catholique qu’après une longue période d’errance et de recherche...



    • La liberté accrue dont tu parles est la liberté de s’égarer, pour ensuite ne revenir à la vérité catholique qu’après une longue période d’errance et de recherche...



      Mais il FAUT s’égarer. C’est même primordial. Te sens-tu plus comme le berger ou la brebis ? Le fils prodigue, tout ça, c’est juste une leçon de morale pour dire "non faut pas s’éloigner" ? Absolument pas.

      Cette "Eglise en quête de liberté", pour reprendre le titre d’un ouvrage de l’historien Etienne Fouilloux, est clairement et fondamentalement nécessaire. Faut-il citer tous ces mystiques, tous ces saints, qui n’ont eu de cesse de s’éloigner pour s’élever ?
      La liberté est intrinsèquement chrétienne (celle énoncée par Jésus aux prêtres du Temple (« La Vérité vous rendra libre ») et par Saint Paul, pour qui on est tous esclaves, pour qui la vraie liberté c’est la liberté intérieure), et cette liberté dans la foi ne doit pas être sclérosée par un discours politique.

      Je reste persuadé que le message de ces prêtres "tradis" qui ont comme modèle Charles Maurras et l’Action française (ô combien hostile à l’Eglise), qui font des tonnes et des tonnes de discours politiques assez hasardeux, n’est pas forcément plus fidèle à la volonté de Dieu que les discours de prêtres plus communs.
      Je me souviendrai toujours de cet abbé tradi de Lille, entouré par ses fidèles (qui ressemblent plus à un fan club qu’autre chose), qui lors d’une de ses conférences du jeudi soir ouvertes à tous, a prié Dieu, la Vierge... mais qui, après près d’une heure et demi de propos, n’a pas lancé un seul mot de prière pour les "ennemis", pour les "politiques" tant décriés auparavant.

      Et dans cet oublie réside toute la faiblesse de ces mouvements catholiques.

      Je terminerai en citant G. Thibon qui a sans doute mieux compris le problème que nous autre :

      "D’un côté, vous avez des gens qui durcissent des positions temporelles comme si elles étaient éternelles, et d’autres qui abandonnent le côté éternel de la foi pour se jeter dans une espèce de mythologie du progrès. De telle façon que très souvent dans l’Eglise (...), d’un côté il y a trop de fossiles et de l’autre trop d’invertébrés. "(23ème minute son entretien avec Jacques Chancel, 11 janvier 1989 - INA).


    • #853398

      Dimanche dernier. Le prêtre "moderne" (ie sauce Vatican II) a dit : "Autrefois on disait que nous étions corps et esprit. C’est comme cela que nous voyions les choses en ce temps là." Pour lui l’esprit est une conception métaphysique. Comment ce prêtre voit-il la vie après la mort charnelle ? Notre esprit, un concept abstrait ? Est-ce "tradi" comme concept !
      Alors peut-être que vous doutez de la portée spirituelle de la FSSPX ou qu’il existe un gouffre politico-religieux/libertaires mais sachez qu’il y a une des deux églises qui dévie de plus en plus des enseignements/dogmes pour faire dans la sensiblerie (messes youppi lala). Cette église Vatican II me fait vomir de plus en plus.

      Bonus : Lors des dernières élections. A la fin de la messe le prêtre donne sa consigne de vote : "Votez POUR l’Europe. Elle en a besoin. Il faut une Europe de paix. bla bla bla". (je ne sais pas laquelle de ces églises tradi/vatican II fait de la propagande politique !



    • Dimanche dernier. Le prêtre "moderne" (ie sauce Vatican II) a dit : "Autrefois on disait que nous étions corps et esprit. C’est comme cela que nous voyions les choses en ce temps là." Pour lui l’esprit est une conception métaphysique. Comment ce prêtre voit-il la vie après la mort charnelle ? Notre esprit, un concept abstrait ? Est-ce "tradi" comme concept !
      Alors peut-être que vous doutez de la portée spirituelle de la FSSPX ou qu’il existe un gouffre politico-religieux/libertaires mais sachez qu’il y a une des deux églises qui dévie de plus en plus des enseignements/dogmes pour faire dans la sensiblerie (messes youppi lala). Cette église Vatican II me fait vomir de plus en plus.

      Bonus : Lors des dernières élections. A la fin de la messe le prêtre donne sa consigne de vote : "Votez POUR l’Europe. Elle en a besoin. Il faut une Europe de paix. bla bla bla". (je ne sais pas laquelle de ces églises tradi/vatican II fait de la propagande politique !



      Mais tout ça demeure du discours politique. Je suis d’accord pour dire que le discours politique des tradis est plus pertinent que celui d’une majorité des vieux prêtres formés au lendemain de mai 68, mais il y a de nombreux jeunes prêtres, non assimilés aux tradis parce qu’obéissant à leurs évêques, qui ont un discours politique semblable.
      Que reste-t-il alors ? La liturgie d’avant Vatican II ? OK, chacun voit midi à sa porte. Si certains ont besoin des messes Vatican II façon "La chanson du dimanche" pour cultiver leur foi et d’autres des messes tridentines et bien, ils ont la chance de pouvoir aller là où ils le désirent.

      Je maintiens donc que la FSSPX n’est pas plus "véritable" que le reste, et pourtant, Dieu sait que je n’adhère pas à tout ce qu’a engendré Vatican II, au contraire.
      Rejeter d’un bloc tout changement dans l’Eglise, c’est nié le syncrétisme, et le polymorphisme spatial et temporel inhérent, caractéristique de l’Eglise catholique.


    • Du coup tu prône quoi Aristide ? L’église conciliaire de Vatican II ?


  • #853222

    Je fais partie de « […]tous ces Français qui, dégoûtés de la nouvelle religion humanitaire, socialisante, ont quitté ce qu’ils pensaient être l’Église. Et ils s’aperçoivent, parfois après des dizaines d’années, que ce qu’ils ont quitté, ce n’était pas l’Église mais cette nouvelle religion. Avec quelle émotion ils retrouvent alors la vraie religion dont ils ne savaient pas qu’elle avait subsisté. »

    C’était il y a quelques mois que j’ai trouvé la FSSPX à Brignoles dans le Var :) depuis je vais à la messe tous les dimanches et maintenant c’est toujours trop court !
    Au passage merci à M. l’abbé Rebourgeon et à M. l’abbé Serres-Ponthieu du prieuré Saint-Maximin à Toulon qui viennent faire la messe à Brignoles tous les dimanches.


  • #853224

    Pardon d’aller à contre courant des commentaires élogieux, mais je trouve ce sermon d’un sectarisme consommé. Ce que j’en retiens : la vraie religion c’est nous, les autres ces des pourris satanistes franc maçon qui iront en enfer... Cet abbé me parait d’un orgueil incommensurable.
    Le pape François a célébré la messe avec un prêtre déviant soit, mais prêtre tout de même ; car, cher abbé, il est prêtre à jamais selon l’ordre de Melchisedech. Celui dans cette affaire qui ressemble donc le plus au pharisien, c’est vous, abbé de Cacqueray. Le Christ se fout éperdument de la couleur de votre soutane et de la manière dont vous portez l’étole. Vos propos sont emprunt de mépris pour le bon peuple de fidèles qui continuent à assister à la messe de bons prêtres conciliaires de campagne. Ce n’est certainement pas ce genre de discours qui amènera des âmes perdues au Christ. Ce dont les gens ont besoin aujourd’hui, c’est de miséricorde et de compassion, pas d’une morale comparative à deux euros.
    Moi, un mec en noir qui me jure qu’il détient la vérité plus que les autres, au nom d’un interprétation douteuse d’un concile (celui sur lequel il s’est arrêté), mais omet complètement d’en revenir au Christ, sauf quand ça l’arrange, ça me fait fuir.

     

    • #853570

      Il me semble que vous vous égarez dans le jugement.
      Je vous encourage à vous renseigner sur la FSSPX. Il est sûr que ces débats religieux entrainent la passion mais il faut savoir prendre du recul et réfléchir posément.
      Cette passion que vit l’Eglise à tout de même été annoncé notamment dans plusieurs apparitions de Notre-Dame. De plus, il est nécessaire d’observer les agissements de l’Eglise et des Souverains Pontifes depuis le concile Vatican II, et on s’aperçoit bien vite que nous sommes loin des enseignements de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
      Ne reconnaît-on pas un bon arbre à ses fruits ? Et depuis Vatican II, c’est :l’effondrement de la Foi, les églises qui se vident, les églises à l’abandon qui sont vendues pour être salies, la confusion propagée par l’œcuménisme,...
      La réalité fait mal, mais faire l’autruche sera bien plus douloureux lors du jugement.



    • Ne reconnaît-on pas un bon arbre à ses fruits ? Et depuis Vatican II, c’est :l’effondrement de la Foi, les églises qui se vident, les églises à l’abandon qui sont vendues pour être salies, la confusion propagée par l’œcuménisme,...
      La réalité fait mal, mais faire l’autruche sera bien plus douloureux lors du jugement.



      Aux IX et Xe siècles, dans le royaume de France, on a, parmi les sources des diocèses, des lettres d’évêques demandant à ses prêtres d’insister sur l’urgence de revenir dans les églises, qui se vident.
      Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, si vous prenez comme unique étalon l’abandon des lieux de cultes ou l’effondrement de la Foi (qui, dans l’époque contemporaine date plus du XIXe que du milieu du XXe siècle). La pratique religieuse a toujours été vécu par les masses tantôt comme une contrainte sociale, tantôt comme un acte de délivrance spirituelle.
      Pour ce qui est des mutations de la pratique religieuse catholique en France, il faut se fier à des choses quantifiables, antérieures aux années 80. Pensons surtout à l’étude sociologique et historique de Gabriel Le Bras et du chanoine Fernand Boulard qui ont écumé les campagnes françaises des années 50 à 70 pour dresser une sociologie de la pratique religieuse chez les catholiques.
      Le déclin de la pratique est bien plus profond, et les raisons plus nombreuses et plus structurelles que le simple résultat de Vatican II.
      Les contrastes de la pratique apparaissent d’abord au niveau spatial : des régions connaissent des pratiques plus fortes que d’autres, et ce depuis le début du XXe siècle. La pratique religieuse n’est pas la même entre le Nord et le Sud de la France, entre les villes et les campagnes.
      Par ailleurs, entre pascalisants (ceux qui font leur Pâques), cénalisants (ceux qui communient) et messalisants (ceux qui vont à la messe tous les dimanches au minimum), les évolutions au cours de ces décennies varient également entre les régions, et les sexes. Des régions correctes au niveau de la pratique peuvent avoir vu leur pratique augmenter là où des régions très pratiquantes l’ont vu baisser.
      Bref, sociologiquement et historiquement parlant, cette déchristianisation n’a pas ou peu à voir avec Vatican II.
      L’autre preuve à signaler serait la pratique de la confession qui disparaît presque du jour au lendemain dans les années 50 et 60. Preuve s’il en est que si mutation il y a, elle est d’abord psychologique et sociologique, et non dogmatique.
      Cordialement.


    • #853937

      La désertion des églises vient aussi en partie d’une métamorphose de la société elle-même, celle du tout confort, où, inondés de biens matériels accessibles, les gens n’ont plus le temps ni ne ressentent le besoin de s’en remettre à Dieu, l’État assurant ce rôle. Mais peut-être pourrait-on carrément remonter à la réforme protestante, qui, comme l’a signalé Mgr Delassus, a marqué le début du déclin et de la perte progressive de l’idée de Dieu.

      Les prêtres que j’ai rencontrés ne s’érigent pas orgueilleusement comme des détenteurs d’une vérité qu’ils auraient eux-mêmes forgée, mais se considèrent comme de simples instruments de transmission au service de Dieu. L’épitaphe de Mgr Lefebvre est "J’ai transmis ce que j’ai reçu". C’est le rôle du prêtre qui a véritablement reçu la vocation que de proclamer sans faillir la parole du Seigneur, même si ça paraît abrupt.


    • #853958

      ce qu’il faut bien comprendre c’est le fond du problème du modernisme !! Ce sermont est adressé à la communauté des fidèles qui sont réunis pendant le pélerinage de Chartres ! C’est à dire que ce n’est pas une étude de base du problème qui est exposée la, et pour bien comprendre le combat de la fraternité, il faut, je pense, s’adresser directement, à l’un de ses membres ! Pour ce qui est du sectarisme, je ne pense pas que l’on puisse être décrit comme sectaire uniquement parceque l’on pense détenir la vérité, et être le seule !! la lecte est une société secrête qui dissimule ses agissements, et mets le secrets sur certains de ses agissement, voir de ses principes !! Ce qui n’est absolument pas le cas ici !!


    • #857266

      Vous trouverez sur la Porte Latine tous les sermons du pèlerinage Monseigneur de Gallarreta Monseigneur Fellay Monseigneur Tissier. Il y a les enregistrements audio en première page. Vous vous ferez plus facilement une opinion.


  • #853283
    le 09/06/2014 par FSSPX poil au kyste
    Sermon de clôture du pèlerinage de Chartres à Paris

    le vrai pèlerinage est arrivé à Chartres et non à Paris.

    L’erreur fondamentale que fait la FSSPX est qu’il n’est pas possible de changer l’église quand on est en dehors de l’église... Si vous cherchez une secte, allez donc à la FSSPX. Mais il n’y a pas qu’eux qui font des messes en forme extraordinaire !

     

    • #854033
      le 10/06/2014 par chrétienpleind’espérance
      Sermon de clôture du pèlerinage de Chartres à Paris

      Tout à fait. Pélerin du pélerinage de Pentecôte Paris-Chartres, j’ai été émerveillé par quelque chose : Mgr Michel Pansard, évêque de Chartres, représentant de l’Eglise diocésaine, accueillait dans sa cathédrale les catholiques traditionalistes, souvent liés à la fraternité saint Pierre. Cette communion entre l’Eglise de Rome, post-Vatican II, et l’Eglise traditionaliste attachée à Rome et au pape, c’est celà l’avenir de la Chrétienté ! A Chartres, ce lundi de Pentecôte, on n’avait pas le discours apocalyptique de cet Abbé de Cacqueray, on avait un discours de foi, d’espérance et de charité ! On avait 10 000 pélerins, hommes, femmes, jeunes et enfants, adeptes de la messe Paul VI ou saint Pie V, TOUS unis dans l’amour du Christ et de l’Eglise.
      Il est là, monsieur l’Abbé de Cacqueray, le futur plein d’espérance de l’Eglise. Il est là, l’avènement du Christ. Pas dans l’orgueil des dirigeants de la FSSPX.

      " J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.
      J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien."


    • Les communautés Ecclesia Dei n’existent qu’en attendant de piéger la Fraternité Saint Pie X.
      A terme, toutes seront dissoutes ou dénaturées.

      Voyez donc ce que font les conciliaires, si gentils, si humbles, si tolérants, si ouverts, aux Franciscains de l’Immaculée pour crime de "dérive traditionaliste", alors même qu’ils n’anathématisent ni n’excommunient des catholiques, souvent des clercs, qui tiennent des propos hérétiques.
      Au contraire, ceux-là ont droit au micros, aux articles de presse, aux conférences.

      Le défaut de "l’Église officielle" est de ne plus être visiblement catholique.
      Il ne s’agit pas de sonder les cœurs et les reins, mais de dénoncer les erreurs et de protéger le dogme et la liturgie. Car c’est là que se trouve la catholicité.
      Elle ne se trouve ni dans un titre, ni dans un habit, ni même dans un sacre ou une ordination. Le démon a ses entrées au Vatican comme ailleurs, parce que tout homme, en tant qu’il est pécheur, a tendance à s’écarter de Dieu. On peut tout autant être laïque, moine, prêtre, évêque, pape ! et induire les âmes en erreur par un geste, une parole, un écrit non conforme à Dieu.

      Le salut de l’âme étant notre fin essentielle à tous, toute autre considération doit y être subordonnée et tout ce qui est susceptible de l’empêcher doit être dénoncé.
      La véritable charité consiste alors à dire la vérité pour guider les âmes sur le chemin du salut.


    • #854667
      le 11/06/2014 par Plus ou moins catholique
      Sermon de clôture du pèlerinage de Chartres à Paris

      L’histoire semble vous contredire. Si aujourd’hui tout prêtre catholique de l’Eglise officielle peut célébrer dans le rite tridentin, c’est bien grâce à un certain Motu Proprio de Benoît XVI. Ce document a bien été un changement à l’intérieur de l’Eglise officielle provoqué et succité par un groupe extérieur et en particulier la FSSPX.


    • La FSSPX une secte ! Certains évêques le disent ! Mais la plupart réfute cette accusation (ils ne sont même pas d’accord entre eux) !
      La Fsspx est la seule à condamner publiquement les erreurs de l’oecuménisme et autres ! Les communautés ralliées à Rome ne supporte pas ces erreurs mais refuse de es condamner publiquement pour obtenir un statut de la part de Rome !
      N’est il pas du devoir des prêtres de condamner les erreurs publiquement quand la foi est mis en danger comme le demande St Thomas ?


  • La FSPX ne prone que pour et dans sa chapelle.
    Je pense qu’ils font malheureusement l’erreur de croire que le reveil d’une partie de la population face a cette destruction des valeurs et l’incohérente situation du vatican, entraînent les gens à se tourner vers eux.

    Non, car lorsque l’on prend conscience du mensonge institutionalisé, on essaye de rétablir le vrai en identifiant le rationnel et le cohérent.
    Et La FSPX n’est pas plus cohérente que le Vatican.

    Lorsque l’on observe la pensé conceptuelle clairement identifiable chez Douglas Reed, chez Alain Soral et de tant d’autre, on se rapproche de facto du Marcionisme.

     

    • #853442

      Tu déblatères mais tu n’étaies rien. Et c’est prêcher, pas prôner.


    • Vous avez effectivement raison, prêcher est plus approprié.
      Concernant ma "déblatération" le terme est tout autant inapproprié car opposé a son caractère succint^^
      L’objectif n’étant pas pour moi de d’imposer une parole d’évangile, mais plutot de donner une piste de cohérence.
      Ceci étant dit, vous avez sans doute raison sur la forme peu vendeuse de mon message.
      Alors voici des points étayant l’objective cohérence d’une pensée Marcioniste.

      - L’Evangelion Marcioniste est le premier evangile,il se construit sur St Paul
      - Oppossition conceptuelle radicale entre l’Ancien Tetament et le Nouveau, avec la figure christique rejetant La Loi scriptutaire détenue par les Lévites, pour transmettre sa possession a tous en un message d’amour et de respect.
      - Dénonciation et rejet de certains évangiles qui ont été modifiés voir inventés pour parfaire un dogme ne correspondant pas à la parole du christ.
      etc..
      Si le Marcionisme à disparu son héritage a été repris en autre par les cathares, dont un élément est particulièrement intéressant :
      - Prédominance du libre arbitre, l’Homme ayant la possibilité de faire le bien ou le mal, il sera jugé sur sa conduite. Ecartant du facto le Fatum (la fatalité divine).

      Par curiosité, il faut relevé chez les Manichéens, 2 points qui font écho :
      - Le pécher originel, n’est pas celui de l’homme ou de la femme, mais bien le mensonge du serpent.
      C’est important car celui détruit tout ce qui découle de se péché originel.
      - l’Opposition manichéenne du matériel, le mal, au spirituel, le bien, qui font d l’homme une dualité.

      Voila juste quelques pistes, car ce doit être une recherche personnel et non l’imposition d’une vérité


    • #855825

      Et voilà. Avec Axius dans deux siècles, nous sommes tous bouddhistes.


  • Lorsque la Synagogue de Judas appelée à régner un certain temps, relativement court d’ailleurs, chutera, elle ira se faire pendre car pas d’autre choix, et là plus question de pleurniche, et grand bien, une autre Église se lèvera, comme un nouveau soleil, sous un nouveau jour !

    Elle était silencieuse dans les coeurs, elle se préparait par la pensée, par des milliers de petits actes anodins, inaudibles, apparemment sans importance, avec des gens de peu, sans éclats, car "laissez les croître ensemble au moment de la moisson, chacun reconnaîtra son frère" ! ....

    Ce temps est venu, il EST là ! Pour qui a ouvert son coeur, son esprit, son espoir et donc, son respir !

    Pour les autres ?


  • Bizarre ou inquiétant tous ces commentaires anti-chrétiens…
    Sans doute ceux qu’ils n’osent pas poster sous les conférences du Sheikh Imran Hosein ou du dernier rappeur dissident.
    Remarquable comme ceux qui se servent de la religion comme paillasson et revendiquent d’y être totalement étranger se sentent obligés de s’en mêler QUAND MÊME...

     

    • On devrait faire pareil avec la leur...


    • #853759

      Effectivement, c’est choquant sur un site comme er qui défend les valeurs les traditions de la France toute cette haine anti chrétienne et donc anti France et anti Français car que ces laicards athées gauchistes maçons illuminatis juifs sionistes musulmans bouddhistes philosophes etc etc qu’ils le veuillent ou non la France s’est batit sur les valeurs de jésus christ clovis et ça a duré 1300 ans 14 siécles... n’en déplaise aux haineux anti chrétien et donc anti Frane et anti Français.
      Pierre Hillard l’explique très bien dans ces vidéos.Vivement un retour à une monarchie chrétienne !

      Les chrétiens en France sont les gens les plus persécutés en réalité c’est dans l’adn de la république franc maçonne qui a une haine féroce du christ et que des gens sur er crachent sur le christianisme sur les valeurs de jésus christ c’est hallucinant...
      Que les gens n’y croient pas soit qu’ils n’aiment pas les paroles du christ bon passons... mais qu’ils crachent sur les chrétiens et sur le christ montrent qu’ils sont sous la coupe de satan ils ont été lobotomisé dès la naissance par l’idéologie maçonnique illuminati croit s’en défaire mais en fait y restent complètement sans s’en rendre compte...
      Il n’y’a pas plus esclave que celui qui se croit libre...

      Et comme tu le dis il ne dirait pas le millième de ce qu’ils disent sur les pseudos rappeurs dissidents ou sur d’autre religions notamment l’islam que je respecte car c’est la religion qui a les valeurs les plus proches du christianisme avec le bouddhisme.
      L’anti christianisme primaire est dans l’adn de cette république maçonnique et de ces adeptes et des pseudos dissidents athées ou d’autre religion que le christianisme.

      La France son vrai adn c’est le christianisme sinon c’est plus la France et alors la France n’existera plus si les gens continuent à suivre les pas du diable. La république maçonnique n’a que pour unique but de détruire la France et son peuple le peuple Français pour faire venir des gens d’un peu partout remplacer la population autochtone et que ces gens soient sous gouvernance mondiale ils n’y verront rien à dire pour la plupart n’ayant pas les racines et la compréhension du pays dans lequel ils vivent et cela ouvrira complétement la voix pour la venue de l’anté christ... Une catastrophe...

      Que dieu protége la FRANCE !


  • #853538
    le 10/06/2014 par Alexandre BONNASSIEUX
    Sermon de clôture du pèlerinage de Chartres à Paris

    Tiens, ER décerne des brevets de catholicité maintenant ?

    Mais ... Dieu seul connaît les cœurs.

    « Le cœur est trompeur par dessus tout, et incurable : qui le connaît ? Moi, l’Éternel, je sonde le cœur, j’éprouve les reins ; et cela pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses actions » (Jér. 17:9-10).


  • Beaucoup croient que Dieu et Satan sont deux principes qui sont sur un pied d’égalité. Le métaphysicien René Guénon, dans le chapitre XXXIX (La grande parodie ou la spiritualité à rebours) de son essai intitulé Le Règne de la quantité et les signes des temps (1945), nous explique que rien n’est plus faux : "Par tout ce que nous avons déjà dit, il est facile de se rendre compte que la constitution de la "contre-tradition" et son triomphe apparent et momentané seront proprement le règne de ce que nous avons appelé la "spiritualité à rebours", qui, naturellement, n’est qu’une parodie de la spiritualité, qu’elle imite pour ainsi dire en sens inverse, de sorte qu’elle paraît en être le contraire même ; nous disons seulement qu’elle le paraît, et non pas qu’elle l’est réellement, car, quelles que puissent être ses prétentions, il y a ici ni symétrie ni équivalence possible. Il importe d’insister sur ce point, car beaucoup, se laissant tromper par les apparences, s’imaginent qu’il y a dans le monde comme deux principes opposés se disputant la suprématie, conception erronée qui est, au fond, la même chose que celle qui, en langage théologique, met Satan au même niveau que Dieu, et que, à tort ou à raison, on attribue communément aux Manichéens ; il y a certes actuellement bien des gens qui sont, en ce sens, "manichéens" sans s’en douter, et c’est là encore l’effet d’une "suggestion" des plus pernicieuses. Cette conception, en effet, revient à affirmer une dualité principielle radicalement irréductible, ou, en d’autres termes, à nier l’Unité suprême qui est au delà de toutes les oppositions et de tous les antagonismes ; qu’une telle négation soit le fait des adhérents de la "contre-initiation", il n’y a pas lieu de s’en étonner, et elle peut même être sincère de leur part, puisque le domaine métaphysique leur est complètement fermé ; qu’il soit nécessaire pour eux de répandre et d’imposer cette conception, c’est encore plus évident, car c’est seulement par là qu’ils peuvent réussir à se faire prendre pour ce qu’ils ne sont pas et ne peuvent pas être réellement, c’est-à-dire pour les représentants de quelque chose qui pourrait être mis en parallèle avec la spiritualité et même l’emporter finalement" (pp. 261 et 262).


  • Même sur un site comme E&R, de nombreuses personnes ne peuvent s’empêcher d’exprimer leur haine de la FSSPX.

     

    • #853945

      Souvenez-vous des persécutions que les prêtres "pré-concile" ont subi de la part des conciliaires... des abbés très âgés sont morts de chagrin, ou certains morts dans leurs voitures car on les avait chassés de leur paroisse...

      Peut-être faut-il y voir un parallèle avec ce qu’a subi le Christ ? Personnellement, mes quelques doutes sur l’Église et la Tradition ont été levés suite à une retraite de St Ignace, où j’ai pu analyser la crise actuelle à la lumière des évangiles.


    • #854209

      http://fr.gloria.tv/?media=159662

      Comment ne pas mourir de chagrin devant un tel "b*****" ( pardonnez-moi, Seigneur, de parler ainsi de Votre Eglise ) ?


    • Il faut également noter que pour saint Thomas d’aquin l’acédie (que l’on traduit par la sortie de prière ou par la non recherche de la vérité) faisait partie des 7 péchés capitaux.
      Or c’est sans haine que j’invite à réfléchir sur ce qui différencie la FSSPX et le Vatican.
      En faite une broutille en comparaison du premier schisme issu de de l’orientation johannique du dogme au détriment de la lecture paulienne.

      Qui peut honnêtement dire être chrétien et réciter le Credo sans émettre de réserves ?
      Personne.... Car la résurrection de la chair, n’existe ni sur terre ni au paradis.Je défis quiconque de me prouver le contraire dans les textes, sans passer par une analyse talmudique.
      Or douter du credo c’est douter de sa foi.

      Le message du christ, n’est ni le credo, ni la messe en latin, ni les dominicains.
      Il a clairement dit que son église n’est pas un lieu extérieur, mais réside dans le coeur de tout hommes, ce qui d’ailleurs est théologiquement opposée à l’institutionnalisation de la religion par un corps intermédiaire.
      Ezéchiel prévenait déjà que la parole du christ serait corrompu dès que l’homme la posera par écrit.

      Cette différence entre le Vatican et FSSPX équivaut à un changement de décor dans la même pièce de théâtre (une farce).

      Le Christ vous a donné les vertus, et le libre arbitre, et que faites-vous ?
      Se réfugier derrière une omnipotence dogmatique qui adapte la moral à ses desseins temporels, c’est pas son message.
      Tendre la joue droite, puis la gauche, c’est pas non plus le message.
      Se donner bonne conscience le jour du seigneur, idem.
      Combien y-a-t-il de chrétien qui ont refusé de payer leur impôts, il me semblait que tu ne tueras point ?
      Comment sont payés les soldats, les mercenaires, et autres organismes, à votre avis ?

      A un moment faut arrêter d’être dogmatique et chercher la cohérence.



    • Je défis quiconque de me prouver le contraire dans les textes



      Axius, le contenu de la foi ne se limite pas à l’Évangile.
      Si le Christ a institué son Église (qui n’est pas un lieu, comme vous l’avez noté, mais l’ensemble des âmes qui ont la foi) c’est très précisément afin de conserver et transmettre la dite foi. Au fil du temps, le dogme s’étoffe de nouvelles définitions parce que surgissent de nouveaux débats, de nouvelles hérésies, de nouveaux schismes, au milieu desquels il faut tenir la barre.
      Le dogme est précisément notre bouée de sauvetage dans un monde sans repères.

      Donc oui, il faut croire à la résurrection des corps à la fin des temps, car l’Église du Christ l’affirme.

      Du reste, qu’y a t-il de si scandaleux à cette idée puisque Dieu nous a fait corps et âme ? N’est-il pas logique que nous recouvrions notre intégrité dans l’éternité ?


    • Bonjour Ole,
      je m’excuse par avance d’avoir à ajouter un peu de nuance et de précision à votre précédant message.
      En reprenant une homélie très récente du pape François, il précise très clairement que l’église (institution) est une mère, que l’on aime comme telle. Et surtout auxquelles l’on adhère pas à moitié mais avec les deux pieds et dans tout son dogme.
      Personnellement, je le félicite de pour cette déclaration cohérente, bien qu’il vienne de tirer une balle dans le pied de ceux qui raisonnablement doute sur des points dogmatiques.
      Le contenu de la foi ne se limite donc pas aux évangiles, mais englobe aussi le dogme, la Tradition, le Rite et le corps eclésiastique.
      Sur tout ces points, nous devons faire un travail de recherche de vérité,c’est un commandement divin. Or vouloir chercher notre vérité, la vérité, c’est DOUTER.
      Ce qui est dogmatiquement rejeté par l’église (institutionnelle). Mais malheur a ceux qui ne veulent pas voir, le Christ lui même au moment le plus symbolique de sa mission a douter " Père, pourquoi m’a tu abandonné". En exprimant un doute a ce moment la dans les évangiles, nous devons en comprendre que c’est un aspect fondamentale de la foi et que cela va de paire avec la recherche de vérité. Le cas contraire le doute aurait seulement été évoqué dans le cadre d’une tierce parabole.
      Le dogme, cet artifice non divin à donc masqué, ce point essentiel, qui s’oppose fondamentalement a sa raison d’être.
      L’Église catholique considère dans la déclaration Dominus Iesus que la révélation divine ne peut pas être complétée. Elle réaffirme que la révélation est complète et définitive du fait de la plénitude de l’Évangile.
      Autrement dit, et de façon incohérente le dogme rejette l’aspect divin de ce qui est induit par la Tradition et en particulier les révélation :Jeanne d’arc, Bernadette Soubirou, la Salette, Fatima, ...
      Concernant le Rite, aucun rituel n’est présent dans les évangiles, ceux -ci ayant été établi ultérieurement.
      Un rituel induit la répétition d’une activité identifiable et déterminée.
      La cène est un évènement unique, les moments de prière, n’étant pas identifiés et déterminés dans leur déroulement, ne sont pas non plus des rites.
      Ce qui nous normalement doit pousser tout croyant à chercher l’authenticité , en séparant la production humaine (sujette au malin) de celle divine.
      Reste alors les sources, et là c’est pas mieux.
      Je vais pas reprendre tout sur le sujet, mais l’Ancien testament n’est que la reprise de croyances


    • et histoire postérieurs, avec en autre de très gros emprunts à l’épopée de Gilgamesh. Quant au Nouveau testament, il est dans son ensemble, il est issu de l’occultation de ce qui ne correspond pas aux dogme, pour créer un canon officiel, avec réécriture de ceux conservés(en autre par Clément).
      Mais qu’est ce qui reste alors ????
      Parce qu’au final, l’on vous raconte que vous priez Dieu, que vous faite une adoration à la vierge, voir des dévotions aux saints (ce qui est blasphématoire "tu n’adoreras que dieu")
      Mais êtes vous en cohérence avec le message du Christ, n’adorez vous pas un faux Dieu, une fausse vierge ???
      Or ici aussi le Christ donne clairement la réponse que beaucoup ne veulent pas écouter.
      L’église n’est pas une structure omnipotente et intermédiaire, elle n’est pas un lieu, ce n’est pas une communauté( contrairement à ce que vous dites), votre église est dans le coeur, le votre, pas dans celui du voisin. Seul Dieu peut sonder les coeurs.
      Le christ a également donner a tous la compréhension et la possession de la LOI, en la retirant violemment de l’emprise dogmatique des pharisiens.
      Il s’est lui-même opposer au dogme. Le Christ est très violent a leur égards, en les qualifiant de "serpents,de fils de vipères, ..."
      En transmettant des Lois simples, compréhensible par tous, il écartait de facto, l’hermétisme de la foi. Malheurs a celui qui compte...
      L’universalisme chrétien, n’est pas simplement celui d’un Dieu unique et commun, c’est également dans un rapport unique, dans la pratique du libre arbitre.
      Car à la fin nous seront jugé sur nos actes (et pas sur ce que l’on a cru savoir).
      Enfin concernant le Crédo, et la résurrection des chairs, votre réponse montre que vous n’avez pas réfléchis pleinement sur ce point.
      Résurrection des chairs, n’est pas exactement la résurrection des corps.
      Les mots ont un sens précis.
      Si Dieu ou le Christ ont du s’incarner pour apparaitre aux hommes, c’est qu’il ne sont pas de chair.
      Donc non, vous ne retrouverez pas votre intégrité matérielle au ciel.

      @ Vent couvert
      beati pauperes spiritu ...


  • Merci monsieur l’abbé de Cacqueray, vos sermons ont le mérite de rappeler les priorités de l’existence et de soulever l’Espérance.


  • Le mépris de certains athées de ce site vis-à-vis des croyants n’est pas sans rappeler celui d’un certain peuple vis-à-vis du reste de l’humanité.


  • #854129
    le 10/06/2014 par musulman de france
    Sermon de clôture du pèlerinage de Chartres à Paris

    cet abbé pointe du doigt les causes de l’effacement progressive du christianisme en France.
    les renoncements aux valeurs professées par le prophète Jesus, les faiblesses et trahisons face aux différentes pouvoirs laics, et lobbys anti religieuses ont précipité le peuple de France vers des valeurs que je qualifierai de satanique.
    les autorités officiels catholiques ont une responsabilité dans cet état de deliquesence que traverse la société, en ne réagissant pas aux différentes boulversements que traversent la société : mariage homo, banalisation de l’avortement, la propagation et la banalisation de la pornographie à toutes les couches de la société, la suppression de toute enseignement des valeurs religieuses à l’école, ect...
    quand je vois des catholiques qui manifestent, qui s’opposent par le biais des association, entends-t-on la voix de l’église pour les soutenir ? NON

     

  • #854139
    le 10/06/2014 par personnequidoute
    Sermon de clôture du pèlerinage de Chartres à Paris

    Ce sermon est magnifique, tout dans la religion catholique est magnifique. J’ai découvert récemment le mystère de la sainte trinité c’est époustouflant de vérité.

    Jamais on ne nous a enseigné toutes ces belles choses. Je suis aujourd’hui musulman mais je pense sincèrement à rencontrer un prêtre pour faire baptiser. J’en suis certai la religion catholique est la vérité.

    Merci EetR pour toutes ces découvertes.

     

    • #854698

      Frère catéchumène, bienvenue au sein de l’Eglise Catholique ! Dieu vous bénisse, ainsi que tous les hommes de bonne volonté. Amen.


    • Faites attention, les baptêmes deviennent payant. (et non à la discrétion du don)
      Autrement dit une petite pièce pour votre salut.
      L’Amour, oui aussi, mais faut quand même payer...
      De là a faire un lien avec les textes, et la grande prostitué du levé de voile (apocalypse), il y a qu’un petit billet à faire !


    • #857247

      Merci à vous. Le message de l’Eglise catholique a été tronqué par Vatican II et notre religion est devenue inintelligible. Le dépôt de la foi est restée intact grâce à la Fraternité St Pie X. O combien nous devons à Monseigneur Lefèvre qui est le Vrai Saint, pas ces deux papes du Concile Jean Paul II et Jean 23 récemment canonisés qui est une volonté de canoniser Le Concile qui a vidé nos églises, défiguré la messe et surtout détruit la doctrine de L’Eglise et la Foi catholique, la belle et profonde foi catholique. Jésus ouvre les portes du Ciel. Bienvenue à tous les musulmans de France dans nos si belles églises. La Foi Catholique, c’est la Foi des Français. Catholiques et Français toujours ! C’est notre devise. C’est par sa Foi qu’un peuple est grand et c’est par notre Foi commune que nous pourrons devenir un seul et même peuple en faisant renaître la Foi des anciens temps.


  • #854168

    Que dit Jésus ?
    Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Comme cette parole est difficile à entendre. La voilà, la vraie croisade pour notre temps, pour tous les temps.

     

    • #854407
      le 10/06/2014 par Alexandre BONNASSIEUX
      Sermon de clôture du pèlerinage de Chartres à Paris

      Merci de rappeler ces deux devoirs de tout chrétien sincère.


    • le second commandement est :"tu ne prononceras le nom de dieu qu’avec respect"
      le troisième est : "tu sanctifieras le jour du seigneur"
      le quatrième :"tu honoreras to père et ta mère"

      ce sont les quatre premier qui sont les plus importants car ils concernent Dieu lui même...."tu aimeras ton prochain...." n’est pas du tout le deuxième.


  • #854286

    Je peux comprendre que chacun prêche pour sa chapelle (oui, je sais : c’était facile), néanmoins il faut distinguer l’idéal et le concret (mais je n’insisterai pas sur la chose ici) !
    Reste qu’on puisse penser ce que l’on veut, destruction intérieure de l’Eglise ou pas (et il faudrait réfléchir au terme "Eglise" par ailleurs), tout le monde peut toujours, même hors de toute Grâce fournie par l’ "extérieur" (via l’Eglise donc), être assez à même d’aimer son prochain !!! Il m’étonne, au-delà de l’idée première visible ici (à savoir "hors de nous point de salut") que cet aspect des choses n’apparaisse pas très visiblement... Cependant la Grâce emprunte plusieurs chemins : extérieurement (comme je viens de l’écrire) mais aussi intérieurement (ce dont l’apôtre se fait le chantre sous les termes de Loi naturelle ) !
    On peut donc sans équivoque prétendre que 1) l’Eglise ne cessera jamais d’être, car l’ Eglise c’est aussi et surtout une communion d’idée et de principes qui traversent et transportent TOUS les coeurs aimants et pas seulement les coeurs fidéistes) et 2) qu’en s’établissant, assez orgueilleusement par ailleurs, en tant qu’élite, en tant qu’êtres supérieurs (supposés) on stigmatise de fait toutes les personnes qui n’entrent pas dans un cercle bien défini ! Autrement dit on s’octroie le droit de repousser quiconque n’adhère pas à notre conception des choses... Désolé, mais cela n’a de chrétien que le nom !
    Restez ferme sur ses principes est une chose, mais cela doit être subordonné au seul sentiment durable, vrai et saint dont Celui qu’on prétend servir n’eût de cesse de démontrer ! Et jusqu’au bout... POUR TOUS et en pardonnant même à Ses persécuteurs ! Une image, que dis-je une Ressemblance qui devrait en faire rougir beaucoup...
    Thot

     

    • On aime son prochain parce que Dieu le commande et qu’on aime Dieu.
      Aimer son prochain sans aimer Dieu est vain.

      Et on aime Dieu en l’honorant d’un culte adéquat, institué par le Christ, c’est à dire le culte catholique.


    • #855547

      @ole
      Vraiment ? On est obligé d’aimer Dieu pour aimer son prochain ? Et si certains ne Le connaissent pas ou en connaissent un autre au travers d’une autre religion ?
      Donc en fait il y aurait, au bas mot, 6 milliards de personnes qui seraient irrémédiablement destinées à l’enfer. C’est cela ? Sans parler de certains chrétiens eux-mêmes qui ne sont pas vraiment sur la bonne Voie... Est-ce que tu te rend compte que cela ne cadre pas avec l’enseignement de Celui qui est certes venu pour tous mais essentiellement pour les "malades" et, surtout, que ton message signifie PUREMENT ET SIMPLEMENT que tous ceux qui ne sont pas dans TON Eglise ne doivent pas se donner la peine d’aimer leur prochain car c’est peine perdue ?! Ils sont juste bons à respirer, mourir et, enfin, souffrir... Ce serait donc à ça que mène l’Amour divin ! A ton avis, à qui pourrait bien profiter de telles idées ? Cela cadre peut-être avec ta conception des choses mais nullement avec les épisodes démiurgiques et encore moins avec la phase rédemptrice... Quant on est au comble de la souffrance et que l’on garde cependant assez de compassion en soi pour pardonner à ses bourreaux à l’heure de mourir, on peut (et même par la simple raison) avoir quelque doute sur le fait que sera châtié un être aimant alors même qu’il ne croit pas... Penses-tu vraiment te battre pour la bonne Cause avec de telles opinions ? Ces dernières servent-elles réellement la Gloire du Premier qui S’est fait dernier et qui demande la même chose ?
      S’il est certes vrai que le jugement sera double (Miséricorde ET Justice), il ne l’est pas moins que cette Justice s’exercera sur les éventuelles actions charitables menées durant notre vie, pas sur la Foi ! Quant on est l’Amour personnifié on regarde si une équivalence existe dans le coeur des hommes. C’est "tout". D’ailleurs, comme l’écrivait parfaitement l’apôtre : ce n’est pas la foi qui sauve mais les oeuvres charitables ! Et ceci est susceptibles d’être accompli, à divers degrés, par TOUT LE MONDE !! Même les non croyants... Eh oui. Et, contrairement à toi, il ne faut pas en être jaloux ou mesquin, mais simplement HEUREUX de la chose ! Comme Dieu, qui Se réjouit de voir de la ressemblance en l’homme. EN N’IMPORTE QUEL HOMME... (A SUIVRE)


    • #855551

      (SUITE)
      Il y a certes une seule table de banquet, mais elle est ouverte à tous les aimants, mon ami : pas aux seuls chrétiens ou aux seuls fidéistes. Ne t’en déplaise... Penser le contraire c’est rester au niveau de la religion close : qui est basée sur le rejet, le déni, la peur et la méconnaissance ! Foi et amour vont très bien ensembles et s’additionnent parfaitement, mais l’un prédomine sur l’autre et restera POUR TOUJOURS : c’est dire son importance et sa primauté !
      Ceci étant écrit, j’espère réellement que ta perfection est totale : sans cela il te reste à craindre Celui que tu considère purement et simplement comme un despote métaphysique incapable de s’accommoder des diverses imperfections et difficultés humaines... Et alors même qu’Il les a expérimentées en personne ! Illogisme absolu. Heureusement que la Bonne Nouvelle est autre...
      La Cause que tu défend (et cela est très bien) est la plus noble, mais son rôle véritable, comme le prouva le Christ, est de TOUJOURS s’appuyer sur la communion et pas la division... Cette dernière ramène automatiquement vers quelqu’un d’autre et vers l’esprit de ce monde : mais le Royaume, cependant, n’est PAS de ce monde ! Et n’a donc nulle part avec les folies de cette densité. En tant que chrétien ton rôle est d’aimer sans orgueil : donc sans te croire partie d’une élite en dénigrant tous ceux qui ne pensent pas comme toi ou n’ont pas la capacité, voire la chance, de croire comme toi...
      Un petit lien pour insister sur tout ceci. Peut-être comprendras-tu ce qu’est réellement l’Eglise. Tu n’es pas isolé en ce monde, seules tes pensées t’isolent.
      Bien à toi


    • Je suis très certainement orgueilleux et bourré de toutes sortes d’autres défauts.
      Cela étant, une proposition est vraie ou fausse, peu importe les qualités de celui qui l’énonce.

      Si l’on n’est certes pas obligé d’aimer Dieu pour aimer son prochain, il y a là un grave problème de priorités :



      Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.



      La hiérarchie est claire :

      On aime d’abord Dieu. Parce qu’il est source de notre être, de toutes les créatures et de tous les biens qui nous entourent.
      Ensuite seulement on aime son prochain, et on l’aime comme soi-même. Parce que Dieu nous aime et souhaite nous voir transmettre cet amour entre nous.

      Renverser la priorité ou négliger d’aimer Dieu, est un profond manque de respect à l’égard de Celui auquel nous devons tout.
      Les bonnes œuvres ne sont en effet rien sans la foi, car elles ne traduiraient alors précisément que l’orgueil ou l’ignorance de leur auteur qui pense pouvoir se passer de Dieu. Une telle personne devrait logiquement se demander d’où lui vient ce désir de faire le bien et, réalisant qu’il vient du premier des bienfaiteurs, Dieu lui-même, devrait se mettre à L’adorer. Sans quoi elle décidera que ce sentiment lui vient d’elle-même, et s’adorera alors elle-même.


    • La question du salut en dehors de l’Église est douloureuse. Il est pourtant écrit que large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là. Mais étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.

      Beaucoup se damnent.

      Il est cependant de foi que Dieu donne à tout homme, en tout lieu, à toute époque, la grâce nécessaire au salut.
      C’est dire que quelqu’un né loin du Catholicisme dans le temps ou dans l’espace, aura les lumières suffisantes pour faire son salut s’il le désire : Si dans le secret de son cœur et malgré les circonstances culturelles et religieuses dans lesquelles il se trouve, il choisit de croire au vrai Dieu et s’efforce de faire Sa volonté, alors nous n’avons pas de raison de douter de son salut.

      Malheureusement l’expérience montre que l’homme préfère faire sa volonté propre plutôt que ce qu’il sait devoir faire. La vaste majorité des hommes contemporains connaissent le Christ et l’Église mais choisissent coupablement de s’en écarter préférant une religion à la carte.

      De deux choses l’une :

      Ou bien Jésus n’est pas Dieu fait homme, et il n’y a aucune raison de se préoccuper particulièrement de lui et de son enseignement.

      Ou bien il est bel et bien le Christ, et dans ce cas sa venue constitue l’événement central de l’histoire humaine et chaque être humain devrait chercher à le suivre et à lui plaire. Il faudra à cet effet s’efforcer de s’instruire et de distinguer la vraie religion et la véritable Église, parce que les fausses, celles qui dénaturent son enseignement ou nient sa divinité, l’offensent et constituent des voies de perdition pour ceux qui les empruntent.

      Ne cédons pas d’avantage à cette mode relativiste qui consiste à dire que tout se vaut. Car c’est faux, tout ne se vaut pas. Et affirmer le contraire est surtout le signe d’un esprit qui a l’intuition de la vérité mais choisit de la repousser parce qu’elle ne lui convient pas. Dieu n’est pas dupe.


    • #857026

      @ole
      Cher ami, tu prêche à un converti (qui vit, en outre, une vie mystique très sensible), néanmoins nous ne nous comprenons pas totalement. Ce n’est pas grave en soi (sauf peut-être au niveau intellectuel) mais je vais essayer brièvement de préciser ma pensée et mes convictions qui, loin d’être seulement basées sur l’Ecriture, se fondent sur un concret dont je n’ai pas à faire part ici...
      Cependant, et pour t’étonner peut-être, je dirai d’abord que je suis en grande partie d’accord avec toi : le sens des priorités est bien tel que tu le décris : métaphysiquement c’est Dieu d’abord, l’homme ensuite. Néanmoins, et tous ceux qui vivent la chose mystiquement peuvent en témoigner, en réalité c’est Dieu EN MEME TEMPS QUE LE PROCHAIN : car si tu trouves réellement Dieu tu ne peux te détourner de l’homme ! De fait, comme le disait le Christ, on ne peut aimer Dieu qu’on ne voit pas sans aimer son semblable, qui lui nous entoure et est bien visible... Ainsi donc, l’amour porté à l’Un ne peut se dissocier de celui porté aux autres. Ceci étant, ce que j’essayais d’expliquer (maladroitement peut-être) c’est qu’il est des hommes (et ils sont par ailleurs fort nombreux) qui ne connaissent Dieu que par le oui-dire, une tradition familiale ou autre. Pourtant ils sont toujours (à quelque degré que ce soit) susceptibles d’aimer. La Divinité repoussera-t-Elle totalement et définitivement de tels êtres ? J’en doute fortement... Le Dieu jaloux est le Dieu de ceux qui ont la nuque raide et qui ne peuvent s’empêcher de vouloir le tout ou rien : en plus c’est généralement un miroir de leurs propre difficultés ou imperfection ! Il reste que quand l’homme-Dieu déclare qu’il faut pardonner un nombre ILLIMITE de fois, on est bien loin de déceler là un total absolutisme. Juste un immense élan de compassion et de Miséricorde : Sentiments qui, s’ils doivent juger (et c’est bien le cas !), le font sur les oeuvres positives accomplies et PAS SUR LES MANQUEMENTS EVENTUELS !!
      Maintenant, pour le reste, je te donne encore raison : si un homme prétend qu’il peut aimer par ses seules forces, en repoussant la Grâce, alors oui : là est la faute !! Et pourquoi y aurait-il faute ? Tout simplement parce qu’en déclarant et en faisant ceci on se place complètement et concrètement EN OPPOSITION. Mais pour ce faire il faut donc déjà savoir contre Qui on s’oppose ! Cela équivaut donc à repousser CONSCIEMMENT la Grâce (et donc quelque part savoir qu’Elle existe) !
      (A SUIVRE)


    • #857028

      (2)
      Ce serait non plus de l’athéisme mais de l’ANTITHEISME voire de l’homothéisme (culte de l’homme rendu à lui seul)... C’est là le crime contre l’Esprit, duquel il est dit qu’il est (fort logiquement) impardonnable... Tu as donc raison sur ce point, mais là où tu t’égares c’est de croire que les personnes exhalant de telles opinions sont légions : en vérité elles sont fort rares et se retrouvent généralement dans des cultes, des ordres, des mouvements prônant l’inversion la plus absolue ! L’erreur est donc de mettre sur le même pied ceux qui méconnaissent et ceux qui refusent : dans un cas la faute est passive (et donc pardonnable par Celui qui seul peut le faire), dans l’autre c’est nettement plus difficile voire impossible.
      Rappelle-toi : qui n’est pas contre Lui (action consciente et active) est pour lui ! Pour autant que transpirent des actions positives, harmonieuses et vivifiantes pour le prochain ! Ce faisant, il ne fait aucun doute que l’Amour personnifié saura reconnaître ce qui Lui ressemble en l’homme. Même si cet homme n’est pas parfait (mais qui l’est ?), il est dès lors logique et raisonnable de penser et même de croire (selon la Foi en un Dieu qui pardonne), que ce genre d’homme ne sera pas repoussé définitivement ! A ce propos, en tant que chrétien, tu devrais t’interroger sur le sens du Purgatoire...
      Bref, ne les fréquentant peut-être pas (ce n’est qu’une intuition personnelle pas une affirmation) peut-être as-tu du mal à comprendre ceux qui ne se tournent pas vers l’Eglise et Dieu alors qu’ils sont capables d’aimer... Tu ne devrais pourtant pas t’en étonner : en scrutant réellement les âmes tu verrais à quel point l’Esprit souffle dans les coeurs, et même (j’en suis désolé pour toi) dans celui des non chrétiens ! Comme je l’écrivais, il faudrait dès lors plutôt remercier et louanger Celui qui ne Se résigne JAMAIS, et qui pousse inéluctablement et constamment vers l’Harmonie entre tous. Car la question, en réalité, se résume à ceci : est-il plus important de croire ou d’aimer (et donc de favoriser la concorde) ? Pour nous certes, c’est un tout, mais comprend, mon ami, que ce n’est pas si évident pour beaucoup d’autres : et saisit également que cela n’empêche cependant pas l’Esprit de poursuivre Son Oeuvre dans les âmes. Dans TOUTES les âmes... Il souffla, souffle et soufflera en qui Il veut. Car Il sait, Lui, qu’il vaut mieux un peu (même imparfait) qu’un rien !
      (SUITE ET FIN)


    • #857030

      (3)
      L’amour est une énergie, et bien plus encore puisque c’est l’Energie primordiale :c’est non seulement l’Alpha et l’Omega mais aussi LA VOIE ! Je ne doute pas de ton intelligence, tu sauras établir les parallèles avec le Fils, le Père et le Saint Esprit. Ce faisant, tu saisiras alors également l’importance de ce sentiment qui est le sens même de la Création et sa finalité et qui, définitivement, n’est pas à décrier chez ceux qui, même hors de toute Foi, en usent, le dispensent et le partagent. Si le Christ prétendit un jour à une cloîtrée anglaise (Julienne de Norwich) qui Le questionnait à propos du jugement des pêcheurs que "tout ira bien", nul doute que ceux qui aiment sincèrement, constamment et avec désintéressement, qui qu’ils soient, ne sauraient être traités plus péniblement que ceux qui refusent d’attester la charité... Quand on meurt pour que croisse l’amour entre les hommes, on ne condamne PAS ensuite ceux qui visibilisent réellement et de manière authentique ce sentiment... Si telle est la Voie, telle est aussi la Loi ! La damnation est pour ceux qui repoussent et rejettent, pas pour les êtres qui aiment avec profondeur et dévouement.


    • Bonjour Theurgie.com,

      Vous tenez des paroles sensés.

      Bonjour Ole, je vous ai longuement répondu plus haut dans le fil de messages.

      Je tiens d’ailleurs a ajouter un élément important concernant le Doute, dont j’ai expliqué précédemment la place prédominante dans les évangiles.
      Tout esprit rationnel comprendra l’importance de celui-ci. En effet le doute est la force régulatrice (feedback) de la Foi
      C’est par le doute que l’on peut maintenir le bon cap en adéquation avec le message du Christ .
      Par introspection et questionnement nous pouvons déterminer son manque (péché) ou son excès (fanatisme).

      L’église institutionnelle a supprimé cet élément indissociable de la Foi pour le remplacer par son dogme.
      Elle se donne le droit de changer l’ordre naturel voulu par Dieu pour asseoir son omnipotence terrestre.
      Vous pourrez croire que ce n’est pas le cas, mais elle ne permettra jamais que l’on puisse douter, et certainement pas de sa raison d’être.
      Ce qui nous a tous rassemblé ici, c’est cette recherche de vérité.
      Chercher la vérité s’initie, par le doute, l’honnêteté intellectuelle et la cohérence.
      Cette démarche qui peut être douloureuse, est celle que le Christ lui même a suivi (il s’est fait homme, c’est a dire il s’est mis dans la peau d’un homme).
      Pourquoi ignorer cet élément ?
      Doutez, séparez le bon grain de l’ivraie, identifiez et suivez une vie vertueuse, et pas celle que d’autres vous imposent (dont les intérêts sont clairement différents des vôtres).

      Pour ce qui est de la qualification de l’église que j’ai également traité dans des messages précédent, je vais allé encore un peu plus loin.
      L’église est unique et interne à chaque individu, même si les valeurs sont partagés avec de nombreuse personnes, car le libre arbitre et la réalité personnel font que Dieu jugera les actes de chaque homme individuellement à la lumière de sa vie.

      La foi est également unique est personnel, c’est une force non stable qui doit être régulé par le doute.

      Donc définir l’église comme une communauté est aussi faux que parler d’une communauté de foi.
      on peut seulement identifier une communauté de croyants partageant les même croyances et valeurs.


    • #857258

      Grâce à la religion "fidéïste", on se sauve plus facilement. Car les prêtres nous enseignent quel est le péché et nous conduisent en "Bon Pasteur" La religion "moderrnistes" cherchent à concilier l’erreur avec la Véérité et ce n’est pas possible. Les principes révolutionnaires ne sont pas des principes catholiques et ils ont été adoptés par l’Eglise suite au ralliement et au Concile. La religion moderniste trouble et brouille le message catholique et induit les âmes en erreur. On peut bien entendu se sauver également, mais le chemin est plus sûr avec les fidéïstes qui ne renient aucun principe. Même si c’est dur ! Mais le Christ nous demande des efforts pour nous sanctifier. Ce n’est pas facile de changer pour devenir un vrai témoin du Christ. Effectivement le libéralisme, le laxisme, le "fais comme tu l’entends" l’examen de conscience des protestants etc... C’est plus facile que la doctrine et les commandements de Dieu, mais je connais les deux et le chemin est bien plus sûr car il est balisé très clairement dans la Fraternité St Pie X.


    • Théurgie,

      Merci de votre ton courtois, sans doute mon premier message un peu abrupt manquait-il de charité.
      Je n’ai qu’une seule conviction concernant notre jugement, c’est qu’il sera absolument juste et impartial. Aussi, que nous échouions en enfer ou accédions au ciel, notre place sera parfaitement méritée.

      Axis,

      Si comme vous l’écrivez il faut séparer le bon grain de l’ivraie, alors cela signifie que la vérité existe, indépendamment du ressenti de chacun et qu’elle est connaissable. Qu’on peut trancher le vrai du faux. Le doute n’est qu’un moyen en vue de cette fin.

      Donc une fois cette vérité atteinte, pourquoi ne pas la compiler et la communiquer ?

      Dieu se devait de fournir aux petits un moyen sur de ne pas se tromper. L’Église est là pour communiquer à qui veut les vérités relatives au salut. Le dogme c’est la vérité, tout simplement. Vous pouvez en douter le temps de la mettre à l’épreuve, c’est parfaitement sain. Mais si à l’issue du doute vos conclusions diffèrent, c’est probablement que votre raisonnement défaille ou que vous vous êtes laissé emporter par des sentiments ou des impressions tout relatifs.
      En tant que converti, je pense qu’il faut une certaine dose d’humilité pour accepter l’idée d’un dogme infaillible. Mais plus je l’étudie, plus j’apprécie son absolue cohérence, soutenue de plus par l’impeccable édifice intellectuel qu’est l’aristotélo thomisme.

      La libre pensée et l’ésotérisme sont des voies extrêmement dangereuses, et je ne vois que l’orgueil pour pousser à les arpenter alors que Dieu nous en a aménagé un tout exprès.


    • #857615

      @ole
      Pas de soucis, mon cher ami : je n’avais pas mal interprété votre "ton" et je n’ai aucun doute sur la noblesse de votre recherche ni sur ce que vous désirez :-) Ce qui, par ailleurs, vous honore ! En outre, en ce qui concerne la charité, ce n’est pas parce que vous insistez sur certains principes (ce qui est très bien) que vous en manquiez automatiquement : le fait de me pousser à réfléchir en témoigne.
      Comme le laisse à penser ces dialogues nous bifurquons peut-être sur les méthodes, mais nous savons tous deux que l’importance est la finalité : et je ne pense pas me tromper en écrivant que chacun de nous désire le meilleur pour cette Humanité souffrante. Les moyens (Grâce, Foi, Amour) sont là : il ne tient qu’à nous de les utiliser et de les partager au mieux. Mais si je suis convaincu d’une chose (et l’hagiographie en atteste) c’est que nul n’est, ne fut et ne sera jamais sauvé sans avoir, par ces oeuvres, aidé d’autres à comprendre et à aimer. Ces derniers le faisant au possible de leurs moyens et de leur aptitude à accepter la Vérité, la Voie et donc la (vraie) Vie...
      Bien à vous


    • Ole

      Je suis effectivement certain que la position de mouton conduite par un berger est confortable, rassurante, etc...
      Mais a aucun moment le berger, le seigneur n’as parlé d’un sous berger, ou d’un clôture (l’église institution).
      Au contraire, dieu nous laisse libre de nos mouvement et aidera les brebis égarées.

      Concernant le dogme, j’ai été très précis dans des messages précédants en montrant non seulement, que c’est ce qu’a combattu le christ, mais que ne sont même pas cohérent avec la Tradition, les Evangiles.

      La vérité quand a elle, n’est pas universelle, cela demande un effort de comprendre conceptuellement cela.
      La vérité dépend de la réalité propre a chaque individu.
      Une chose peut etre vrai pour vous, mais pas pas pour un autre.
      Une vérité qui est valide pour tous, est une universalité.
      J’insiste d’ailleurs que c’est un des éléments les plus importants qui manque (volontairement) dans les canons ecclésiastiques :
      Etre capable de se mettre à la place de l’autre.
      je ne parle pas d’empathie ou de compassion, car dans ces 2 cas vous restez vous même avec votre vision.
      Je parle bien d’incarner le paradigme, la vérité contextuelle de l’autre, sa réalité.
      Lorsque l’on fait cet effort tout les jours, on se retrouve bien plus proche du message christique, que ces gens sur d’eux même et do(g)minateurs qui considèrent le peuple comme des sous-hommes a qui faut apporter l’institutionnalisation rituelle pour l’expiation de leur essence profondemment maligne.

      Enfin, vous justifiez, l’existence d’une église institutionnelle par sa nécessité du dogme pour que tout le monde puisse vivre et suivre les commandements divins ?
      Avec cette affirmation vous, vous retrouvez exactement sur la lignée perverti du concile de nicée, en intégrant sans vous rendre compte,la matrice lévitique et pharisiannique.
      Le christ à combattu violemment leurs manipulations dogmatiques des lois divines. c’est inscrit dans les évangiles.
      Afin d’instaurer une religion universaliste, il a redonné à tous une loi compréhensible par tous.
      Se tourner vers le dogme et prétendre à la nécessité d’une église pour appréhender le message du christ, n’est qu’une perversion et une opposition a dieu.

      J’ai dès le début insisté sur la recherche de la cohérence dans une démarche individuelle de foi.
      Comment prétendre dénoncer la paille dans l’oeil du voisin, si l’on refuse d’exercer le même travail critique chez nous ?


    • #857736

      @axius
      Bonjour,
      Votre message est des plus intéressant car, en effet, le doute est une composante essentielle de la démarche intérieure (nommons-là mystique). Et qui dit "doute" renvoie également aussi vers "certitudes", et c’est là que le bât blesse. Car il y a plusieurs niveaux de certitude (allant croissant à mesure de l’engagement ferme). La première certitude est "aisée" (si je puis dire) : c’est penser et croire qu’un Etre suprême existe et que Sa Nature fondamentale fit qu’il désira La partager (l’Amour est en effet partage...). C’est ensuite, hélas, que les chose sont bien plus délicates et difficiles. Je ne vais pas insister ici sur tous les questionnements mais, en vrac, on pourrait parler de l’omniprésence du mal sur cette sphère, de la souffrance (qui y est lié), de l’abscondité divine (apparente), etc...
      Mais le plus important c’est la raison de tout ceci : bien loin de chercher des esclaves robotisés, la Divinité veut au contraire des consciences libres (ce qui donne vrai sens à leur engagement) !
      Je n’irai cependant pas jusqu’à prétendre que les Dogmes ne sont pas nécessaires (pour certains ce sont des piliers qui permettent de se situer) : simplement faut-il comprendre que ces dits dogmes sont surtout des repères et un rappel ! Ils manifestent certes la Présence et la Pédagogie divine, mais le plus important reste la réponse que chacun, personnellement, donnera par rapport à cette réalité ! Le fait de réciter le Credo avec toute l’humilité, la ferveur ou la Foi dont on est capable n’est pas suffisant pour rendre hommage à la Gloire. Seule une nature qui se transfigure progressivement sous les auspices de la Grâce le peut et, si ce n’est pas possible parce qu’on méconnait cette Grâce, chacun est néanmoins toujours susceptible d’aimer. A différents niveaux.
      Comme je l’ai écrit ailleurs, il reste cependant que l’objectif est de dépasser la simple condition humaine et de faire de nous, réellement, des vrais fils (bien qu’adoptifs) du Père. Et c’est donc bien pourquoi la liberté est si essentielle car sans celle-ci nous ne pourrions nous engager si profondément. Et même si le risque existe d’un dévoiement de cette dite liberté, en fin de compte le "jeu" en vaut la chandelle. (A SUIVRE)


    • #857741

      (SUITE)
      Dépasser notre libre arbitre signifie en fait unir notre nature friable à la Grâce (d’abord) et, ensuite, laisser cette dernière transfigurer de plus en plus profondément la première ! Quand cet aspect des choses à cours alors, à l’instar de l’apôtre, on peut réellement dire : "ce n’est plus moi qui vit, c’est Dieu qui vit à travers moi et en moi"...
      On se méprend d’ailleurs beaucoup sur cette faculté (le libre arbitre), ramenant son orientation supérieure à une simple possibilité de choix multiples. Son rôle n’est pourtant pas seulement de pouvoir décider de l’orientation générale de notre vie, voire de tel ou tel acte. Même les pires âmes en sont capables. Cela va bien plus loin. En vérité, la liberté véritable de l’homme (et c’est là son sens le plus métaphysique, le plus sacré et le plus éminent) sert encore et toujours la Gloire divine : car cette humaine liberté permet que nous acceptions les moyens de notre libération et de notre salut. La vraie liberté n’est donc pas seulement le libre arbitre (possibilité de faire le bien ou le mal) mais c’est bien davantage : c’est la LIBERATION CONSENTIE ET ACCEPTEE de tout notre être par l’action de l’Esprit ! C’est un "oui" d’adhésion totale en en toute conscience (ce qui n’est possible que grâce à la liberté) au Désir Divin : un "oui" qui ne peut dès lors que se fonder sur Sa Nature, celle-ci étant l’Amour !
      Comprenant tout cela, on saisit alors également (puisque toute l’Oeuvre divine s’axe sur l’Amour) que là où s’exhale la charité se trouve aussi l’Eglise ! Elle n’est pas qu’institution. Chaque fois qu’un homme aime sans intérêt personnel ou égoïste (et même s’il l’ignore !) c’est Dieu Lui-même qui agit par Son Esprit. Ce désintéressement dans les actes charitables est LE Sceau de l’Esprit... Qui supplée même là où la Grâce (de l’Eglise) fait défaut ou est méconnue, et qui peut jaillir du coeur de tout homme... Cette dernière réalité faisant donc aussi partie de la Bonne Nouvelle. Même si d’auncuns ont parfois du mal à l’accepter...


    • #857752

      @Cavalier Bleu

      Je suis totalement d’accord avec toi, mon ami : mais si tu relie mes messages tu verras que je distinguais simplement ceux qui, pour telle ou telle raison, ne "captent" pas ou méconnaissent le Message, et ceux qui refusent tout bonnement (en toute conscience) de s’y associer :-) Je ne dénigrerais jamais le travail des "bergers" qui, même si je ne suis parfois pas d’accord sur certains détails, sont très loin de ne pas susciter ma sympathie et mon admiration face à l’intensité et à la profondeur de leur travail :-)


    • Bonsoir Theurgie.
      Vos réponses sont toujours plaisante à lire.
      Je me permettrais toutefois de vous faire une petite remarque.
      Elargir trop souvent des point précis d’une étude, est souvent source de confusion, car développe inexorablement de nouvelles notions à définir et s’eloignant de la finalité d’une démonstration.
      Cette élargissement trouve sa place en fin d’échange (avec ou sans consensus), le faire avant relève d’un parasitage superflux

      Le doute, je l’ai scrupuleusement défini comme force régulatrice (feedback) de la foi.
      Ce que je présente, c’est une formulation précise aussi bien pour un rationaliste pur que pour un croyant.
      Vous incluez a cette équilibre de force, la certitude, sans pour autant la situer, ni vérifier que cela ne recoupe pas la foi.
      Ce n’est point par contradiction, que je vous précise cela, mais bien parce qu’au final cela devient stérile.

      De la même facon si l’on aborde le libre arbitre, l’on ne doit pas traiter tout le concept de liberté.
      Ceux sont 2 notions trés différentes (bien qu’in fine l’une englobe l’autre).

      La Foi repose de toute façon sur la liberté (il ne doit pas être facile de contraindre une personne à croire sincèrement)
      Cela étant dit, on peut évacuer cette notion de liberté.

      Comme je l’ai édicté au dessus, il est nécessaire de se mettre à la place de l’autre.
      Et précisement sur des thématiques clivantes.
      C’est un problême récurrent, chercher a exprimer son point de vue avec des concepts et des termes qui n’ont de sens et de valeurs qu’ a la condition d’adhérer à leur paradigme.

      J’ai surtout envie de revenir sur une nuance qui est perçu différemment par nous.

      La finalité pour vous est de s’accomplir en un véritable fils (adoptif) du seigneur.
      Alors que pour moi l’humanité doit sortir de sa période "fils prodique" et devienne enfin Homme et c’est alors que le seigneur pourra être fier de sa création.
      Je pense que nous devons arréter de nous comporter en enfant et devenir des hommes humbles (sans se prendre pour Dieu).
      Si Dieu a fait l’homme, c’est a son image et pas pour qu’il reste servile, mais qu’il sache grandir et s’émanciper.

      Si Dieu est omnipotent, pourquoi aurait-il besoin de serviteurs ?
      Pourquoi aurait-il donner à des serviteurs le libre arbitre, c’est complétement incohérent.

      Les hommes sont maintenu dans cet état servile par l’institution dogmatique.
      Elle se veut pédagogique, elle est entrave infantilisante.
      Elle se veut être la vérité divine, elle est sa perversion.



    • La vérité quand à elle, n’est pas universelle




      Dans ce cas, pourquoi perdre votre temps à communiquer avec d’autres esprits qui ont chacun leur vérité qui ne peut être la vôtre ? C’est totalement vain. Votre attitude contredit votre position philosophique.

      Sans compter que votre affirmation est en elle-même un non-sens, car elle affirme qu’on ne peut affirmer.

      En fait tout dans votre discours est défaillant, à exhorter au doute tout en affirmant la fausseté du dogme catholique et la vérité de vos idées.
      Le relativisme est bien le fléau intellectuel de notre temps...


    • #858517

      @Axius
      (re) Bonjour Axius,
      J’ai bien compris votre dernier message et, si vous relisez le mien , vous verrez que je ne prétend pas le contraire (sur le fond) ! Il m’est cependant assez difficile d’en dire plus (ou mieux) par rapport aux certitudes, car s’il est vrai que j’arpente la Voie dont je ne cesse de parler, il ne l’est pas moins que je le fais en unissant la Foi à une Connaissance très empirique : ceci déteint sur mon discours, et mes exaltations sont le fruits d’expériences (intérieures et extérieures) très concrètes...
      Pour le reste, êtes-vous bien certain qu’en sortant de sa "période fils prodigue" (comme vous l’écrivez) l’Humanité n’atteigne pas alors aussi cet état de fils adoptif que j’ai mentionné ? Etre "Homme" c’est justement dépasser l’Image et devenir Ressemblance ! Il n’y a donc pas à ce sujet (me semble-t-il) de divergences entre nous. D’autant moins que cette émancipation dont vous parlez se construit, progressivement, à partir de notre totale liberté et si possible (bien que ce ne soit pas le cas pour tous) en pleine conscience.
      Vous savez, plus peut-être que beaucoup d’autres, je comprend votre "méfiance" vis-à-vis de l’institution ecclésiale : je parcours en effet une Route qui, à première vue et sans examen juste et parfaitement adéquat, peut paraître en contradiction avec les valeurs et l’enseignement de l’Eglise. De fait, cette dernière, comprenant intuitivement le danger potentiel (mais bien réel) de certaines informations, voire incapable de discerner l’élévateur de l’inverseur, s’est fourvoyée en décrétant que hors de son discours et de ses dogmes tout est négatif et malsain... La Cause supérieure que je défend, revendique et applique (la Cause hermétique, théurgique, celle dite des Lois Cosmiques) eût donc à souffrir, durant de nombreux siècles, des foudres ecclésiales : l’Eglise (à l’exception de quelques individualités éclairées) ne pouvant saisir une certaine beauté autre et s’échinant, au long des âges, à rayer le bon grain et l’ivraie... Objectivement, on peut cependant le comprendre : des aberrations voire des inversions s’infiltrent évidemment avec une plus grande facilité là où les dogmes (et voilà leur importance !) font défaut. Dès lors, malgré mon cheminement personnel, je n’ai aucune rancune face à l’histoire. Je suis né et reste chrétien : même si j’explore les données chrétiennes de manière autre et on ne peut plus sensiblement...
      (A SUIVRE)


    • #858522

      (2)
      L’institution que vous qualifiez d’infantilisante ne l’est donc que pour ceux qui l’acceptent de cette manière, mon ami. En outre, ce n’est pas une règle immuable et figée dans le temps ou dans l’existence de chacun à titre personnel. Lorsqu’il est prêt, tout homme peut dépasser la chose, se questionner davantage et s’en aller plus au Centre... Il reste, et il faut bien le comprendre, que les dogmes et l’institution sont une nécessité pour bien des êtres qui, sans ces garde-fous, risqueraient de sombrer bien plus significativement ! J’ajouterais d’ailleurs aussi qu’en cette fin de Kali Yuga il serait totalement fou de détruire ces piliers qui, même s’ils vous semble qu’ils freinent un certain accomplissement de l’Humanité, font cependant office de mur face à la densité perverse qui se déverse sur ce monde !
      Enfin, pour terminer, j’ajouterai ceci : il me semble que vous désirez "libérer" l’homme (et le concept peut sembler positif), mais de ce fait vous le placez autant en face de sa propre nature (bien loin d’être parfaite pour nombre d’entre nous) qu’en face d’autres forces (pour ceux qui y croient) qui, et je sais de quoi je parle, N’ATTENDENT QUE CELA... Vous semblez, vous, avoir une intelligence certaine qui vous permet de naviguer avec plus ou moins de sincérité dans les méandres de cette vie. Mais pensez-vous réellement que c’est le cas du grand nombre ? Voyez la société actuelle et dites-moi s’il vous semble qu’elle est menée par de bons sentiments, si la masse adhère aux notions compassionnelles et élévatrices, si le monde va vers un mieux ?! Et vous voudriez, en plus, que s’ajoute à cela le rejet de certaines valeurs prônées par l’Eglise ? Cela me semble aussi dangereux qu’illusoire sur le plan évolutif ! En prenant le risque de vous choquer (mais n’y voyez rien de personnel, je fais juste un parallèle) votre démarche peut être qualifiée de LUCIFERIENNE ! Fournir à l’être humain ce qu’on dit être le feu du Savoir (pour mieux le couper de la Source), lui octroyer une liberté apparente alors qu’il succomberais encore davantage sous le joug de sa nature friable, quand ce n’est pas sous celui des puissances adverses qui sont bien pires que cette institution qui vous semble brimante... (SUITE ET FIN)


    • #858525

      (3)
      Comprenez ceci : même si Elle n’agit pas uniquement dans l’Eglise, la Grâce est néanmoins distillée très concrètement à travers celle-ci : dès lors, pourquoi vouloir ôter aux hommes ce cadeau ? Je peux comprendre votre démarche, mais sachez que la conséquence serait pire et bien plus dévastatrice ! De fait, pourquoi croyez-vous que, dès le départ, l’Eglise fut autant attaquée et l’est de plus en plus ? C’est là la preuve la plus absolue de son importance métaphysique : le monde rejette ce qui ne lui correspond pas...
      En définitive, ne pensez pas, cher ami, qu’en plaçant la masse face à ses contradictions et ses instabilités, en pleine liberté, vous régleriez les problèmes sur cette sphère et dans le coeur des hommes : c’est au contraire le meilleur moyen de les rendre insolubles. Mieux vaut une institution imparfaite qui reste centrée sur l’Idée-Force (le Commandement christique) et fournit les moyens de l’attester, qu’une fausse liberté se coupant de la Source de son salut (voie fidéiste) et de son évolution (voie hermétiste)...
      Thot


    • Bonjour Ole,
      C’est avec une véritable bienveillance que je vous félicite pour votre premier pas non-conscient sur le sentier de la cohérence. Je vous dis cela sans ironie. J’ai initié chez vous une légère secousse dans le conditionnement idéologique, qui a créé un blocage puis a opéré sa propre solution, au travers de votre réponse plutot agacée.
      En la relisant vous vous apercevrez que vous débouchez sur le constat que je possède une vérité qui n’est pas la votre. Ce qui valide l’objet même de votre rejet a savoir qu’une vérité, n’est pas universelle.
      Et cela va même plus loin, car vous répondez également à votre premier question.
      Car au final, nous finissons par partager tout les deux une même vérité, que l’on ne peut toujours pas qualifié d’universelle.
      L’objectif est donc de partager un socle de vérités.
      Je sais que dans un premier temps vous rejetterez ce constat, c’est un mécanisme naturel de défense, puis vous finirez honnêtement par l’accepter.
      Très cordialement

      Bonjour Theurgie (ou Thot)
      Vos réponses suscitent l’agacement de ne pas échanger en personne, tellement votre approche est qualitative et fouillée.



      Pour le reste, êtes-vous bien certain qu’en sortant de sa "période fils prodigue" (comme vous l’écrivez) l’Humanité n’atteigne pas alors aussi cet état de fils adoptif que j’ai mentionné ? Etre "Homme" c’est justement dépasser l’Image et devenir Ressemblance ! Il n’y a donc pas à ce sujet (me semble-t-il) de divergences entre nous. D’autant moins que cette émancipation dont vous parlez se construit, progressivement, à partir de notre totale liberté et si possible (bien que ce ne soit pas le cas pour tous) en pleine conscience.



      Je pense que vous comprenez exactement ce vers quoi j’invite a réfléchir, et qu’il n’y a pas de divergence, mais bien une nuance (terme utilisé) dans nos démarches respectives. Vous devez sans doute percevoir que si devenir un Homme c’est dépasser le statut d’enfant, il ne peut se faire qu’a partir du moment ou il y a reconnaissance acceptation de la filiation.
      Ce qui place en l’occurrence la nuance dans une différence temporelle de finalité.
      Autrement dit, pour moi, le terme n’est pas dans l’état de reconnaissance de filiation, mais dans la transformation qui lui est inhérente.



    • Vous savez, plus peut-être que beaucoup d’autres, je comprend votre "méfiance" vis-à-vis de l’institution ecclésiale .



      Vous avez très opportunément utilisé des guillemets. Je n’ai aucune méfiance , ni quelconque agressivité vis à vis de l’église. J’effectue juste un travail normal dépassionné de cohérence sur l’institution. (Parabole de la paille et la poutre). En outre, toute réelle réforme vers l’authenticité, lui étant impossible, elle ne pourra se maintenir guère longtemps.



      Je suis né et reste chrétien : même si j’explore les données chrétiennes de manière autre et on ne peut plus sensiblement...
      L’institution que vous qualifiez d’infantilisante ne l’est donc que pour ceux qui l’acceptent de cette manière, mon ami. En outre, ce n’est pas une règle immuable et figée dans le temps ou dans l’existence de chacun à titre personnel. Lorsqu’il est prêt, tout homme peut dépasser la chose, se questionner davantage et s’en aller plus au Centre...



      Ce qui n’est évidemment pas autorisé dans le cadre ecclésiastique !
      Soit vous restez dans le dogme, soit vous sortez de l’église institutionnelle. Mais il n’est pas possible d’avoir un pieds dedans et un dehors (cf : discours de François)



      Il reste, et il faut bien le comprendre, que les dogmes et l’institution sont une nécessité pour bien des êtres qui, sans ces garde-fous, risqueraient de sombrer bien plus significativement ! J’ajouterais d’ailleurs aussi qu’en cette fin de Kali Yuga il serait totalement fou de détruire ces piliers qui, même s’ils vous semble qu’ils freinent un certain accomplissement de l’Humanité, font cependant office de mur face à la densité perverse qui se déverse sur ce monde !



      Vous avez entièrement raison lorsque l’on garde le focus sur une population asservie de tout cotés. On ne peut pas prétendre rendre la liberté a un esclave, en lui ôtant l’entrave du pied droit et en lui laissant le pied gauche enchainé. Et trop nombreuses sont les personnes qui sont anesthésiées et abruties par l’étau de leur condition sociale. Vous noterez que je me positionne pas sur le fatalisme d’un besoin inhérent, mais sur la nécessité d’une situation subie. Ce qui induit le nécessaire besoin du dogme jusqu’au moment ou il devient la dernière entrave.



    • Enfin, pour terminer, j’ajouterai ceci : il me semble que vous désirez "libérer" l’homme (et le concept peut sembler positif), mais de ce fait vous le placez autant en face de sa propre nature (bien loin d’être parfaite pour nombre d’entre nous) qu’en face d’autres forces (pour ceux qui y croient) qui, et je sais de quoi je parle, N’ATTENDENT QUE CELA...



      Petite nuance d’importance, je ne veux pas le libérer, il doit le faire par lui-même, quand il aura par le doute fait ce travail de cohérence, quand il aura identifié l’important du superflu, et quand il sera serein . Et vous savez comme moi que ces hommes là, ne sont pas corruptibles. Oui, ils ne sont pas nombreux, mais au vues des conditions, c’est déjà remarquable.



      Vous semblez, vous, avoir une intelligence certaine qui vous permet de naviguer avec plus ou moins de sincérité dans les méandres de cette vie.



      Je vous répondrais qu’a mes yeux, il n’y a pas plus condamnable que la malhonnêteté intellectuelle. Ce que vous identifiez comme manque de sincérité, n’est qu’une position radicale (mais juste), pour faire sauter des verrous de conditionnement chez l’interlocuteur. La difficulté étant de l’utiliser avec une grande précision, pour que l’autre accepte d’observer une situation sous un autre angle de vue.



      En prenant le risque de vous choquer (mais n’y voyez rien de personnel, je fais juste un parallèle) votre démarche peut être qualifiée de LUCIFERIENNE !



      Oui, cette démarche est dangereuse, voir douloureuse, tout autant que les sont les premiers pas d’un bébé.
      L’écarter ou l’interdire, revient exactement à faire ce que tous ici nous condamnons, c’est a dire la mise en place d’un cadre sécuritaire au dépend de la liberté. (cohérence !!!)
      Enfin, je ne suis pas certain que la qualification de "luciférienne" soit appropriée.
      J’ai présenté le doute comme une force régulatrice de la Foi. Explorons les aboutissants !
      Lucifer exerce son action sur l’homme par la tentation, mais d’aucune façon cette tentation n’est accompagné du doute de l’acquisition de l’objet convoité. Ni le diable ne le suggère, ni le pactisant ne l’émet. De toute manière le doute, n’étant pas utile, car le mensonge est autrement plus efficace pour lui.
      On pourrait alors ébaucher 2 relations :
      La vérité (temporel et individuel) intègre le doute, alors que le mensonge ne le supporte pas.
      Amicalement
      Thibault


  • juste un message à tous ceux qui n’ont pas encore COMPRIS que ce soit disant "pape" puisque ce n’en est pas un !!! et que c’est bel et bien au contraire l’antichrist !!! depuis quand autorise t on le mariage homo ? et toutes ces obscénités que l’on voit !!! à tous ceux qui n’ont pas encore compris et ouverts les yeux !!! alors lorsque vous allez voir la réalité en face c’est à dire dans pas longtemps !! oh le choc va être rude !! tant pis les tradis auront prévenus, ne venez pas vous plaindre !!! ne vous éloignez jamais de la vraie religion, là vous êtes en train de vous égarer sévèrement et celà vous sera fatal !! retournez dans le droit chemin !! respectez les lois de Dieu !!!

    Fraternellement suivez le Père ne vous égarez pas relisez le Missel où autre chose de pur !!!


  • Tous ces machins apocalyptiques pour si peu de chose !
    Vous aurez beau continuer à menacer des foudres de votre dieu, vous êtes inefficaces et tout juste bons à accompagner les dictateurs en tout genre (Napoléon, Franco, Pinochet, Videla, Théodose et j’en passe)
    La catholicité dans un pays "normal" (non, je ne dirais pas laïque) ne peut pas dépasser les 10% qu’ils étaient à l’origine, quand l’égalité des chances nous était donnée. Evidemment, quand on a un empereur comme Constantin ou un dictateur fasciste soutenu par les USA pour faire avec vous une religion d’état, les choses sont plus faciles.

    Lisez La Marche Rouge et vous comprendrez peut-être ce qu’est l’église et ce que sont tous ceux qui se réclament de la catholicité, rois y compris : Corruption, pédophilie, viols, détournements, meurtres, trafics humains, prostitution, abus au nom de la loi divine, etc.

    Je ne vais pas donner dans le cliché, mais votre catholicité je l’ai subie et le message du Christ est détourné et perverti pour de toutes autres raisons que la salvation. Pour ma part je me réjouis que votre influence soit réduite à la proportion congrue. Vous êtes utiles dans le paysage, mais les croyances et les éthiques en Europe sont bien plus anciennes et plus structurées que votre christianisme et surtout votre catholicité papale qui n’est qu’un polythéisme un peu ingrat.

     

    • @Solarman

      "Evidemment, quand on a un empereur comme Constantin ou un dictateur fasciste soutenu par les USA pour faire avec vous une religion d’état, les choses sont plus faciles."

      Le catholicisme était religion d’état en Espagne des siècles et des siècles avant Franco...


    • #855833

      @Solarman,

      Vous n’avez pas dû bien lire "La Marche Rouge" de Marion Sigaut. Ce n’est pas l’Église catholique qu’elle dénonce, mais l’Hôpital Général, institution laïque, qui revêtait de faux habits catholiques pour mieux faire passer son impudence. Les magistrats qui dirigeaient l’Hôpital Général étaient pour la plupart des jansénistes et le jansénisme fut condamné par le Vatican (bulle Unigenitus). D’ailleurs, quand l’archevêque de Paris, Monseigneur Christophe de Beaumont est nommé par le Roi Louis XV à la tête de l’Hôpital pour qu’il y mette de l’ordre, il s’en suit un bras de fer avec le parlement qui entre en grève ; c’est à dire que les lois ne sont plus enregistrées et la justice ordinaire plus rendue
      .
      Donc c’est facile au loup de se déguiser avec un manteau d’agneau ! Quand à vous il vous faut développer votre perspicacité pour ne pas confondre le loup avec l’agneau !


  • "S’il y a sans doute aujourd’hui bien plus de passages du catholicisme vers l’islam que le contraire, je suis certain que c’est d’abord parce que les musulmans ne peuvent guère voir du catholicisme que ce visage insipide qui n’a rien à voir avec ce qu’il est en vérité."
    Les Musulmans n’ont rien contre le catholicisme ; c’est le catholicisme lui-même qui s’est disqualifié ... Cherchez le responsable et vous verrez que c’est le même qui essaie de disqualifier l’islam aujourd’hui ! Pour nous les Musulmans, Jésus (PSL) a une place privilégiée dans notre Saint Coran et aucun d’entre nous n’oserait même le représenter dans une affiche. Imaginez ce que nous ressentons quand Mouhammad (PSL) est caricaturé ...

     

    • #857280

      Les musulmans ont tout a gagné à rejoindre le catholicisme car outre l’Amour de Dieu, Jésus Christ nous ouvre le chemin du Ciel et nous soutiens en route par le sacrement de l’Eucharistie. C’est le "Pain de Vie". Autrefois les Juifs ont eu "la Manne" dans le désert et étaient le "peuple élu" de Dieu. Aujourd’hui les catholiques sont "élus" et soutenus également dans leurs tribulations par les différents Sacrements. Le Baptême qui est le Sceau de Dieu. Le sacrement de pénitence qui est la Réconciliation immédiate par l’intermédiaire du prêtre avec Dieu et l’Eucharistie qui nourrit notre âme donc notre Vie. Ecoutez les sermons des abbés et des évêques ; vous trouverez tout sur la porte latine et des articles très intéressant aussi sur "Bibliothèque " de combat. Il nous faut aujourd’hui communier ensemble pour combattre et défendre notre pays. Il nous faut faire renaître la la Foi catholique en France. La France catholique de l’ancien régime était le pays de la douceur de vivre. Nous devons renouer avec notre passé après ce terrible traumatisme de l’athéisme et de la Révolution.


  • Je faisais la même analyse que l’abbé de Cacqueray !


  • C’est à la lecture de ce type de sermons que je me sens si redevable de la FSSPX. On en ressort avec la conviction qu’elle est un instrument providentiel, un effet de la miséricorde divine en ces temps de perdition universelle. Comme si Dieu n’avait consenti à laisser la Tradition catholique se perdre sans s’assurer qu’un phare n’éclaire les fidèles au milieu des funestes et ultimes tribulations de l’Eglise.
    Je fais moi aussi parti de cette foule de Français "de souche" qui, quoique souvent baptisés, n’ont pas été élevés dans une tradition religieuse solide. Jamais l’on ne m’a instruit dans l’amour de l’Eglise ou la crainte de Dieu, et les rares catéchismes ou messes auxquelles j’eus le malheur d’assister par la force des choses (réunions familiales etc.), ne furent que des mascarades grotesques qui retardèrent pour longtemps ma conversion. Mais Dieu attendit le moment propice pour ce faire ; et ce moment, ce fut une messe célébrée par un prêtre de la Fraternité.
    Merci à E&R d’avoir pris la peine de diffuser cette sublime prédication. En espérant que beaucoup d’entre nous recouvre la Foi véritable de leurs ancêtres et découvre ainsi son trésor : la Croix, gloire du Christ.

    "Qui non est mecum, adversum me, est et qui non colligit mecum, dispergit." (Lc XI, 23)


  • Pèlerinage de Chartres et allusion au XIIIème siècle ! parlez-moi des Templiers !

    Précisons que la Cathédrale de Chartres fût construite au retour des croisades, sur commande et financement de l’Ordre Des Templiers, cathédrale éminemment mystique avec un fort symbolisme qui diffère des autres cathédrales, l’écrivain, historien et étymologiste Laurence Gardner suggère même que l’arche d’alliance aurait été amenée là-bas par les Templiers pour y disparaître derrière le voile... bref rappeler vous les Templiers, ces braves gars, des bons Chrétien eux, avec des épées à deux mains qu’ils vous mettais volontiers dans la geule si vous étiez déviant, c’est Conchita Saucisse qui aurait bien mérité un réalignement spirituel au tranchoir à jambon. Rappelez-vous St Michel, la lance et le dragon, rappelez-vous bande d’eunuques des paroisses le combat et le glaive et ceux qui sont morts pour que vous disposiez encore d’églises dans lesquelles prier. J’entends parler d’ouverture et j’entends parler de tolérance et je comprends sodomie, la tolérance du catholique new age qui acceptera tout parce qu’il faut tout toléré ou bien s’opposer vivement et prier ! troupeau émasculé que vous êtes. Vous vivez dans un champs de pâquerette prisonnier d’une bulle en miel pendant que le napalm tombe du ciel, quand vous commencerez à voir l’herbe roussir, il sera trop tard.


  • #859127
    le 14/06/2014 par l’oracle a dit ...
    Sermon de clôture du pèlerinage de Chartres à Paris

    Ayant grandi dans une famille musulmane, je suis forcé d’admettre que la lithurgie catholique est ce qu’il y a de plus beau !!! je ne comprends pas que les Français aient laissé périr ce trésor du passé, qui est aussi notre avenir...heureusement qu’il nous reste les églises !!!
    le Catholicisme peut-il renaître ? avec les zozos à la tête du Vatican, ça me semble mal parti ( l’espérance a des limites)

     

    • #859516

      Mais, ce n’est pas le nombre qui comptent et oui, nos pères ont construit des merveilles pour témoigner de leur Foi. Devant ces Merveilles on ne peut être saisi par leur beauté. Même les révolutionnaires qui luttent contre l’Eglise catholique depuis toujours ne peuvent y toucher ( ni même le veulent, car on ne peut pas si aisément détruire la beauté ; le sacrilège est trop grand et même pour un esprit pervers c’est très difficile, bien qu’ils l’aient fait malgré tout avec ces églises détruites en France quel pitié !). Nous devons combattre et rejoindre la petite armée des fidèles. Cette petite chrétienté courageuse qu’est la Fraternité St Pie X. Gloire et honneur à Monseigneur Lefèvre qui est le vrai Saint de notre époque !


  • #859508

    "En ce temps là Jésus dit à ses disciples : Toute puissance m’a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez don enseignez toutes les nations les baptisant au Nom du Père du Fils et du Saint esprit ; leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé ; et voici que je suis avec vous tous les jours jusqu’à la consommation du siècle -" Credo." Matthieu 28 ; 18-20. C’est l’Evangile du jour ! Le dimanche de la Très Sainte Trinité. Qui n’est pas la croyance en un Dieu Trinitaire mais Un.Un peu Comme le Corps, l’Ame et l’Esprit. La théologie catholique est très belle je dis ça pour nos frères musulmans qui aiment Dieu ; Il ne faut pas avoir d’a priori - Surtout si vous aimez Jésus. Puisque vous êtes en terre de France qui est terre chrétienne lisez aussi les Evangiles qui sont la Parole de Jésus et pour nous la Parole de Dieu, Jésus le Verbe incarné.


  • #870507

    Blabla , 2000ans d’histoire nous disent que vous avez cramés vos jokers , et que l’ancien monde ( une escroquerie - parce qu’il n’y a pas plus de dieu que de beurre en branche - que vous avez contribué à fonder ,entretenir , et qui vous a permis d’encaisser sur le dos des autres ) ô combien , brutal , injuste , sanglant n’a aucune chance de ressusciter !


  • #885552

    tout est dit de la part de m. l’abbé de Caqueray.
    C’est clair que la Rome actuelle trahit la foi catholique, ce n’est plus la religion catholique mais bien une autre religion qui est véhiculée, en cela le message de La Salette s’accomplit aujourd’hui en notre époque.


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