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UE-OTAN : pactes clairs, sujétion longue

Après avoir appelé les Italiens à voter Oui au référendum [1], en s’ingérant dans notre politique nationale avec le silence complice de l’opposition parlementaire, le président Obama a confirmé à son « bon ami Matteo » qu’avec l’Italie les États-Unis ont « des pactes clairs, une amitié longue ».

 

Il ne fait aucun doute que les pactes soient clairs, et avant tout le Pacte atlantique qui soumet l’Italie aux États-Unis. Le Commandant suprême allié en Europe est toujours nommé par le Président des États-Unis d’Amérique et tous les autres commandements clé sont aux mains des États-Unis.

Après la fin de la guerre froide, à la suite de la désagrégation de l’URSS, Washington affirmait l’« importance fondamentale de préserver l’OTAN comme canal de l’influence et de la participation étasuniennes dans les affaires européennes, en empêchant la création de dispositifs uniquement européens qui mineraient la structure de commandement de l’Alliance », c’est-à-dire le commandement étasunien.

Concept réaffirmé par le secrétaire de l’OTAN, Stoltenberg dans la récente table ronde sur la « grande idée d’Europe » : « Nous devons assurer que le renforcement de la défense européenne ne constitue pas un doublon de l’OTAN, qu’il ne devienne pas une alternative à l’OTAN ». Garantie de cela : le fait que 22 des 28 pays de l’Ue (21 sur 27 après la sortie de la grande-Bretagne) font partie de l’OTAN sous commandement USA, reconnue par l’Union européenne comme «  fondement de la défense collective ».

La politique extérieure et militaire de l’UE est ainsi fondamentalement subordonnée à la stratégie étasunienne, sur laquelle convergent les puissances européennes dont les conflits d’intérêt se re-compactent quand entre en jeu leur intérêt fondamental : conserver la domination de l’Occident, de plus en plus vacillant face à l’émergence de nouveaux sujets étatiques et sociaux. Il suffit de penser que l’Organisation de Shanghai pour la coopération, née de l’accord stratégique sino-russe, dispose de ressources capables d’en faire la plus grande aire économique intégrée du monde.

Dans le cadre de la stratégie USA/OTAN – documente la Maison-Blanche – l’Italie se distingue comme « allié solide et actif des États-Unis ». Le démontre le fait que « l’Italie abrite plus de 30 mille militaires et fonctionnaires civils du Département US de la défense dans des sites déployés dans tout le pays ».

En même temps l’Italie est «  partenaire des États-Unis pour la sécurité mondiale », en fournissant des forces militaires et des financements pour une vaste gamme de « défis » : au Kosovo, Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Baltique et ailleurs, partout où a été et se trouve engagée la machine de guerre USA/OTAN.

Un ultime fait confirme ce qu’est le rapport USA-Italie : sont en train d’arriver à la base d’Amendola dans les Pouilles, probablement le 8 novembre, les deux premiers des 90 chasseurs F-35 de l’étasunienne Lockheed Martin, que l’Italie s’est engagée à acheter.

Le coût de la participation italienne au programme F-35, en tant que partenaire de second niveau, est officiellement quantifié dans la Loi de stabilité 2016 : 12 milliards 356 millions d’euros d’argent public, plus d’autres dépenses pour les modifications continues au chasseur qui n’est pas encore pleinement opérationnel et nécessitera des mises à jour continues. Malgré cela – confirme Analisi Difesa – l’Italie aura une « souveraineté limitée » sur les F-35 de sa propre aéronautique. Une loi étasunienne interdit que les « données de mission » (les software de gestion des systèmes de combat des chasseurs) soient communiqués à d’autres. Ce seront donc les États-Unis qui contrôleront les F-35 italiens, prédisposés à l’utilisation des nouvelles bombes nucléaires B61-12 que le Pentagone basera contre la Russie, à la place des actuelles B-61, sur notre territoire « national ».

Manlio Dinucci

Pour comprendre la fuite en avant atlantiste, lire chez Kontre Kulture :

Manlio Dinucci, sur E&R :

 
 



Article ancien.
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3 Commentaires

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  • #1586804

    Le gros souci, c’est que le peuple n’a pas son mot à dire. Et n’a pas le choix non plus en ce qui concerne l’élection du chef du pays (le seul choix, c’est entre bonnet blanc et blanc bonnet - à la solde des US bien entendu -. Ce qui revient à me demander pourquoi nous votons, en fait.)
    Que ce soit en Italie ou en France.

     

    • #1586931
      le 25/10/2016 par Mohamed
      UE-OTAN : pactes clairs, sujétion longue

      Pire que ça’ ici dans cette vidéo du début Octobre, le chef d’état major US annonce directement la couleur, (la 3e) c’est le Hitler des temps modernes qui parle et qui n’a pas froid aux yeux

      http://dai.ly/x4y03xm

      A écouter avec attention


  • #1586991
    le 26/10/2016 par Francois Desvignes
    UE-OTAN : pactes clairs, sujétion longue

    Pour les Etats européens participants, l’O.T.A.N. est l’hommage lige du vassal au seigneur, la protection du grand frère américain contre le renoncement à sa souveraineté, le volet militaire de Bruxelles, l’U.E. n’étant que la vassalité économique de l’Europe aux U.S.A.

    Pour les U.S.A., l’O.T.A.N. n’est donc de leur point de vue suzerain que le volet militaire de leur domination impériale sur l’Europe.

    C’est ce qui explique, qu’à raison, la Russie n’en ait pas peur ou pas plus peur que cela puisque sa fonction première n’est pas de faire la guerre ou de s’en protéger mais d’assurer la police du suzerain chez les vassaux en les "désarmant".

    Il manque ensuite à cette alliance une cohésion "nationale" qui fait que d’un point de vue opérationnel, elle est de qualité moindre ou nulle par rapport aux forces russes .

    Ce qui a fait la force opérationnelle de César devant Vercingectorix et celle de Vercingectorix devant César, c’est leur cohésion nationale au dessus de la diversité des légions et des tribus.

    Il n’y a pas d’armée autre que nationale et une armée non nationale est une bande de mercenaires promis au banditisme, ou de capitulards organisés vers leur désertion.

    Aussi, l’O.T.A.N. n’est que la police d’un suzerain qui nous coûte trop cher.