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Un Américain sur cent pourrait se retrouver à la rue

Les bourses mondiales semblent avoir enfin sorti la tête de l’eau. Grâce à l’intervention des banques centrales, la vague de la crise des crédits à risque ne les a pas fait sombrer. Mais des millions d’Américains risquent toujours de subir la déferlante de plein fouet.


TROIS MILLIONS DE PERSONNES A LA RUE

Car la crise n’a pas été résolue. Ses symptômes, ses conséquences sur les marchés boursiers, ont été soignés mais la pathologie reste présente et touches des millions d’américains. Ceux qui avaient souscrit à ces « crédits à risque », ceux à qui cela est bien égal que Wall street s’effondre alors que leur maison a été saisie ou va l’être.

Pour le seul mois de juillet, on compte 180 000 procédures de saisie de bien aux Etats–Unis (deux fois plus qu’en juillet 2006) et plus d’un million depuis le début l’année. Certains états sont plus touchés que d’autres mais, en moyenne, un foyer sur 100 est concerné.
Selon le sénateur démocrate Christopher Dodd, « un à trois millions de personnes pourraient perdre leur logement. Nous sommes au plus haut niveau des saisies de logement depuis 37 ans. »


11000 SUPRESSIONS D’EMPLOIS EN CINQ JOURS

Autre victimes de la crise les employés des sociétés qui accordaient ces crédits hypothécaires à risque. Selon un site spécialisé, 84 d’entre elles ont fait faillite ou fermé depuis le début de l’année. Un cabinet américain avance le chiffre de 21 000 suppressions d’emplois dans les sociétés financières (majoritairement des société de crédits) depuis le 1er août dont la moitié depuis vendredi dernier. Le secteur financier aurait ainsi davantage licencié pendant les sept derniers mois que pendant toute l’année 2006.


CHOMAGE TECHNIQUE

Enfin, des milliers d’autres salariés ont été licenciés simplement parce que leur entreprise n’avait plus de client, plus de travail. Les sociétés de construction ont annoncé près de 20 000 suppressions d’emplois depuis le début de l’année, auxquelles il faudrait ajouter les réductions de personnel chez les sous-traitants et les fournisseurs de matériaux.
En outre, on estime à près de 2000 le nombre de licenciements dans les agence immobilières depuis le début de l’année, « sans compter les centaines, voir les milliers d’agents indépendants qui ont quitté le métier » selon l’étude de ce cabinet américain. Il reste que certains ont tiré leur épingle du jeu : sur internet, de plus en plus d’agences immobilières se vantent de pouvoir acheter des biens en urgence – pour les propriétaires au bord de la faillite- ou proposent à la vente de très bonnes affaires : les logements saisis. Comme quoi faire de l’argent sur le dos des pauvres est une recette qui ne s’épuise pas.


NOTE :
Les SUBPRIMES ou « crédits à risque », de leur nom français, sont des prêts hypothécaires accordés à des ménages à faibles revenus. Mais la combinaison de deux éléments indépendants a perturbé le système. D’une part, les taux ont énormément augmenté. D’autre part, le marché immobilier a baissé. Et ces ménages se sont retrouvés coincés. Impossible de payer un crédit de plus en plus cher et impossible de vendre pour rembourser puisque la maison n’a plus la valeur qu’elle avait. Résultat : la maison est saisie par la société de crédit.


Source : http://www.laprovence.com