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Une alliance souverainiste à Bruxelles face à la "contre-attaque" du système

Caressant un projet de grande alliance, les souverainistes rêvent d’arracher Bruxelles des mains progressistes. Ferenc Almássy, rédacteur en chef du Visegrád Post, se penche sur les perspectives de ce nouveau groupe parlementaire qui rassemblerait à la fois le RN et les Polonais du PiS.

 

La loi hongroise interdisant la diffusion de contenus sur l’homosexualité auprès des mineurs est entrée en vigueur ce 8 juillet. Un texte qui s’inscrit dans le projet du Premier ministre souverainiste Viktor Orban d’instaurer une « nouvelle ère » culturelle « illibérale ». Mais il devra essuyer les remontrances, amendes et sanctions de Bruxelles. Le Parlement européen a pressé la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, de conditionner le versement des 7,2 milliards de subventions prévues pour la Hongrie au respect de l’État de droit. Budapest dénonce une « campagne sans précédent » menée à son encontre. La grande alliance rêvée par quinze partis souverainistes européens permettra-t-elle à Viktor Orban de contre-attaquer ?

 

 

Les souverainistes « dans le creux de la vague »

Publié le 2 juillet, ce texte vise à fédérer plusieurs formations au Parlement européen en vue de « réformer l’Europe » face aux « mondialistes et européistes dont Emmanuel Macron est le principal représentant en France ». C’est ce qu’écrivent les signataires dans leur déclaration, publiée par le Rassemblement national. Pour le journaliste franco-hongrois Ferenc Almássy, le courant souverainiste est actuellement « dans le creux de la vague ». Marine Le Pen a subi un échec électoral en France, Matteo Salvini vit sa traversée du désert et Viktor Orban risque de perdre les législatives de 2022. Les souverainistes seraient confrontés à une « contre-attaque » du système, c’est-à-dire les « forces libérales progressistes qui tiennent Bruxelles en particulier et la majorité des médias européens ». Et le rédacteur en chef du Visegrád Post de renchérir :

« Ce creux de la vague, c’est le fruit d’une réaction des forces progressistes qui sont dominantes dans les institutions européennes et espèrent bien écraser les forces populistes souverainistes. Il n’y a pas de durcissement de la part de ces dernières. C’est une réaction à des attaques et à une volonté de contrôle de plus en plus fortes, de plus en plus virulentes. »

Le spécialiste ne croit pas à la disparition du courant souverainiste dans l’UE, ni même à son affaiblissement. Cette tentative d’alliance en fournit la preuve. Les opposants à la machinerie supranationale éprouvent désormais le besoin de réorganiser leurs forces. « La coopération au niveau européen est nécessaire pour eux », sachant que la Commission et le Parlement sont clairement aux « mains de personnes qui leur sont idéologiquement hostiles ». Ces quinze partis européens comprennent « qu’ils doivent jouer avec les cartes qu’ils ont en main ».

Le poids des souverainistes au Parlement européen ? Deux groupes parlementaires, les Conservateurs et Réformistes européens menés notamment par le PiS (Droit et Justice) au pouvoir en Pologne, et le groupe Identité et Démocratie, auquel appartiennent le Rassemblement national et la Lega de Matteo Salvini. La « déclaration commune » prétend ainsi réunir les eurodéputés de ces deux formations dans un seul groupe, auquel se grefferaient également les douze députés du Fidesz, après leur départ du PPE (le parti de centre droit majoritaire à Bruxelles) en mars. Sur le papier, ce nouveau groupe pourrait attirer plus de 130 eurodéputés. Cela en ferait la troisième formation parlementaire de Bruxelles, devant Renew Europe (dont LREM est membre) et les Verts. Mais Ferenc Almássy appelle à ne « pas s’emballer ».

 

Des désaccords trop importants ?

Selon le rédacteur en chef du Visegrád Post, il est même « peu probable qu’il y ait une véritable fusion », les obstacles techniques mais surtout idéologiques seraient trop importants. C’est le cas de la vision sur l’Europe à long terme. Tandis que les Hongrois et les Polonais sont très attachés à l’Union européenne et à ses subventions, ceux-ci sont d’« importants bénéficiaires nets », d’autres pays comme la France et donc le Rassemblement national le sont moins. Rappelons que, en 2017, Marine Le Pen proposait un référendum sur le Frexit. Même si l’ancienne avocate a abandonné cette ligne europhobe, un autre parti, l’AfD (Alternative pour l’Allemagne) milite toujours pour la sortie de l’Allemagne de l’UE. Ce qui expliquerait d’ailleurs son absence remarquée de cette « déclaration commune ».

Un autre désaccord plus géopolitique touche à la relation avec la Russie et l’Otan. On le sait, Marine Le Pen affiche régulièrement son souhait de quitter le commandement intégré du pacte atlantique. Elle désire normaliser les relations avec la Russie. Mais le PiS est « résolument pro-Otan ». Le parti polonais a adopté une ligne « assez dure par rapport à la Russie ». Cette position s’est même durcie en raison du projet de gazoduc Nord Stream 2, qui « exclut la Pologne d’un corridor énergétique stratégique ». Une attitude à l’opposé de celle de la Hongrie de Viktor Orban qui serait, selon Ferenc Almássy, « totalement dépendante énergétiquement » de Moscou. Budapest a ainsi toujours entretenu de « très bonnes relations avec la Russie ». Ce ne sont donc pas que « des questions idéologiques » qui divisent les souverainistes, mais aussi des préoccupations « très pragmatiques ». Aussi le rédacteur en chef du Visegrád Post reste-t-il sceptique sur la création à très court terme de cette grande alliance. Un pessimisme renforcé par un troisième facteur :

« Avant septembre et les élections allemandes, il y a très peu de chances de voir un bouleversement au niveau des groupes européens. […] La politique allemande a une influence très importante en Europe et en particulier en Europe centrale, notamment pour les pays du groupe de Visegrád. Ils temporisent en attendant la nouvelle direction à Berlin […] D’ici là, ça n’empêche pas de coopérer et d’avancer ensemble. »

La solution au progressisme destructeur

 






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20 Commentaires

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  • #2761549
    Le 10 juillet à 18:09 par Roland de Roncevaux
    Une alliance souverainiste à Bruxelles face à la "contre-attaque" du (...)

    les grands pays latin (France, Italie, Espagne) n’ont plus rien à faire dans cette UE qui ressemble de plus en plus au 4ème Reich allemand (Saint-Empire-Romain-Germanique). La France est la plus grosse perdante. On se demande ce que nos dirigeants y font encore ! La France se retrouve à se faire dicter sa politique par la Hongrie, la Slovénie, les Pays-Bas, l’Irlande, la Suède ou la Macédoine-du-Nord ! Et les allemands et les américains rigolent...

    Le problème de la France (et je pense aussi de l’Italie et de l’Espagne), c’est qu’on est plus petits que l’Allemagne en concurrence pure, mais en même temps trop gros pour être satellisés. Ce fut déjà le problème en 1940-44. Les allemands peuvent satelliser les petites nations du bassin baltique et de l’Europe centrale et balkanique (et s’ouvrir une diagonale vers le moyen-orient). Les pays latins sont trop puissants (démographiquement, culturellement, techniquement, militairement, etc.) pour être assimilés.

    Pour les élites géopolitiques françaises sérieuses (je ne parle pas des dandys littéraires ou des racistes de base) la Collaboration devait arrimer la puissance française (militaro-coloniale) à l’Empire Allemand, et faire pièce aux anglo-américains. Mais ça n’a pas marché. Et ça ne marchera pas plus dans l’UE. C’est voué à l’échec. Notre voie c’est l’indépendance lucide.

     

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    • #2761777

      C’est quand même le Saint Empire Romain Germanique qui a lutté contre l’empire ottoman et l’invasion turque en Europe pendant que la France "fille aînée de l’église " était du côté des turcs ! François 1er et louis XIV étaient alliés de l’empire ottoman ! La France seul pays absent à Lépante et au siège de Vienne !

       
    • #2761993

      @footage de tronche : il n en demeure pas moins que nous avons ete bien plus souvent en guerre contre les anglais et l empire romain germanique que contre les ottomans ! Ce ne sont donc pas ces derniers qui nous ont pose le plus de problemes dans les faits ! Reste qu a cette epoque la France entretenait son statut de grande puissance, hors depuis que nous avons tourne la page tant sur la royaute que ces alliances extra europenne, la France est toujours plus en queue de peloton, une vulgaire province.... On peut comparer la gravite et la duree des nuisances que l on a subi tantot avec les anglo saxons et le protestantisme tantot avec les pays arabes et l islam, comme dirait l autre il n y a pas photo ! La France a bien plus a souffrir et a perdre aux cotes des anglo saxons que de n importe qui d autre et notre alignement accru sur ces modeles et interets le demontre toujours plus si besoin etait !

       
  • Avec la mère Le Pen ? Celle qui ne veut ni sortir de l’UE, ni de la CEDH ni de l’espace Schengen ? Enième fumisterie.

     

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  • #2761565

    Les Polonais, ils haïssent les Russes et la Russie et profitent de chaque occasion à nuire à l’État russe .
    Pourtant ils se vexent parce que la Russie avait exclu la Pologne de son gazoduc. On ne peut pas haïr, nuire et profiter de celui qui est lésé.
    Une haine incompréhensible.
    Les Polos savent que c’était pas le vrai peuple russe coupable des atrocités communistes, ni du massacre de Katyn.
    Ceux qui ont commis ces crimes se gardent bien d’avouer leurs monstruosités.
    Quant à cette union souverainiste, j’y crois pas trop. C’est mission impossible vu que chaque parti a des intérêts vitaux ( et c’était fait pour, de la part de Bruxelles) économiques.
    On est pris dans la piège.
    La solution ? Une bonne purge.

     

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  • #2761575

    L’UE est morte en 2019.

     

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  • Souverainistes et s’opposant à rien du covidisme ?
    Souverainistes et ne réclamant pas un referendum sur la sortie de l’UE ?
    Souverainistes et dans l’OTAN ?
    Souverainistes et avec une monnaie contrôlée à l’extérieur ?
    Souverainistes et avec une autorité judiciaire au-dessus de ses propres lois ?
    Je t’en foutrais du souverainisme.
    Il suffira d’un ou deux articles de presses et marine s’empressera de ne pas rallier orban, tellement soucieuse de ne pas écorner sa si belle image présidentiable ...
    Pauvre cruche
    Et ceux qui croient qu’elle fait semblant pour accéder au pouvoir et après elle fera les choses ... je n’ai même plus pitié pour eux, comme ceux qui croient encorte au retour de Trump. Le réel n’a plus de prise sur eux.
    La seule chose qu’elle sait faire c’est neutraliser toute véritable opposition au système. Pareil du côté des syndicats, corps constitué personne ne s’opposera, tellement lâches, corrompus et serviles. A la tête du "parti contestataire", elle ne s’oppose plus à rien. Elle rend donc toute solution démocratique impossible. Elle est donc objectivement la principale fautive dans les événements violents qui arrivent.

    Un espoir ?
    Peut-être que la désobéissance silencieuse fera que le système implose.
    Les commerçants au bout du rouleau réaliseront peut-être que de se transformer en flic en vérifiant un pass vaccinal ne fait qu’accélérer leur faillite et ne le feront pas, sans le dire. Peut-être que des patrons feront semblant de s’être trompé sur le pass vaccinal de leurs employés. Et petit à petit, les gens n’obéiront plus, économie parallèle, société parallèle, mais bon, j’y crois moyen. Tout le monde a tellement été habitué à être assisté en tout, par l’état maman alors se prendre en main ...
    plutôt crever du dixième "booster shot" de vaccin gratuit.

     

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  • Vers la Sécession menant à la Partition et finalement à la fin de cette saloperie sioniste d’UE .

     

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  • Il n’y a pas et il n’y a jamais eu de souverainiste à Brussels. Mettre en avant le RN comme étant un parti souverainiste est un leurre.

     

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  • #2761939

    Euh Salvini s’est prosterné en Italie devant l’Eu.
    Orban se soumet à l’U.E à cause des subventions.
    Lepen ne veut plus sortir de l’U.E

    La mascarade "souverainiste"

    Il faudra sortir de l’U.E, de gré ou de force.

     

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  • #2762029

    Oui on reste toujours dans la grande connerie politique, de l enculage de mouche, ton bateau a un trou béant dans la coque et tu as des matelots qui écope avec une cuillère à soupes.
    La solution n est pas politique, le souverainiste a deux balles façons salvini, le pen , même orban, ça ne mène à rien, ça te vends de l espoir, et surtout ça contient la colère plus que saine et légitime des peuples européens , qui imagine sérieusement la team Le Pen, Bardella, Chenu , Briois faire autre chose que de la merde, ces gens sont des parasites le souverainiste officiel tamponné système..

     

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  • #2762471

    Toutes les économies des pays sont dans le gouffre ; la manne financière européenne est un poumon inévitable pour en combler les plaies béantes ... ceux qui résistent idéologiquement au maître , sont punis ! Tant qu’ils peuvent tenir , ça va , sinon ils se coucheront .
    Un parallele évident dans les règles sanitaires imposées et les populations résistantes est similaire : si l’on veut sortir de chez soi , il faudra suivre toutes les injonctions addhoc .
    Cette dictature sournoise est élaborée de façon diabolique , car elle laisse le choix de suivre ses diktats , tout en sachant que les récalcitrants seront automatiquement asphyxiés si ils n’obéissent pas à ses injonctions . ( machiavélique ) .

     

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