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Une position française attaquée par des rebelles dans le nord-ouest de la Centrafrique

Une colonne rebelle lourdement armée, dotée de pick-up et de motos, a violemment pris à partie, le 5 mai, un détachement français de la force Sangaris vers le village de Boguila, située à 450 km environ au nord-ouest de Bangui.

Les affrontements ont duré pendant près de 3 heures. « Des éléments de Sangaris ont été attaqués par un groupe armé important, d’une quarantaine d’individus, engagés dans un raid sur une route provenant du nord de la RCA (République centrafricaine) et allant en direction du village de Boguila », a expliqué le colonel Gilles Jaron, le porte-parole de l’État-major des armées.

« Les rebelles ont immédiatement engagé le combat pour s’emparer de notre position. Face à l’agressivité de cet adversaire, la force française a eu recours à de l’armement lourd, mortiers, missiles anti-chars. Il y a eu un appui aérien d’avions de chasse venus de N’Djamena », a-t-il ajouté.

La tombée de la nuit a mis un terme aux combats. Selon l’EMA, une partie de la colonne rebelle, appartenant très probablement à la coalition de l’ex-Séléka, a été détruite, « plusieurs » assaillants ayant été tués tandis que d’autres ont réussi à s’exfiltrer. Aucune perte n’est à déplorer côté français.

Ce violent accrochage a eu lieu au nord de Bossangoa, où est déployé le Groupement tactique interarmes (GTIA) Dragon, armé par le 12e Régiment de Cuirassiers et le Régiment de Marche du Tchad (RMT).

Par ailleurs, au moins 75 personnes ont été tuées au cours de ces derniers jours lors d’attaques attribuées à des combattants de l’ex-Séléka ainsi qu’à des Peuls armés et ayant visé plusieurs villages du nord-ouest de la Centrafrique, précisément dans les secteurs de Makouda (20 morts) et de Paoua (55 victimes), près de la frontière tchadienne.

Une source religieuse a confirmé à l’AFP ce bilan, susceptible de s’alourdir encore. « Les atrocités commises par ces hommes armés sont indescriptibles », a-t-elle affirmé. « Quand ils attaquent un village, ils défoncent les portes, tirent sur les occupants et mettent le feu. Certaines personnes blessées et sans secours périssent ainsi brûlées vives, tandis que des corps des personnes déjà mortes sont aussi calcinés », a raconté habitant de Markounda, qui a même affirmé avoir vu des rebelles jeter des enfants vivants dans des brasiers.

A Mala, à 200 km au nord-est de Bangui, au moins 30 personnes ont été tuées et une dizaine d’autres blessées lors d’affrontements en cours depuis le 1er mai entre des combattants de l’ex-Séléka et des miliciens anti-balaka. Ce bilan provisoire a été donné par un officier de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), la force de l’Union africaine.

D’après des témoignages d’habitants là encore recueillis par l’AFP, le centre de Mala est « est désormais occupé par des combattants Séléka qui se livrent à des exactions contre les civils ».

 

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