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Youssef Hindi et Pierre-Antoine Plaquevent – L’incendie de Notre-Dame et la crise de la République (partie 2/2)

Note de la rédaction

Seconde partie :

- Persécution de la religion et manipulation du sacré : l’exemple soviétique

- La destruction du catholicisme et des églises : une tradition républicaine

- Subvertir l’Église pour mieux la faire haïr

- Le sacrifice propitiatoire de Notre-Dame pour régénérer la République

- Destruction de la cathédrale et construction d’un temple maçonnique

- De la destruction de Notre-Dame à la reconstruction du Temple de Jérusalem

« Celui qui est un scandale, une occasion de chuter, pour un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu’on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu’on le jette à la mer » (La Bible, Mc 9,42).

« Plus nous fusillerons de clercs, mieux ce sera » Lettre du 19 mars 1922 de Lénine (Vladimir Ilitch Oulianov) à Trotski (Lev Davidovitch Bronstein)

Persécution de la religion et manipulation du sacré : l’exemple soviétique

Dans la première partie de notre étude nous avons exposé les raisons objectives de douter de la version officielle de l’incendie de Notre-Dame. L’idée d’un incendie volontaire de Notre-Dame peut apparaître comme sidérante à première vue mais on verra ici que les persécutions religieuses et les manipulations autour de la perception du sacré sont choses courantes lorsqu’un pouvoir politique se sait menacé par sa propre population.

La période de l’histoire contemporaine où l’élément religieux fût persécuté et manipulé avec le plus de cynisme par un pouvoir politique, fût peut-être l’époque de la répression religieuse en Union soviétique. Comme nous allons le voir, le parti communiste soviétique a tenté non seulement d’extirper la religion du peuple mais aussi de la reconfigurer d’une manière conforme à l’idéologie et au projet de société communiste. Élaborant ainsi une paradoxale « religiosité de l’athéisme ».

De 1917 à 1939 le pouvoir soviétique mènera une implacable politique de répression contre l’Église russe, percussion qui fera d’après certaines estimations entre cinq cent mille et un millions de morts chez les seuls orthodoxes [1]. Cette époque fût marquée par une intense politique de répression de l’État contre le christianisme orthodoxe mais aussi contre le catholicisme, l’islam et les religions animistes des peuples sibériens. Une politique qui visait à extirper la religion de la vie sociale et à la remplacer par un rationalisme et un athéisme d’État :

« Les structures ecclésiastiques furent presque totalement anéanties, les séminaires, les écoles théologiques et les monastères, liquidés. Dans l’ensemble de l’Union soviétique, il ne restait en 1939 qu’à peine mille églises consacrées : 97,6 % de celles actives en 1916 avaient été fermées. L’ensemble du corps de l’Église patriarcale ne comptait plus que quatre évêques libres d’exercer leur ministère. (…) Le projet bolchevik de liquidation totale des institutions ecclésiastiques, mais aussi de la dimension religieuse comme composante fondamentale de la société et de la personne, demeurait, même après 1939, l’objectif ultime auquel continuait de tendre le pouvoir soviétique en matière religieuse. » [2]

Comme régulièrement dans l’Histoire, lors des périodes de changements idéologique violents, cette persécution prit aussi la forme d’un iconoclasme d’État contre l’Église. On profana ainsi des reliques de saints pour les autopsier au nom de la science, on vendit les objets de cultes dérobés dans les églises et surtout, on détruisit purement et simplement les temples de Dieu :

« Les persécutions sanglantes, la liquidation systématique des règles qui avaient régi la vie de la société russe depuis des siècles, la destruction massive d’édifices et d’objets du culte, un discours public monopolisé par la propagande, le plus souvent agressive, de l’athéisme étaient autant de faits qui avaient bouleversé la vie religieuse des citoyens soviétiques. » [3]

Une campagne de destruction des édifices religieux qui culmina avec la destruction le 5 décembre 1931, de l’église du Christ Sauveur, construite entre 1837 et 1883 avec l’argent du peuple russe en souvenir de la victoire de 1812 contre Napoléon :

« À sa place on planifia de construire le palais des Soviets, mais les fondations ne cessaient de s’effondrer (alors que l’Eglise du Christ Sauveur n’avait pas eu ce problème). On décida d’y aménager une piscine, dans laquelle se noyèrent beaucoup de nageurs. » [4]

On assista aussi durant cette période à des tentatives de transfert du sacré et de la piété populaire vers certains aspects du communisme élevé au rang de culte. Ainsi le culte de la personnalité de Lénine puis de Staline prit souvent des aspects parareligieux alors même que la propagande athéiste faisait rage. L’exemple le plus connu de ce culte en était le fameux mausolée de Lénine qui attend toujours de nos jours la résurrection et l’immortalité par la science que promettait le cosmisme [5] soviétique comme aujourd’hui le transhumanisme [6]. Comme le peuple russe était encore tout imprégné de religiosité et de sens du sacré, le pouvoir devait réorienter cette dévotion vers des objets compatibles avec la foi nouvelle du communisme. Un processus dans lequel l’ancien séminariste Staline jouera un rôle essentiel comme le rappelle son biographe Robert C. Tucker :

« Il faudrait alors voir dans le culte de Lénine, ses symboles religieux et son cérémonial élaboré, le reflet de la tradition byzantine et orthodoxe grecque, et en Staline marxiste oriental et produit du séminaire théologique de Tiflis le principal agent de ce processus d’assimilation. » [7]

Staline jouera aussi un rôle décisif dans la décision d’embaumer Lénine et de préserver son corps des ravages inexorables du temps afin de créer une ambiance et une aura religieuse autour de la personne de Lénine [8].

Durant la période de la Seconde Guerre mondiale, menacée directement sur son propre territoire par son concurrent idéologique national-socialiste, l’URSS va officiellement mettre un terme à la politique de répression de l’Église orthodoxe. Une décision dictée par le réalisme politique et l’urgence de la situation car les nationaux-socialistes étaient de leur côté en train de favoriser la reprise du culte religieux sur les territoires qu’ils occupaient :

« En 1939, tous les monastères avaient été fermés (en 1917 ils étaient plus de mille) ainsi que plus de 60 000 églises. L’office n’était célébré que dans une centaine d’églises. En 1939-1940, la Baltique fut annexée à l’URSS, ainsi que les régions de l’ouest de l’Ukraine et de la Biélorussie, le nord de la Bukhovine et de la Bessarabie. L’URSS compta de nouveau une grande quantité d’églises et de monastères orthodoxes. Le 22 juin 1941, l’Allemagne déclara la guerre à l’URSS. Pourtant, ni le début de la guerre, ni la défaite des premiers mois, ni la perte de grands territoires au profit de l’ennemi ne changèrent l’attitude hostile du gouvernement envers l’Église Orthodoxe Russe et ne conduisirent les autorités à faire cesser les persécutions. Les autorités ne modifièrent leur position que lorsqu’elles apprirent que les Allemands avaient permis la réouverture de 3732 églises sur les territoires occupés, c’est-à-dire plus que dans toute l’URSS. » [9]

Face à l’urgence de la situation, le 4 septembre 1943, Staline rencontra les plus hautes autorités orthodoxes encore existantes après deux décennies de persécution :

« Dans la nuit du 4 au 5 septembre 1943, se tint au Kremlin une rencontre singulière et paradoxale entre les autorités suprêmes de l’État et les autorités de l’Église orthodoxe russe. Staline reçut dans son bureau le métropolite de Moscou et de Kolomna, Sergij (Stragorodskij), locum tenens du trône patriarcal, le métropolite de Leningrad et de Novgorod, Aleksij (Simanskij), et le métropolite de Kiev (…) en présence de Molotov, du chef du NKGB, Vsevolod N. Merkulov, et du colonel Georgij G. Karpov, responsable du cinquième département de la deuxième section du NKGB, chargé, entre autres missions, du contrôle et de la répression des organisations religieuses. C’est une entrevue cordiale, presque surréaliste, qui se déroule entre celui qui avait violemment poursuivi l’anéantissement total de l’Église et celui qui en avait subi les persécutions et avait vu mourir des centaines de milliers de fidèles sur ordre du premier. » [10]

Staline savait bien que les Russes ne combattraient pas avec la même résistance sans le recours à la religion, au patriotisme et à l’idée de Russie éternelle. La Russie se remettait difficilement des trois décennies les plus violentes de son histoire et le pouvoir soviétique reposait sur des bases fragiles, il ne fallait surtout pas que le peuple commence à percevoir l’envahisseur comme un libérateur religieux. L’idée d’utiliser la charge sacrée dont dispose le christianisme après l’avoir persécuté est une constante dans l’histoire des régimes révolutionnaires. L’URSS s’était construit contre la religion mais la foi athée du socialisme scientifique devenait insuffisante face à l’épreuve historique qui s’annonçait. Menacé par une invasion sans précédent mais surtout par un concurrent idéologique sur son propre territoire, le pouvoir soviétique risquait de perdre le soutien d’une partie importante de sa population persécutée. En réprimant la religion nationale qui fondait l’ancien régime tsariste, le pouvoir soviétique avait créé un vide qui menaçait maintenant d’emporter le régime avec l’ancienne religion. Ainsi Staline choisit de réintroduire juste assez de religion pour galvaniser la Russie dans son combat et sauver le régime communiste mais il ne renonçait pas pour autant aux persécutions et à l’idée d’éradiquer à terme le christianisme [11] de la vie nationale soviétique.

Une situation qui peut être rapprochée de celle de la République française : en détruisant le catholicisme, la République détruit les assises sur laquelle repose la société française pour les croyants comme pour les athées. La République et son projet cosmopolite universaliste radical n’existe qu’en négatif par rapport au catholicisme comme hier l’URSS face à l’orthodoxie. Pour se maintenir il lui faut donc réintroduire du sacré dans la société comme le fit Staline face à la menace d’une victoire mortelle de l’Allemagne national-socialiste. Persécuter l’Église pour ensuite manipuler sa charge sacrée et revêtir sa puissance symbolique face à un danger mortel nous semble être la méthodologie qui est employé aussi contre l’Église catholique. Même déchristianisée la société française repose encore sur l’ancienne morale chrétienne. Ainsi l’idée de régénérer la République par une sorte d’holocauste public (terme qui désigne un sacrifice à Dieu par le feu) en détruisant puis en reconstruisant le symbole le plus important du catholicisme en France nous apparait fidèle au rapport qu’entretient la République avec le christianisme depuis ses origines.

 

La destruction du catholicisme et des églises : une tradition républicaine

La guerre contre l’Église et le catholicisme est une tradition républicaine, démarrée par la Révolution française, notamment, avec le vote par l’Assemblée constituante le 12 juillet 1790 de la Constitution civile du clergé à laquelle les curés et les évêques étaient contraints de prêter serment [12].

Une guerre continue, ponctuée de moments clés, dont la loi de 1905 qui finit de mettre à genoux l’Église en France. Cette loi, qui a fait suite à l’action de Jules Ferry consistant à chasser l’Église de l’école, est une réaction à la consolidation du catholicisme tout au long du XIXe siècle dans certaines régions de France [13]. Sa puissance retrouvée a fait peur aux républicains qui ont décidé de réaliser, en 1905, la séparation des Églises et de l’État.

Cette loi avait pour objectif de réduire à néant l’influence de l’Église en France, par des mesures d’ordre financier (article 2) et particulièrement par la confiscation de ses biens.

Cet affaiblissement du catholicisme fut achevé par le concile Vatican II (1962-1965), qui a conduit à la crise terminale, au déclin du catholicisme en Occident.

Lire la suite de l’article sur les-non-alignés.fr

Notes

[1] Adriano Roccucci, Le tournant de la politique religieuse de Staline. Pouvoir soviétique et Église orthodoxe de 1943 à 1945. https://journals.openedition.org/mo...

[2] Adriano Roccucci, Le tournant de la politique religieuse de Staline. Pouvoir soviétique et Église orthodoxe de 1943 à 1945. https://journals.openedition.org/mo...

[3] Adriano Roccucci, Le tournant de la politique religieuse de Staline. Pouvoir soviétique et Église orthodoxe de 1943 à 1945. https://journals.openedition.org/mo...

[4] Jivko Panev, Les persécutions contre l’Eglise orthodoxe en URSS, https://orthodoxie.com/persecutions...

http://www.orthomonde.fr/index.php/...

[5] Juliette Faure, Le cosmisme, une vieille idée russe pour le XXIe siècle,

https://www.monde-diplomatique.fr/2...

[6] Francesco Dimitri – Comunismo magico. Leggende, miti e visioni ultraterrene del socialismo reale – 2004

[7] Robert C. Tucker, Staline révolutionnaire 1879-1929 – Paris Fayard 1975.

[8] Robin Régine. Le culte de Lénine. Réinvention d’un rituel. In : Annales. Economies, sociétés, civilisations. 40ᵉ année, N. 4, 1985. pp. 805-809.

[9] Jivko Panev, Les persécutions contre l’Eglise orthodoxe en URSS

https://orthodoxie.com/persecutions...

http://www.orthomonde.fr/index.php/...

[10] Adriano Roccucci, Le tournant de la politique religieuse de Staline. Pouvoir soviétique et Église orthodoxe de 1943 à 1945. https://journals.openedition.org/mo...

[11] Jivko Panev, Les persécutions contre l’Eglise orthodoxe en URSS

https://orthodoxie.com/persecutions...

http://www.orthomonde.fr/index.php/...

[12] Cf. Timothy Tackett, La Révolution, l’Église, la France, Éditions du Cerf, 1986, p. 70.

[13] Emmanuel Todd, Après la démocratie, Gallimard, 2008, p. 23.

Lire la première partie sur E&R :

 



Article ancien.
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14 Commentaires

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  • Je viens de lire l’article en entier, c’est très intéressant et bien documenté... Notre avenir est sombre, sombre... Comme le dit Pierre Hillard, "les temps sont mûrs"... Il y a vraiment un projet messianique qui avance à grands pas... Personnellement, çà me fait peur... Soyons résilients et résistants autant que faire se peut...


  • Cet article est excellent et expose implacablement notre avenir si rien n’est fait pour contrecarrer ((leurs)) plans. Je crains qu’il ne reste que la résistance mentale, notre soutien à ceux qui s’opposent à ce projet et la prière...

     

    • la résistance mentale,faut reconnaitre que ca devient tres difficile, faut être entouré, sinon...


    • En ces temps de ténèbres il y aura de grandes lumières visibles à ceux qui gardent la foi.


    • De nombreuses prophéties indiquent que Paris sera brûlé et notamment celle de NTSVM à la Salette.
      Notre Dame se situe au point zéro des routes de France, on sait donc que le nettoyage est pour bientôt. À Fatima, elle précisait bien qu’elle ne pouvait plus retenir le bras de Son Fils.
      Pour tenir et prier pour les défunts que plus personne ne prient et " tombent en enfer comme des flocons en hiver ", le chapelet et pour les fidèles, un signe du ciel que nous reconnaîtrons précédent le grand nettoyage.
      Un peu comme l’étoile pour les 3 mages.

      Excellent article, bravo aux auteurs.
      Juste une précision, pour les gens concernant Notre Dame, il s’agit plus d’un musée donc quand ils installeront le toit de verre comme tous les bâtiments maçonniques ; verre et/ou béton et si Dieu leur en laisse le temps, cela finira par passer aux yeux du public.
      Quand la république a désacralisé les cimetières qui étaient de vraie terre sacrée pour les mettre à la charge des mairies et y mettre tous les païens mélangés c’est très bien passé, se sera pareil.


  • Ce document historique précis et précieux, en deux parties, est une véritable bénédiction de Dieu pour tous, croyants et mécréants.
    Toute la reconnaissance de toute gent honnête aux deux disciples de la Vérité qui l’ont écrit et aux sites qui le diffusent.


  • Comme de coutume, les travaux de Messieurs Hindi et Plaquevent, sont d’une très grande qualité, et d’une grande rigueur historique.
    L’article mérite vraiment d’être lu avec attention, car le travail de fond est considérable.
    Merci à ces Messieurs ainsi qu’à E&R.


  • Cette lecture complète de l’article nous offre un excellent éclairage de la situation du catholicisme. Néanmoins je souhaite commenter le passage ci-dessous

    "Mais toutes ces destructions d’églises ont produit peu d’émoi dans la population et dans la classe politique. Cette absence de réaction n’a au fond rien d’étonnant, la société française étant très largement déchristianisée."

    Les destructions, pillages, détériorations des églises ne laissent pas indifférents les populations locales qui créent souvent des associations pour aider et soutenir les communes (propriétaires des lieux). Fréquentant et connaissant le milieu dans la ruralité je vous assure que les populations sont attristées et solidaires ; de plus petit à petit les jeunes reviennent doucement vers l’Eglise.

    Vous comprenez bien que jamais les médias ne viendront soutenir ou montrer ces signes d’espoir. Leur rôle de chien de garde du Système et de propagande anticléricale est bien appliqué !


  • L’article est très fouillé. Une question méritait cependant d’être signalée : le programme symbolique de la flèche du XIXe de Viollet le Duc était déjà syncrétique et la plaque vissée à la base du mât central sous la toiture dédiait l’ouvrage à la gloire du grand architecte de l’univers !

    http://www.leparisien.fr/paris-75/p...

     


    • « à la gloire du grand architecte de l’univers »



      C’est du déisme et cela vaut Spinoza : cela signifie que le type se cague de savoir qu’il s’agisse du Dieu RÉVÉLÉ de Pierpoljack ou de qui que ce soit, de la religion et du dogme qui accompagnent tout cela : il oeuvre pour une ENTITÉ supérieure, divine ou sacrée à son esprit, mais non révélée. Dans le même temps il respecte la tradition puisqu’il œuvre pour l’Œuvre au même « titre » que ses prédécesseurs, ainsi que tous les compagnons et apprentis qui s’y sont essayés auparavant : personne ici ne peut prouver qu’ils étaient croyants ou pas, qu’ils avaient la foi ou non : plusieurs d’entre eux ont laissé des traces païennes. Confréries de métiers, ils suivaient la route opératrice défini par le maître d’œuvre, qui lui bossait pour le maître d’ouvrage (en l’occurence pour une cathédrale, l’évêque (qui lui tirait la bourre aux abbés et leurs puissantes abbatiales))(*).
      Plus loin même, les lascars talentueux du passé oeuvraient en ayant à l’esprit qu’ils ne verraient pas l’Œuvre finie. Grand architecte ou pas grand architecte, Viollet le Duc, qui n’est d’ailleurs pas le père de cette flèche originelle, mais son restaurateur mélioratif, oeuvrait dans le même état d’esprit et pour l’amour du métier.
      Certains comiques des commentaires sont loin d’avoir le même don confiné au talent pour perpétuer la tradition ancestrale et son esprit par une telle œuvre d’art.

      (*) L’état d’esprit initial qui vit s’ériger les cathédrales était donc merdique puisqu’il s’agissait de construire un « monument » autour du cul de l’évêque, c’est à dire de sa cathèdre, trône sur lequel mÔssieur posait son séant et là où une cabane aurait suffit : une affaire de gloriole au sein du clergé. C’est vachement pieux comme truc...
      Par ailleurs c’est la voûte d’ogive et sa clef qui permit de faire s’ériger des murs plus hauts, plus fins et ajourés de vitraux, comme pour y faire entrer la Lumière et réaliser, sur terre, la Jérusalem céleste.
      Sans évêques prétentieux, sans voûte d’ogive, pas de cathédrale...
      Votre « ducon » (selon certains commentateurs) de Viollet le Duc est venu prêter main forte à cela : tout en croyant en « dieu » : pas le leur. Et alors ?

      Et alors, merci Eugène !


  • Oui, le Vatican est truffé de franc-macons aux ordres de la loge P2


  • Ce que les maçons et républicains qui ont pourri et infiltré le catholicisme ne savent pas, c’est qu’ils perdront lamentablement. C’est le Christ, à travers sa Mère et son Église qui triomphera à la fin. C’est écrit dans toutes les prophéties bibliques et les révélations mariales (Fatima, La Salette, Akita...) , ainsi que dans le catéchisme. Nous sommes dans les temps de la Passion de l’Église, viendra celui du Triomphe, qui sera d’une autre nature que l’Église militante.

    http://heureuxcommedieuenfrance.blo...


  • Article exceptionnel, d’une qualité et d’une précision auxquelles les deux auteurs nous ont habitué !


  • Texte d’une grande profondeur et très bien articulé entre les travaux de Youssef et de Pierre-Antoine. Ainsi l’apocalypse est en route comme annoncé par Saint-Jean, et nous en sommes les témoins.