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Alain de Benoist aux racines du libéralisme

L’arbre est-il juste un arbre ou un élément de la forêt ?

L’entretien date de mai 2014 mais une petite cure d’antilibéralisme benoistique ne peut pas faire de mal.
Alain de Benoist donne un entretien au Cercle Henri Lagrange, sur les principes et critiques du libéralisme.

« La racine du libéralisme tient dans l’individualisme »

Les analyses toujours fines d’Alain de Benoist, voir sur E&R :

 



Article ancien.
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22 Commentaires

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  • #1401941
    le 20/02/2016 par ici la monnaie
    Alain de Benoist aux racines du libéralisme

    A retenir : le libéralisme est d’abord philosophique, puisqu’il part d’une vision de l’homme, pour aboutir après à un système économique pseudo-technique et rationnelle...

    A la fin du brillant documentaire de France 2, "la mise à mort du travail", le psychiatre christophe Dejours dit en conclusion : "avec le recul, on verra que cette période de l’histoire (-de dictature des actionnaires et libérale-) sera jugé comme une décadence de la civilisation"....


  • #1401970

    Parce que vous croyez qu’un arbre a conscience d’être dans une forêt ?
    La forêt est un concept humain sans réalité propre, épistémologiquement elle reste une addition d’arbres sans essence objective. Appliquer des catégories humaines sur la nature restera toujours une démarche fausse.
    J’ai beau me sentir libéral (le gros mot), ou libertarien, longue vie à E&R et à ses adhérents !

     

    • #1402307

      Et l’arbre, c’est quoi, sinon un concept ? Depuis quand les mots désignent-ils la réalité objective ? Le mot " forêt " hein.., tant qu’on le comprend (cf Wittgenstein)... L’épistémologie, c’est pour les noobs.


    • #1402328

      La forêt est un écosystème.
      Le sol, les animaux, les végétaux qui y vivent sont tous inter-connectés.


    • #1402358

      "Appliquer des catégories humaines sur la nature restera toujours une démarche fausse"

      Je vous trouve bien catégorique. Croire que l’homme n’appartient pas à la nature, ou si situerait au dessus, est l’erreur philosophique de base héritée d’un anthropocentrisme biblique. C’est Dieu qui donne la terre à l’homme en lui disant d’en jouir et de s’y multiplier. Là est l’erreur fondamentale brisant l’harmonie entre l’homme et la nature. Dont les déclinaisons contemporaines les plus extrêmes sont la négation pure et simple de notre biologie (théorie du genre). Beaucoup des pensées toxiques qui nous ont ammené au point où nous en sommes découlent de cette cassure.

      Un sapin isolé n’est qu’un sapin isolé. 500 sapins et tout un eco-système se crée. L’individu et le groupe sont aussi essentiels à l’un que l’autre.


    • #1402402
      le 21/02/2016 par The Shoavengers
      Alain de Benoist aux racines du libéralisme

      La bêtise libérale dans toute sa splendeur. Et en plus, il en est fier, le bougre. Libéral quoi.


    • #1402589

      L’arbre est en communication avec d’autres entités, qui forment un système avec sa logique propre. Système sans arrêt extensible jusqu’à une plus grande échelle.

      C’est comme la société humaine. Plus qu’une simple addition d’entités, elle développe une logique et une mécanique propres. C’est pour tenter de comprendre ça qu’une sociologie est intéressante, dépassant ainsi le cadre vite débordant du psycho-affectif et du microcosme. Et cette sociologie peut bien entendu être reliée à d’autres domaines, afin de tenter une compréhension globale de la réalité.


    • #1402690
      le 21/02/2016 par un passant
      Alain de Benoist aux racines du libéralisme

      Voici ce qui arrive quand un arbre quitte la forêt :
      https://www.youtube.com/watch?v=4lm...


    • #1403360

      Appliquer des catégories humaines sur la nature restera toujours une démarche fausse.




      ....ce qui s’appelle de l’Anthropomorphisme.


  • #1402044

    Les autres entretiens proposés par ce cercle sont également forts intéressants ! localisme, populisme, corporatisme, etc...


  • #1402169

    blablabla, critique juste et pertinente, mais il est à craindre que vos propositions sous-jacentes ne procèdent que de vieilles lunes.
    en voici une nouvelle :
    " Quand, dans la société primitive, l’économie se laisse repérer comme champ autonome et défini, quand l’activité de production devient travail aliéné, comptabilisé et imposé par ceux qui vont jouir des fruits de ce travail, c’est que la société n’est plus primitive, c’est qu’elle est devenue une société divisée en dominants et dominés, en maîtres et sujets, c’est qu’elle a cessé d’exorciser ce qui est destiné à la tuer : le pouvoir et le respect du pouvoir. La division majeure de la société, celle qui fonde toutes les autres, y compris sans doute la division du travail, c’est la nouvelle disposition verticale entre la base et le sommet, c’est la grande coupure politique entre détenteurs de la force, qu’elle soit guerrière ou religieuse, et assujettis à cette force. La relation politique de pouvoir précède et fonde la relation économique d’exploitation. Avant d’être économique, l’aliénation est politique, le pouvoir est avant le travail, l’économique est une dérive du politique, l’émergence de l’Etat détermine l’apparition des classes. "

     

    • #1402362

      Les sociétés traditionnelles sont toujours des sociétés hiérarchiques. Maître, élève. Parent, enfant. Homme, femme.... Substituer les hiérarchies naturelles par des classes c’est ce que fait le marxisme culturel. La verticalité dont vous parlez n’est qu’une verticalité économique et matérialiste, à ne pas confondre avec la verticalité au sens de la tradition, des naturelles hiérarchies. Les hommes ne sont pas tous fondamentalement égaux vous savez, il y’a des petits, des grands, des génies et des imbéciles. Cela fait partie de la vie !


    • #1403220

      @ Légion
      qui vous a parlé de sociétés traditionnelles ? pas moi en tous cas. il n’est question que de société primitive, ce qui est différent, si toutefois vous voulez bien me l’accorder !
      manifestement vous tombez dans le travers de l’ethnocentrisme qui vous ôte toute autre perspective que la votre et qui vous empêche de vous apercevoir que ce texte, justement, réfute certains postulats marxistes et que "la domination politique précède et fonde l’exploitation économique, que c’est de la division de la société primitive en dominants et dominés que naît la division de la société en classes, que l’apparition du travail aliéné, de l’économie comme sphère autonome par rapport à la société résulte fondamentalement de l’émergence de l’Autorité étatique et de son corollaire, le pouvoir de contrainte."
      en dehors de tout prosélytisme, mon propos ici et dans mon post précédent n’a pas d’autre ambition que de formuler une "nouvelle proposition" pour élargir le champs de réflexion et par là-même éviter toute sclérose intellectuelle et culturelle.


    • #1416471
      le 10/03/2016 par jojo l’affreux
      Alain de Benoist aux racines du libéralisme

      @Légion : le marxisme culturel ça n’existe pas, la preuve en étant que l’URSS était une société plutôt très hiérarchisée et que son mode d’organisation ainsi que sa philosophie sociétale a protégé les peuples qui y vivaient des "avancées" sociétale occidentale, avancé que les peuples d’Europe de l’Est refusent aujourd’hui.
      Vous parlez de postmodernisme, doctrine qui vise à abolir toutes les limites qui bornent la société et les relations entre individu et qui a été reprise par la classe dominante occidentale parce que cela la servait.
      Voir le travail de François Bousquet, putain de saint Foucault.


  • #1402254

    Des analyses justes et des propos très érudits comme toujours avec Monsieur de Benoit.
    Mais il n’y pas d’explications sur les acteurs de ses idées qui semblent se balader, au gré du vent. Hoobs écrit ceci, puis l’autre écrit cela... Moi si j’écris un bouquin dans ma cave et que personne ne le publie, ne le diffuse ne le promeut, les belles théories qu’il y dedans resteront lettres mortes.

    Les idées capitalistes et libérales se sont heurtés à de violents rejets. Les luttes intellectuelles entre humanistes et scolastiques, la curie romaine et école du lynx, puis jésuites contre jansénistes et physiocrate etc. Les luttes furent souvent opiniâtres et parfois sanglantes.
    Les idées ne s’imposent pas, elles sont portées par des gens qui nous les imposent, et qui se sont battu férocement pour les imposer.

    Les concepts ne sont pas automoteurs, les idées sont produites et diffusées par des idéologues et des gens stipendiées.
    Qui ? A quel moment ? Payé par qui ? Dans quel but ? Dans quel contexte ? Par quel classe sociale ? Là on commence vraiment à faire de l’histoire des idées...


  • #1402310
    le 21/02/2016 par Delay Lamoy
    Alain de Benoist aux racines du libéralisme

    Lisez à partir de 37:10 mn jusqu’à la fin. Il parle d’essence et de désintoxication.
    Et il finit par " On voit bien la direction vers laquelle il faut se diriger ( celle du courant des décroissants évoqués juste avant ) celle d’une désintoxication vis-à-vis d’un système d’images et de représentations qui sont ,au fond, l’aboutissement des derniers siècles ( de libéralisme capitaliste destructeur du monde traditionnel ) écoulés. "


  • #1402331
    le 21/02/2016 par un touriste libéral
    Alain de Benoist aux racines du libéralisme

    Les antilibéraux primaires feraient bien de lire relire Tocqueville et Bastiat.

     

    • #1402406
      le 21/02/2016 par The Shoavengers
      Alain de Benoist aux racines du libéralisme

      SI vous pouviez nous mâcher le travail, ce serait bien. Puisqu’on est primaires...
      Parce qu’en tant qu’individualiste, il n’est pas du tout dans mon intérêt bien compris de les lire ou relire.


    • #1416470
      le 10/03/2016 par jojo l’affreux
      Alain de Benoist aux racines du libéralisme

      Tocqueville : je n’ai pas peur du suffrage universel, les gens voterons comme on leur leur dira !
      C’est bien pour cela que de Benoist dit que Tocqueville avait des envolées libérales mais qu’il restait fondamentalement un conservateur en politique.


  • #1402609
    le 21/02/2016 par Fulcanelli
    Alain de Benoist aux racines du libéralisme

    Un grand merci et une grande gratitude à Alain de Benoist, qui expose toujours les choses dans le calme et la pondération, avec savoir et un esprit critique et d’une finesse admirable. Un homme remarquable.

    On ne peut que recommander cette interview à tous les gens qui viennent ici.

    Le grand mot de la fin, ce n’est pas la révolution, mais la désintoxication. Nous sommes effectivement une culture de l’addiction et de l’intoxication. Rien ne changera en profondeur tant que cela ne changera pas. (Là, je ne parle que de changement volontaire et délibéré, non pas de changement contraint, tel un effondrement économique.) Il faut se démettre de toute la pollution qui nous subjugue, en particulier de la télévision.


  • #1405277
    le 25/02/2016 par la pince mon seigneur
    Alain de Benoist aux racines du libéralisme

    Belle force de frappe la musique militaire d’entrée, j’veux bien la référence


  • #1416476
    le 10/03/2016 par jojo l’affreux
    Alain de Benoist aux racines du libéralisme

    J’arrive après la bataille mais c’est un très bel entretient.
    Pour ceux qui veulent compléter, notamment sur la partie histoire (et évolution) du libéralisme à travers les âges sur laquelle certains commentateurs ont trouvé de Benoist un peu succinct, vous pouvez voir la présentation de l’ouvrage le libéralisme astre mort au cercle Aristote.
    Je suppose que de Benoist y a participé car le déroulé des deux discours sont très proches et complémentaires.