Egalité et Réconciliation
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Combien de guerres mondiales pour Sion ?

Partie 2 : La Deuxième

Le XXe siècle fut, selon Yuri Slezkine, le « siècle juif [1] ». Jamais, sans doute, ne fut davantage vérifié ce principe énoncé par l’historien Simon Doubnov, que « l’histoire juive longe l’histoire universelle sur toute son étendue, et la pénètre par mille trames [2] ». Le XXe siècle fut en tout cas l’un des siècles les plus meurtriers de l’histoire humaine, avec ses deux guerres mondiales comptabilisant soixante-dix millions de morts. Deux guerres mondiales que l’historien allemand Ernst Nolte analyse comme une seule et même « guerre civile européenne » de trente ans, durant laquelle les peuples européens furent poussés à s’étriper sans trop savoir pourquoi [3].

Du point de vue méta-historique adopté dans cette série d’articles, la Première Guerre mondiale aboutit à deux résultats, qui s’inscrivent dans deux mouvements historiques longs que l’on peut considérer comme complémentaires : d’une part, la construction de la nation juive, avec la Déclaration Balfour et le mandat britannique sur la Palestine, d’autre part, la destruction de la nation russe chrétienne, avec la Révolution bolchevique. Le troisième résultat, l’écrasement de l’Allemagne (résultat de la paix et non de la guerre), assure les conditions de la seconde phase du conflit, lequel propulsera chacun des deux mouvements vers une nouvelle étape : plan de partage de l’ONU et fondation de l’État d’Israël, d’une part, destruction de l’Allemagne nationaliste et judéophobe, d’autre part.

Les conditions de la montée du nazisme sont bien connues. Le premier facteur fut la Révolution bolchevique et la Terreur rouge, qui était pour les Allemands une menace très proche : en 1918 avait eu lieu en Bavière une révolution menée par le juif Kurt Eisner, qui avait établi une éphémère République soviétique bavaroise. La forte proportion de juifs parmi les cadres dirigeants de la Révolution bolchevique et de la plupart des autres mouvements révolutionnaires européens alimenta l’antisémitisme allemand qui porta Hitler au pouvoir.

Le second ennemi désigné par Hitler était la finance internationale, jugée responsable de la crise mondiale des années 30. À Berlin avant la Première Guerre mondiale, trente banques privées sur cinquante-deux appartenaient à des familles juives, et la proportion s’était accentuée après la guerre [4]. Ainsi, l’horreur du bolchevisme assimilé à un complot juif, et la position supposée dominante des juifs dans l’économie capitaliste — soit la Révolution et la Banque — constituent les deux ferments principaux de l’antisémitisme nazi.

À cela s’ajoutait encore le rôle prêté aux juifs dans la défaite et l’écrasement de l’Allemagne à l’issue de la Première Guerre mondiale, comme l’a reconnu le sioniste anglais Samuel Landman dans un mémoire de 1936 :

« Le fait que les juifs ramenèrent les USA dans la guerre aux cotés des alliés a eu les pires effets en Allemagne, spécialement dans l’esprit nazi, et a contribué grandement à l’importance que l’antisémitisme occupe dans le programme nazi [5]. »

1933 : « La Judée déclare la guerre à l’Allemagne »

 

Dès 1939, les nazis s’efforçaient de convaincre le peuple allemand que la guerre avait été voulue et tramée par les juifs. Quelques heures avant son suicide, Hitler écrivait encore :

« Il est faux de dire que j’ai, ou que n’importe qui d’autre en Allemagne, ait voulu la guerre en 1939. Elle a été voulue et provoquée uniquement par les hommes d’États internationaux d’origine juive ou travaillant pour les intérêts des Juifs [6]. »

Jeffrey Herf, auteur de L’Ennemi juif. La propagande nazie, 1939-1945, montre de façon convaincante que les dirigeants nazis croyaient sincèrement au « complot juif » qu’ils dénonçaient. Leur obsession à rendre responsable de la guerre une élite juive anglo-américaine relevait donc, selon Herf, d’ « une paranoïa propre à l’antisémitisme radical des nazis [7] ». Cette thèse de la paranoïa n’est convaincante qu’à condition d’escamoter un élément crucial de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Le minimiser ne suffirait pas ; il faut le passer entièrement sous silence, et c’est ce que font les historiens conformistes comme Herf.

Le 24 mars 1933, soit moins de deux mois après la nomination d’Hitler comme Chancelier du Reich, le Daily Express britannique publia en première page un article intitulé : « Judea Declares War on Germany. Jews of All the World Unite in Action », proclamant que :

« Le peuple israélien dans le monde déclare la guerre économique et financière contre l’Allemagne. Quatorze millions de Juifs dispersés à travers le monde s’unissent comme un seul homme pour déclarer la guerre contre les persécuteurs allemands de leurs frères en religion [8]. »

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Première page du Daily Express du 24 mars 1933

 

Cette campagne était soutenue par la majorité des instances représentatives juives et coordonnée par l’influent avocat d’affaire Samuel Untermeyer (président de la Keren Hayesod, une organisation de collecte de fonds pour le mouvement sioniste), qui avait déjà intrigué en faveur de la Première Guerre mondiale. Dans un discours radiophonique reproduit par le New York Times du 7 août 1933, Untermeyer appelait encore à une « guerre sainte » contre l’Allemagne, « menée sans merci », centrée sur « l’embargo économique de tous les produits allemands, transports et services […] nous saperons le régime d’Hitler et ramèneront le peuple allemand à la raison en détruisant leur commerce extérieur dont dépend leur existence même. »

Untermeyer qualifie de « traitre à sa race » tout juif qui ne se plierait pas à ce boycott ou voyagerait en Allemagne. Les juifs, habitués à la persécution « depuis les temps immémoriaux », vaincront une fois de plus. « Car les Juifs sont les aristocrates du monde [9]. » Cette déclaration de guerre fut promptement suivie d’effets désastreux sur le commerce extérieur allemand.

Cinq jours après l’article du Daily Express, Hitler annonça un boycott des affaires juives à titre de « mesure défensive contre la propagande juive à l’étranger », et prévint :

« La juiverie doit reconnaître qu’une guerre juive contre l’Allemagne conduira à des mesures implacables contre les Juifs en Allemagne. »

Goebbels lui emboita le pas deux jours plus tard dans un discours radiodiffusé. De façon caractéristique, Jeffrey Herf cite ces deux discours mais omet de dire qu’ils répondaient à la déclaration de guerre lancée dans la presse anglaise et états-unienne par une élite s’exprimant au nom du « peuple israélien », soit les « quatorze millions de Juifs dispersés à travers le monde [10] ».

Tout en organisant la guerre économique contre l’Allemagne, ces mêmes élites juives poussaient les gouvernements à l’affrontement militaire. Dans son autobiographie, le banquier américain Bernard Baruch, qui avait déjà joué un rôle déterminant dans l’entrée en guerre des États-Unis en 1917, se félicite de l’efficacité de son lobbying auprès de l’Angleterre en 1939 :

« Je soulignais que la défaite de l’Allemagne et du Japon et leur élimination des échanges mondiaux donnerait à la Grande-Bretagne une opportunité extraordinaire de gonfler son commerce extérieur en volume et en profit [11]. »

(Mais selon Herf, « à aucun moment les Juifs de Grande-Bretagne ou d’ailleurs n’eurent quelque influence sur la politique britannique en temps de guerre [12] ».)

 

1941 : « L’Allemagne doit périr »

 

Une fois la guerre mondiale déclenchée, des intellectuels et hauts responsables juifs américains se distinguèrent par l’outrance de leur propagande anti-allemande et la férocité de leur programme génocidaire. En 1941 paraît le pamphlet de l’affairiste juif américain Theodore Kaufman, Germany Must Perish !. L’auteur propose « l’extinction de la race allemande » par la stérilisation de tous les Allemands mâles de moins de 60 ans et femelles de moins de 45 ans, ce qui pourrait être fait en moins d’un mois en mobilisant 20.000 chirurgiens. De la sorte, en l’espace de 60 ans, « l’élimination du Germanisme et de ses porteurs serait un fait accompli [13] ». Interviewé par le Canadian Jewish Chronicle, Kaufman évoqua la « mission » des juifs de guider l’humanité vers la « paix éternelle » ; grâce à eux, « lentement mais sûrement, le monde se transformera en paradis » ; mais dans l’immédiat, « stérilisons tous les Allemands et les guerres de domination mondiale cesseront [14] ».

Le ministre de la Propagande Joseph Goebbels fit imprimer massivement et lire à la radio une traduction du livre de Kaufman, commentant dans son journal :

« Ce sera pour chaque homme allemand et pour chaque femme allemande extraordinairement édifiant d’y apprendre ce par quoi on commencera avec le peuple allemand dans le cas où il donnerait encore une fois, comme en novembre 1918, un signe de faiblesse. »

En affirmant en outre que les juifs allemands étaient de son avis, Kaufman fournissait aux nazis un prétexte à la stigmatisation des juifs par l’étoile jaune (septembre 1941) et à leur déportation en tant qu’ennemis de la nation [15]. Herf prétend que le livre de Kaufman était marginal et n’eut d’écho que dans la propagande nazie. C’est faux : il fut immédiatement commenté positivement par le New York Times et le Washington Post et, en 1944, il sera discuté par Louis Nizer dans son livre Que faire de l’Allemagne ?, acclamé par Harry Truman (Nizer juge exagérée et impraticable la solution de Kaufman, mais recommande d’exécuter 150 000 Allemands et d’en condamner plusieurs centaines de milliers à des travaux forcés, ou « bataillons du travail », à perpétuité) [16].

 

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Germany Must Perish !, de Theodore Kaufman (« le livre qui fait peur à Hitler »), et sa réception par la presse américaine

 

Tandis qu’en 1942 et 1943 les chances d’une victoire de l’Allemagne s’amenuisent, d’autres événements viennent fournir de l’eau au moulin de la propagande nazie et convaincre les Allemands que la reddition n’était pas une option. Au printemps 1943, les militaires allemands découvrent dans la forêt de Katyn (en Pologne près de la frontière biélorusse) les corps de plus de 4 500 officiers polonais abattus d’une balle dans la tête par le NKVD soviétique au printemps 1940. Les soviétiques nient leur responsabilité et prétendent que le massacre a été perpétré par les nazis durant leur avance en 1941. Les Allemands font alors appel à une commission internationale et à la Croix-Rouge internationale, qui confirment tous deux la culpabilité soviétique. Mais leurs conclusions sont ignorées par les Alliés et la presse occidentale. Au plus chaud de cette campagne mensongère, un psychiatre juif américain, Richard Brickner, publie un livre intitulé Is Germany Incurable ?, dans lequel il entend montrer que l’Allemagne est atteinte collectivement d’une « psychose meurtrière » de type paranoïaque dont l’un des symptômes est la mégalomanie, c’est-à-dire la « conviction paranoïaque de leur propre importance mondiale [17] » (diagnostic repris par Louis Nizer dans Que faire de l’Allemagne ?, où il propose une thérapie cognitive de choc [18]).

Peu après le débarquement de Normandie, à la Seconde Conférence du Québec du 11 septembre 1944, Roosevelt et Churchill discutent de l’avenir de l’Allemagne et signent un projet élaboré par le secrétaire américain au Trésor Henry Morgenthau Junior et son protégé Harry Dexter White (né Weit en Lituanie, accusé en 1948 d’espionnage pour le compte des soviétiques). Ce « Plan Morgenthau », intitulé Suggested Post-Surrender Program for Germany, ou Program to Prevent Germany from Starting a World War III, prévoit de « convertir l’Allemagne en un pays de caractère principalement agricole et pastoral », en démantelant « toutes les usines et les équipements industriels qui n’auraient pas été détruits par les actions militaires », tandis que des millions d’Allemands devront être déportés pour du « travail forcé en-dehors d’Allemagne ». La révélation de ce plan démentiel par le Wall Street Journal du 23 septembre contribua à pousser les nazis dans un jusqu’au-boutisme désespéré, et suggéra à Henry Stimson, Secrétaire américain à la Guerre, ce commentaire :

« C’est du sémitisme assoiffé de vengeance, et s’il est finalement mis à exécution (je ne peux croire qu’il le sera), il ne fait aucun doute qu’il sèmera les graines d’une autre guerre pour la prochaine génération [19]. »

Déjà vu

 

En septembre 1939, lorsque l’Angleterre déclare la guerre à l’Allemagne, les autorités représentatives du Congrès juif mondial, puissante organisation sioniste présidée par le futur premier président d’Israël Chaïm Weizmann, en revendiquent publiquement le mérite en rappelant que « les Juifs du monde entier avaient déclaré la guerre économique et financière à l’Allemagne dès 1933 » et qu’ils étaient « résolus à mener cette guerre de destruction jusqu’au bout ». La mobilisation des juifs d’Amérique contre l’Allemagne s’intensifie. La propagande nazie antijuive y répond aussitôt (typiquement, Jeffrey Herf signale cette « radicalisation de l’antisémitisme nazi en 1939 » sans évoquer ce qui l’a déclenchée [20]).

Trois mois après le lancement de l’offensive allemande contre l’Union soviétique, Weizmann renouvelle la stratégie gagnante de la Première Guerre mondiale, en tentant de monnayer auprès de l’Angleterre la capacité des juifs de faire entrer les États-Unis dans la guerre. Dans une lettre à Churchill datée du 10 septembre 1941, il écrit :

« J’ai passé des mois en Amérique, à voyager d’un bout à l’autre du pays. […] Il n’y a qu’un seul groupe ethnique important prêt à se tenir, unanimement, aux côtés de la Grande-Bretagne et pour une politique de mobilisation pour elle : les cinq millions de Juifs américains. […] Il a été largement reconnu par les hommes d’État britanniques que ce sont les Juifs qui, dans la dernière guerre, ont effectivement aidé à faire pencher la balance en Amérique en faveur de la Grande-Bretagne. Ils sont prêts à le faire — et peuvent le faire — à nouveau. »

Ce que demande Weizmann en échange de cette influence juive, c’est la formation d’une « Armée juive » officielle parmi les troupes alliées [21]. L’ « Armée juive » était une idée de Zeev Jabotinsky, qui l’avait déjà suggérée aux Britanniques en 1917 et le fit à nouveau en 1940 publiquement dans son livre The War and the Jew [22]. Le but, bien évidemment, était de se servir après la guerre de cette armée juive officielle comme argument pour la fondation d’Israël ; car quiconque a une armée doit nécessairement avoir un État. L’échec de cette revendication n’empêchera pas les fondateurs de l’État juif d’inscrire dans leur « Déclaration d’Indépendance » :

« Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la communauté juive de ce pays a pris sa part de la lutte pour la liberté aux côtés des nations éprises de paix, afin d’abattre le fléau nazi, et elle s’est acquis, par le sang de ses combattants comme par son effort de guerre, le droit de compter parmi les peuples qui fondèrent les Nations unies. »

Double jeu

 

Pendant que le réseau sioniste anglo-américain, Weizmann en tête, mobilise l’Angleterre et les États-Unis contre l’Allemagne, les sionistes allemands courtisent le régime nazi. En 1933, la Fédération sioniste d’Allemagne condamne le boycott des entreprises allemandes promu par l’American Jewish Congress, et adresse « au Nouvel État allemand » un mémorandum (daté du 21 juin) déclarant que :

« La réalisation du sionisme n’est gênée que par le ressentiment des Juifs de l’extérieur contre l’orientation allemande actuelle [23]. »

Nazisme et sionisme allemand ont en effet un but commun : l’émigration des juifs hors d’Allemagne. Ils ont aussi un ennemi commun : le juif assimilationniste. Reinhardt Heydrich, adjoint de Himmler, écrit en 1935 dans Das Schwarze Korps, organe officiel de la SS : « Nous devons séparer les juifs en deux catégories : les sionistes et les partisans de l’assimilation. Les sionistes professent une conception strictement raciale et, par l’émigration en Palestine, ils aident à bâtir leur propre État juif. […] Nos bons vœux et notre soutien officiel les accompagnent [24]. » « Aux yeux des nazis, a expliqué Hannah Arendt, les sionistes étaient “les Juifs ‘convenables’” puisque eux aussi pensaient en termes “nationaux”. » C’est pourquoi ils détiennent tous les postes importants de la Reichsvereinigung der Juden (l’administration nazie qui coordonne l’émigration et la déportation des Juifs).

L’Agence juive, proto-gouvernement dirigé par Ben Gourion en Palestine, collabore également avec l’Allemagne nazie, car à leurs yeux, précise Arendt, « leur ennemi principal n’était pas les Allemands qui rendaient la vie impossible aux Juifs dans les vieux pays d’Allemagne ou d’Autriche, mais ceux qui leur barraient l’accès à la nouvelle patrie ; cet ennemi était certainement la Grande-Bretagne, pas l’Allemagne [25] ».

C’est aux Britanniques, en effet, que se heurtent les efforts sionistes pour accroître la population juive en Palestine. Dès 1933, l’Agence juive signe donc avec l’Allemagne un accord secret de Transfert (Haavara en hébreu) pour contourner les quotas britanniques : tout juif fortuné qui émigrait en Palestine pouvait transférer jusqu’à 20 000 marks par une compagnie d’assurance qui utilisait ces capitaux pour payer des fournitures allemandes destinées à la Palestine. Ainsi, commente l’historien israélien Tom Segev, :

« Les nazis se débarrassaient des juifs, augmentaient leurs exportations, même s’ils ne recevaient pas de devises étrangères, et brisaient le boycott qui avait été entrepris contre eux par certaines organisations juives, en majorité américaines. Le Mouvement sioniste gagnait de nouveaux immigrants qui ne seraient jamais venus en Palestine s’ils n’avaient été autorisés à transférer leurs capitaux [26]. »

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Un certificat établi en vertu de l’accord de Transfert

 

Quelques 60 000 juifs bénéficièrent de cet accord, et leurs capitaux furent décisifs dans la colonisation juive de la Palestine. Cette collaboration cessa avec l’entrée en guerre du Royaume-Uni. Seul le Lehi ou Stern Gang, une dissidence de l’Irgoun, continua de miser sur l’Allemagne et, par un document daté du 11 janvier 1941, offrit formellement au gouvernement allemand de « prendre une part active à la guerre aux côtés de l’Allemagne [en vue de] l’établissement de l’État historique juif sur une base nationale et totalitaire, et lié par un traité au Reich allemand [27] ».

Ces tactiques opposées des différentes antennes nationales du sionisme ne peuvent pas s’expliquer simplement par des divergences de sensibilité ou un manque de coordination. Elles trouvent leur cohérence dans une stratégie « triangulaire » : les sionistes se positionnent au sommet du triangle, et leurs alliances avec l’un ou l’autre des belligérants — ou les deux à la fois — sont purement opportunistes et circonstancielles. L’objectif sioniste, en fait, coïncide en partie avec la politique nazie et en partie avec la politique britannique, mais ne coïncide entièrement avec aucune des deux. Il faut en effet que les juifs allemands quittent l’Allemagne, mais il faut aussi les empêcher d’émigrer ailleurs qu’en Palestine. Or, l’Allemagne cherche aussi d’autres destinations pour l’émigration de ses juifs, et les Alliés, de leur côté, cherchent des solutions d’accueil : c’est le but de la conférence d’Évian (Conférence internationale d’étude des problèmes politiques et économiques posés par l’expulsion des juifs du Grand Reich) qui s’ouvre en 1938. Les sionistes sont unanimes à s’opposer à ce projet d’ouvrir largement les frontières aux millions de juifs persécutés, sous prétexte que, selon les mots de David Ben Gourion : 

« La pitié va prendre le dessus et l’énergie du peuple va être canalisée pour sauver les juifs de divers pays. Le sionisme sera rayé de l’agenda non seulement dans l’opinion publique, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, mais ailleurs dans l’opinion publique juive. Si nous permettons que soient séparés le problème des réfugiés et le problème de la Palestine, nous mettons en danger l’existence du sionisme [28]. »

Au début de l’année 1944, Roosevelt entreprend une nouvelle fois d’ouvrir les frontières des pays alliés aux réfugiés juifs, mais se heurte à nouveau à l’opposition des élites représentatives juives. Quand Morris Ernst, envoyé à Londres par Roosevelt pour discuter du projet, revient avec l’accord des Britanniques d’accueillir 150 000 réfugiés, Roosevelt est satisfait, et prévoit, entre l’Angleterre, les États-Unis et quelques autres pays, l’accueil d’ « un demi-million de ces gens opprimés ». Mais une semaine plus tard, il annonce à Ernst l’abandon du projet, « parce que la direction juive dominante de l’Amérique ne veut pas en entendre parler ». Les sionistes, explique Roosevelt, « savent qu’ils peuvent lever des fonds importants pour la Palestine en disant aux donateurs “ce pauvre Juif n’a nulle part ailleurs où aller.” Mais s’il y a une politique d’asile mondial, […] ils ne pourront plus collecter d’argent. »

Incrédule, Ernst fit le tour de ses contacts juifs, et raconte dans ses mémoires que « les leaders juifs ont protesté, ricané, et m’ont attaqué comme si j’avais été un traitre. Lors d’un dîner j’ai été ouvertement accusé de soutenir ce projet d’immigration libre [aux USA], dans le but de saper le sionisme politique [29]. »

Après la guerre, les sionistes prendront en main le sort des réfugiés juifs pour en faire le gros de ce que Theodor Herzl appelait le « matériel humain » nécessaire à la construction de l’État juif [30]. Abraham Klausner, autorité rabbinique du camp de Dachau après sa libération, écrit dans un rapport du 2 mai 1948 à l’American Jewish Conference, de tendance sioniste :

« Il faut forcer les gens à aller en Palestine. Ils ne sont pas en état de comprendre ni leur propre situation ni les promesses du futur. […] Il ne faut pas leur demander, mais leur dire ce qu’ils doivent faire. »

Les moyens de coercition incluent harcèlement, brimades, confiscation de nourriture [31]. L’opération est une réussite : entre 1945 et 1952, près d’un million de juifs réfugiés s’installent dans les territoires évacués par les Palestiniens. Tout cela est le résultat du grand principe formulé par Ben Gourion dès 1935 :

« Nous devons donner une réponse sioniste à la catastrophe [shoah en hébreu] que subissent les juifs allemands — transformer ce désastre en une occasion pour développer notre pays [32]. »

La prophétie d’Hitler

 

« La Solution Finale de la Question Juive se trouve dans l’établissement de l’État Juif [33] », affichait dès 1897 le programme de la première association sioniste allemande, la National-Jüdische Vereinigung Köln, inspirée par la vision de Theodor Herzl, qui lui-même estimait avoir trouvé « la seule solution possible, finale et réussie de la Question juive [34] ». En l’absence de trace écrite, les historiens débattent encore de la date à laquelle cette expression « solution finale » inventée par les sionistes est devenue pour les nazis un mot de code pour « extermination ». L’historien Florent Brayard fait l’hypothèse qu’entre 1941 et 1942,

« “La solution finale de la question juive”, ce meurtre systématique de l’ensemble des Juifs européens, a été conçue et mise en œuvre dans le secret le plus absolu, ou du moins le plus grand possible [35]. »

Dans un ouvrage antérieur consacré à La « Solution Finale de la Question Juive », Florent Brayard met à juste titre l’accent sur une fameuse prophétie lancée par Hitler depuis la tribune du Reichstag le 30 janvier 1939. Après avoir rappelé qu’il avait souvent été prophète, en prédisant par exemple son ascension au pouvoir, Hitler ajoute :

« Je veux à nouveau aujourd’hui être prophète : si la finance juive internationale en Europe et hors d’Europe devait parvenir encore une fois à précipiter les peuples dans une guerre mondiale, alors le résultat ne serait pas la bolchevisation du monde, et par là la victoire du judaïsme, mais au contraire l’anéantissement de la race juive en Europe. »

Cet « Avertissement prophétique à la juiverie ! », selon le gros titre imprimé le lendemain par le Völkische Beobachter, fut largement diffusé et commenté, et des extraits en furent insérés dans une version remaniée du film de propagande Le Juif errant. Cette « prophétie » avait fonction de menace contre l’Angleterre et la France, qui entrèrent malgré tout en guerre le 3 septembre 1939. Hitler la renouvela le 30 janvier 1941, à l’intention des États-Unis qui s’apprêtaient à entrer en guerre à leur tour. Le New York Times, que les nazis tenaient comme le chef de file de la « presse juive », réagit à ce discours par un article qui sonnait comme un défi de passer à l’acte :

« Il n’est pas le moindre précédent qui prouve qu’il [Hitler] tiendra promesse ou donnera suite à une menace. Si l’on peut avoir une certitude, c’est que la seule chose qu’il ne fera pas, c’est ce qu’il dit qu’il fera [36]. »

Les États-Unis entrèrent dans la guerre en décembre sous le prétexte de l’attaque japonaise de Pearl Harbour. C’est alors que, le 12 décembre 1941, Hitler tint en comité restreint des propos que nous connaissons par les notes que Goebbels a retranscrites dans son journal :

« Pour ce qui concerne la question juive, le Führer est résolu à faire table rase. Il a prophétisé aux juifs qu’ils subiraient la destruction s’ils provoquaient encore une guerre mondiale. Cela n’était pas qu’une phrase. La guerre mondiale est là, la destruction des juifs doit en être la conséquence nécessaire. »

C’est à ce moment, estiment certains historiens, qu’Hitler et une partie de son entourage se sont ralliés à l’idée d’exterminer les juifs d’Europe (mais Brayard constate dans le journal de Goebbels qu’en octobre 1943, cet intime de Hitler était encore persuadé que le sort des juifs déportés, une fois la guerre terminée, serait l’expulsion à l’Est des territoires annexés). La prophétie d’Hitler constitue le fil rouge de cette évolution. Car, souligne Brayard, cette prophétie « faisait l’objet de l’attention récurrente de la propagande nazie, laquelle, en certains moments clés, n’avait de cesse de la rappeler ». À partir de 1942, de nombreux dignitaires nazis s’y réfèrent, en privé ou en public, pour appeler de leurs vœux la destruction de la « juiverie » européenne.

« En lançant sa prophétie, Hitler avait ainsi constitué un espace discursif singulier et contraignant. Certes, cette prophétie pouvait être mobilisée dans un but de propagande, mais, au moment où était venu le temps de sa réalisation, sa logique interne déterminait les formes que pourrait revêtir cet emploi. Qui plus est, en choisissant de la réitérer, Hitler avait mis en jeu son statut même de prophète, la puissance oraculaire de sa parole, la nature spécifique de son pouvoir : il n’était pas possible, la guerre mondiale étant advenue, que la prophétie ne se réalisât pas. […] En soit, cette contrainte était suffisante pour enclencher une phase de radicalisation de la politique antijuive [37]. »

Ce que cette analyse occulte, c’est le rôle cynique des Alliés et de leur presse, qui firent mine de ne pas prendre au sérieux cette prophétie de la Shoah, mais qui simultanément, par un harcèlement dont l’élite juive revendiquait clairement l’initiative, prirent en quelque sorte Hitler au piège de sa propre prophétie.

 

Opération Barbarossa : le pari perdu d’Hitler

 

En 1941, Hitler avait fait le pari osé que l’Angleterre accepterait au moins une trêve pour permettre à l’Allemagne de vaincre l’Union soviétique. Il avait de bonnes raisons de le croire : depuis 1917, Churchill n’avait cessé de présenter le bolchevisme comme le pire fléau de l’humanité : « Le bolchevisme n’est pas une politique, c’est une maladie », avait-il déclaré à la Chambre des communes le 29 mai 1919, ajoutant : « Ce n’est pas une croyance, c’est une pestilence. » Il prescrivait le gaz comme « le bon médicament pour les bolcheviques ». Le 6 novembre de la même année, il comparait le wagon plombé qui avait transporté Lénine en Russie en 1917 à « une fiole contenant un bouillon de culture de typhoïde ou de choléra ».

Mais trente ans plus tard, le 3 septembre 1939, Churchill déclara devant la même Chambre des communes : « Nous nous battons pour sauver le monde de la pestilence de la tyrannie nazie et la défense de tout ce que l’homme a de plus sacré [38]. » Et alors qu’il avait, en 1919, recommandé à Lloyd George de « Libérer l’Allemagne ; combattre le bolchevisme ; faire en sorte que l’Allemagne combatte le bolchevisme », en 1939, il dénonça le refus de Chamberlain d’initier un rapprochement avec l’Union soviétique.

 

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Célèbre article de Churchill paru en 1920, exaltant les juifs comme « la race la plus formidable et la plus remarquable jamais apparue dans le monde », et prenant parti pour le sionisme contre le bolchevisme.

 

C’est néanmoins en misant sur l’intérêt de Churchill qu’en mai 1941 Hitler parachuta son dauphin Rudolf Hess en Écosse avec mission d’informer secrètement Churchill de son offensive imminente contre l’URSS, et lui proposer un traité de paix. Hess fut capturé, Churchill refusa de l’entendre et le fit emprisonner jusqu’à la fin de la guerre, puis refusa de le libérer comme prisonnier de guerre et le fit condamner à perpétuité pour « complot et crime contre la paix [39] ».

Le jour même du déclenchement de l’opération Barbarossa, le 22 juin 1941, Churchill s’exprima sur la BBC, en expliquant que le régime nazi était pire que le communisme :

« Par l’efficacité de sa cruauté et la férocité de son agression, il surpasse toutes les formes de méchanceté humaine. »

Le gouvernement britannique, poursuivait-il, n’a « qu’un objectif et une seule fin irrévocable. Nous sommes résolus à détruire Hitler et chaque vestige du régime nazi. […] Tout homme et tout État qui combat le nazisme aura notre aide. […] Il s’ensuit que nous apporterons toute l’aide possible à la Russie et au peuple russe. »

Soudain, Churchill ne parle plus de l’Union soviétique, mais de la Russie et du « peuple russe », pour affirmer que « la cause de tout Russe qui se bat pour son foyer et sa maison est la cause des hommes libres et des peuples libres de tous les coins de la planète [40] ». Dans un texte dicté le 4 février 1945 et inclus dans son « testament politique », Hitler explique avoir espéré que Churchill comprendrait son intérêt « de s’entendre avec moi », afin de « permettre l’unification de l’Europe » face aux deux « géants que sont les États-Unis et la Russie » :

« En attaquant à l’Est, en crevant l’abcès communiste, j’ai eu l’espoir de susciter une réaction de bon sens chez les Occidentaux. Je leur donnais l’occasion, sans y participer, de contribuer à une œuvre de salubrité, nous laissant à nous seuls le soin de désintoxiquer l’Occident. […] J’avais sous-estimé la puissance de la domination juive sur les Anglais de Churchill [41]. »

Préparer la suivante

 

Ce qu’Hitler ne pouvait comprendre c’est que, dans les coulisses du pouvoir anglo-américain, il avait été décidé, non seulement que l’Allemagne nazie était un pire ennemi que l’URSS, mais que l’URSS n’était pas, en réalité, un ennemi à abattre. Il avait été décidé, en fait, de livrer la moitié de l’Europe à Staline. Certains faits peu connus prouvent même que la disparition d’Hitler et la reddition de l’Allemagne n’étaient pas souhaitées avant 1943, car elles auraient contrecarré ce plan. Peu après que Roosevelt et Churchill se furent mis d’accord, à Casablanca en janvier 1943, pour exiger de l’Allemagne une « reddition sans condition », George Earle, ambassadeur américain en Bulgarie officiant depuis Istanbul, fut contacté par l’amiral Wilhelm Canaris, chef des services secrets allemands, qui lui expliqua que, si le président Roosevelt indiquait clairement qu’il accepterait une « reddition honorable », les généraux allemands, dont beaucoup étaient hostiles à la politique suicidaire de Hitler, livreraient celui-ci à la justice internationale et remettraient l’armée allemande aux forces américaines pour s’allier contre l’URSS, l’ennemi véritable de la civilisation occidentale, et protéger l’Europe centrale de l’assaut des troupes soviétiques. Earle rencontra ensuite l’ambassadeur allemand Fritz von Papen, fervent catholique et antihitlérien, puis le baron Kurt von Lersner, autre dignitaire allemand. Convaincu à la fois de la sincérité des Allemands et de la détermination de Staline de conquérir l’Europe, Earle envoya à trois reprises, par canaux diplomatiques et militaires, un message urgent à Roosevelt l’invitant à saisir cette chance inespérée. La seule réponse que reçut Earle de Roosevelt fut l’ordre de s’en remettre au commandant en chef en Europe, le général Eisenhower. Cela équivalait à tuer l’initiative des dignitaires allemands antinazis ; ils furent exécutés par Hitler après avoir vainement tenté de l’assassiner le 20 juillet 1944. Eisenhower, en effet, avait pour consigne de laisser le champ libre à Staline en Europe centrale, c’est-à-dire de livrer au communisme les peuples que les Alliés s’étaient donnés comme mission, par la Charte de l’Atlantique du 14 août 1941, de libérer du nazisme [42].

La partition de l’Europe ne résulta pas d’un échec des États-Unis, mais au contraire d’une volonté secrète. Non seulement l’Allemagne avait été prise en tenaille entre les forces anglo-américaines et les forces soviétiques mais, une fois l’Allemagne écrasée, les mâchoires devaient continuer d’enserrer l’Europe. La Guerre froide permettrait de maintenir l’antagonisme dont avait besoin Israël pour fonder son État en Palestine en 1948, puis en étendre les frontières en 1967.

 

Notes

[1] Yuri Slezkine, Le Siècle juif, La Découverte, 2009.

[2] Simon Doubnov, Histoire moderne du peuple juif, Lausanne-Paris, Payot, 1931, cité dans Daniel Lindenberg, Figures d’Israël. L’identité juive entre marranisme et sionisme (1649-1998), Hachette Littérature, 1997, p. 5.

[3] Ernst Nolte, La Guerre civile européenne : National-socialisme et bolchevisme (1917-1945) (édition allemande 1989), Perrin, 2011.

[4] Yuri Slezkine, Le Siècle juif, op. cit., p. 86-87.

[5] Samuel Landman, Great Britain, the Jews and Palestine : How America Was Dragged into World War One by the Zionist Lobby, 1936, p. 6, sur desip.igc.org/1939sLandman.htm

[6] Le Testament politique de Hitler, notes recueillies par Martin Bormann, Fayard, 1952.

[7] Jeffrey Herf, L’Ennemi juif. La propagande nazie, 1939-1945, Calmann-Lévy, 2011, kindle, k. 110.

[8] Ces articles sont aujourd’hui facilement consultables sur Internet.

[9] Voir mon article précédent sur E&R.

[10] Jeffrey Herf, L’Ennemi juif, op. cit., k. 835-8.

[11] Bernard M. Baruch, Baruch : The Public Years, Holt, Rinehart and Winston, 1960, p. 347.

[12] Jeffrey Herf, L’Ennemi juif, op. cit., k. 1307.

[13] Theodore Kaufman, Germany Must Perish !, Argyle Press, 1941 (sur archive.org), p. 30.

[14] « “Hitler Will Be Nothing But a Rosebud”, Says the Author of “Germany Must Perish” », The Canadian Jewish Chronicle, 26 septembre 1941, cité dans Brandon Martinez, Grand Deceptions : Zionist Intrigue in the 20th and 21st Centuries, Progressive Press, 2014, kindle, k. 226.

[15] Florent Brayard, Auschwitz. Enquête sur un complot nazi, Seuil, 2012, p. 42-43.

[16] Louis Nizer, Que faire de l’Allemagne ? Brentano’s, 1944, sur archive.org, p. 54-59.

[17] Richard Brickner, Is Germany Incurable ? J. B. Lippincott Co., 1943, p. 30, 56 et 163.

[18] Louis Nizer, op. cit., p. 95.

[19] Cité dans David Irving, Nuremberg : The Last Battle, Focal Point, 1996, p. 20.

[20] Jeffrey Herf, L’Ennemi juif, op. cit., k. 829.

[21] David Irving, Churchill’s War, vol. 2 : Triumph in Adversity, Focal Point Publications, 2001, p. 76-77.

[22] Vladimir Jabotinsky, The War and the Jew, Dial Press, 1942, sur archive.org

[23] Lucy Dawidowicz, A Holocaust reader, Behrman House, 1976, p. 150-155.

[24] Cité dans Heinz Höhne, The Order of the Death’s Head : The Story of Hitler’s SS, Penguin Books, 2001, p. 133.

[25] Hannah Arendt, Eichmann à Jérusalem. Rapport sur la banalité du mal (1963), Gallimard, « Folio/histoire », 1997, p. 133-137.

[26] Tom Segev, Le Septième million. Les Israéliens et le Génocide, Liana Levi, 1993, p. 40-41, 29-30.

[27] Alan Hart, Zionism, The Real Ennemies of the Jews, vol. 1 : The False Messiah, Clarity Press, 2009, p. 211-213. 

[28] Alan Hart, op. cit., p. 164

[29] Cité dans John Mulhall, America and the Founding of Israel : an Investigation of the Morality of America’s Role, Deshon, 1995, p. 109.

[30] Theodor Herzl, L’État des Juifs (1896), La Découverte, 2003, p. 40.

[31] Alfred Lilienthal, What Price Israel ? op. cit., p. 148-150.

[32] Cité dans Tom Segev, op. cit., p. 37-38, 171.

[33] Isaiah Friedman, Germany, Turkey, and Zionism 1897-1918, Transaction Publishers, 1998, p. 17.

[34] The Complete Diaries of Theodor Herzl, edited by Raphael Patai, Herzl Press & Thomas Yoseloff, 1960, vol. 1, p. 118.

[35] Florent Brayard, Auschwitz, op. cit., p. 34.

[36] Cité dans Jeffrey Herf, op. cit., k. 1614-30.

[37] Florent Brayard, La « Solution Finale de la Question Juive ». La technique, le temps et les catégories de la décision, Fayard, 2004, p. 380-381, 396-399 et 16-21. Sur Goebbels : Florent Brayard, Auschwitz, op. cit., p. 254-256.

[38] Antoine Capet, « “The Creeds of the Devil” : Churchill between the Two Totalitarianisms, 1917-1945 », sur www.winstonchurchill.org

[39] David Irving, Rudolf Hess. Les Années inconnues du dauphin d’Hitler (1941-1945), Albin Michel, 1988.

[40] « Alliance with Russia », sur www.winstonchurchill.org/res....

[41] Le Testament politique de Hitler, notes recueillies par Martin Bormann, Fayard, 1952.

[42] Curtis Dall, Franklin D. Roosevelt, ou Comment mon beau-père a été manipulé (éd. anglaise 1968), Sigest, 2015, p. 196-211.

 
 



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44 Commentaires

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  • #1432983

    Bravo Monsieur Guyénot pour ce travail remarquable, d’une grande rigueur. Le livre de Herf est effectivement un monument d’impostures et d’omissions volontaires.

    Pour mesurer la duplicité pluridimensionnelle des élites d’Israel, je renvoie également à l’article que j’ai rédigé il y a quelques mois sur ce site, "La Shoah : tombeau de la lutte des classes dans le monde juif".

    Merci pour cette contribution décisive.


  • #1433054

    la France a choisi le déshonneur plutôt que de ce battre pour ces valeurs elle aura la guerre et le déshonneur les americano sioniste vont la mettre a genoux et le monde arabo et muslman lui tourneront le dos !


  • #1433075
    le 31/03/2016 par Bernard
    Combien de guerres mondiales pour Sion ?

    Excellent article. Chapeau à son auteur.
    Il manque juste les deux citations clés d’Hitler sur le sionisme dans "Mein Kampf" (1924) qui permettent de tout comprendre sur le contexte de l’époque : la première page 31 (chapitre 2), et la seconde page 169/170 (chapitre 11).


  • #1433109
    le 31/03/2016 par JeSuisLePen
    Combien de guerres mondiales pour Sion ?

    Du lourd, du très lourd ! Chapeau de publier cette vérité historique cachée aux élèves.


  • #1433125
    le 31/03/2016 par Guerres et Histoire
    Combien de guerres mondiales pour Sion ?

    La claque que je viens de me manger !!
    Si seulement nous étions tous libres de débattre de la 2ème guerre mondiale et de ses conséquences, ce serait tellement intéressant et donc enrichissant intellectuellement...
    J’ai toujours eu un grand malaise à l’école quand on voulait me forcer à penser que tout un peuple était devenu haineux sans raison ou par simple manque d’intelligence et donc de discernement face à une propagande grotesque (je me souviens de ces affiches, que nous devions étudier, qui ne m’auraient même pas convaincues à l’âge de cinq ans). Cependant, avec quelques explications et une mise en contexte plus précise (à vérifier, comme toujours), on se rend compte, bien évidemment, que les gentils et les méchants n’existent pas, contrairement aux intérêts et à la concurrence, qui font les politiques et donc les guerres.
    Je ne sais pas quel avenir nous attend, mais j’espère que nous (les petites gens) le saisirons avant qu’il ne nous soit définitivement volé...


  • #1433126

    Objectif des sionistes en 1914 : la destruction de l’Empire Ottoman pour installer le "Foyer national juif" en Palestine . Objectif des sionistes en 1939 : détruire l’Empire Britannique pour remplacer la Palestine mandataire par l’Etat d’Israël . Pour cela ils feront jouer une nouvelle fois l’antagonisme germano-britannique, comme en 14 .


  • #1433136
    le 31/03/2016 par gelindo
    Combien de guerres mondiales pour Sion ?

    Merci Laurent pour avoir transmis vos connaissances. On en redemande ce genre d’article.


  • #1433161

    Surveillez ça : quand Michael Collins Piper est mort l’été dernier, il avait presque fini d’écrire un livre sur Hitler. Des amis à lui ont mis la main sur le PDF de ce livre et ont fait ce qu’il faut pour pouvoir le rendre disponible bientôt sur internet. Ce livre promet de montrer un visage méconnu du Führer.


  • #1433199

    Voilà comment quelques groupes d’hommes, adorateurs du dieu sionisme, sont parvenus à modeler l’Histoire et le Monde à leur désir. Le sacrifice, la naïveté humaine, sans oublier Mammon ("Black Magic Money"). Dans les cartons des projets d’extension, de conquête. Chez les voisins quelques lopins de terre, un peu plus un peu moins... puis accoucher d’un immense machin, une chimère.

    Merci Laurent pour ces articles fort instructifs, de belles pièces du puzzle. Tout est référencé/sourcé. Et respect pour le courage d’aborder ouvertement et sans langue de bois ce brûlant sujet.


  • #1433208

    Cela mériterait une collection des meilleurs articles de Laurent Guyénot, essentiels pour comprendre le monde actuel, à mon humble avis. Je vais me faire une séance de rattrapage.

    Kontre-Kulture nous fait re-découvrir, des livres souvent tombés en désuétude, ou dans la confidentialité, faute de réédition. Je conseille particulierement Wall Street et l´ascension d´Hitler , c´est-à-dire l´avant guerre, puis la conséquence logique, le Nuremberg de Bardèche, et la création d´une justice internationale, avec des lois crées de toutes pièces. Deux livres, simples, rapides et efficaces. Puis le livre de Schacht, ou l´histoire vue de l´intérieur, plus long, tout aussi intéressant, mais moins percutant que les deux premiers pour pouvoir briller, ou pas, dans les soirées.
    La derniere interview de Sutton en 1980, il lui restait 22 ans à vivre. On lui a fait comprendre qu´il fallait cesser la televisión. Les livres ca va, personne ne les lient sans publicité. www.youtube.com/watch ?v=AE0O...

    Un énorme travail de l´équipe de ER et de tout ses collaborateurs, l´entreprise déshoatisation des esprits sera longue, et difficile à gagner, mais la victoire est déjà lá, car il existent ces textes, sont lus, transmis et commentés. Bien placés entre la série des tétons télévisuels.


  • #1433221

    L’histoire parle de deux cents assassinats, au sein même du parti nazi, (nuit des longs couteaux) permettant définitivement de mettre hitler au pouvoir. En est il vraiment l’instigateur ?


  • #1433225

    C’est différent de la lecture du Réseau Voltaire où le parti pris pro-soviétique et anti-allemand est permanent.


  • #1433231

    Article nécessaire et qui apporte de la controverse. Mais L’article valide en quelque sorte l’ethnocentrisme juif en pensant que toute l’histoire tourne autour des juifs.

    La révolution russe par exemple ne peut pas se résumer simplement aux juifs, c’est un évènement plus complexe que ça surtout que Staline a russifié le parti en accédant au pouvoir. Il faudrait parler de la décadence de l’aristocratie russe même au plus haut niveau (ex:raspoutine), de la haine inexpiable entre les moujiks et les hobereaux, du massacre de 1905 etc.

    On ne peut pas faire de toute façon une révolution avec seulement des juifs, c’était physiquement impossible, Malaparte disait même dans "technique du coup d’etat" qu’ils n’avaient pas assez de capacités viriles et guerrières pour ça.

     

    • #1433243

      D accord avec vous mais si vous lisez attentivement la composition du parti bolchevique des son origine ... surprise 80 % de juifs, on est bien loin du pauvre petit ouvrier devenant chef de parti. Les non juifs n avait aucun pouvoir ou très peu dans le parti. Même Lénine à des origines juives qu’ on a constamment fai d ignorer ou de cachet aux gens et surtout aux pauvres bougres d ouvriers qui y voyaient au changement


    • #1433492
      le 01/04/2016 par Caltech
      Combien de guerres mondiales pour Sion ?

      Lisez "Deux siècles ensemble" Tome 2 (et tome 1 accessoirement) d’Alexandre Soljénytsine.
      Je n’en dis pas plus car cela vous fera certainement revoir votre opinion...
      Bonne lecture.


    • #1433611

      J’ai lu et bien lu "Deux siècles ensemble"
      et je ne vois aucune contradiction à votre propos !


  • #1433235

    Laurent, connaissez-vous les travaux d’Aline de Diéguez ?

    Aux sources du chaos mondial actuel
    - Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza
    - Aux sources du sionisme

     

  • #1433258

    Au delà des polémiques, il suffit de constater qui sont les bénéficiaires des grands bouleversements de la première moitié du XXe siècle.
    Première guerre mondiale : les Etats-Unis passent du rôle d’une puissance secondaire au premier rôle en se permettant même (après avoir été l’arsenal des belligérants, à crédit bien sûr) d’être l’arbitre de la paix en ayant participé à moins d’un an de conflit (ce qui consisterait, dans un combat de boxe en 12 rounds, de faire les 2 derniers et d’être déclaré vainqueur).
    Deuxième guerre mondiale : pour éviter les redites, les conditions sont différentes mais la trame est la même et les résultats également (pour les tenants de la libération de l’Europe par les américains : 4/5 des effectifs et du matériel de l’armée allemande étaient sur le front de l’est).
    Ce qui n’empêche nullement l’influence du lobby juif dans ces différentes "aventures".
    En résumé : "Chercher à qui le crime profite", toute la question est là !


  • #1433345
    le 01/04/2016 par pléliades
    Combien de guerres mondiales pour Sion ?

    Lire le livre de William Guy Carr, Des pions sur l’échiquier.


  • #1433374
    le 01/04/2016 par Blaztok
    Combien de guerres mondiales pour Sion ?

    Et aujourd’hui, qu’est-ce qui a changé ? Ben, rien.

     

    • #1441251
      le 12/04/2016 par jacques
      Combien de guerres mondiales pour Sion ?

      si ! ces dernières années l’avant à passée la surmultiplié , déjà chez nous avec les traitres qui gouvernent le pays depuis une décennies


  • #1433515
    le 01/04/2016 par Claude33
    Combien de guerres mondiales pour Sion ?

    « Il est faux de dire que j’ai, ou que n’importe qui d’autre en Allemagne, ait voulu la guerre en 1939. Elle a été voulue et provoquée uniquement par les hommes d’États internationaux d’origine juive ou travaillant pour les intérêts des Juifs [6]. » Oui, enfin généraliser à l’ ensemble de la communauté juive à travers toute l’ Europe qui était disparate la responsabilité seule d’un réseau d’ influence puissant mais restreint, pour ensuite les chasser et les exterminer en masse relève d’ un manque total de discernement. De plus, les SA depuis les années 1925 semaient la terreur.Quant à Scacht, il fut le pivot des manoeuvres de la haute-finance en allemagne.Protestant et franc-maçon, lié au mouvement pan-européen de Coudenhove-Kalergi et aux milieu de Wall Street et de la City, en particulier au banquier Norman Montagu, gouverneur de la Banque d’Angleterre. En 1930, puis en 1933,il embarque pour les USA afin d’obtenir de Roosevelt la garantie de neutralité des USA en cas de réarmement de l’Allemagne.Le retournement de ces élites ne surviendra qu’en 1938, quand Hitler fera arrêter un des sbires juifs allemands de la City : Louis de Rothschild.D’ailleurs, surprenant ,Schacht passera indemne à travers le procès de Nuremberg,pour poursuivre son activité dans le pétrole comme agent des Rockefeller !


  • #1433525

    Article fondamental et.....documenté .
    Mais pourquoi donc,ces documents n’apparaissent
    jamais nulle part !
    L’histoire du vingtième siècle est à réétudier complètement .
    Comme dirait Poutine,des bombes atomiques ont été placées
    sur les nations,....et elles ont explosées !
    Il serait temps d’informer le Monde, que des bombes
    plus terrifiantes encore sont posées,et que L’Islam
    servira de détonateur .....comme Hitler !


  • #1433661

    J’avoue ne pas trop comprendre cette phrase :

    « La Guerre froide permettrait de maintenir l’antagonisme dont avait besoin Israël pour fonder son État en Palestine en 1948, puis en étendre les frontières en 1967. »

    Elle mériterait quelques explications.

     

  • #1433803

    Cet article conduit à poser la question suivante : pour quelle raison, ouvertement depuis le XIXème siècle et sans discontinuer depuis, la place de la question sioniste est-elle si centrale dans le monde moderne ?

    Centrale au point de tout sacrifier :
    le devenir du peuple juif : sacrifié
    la civilisation islamique : sacrifiée
    les peuples arabes dans leur vie quotidienne : sacrifiés
    le catholicisme et plus généralement la tradition religieuse de l’Europe : sacrifiés
    la structure politique traditionnelle de l’Europe : sacrifiée
    la structure traditionnelle de l’Islam politique : sacrifiée.

    Jusqu’où cela va-t-il aller ? Jusqu’où cela peut-il encore aller ?

     

    • #1435733
      le 04/04/2016 par Jean le Syrien
      Combien de guerres mondiales pour Sion ?

      Cher Monsieur,

      Pour comprendre il ya lieu de s’interesser à la profondeur historique du phénomène qualifié de "sionisme" . Il ya lieu de garder à l’esprit que ce phénomène politique est en fait, à l’origine, une tradition religieuse qui, à l’occasion de fêtes juives, exprime une espérance sous l’incantation : L’an prochain à Jerusalem.
      Les Juifs en tant que communauté, ont sauvegardé leur identité grâce à la transmission matri-linéaire. Une réponse aux nombreuses agressions dont ils furent les victimes. Ce sentiment puissant d’appartenance religieuse a non seulement développé la force du groupe mais au-delà, il a developpé chez le juif une volonté personnelle de réussite face à l’adversité sous toutes ses formes.
      Il a aussi développé, tant au niveau individuel que communautaire (les deux étant liés dialectiquement), une volonté de revanche sur les deux grandes civilisations occidentales dominant le Monde mediterannéen post-romain, à savoir la civilisation chretienne sous toutes ses formes et la civilisation musulmane dans toute sa diversité.
      L’expression politique de cette revanche s’exprimera notamment à partir du XIXème siècle dans la doctrine sioniste clairement influencée par la notion émergeante de l’Etat-Nation.
      C’est la rencontre de la tradition juive et du credo sioniste qui fabriquera l’Etat d’Israel. On comprendra que tout sera mis en oeuvre par les enfants d’israel pour la réussite d’un tel projet. Notamment les reseaux politico-financiers profondément enracinés en Europe et plus tard aux Etat-unis. Ces reseaux accompagneront le capitalisme en expansion, et même profiteront,au XIX et XXème siècles de la domination des Etats européens sur le Monde. Le projet sioniste accompli partiellement,et pour tout dire, la prophétie réalisée, il s’agira pour cette élite, de perpétuer,cette réussite (le projet sioniste).
      Pour pérenniser cette situation, deux conditions sont nécessaires :
      a) La soumission à cette communauté, de l’occident chrétien (non orthodoxe) qui rassemble les grandes puissance économiques et militaires et reste pour eux le moyen de continuer leur domination indirecte sur leurs ennemis potentiels,
      b) La division du Monde musulman qui, dans son ensemble, leur reste insoumis. Avec leurs complices occidentaux, il s’agira de s’appuyer sur les "élites arabo-musulmanes" corrompues et sur les divisions historico- sociologiques de l’Islam pour détruire ce danger potentiel.
      Comme dirait Modiano : " Je suis juif, j’ai l’endurance des rats".


    • #1439885

      Bonsoir,

      Mais la transmission matri-linéaire, propre à la tradition juive, n’est-elle pas une caractéristique intrinsèque de la tradition juive plutôt qu’une réaction à des agressions comme vous le dites ?

      Le sionisme tel qu’il est apparu à la fin du XIXème siècle en tant que doctrine politique, avait un caractère tellement hétérodoxe au regard de la tradition juive que cela lui a valu une condamnation sans détour de la plupart des rabbins. Cela conduit à se poser la question de la véritable origine du sionisme, qui a semblé aussi "étranger" à la communauté juive du XIXème : le sionisme est-il d’origine juive ? Ou instrumentalise-t-il le peuple juif ?

      Le changement d’attitude du peuple juif vis à vis du sionisme, de rejet massif initial à une adhésion quasi hystérique aujourd’hui suite aux massacres du XXème siècle, la centralité de la question sioniste dans les deux guerres mondiales comme le montrent les excellents articles de Laurent Guyénot, la centralité de la question sioniste dans la guerre déclarée aujourd’hui par l’Occident à l’islam m’ont personnellement amené à penser que les juifs sont utilisés, comme d’autres nations, par un projet qui masque ses réelles intentions. Je me demande, dans ses conditions, s’il sera un jour possible de trouver les véritables commanditaires du projet d’extermination de la seconde guerre mondiale, les nazis pouvant n’avoir joué, sous ce rapport, qu’un simple rôle d’instruments. Les multiples connections entre les services secrets anglais de l’époque, via la présence d’agents doubles ou triples, et les nazis commencent à émerger dans les études récentes.

      Le plus inquiétant est qu’on a l’impression d’être en présence d’une sorte de "foi" se cristallisant autour d’un projet pour lequel la ville de Jérusalem semble jouer un rôle central, quelle que soit la nature exacte de ce projet, qui reste encore indéterminée. Il y a fort à parier que, le jour où le peuple juif aura fait le travail pour lequel il reçoit aujourd’hui des faveurs concernant cette ville, il sera du jour au lendemain écarté sans pitié comme on se débarrasse d’un gant usité.


    • #1441465
      le 12/04/2016 par Une femme
      Combien de guerres mondiales pour Sion ?

      1/2

      Je le trouve intéressant votre commentaire Alex.

      Cette question que vous posez, je me la suis posée aussi et me la pose encore.

      Pas de réponse définitive, ça reste en suspens.

      A savoir, je reprends ce que vous dites :" Le sionisme est-il d’origine juive ou instrumentalise-t-il le peuple juif ?"

      Même si c’est incertain, j’opte quand même pour une instrumentalisation du message par les sionistes pour servir leurs intérêts et en ce sens certains juifs sont abusés et ne voient pas, dans la pleine inconscience dans laquelle ils sont, le piège qui se referme sur eux.

      Voulant être sauveurs, ils se retrouvent victimes.

      Je pense ici à ce que nous avait dit Lucien Cerise du fameux Triangle de Karpmann qui anéantit toute relation vivante et en fait un carcan qui enferme au lieu de libérer.

      Une prison, en somme.

      Le fameux triptyque dévitalisant victime-sauveur- bourreau
      .

      Je crois fort qu’en se pensant sauveurs, instrumentalisés par la dynamique sioniste, certains juifs finissent par devenir des victimes. Ils ne voient pas le piège dans lequel ils sont empêtrés. Ils sont instrumentalisés par l’esprit sioniste qui souffle puissamment dans leur rang.

      En hébreu," ivri", veut dire celui qui est passé sur l’autre rive, celui qui a traversé ce qu’il y avait à traverser. Traverser l’ ignorance, les servitudes, les plaies d’Egypte, etc...

      Ce qui veut dire qu’on peut être hébreu sans être juif et être juif sans être hébreu, mais cet aspect des choses est oublié.

      Il est pourtant essentiel car il est à la base de toute la Tradition Hébraïque qui risque de prendre ses vessies pour des lanternes.


    • #1441470
      le 12/04/2016 par Une femme
      Combien de guerres mondiales pour Sion ?

      2/2

      Re-Bonjour Alex,

      J’ai eu l’occasion d’échanger avec des philosophes qui marient les références philosophiques à la Tradition Hébraïque, et le sentiment que j’en ai, c’est que ce sont des gens instruits, sincères et honnêtes, profondément.

      Ils croient dur comme fer qu’ils sont les sauveurs de l’humanité et qu’ils ont une paix messianique universelle à construire. Et ils se servent , sans penser s’en servir, de l’ Ancien Testament pour LIRE savamment leur feuille de route !

      Voilà, ce que je pense.

      Car je pense ici à un Monsieur très bien, très droit, très intègre, très ouvert, très Lévinassien pourrais-je dire avec qui j’ai eu l’occasion d’échanger un peu mais dont j’ai l’impression qu’il ne voit pas du tout ce dont il est question dans notre vie. Il est persuadé d’oeuvrer pour le Bien, Le Beau, le Juste, la Paix.

      Face à un tel divorce entre les faits et les paroles, je rejoins votre questionnement et crois fort que ces gens sont abusés par des esprits tordus qui se servent d’eux pour rejoindre l’horizon lointain qui n’est pas la Jérusalem Céleste qui serait descendue sur terre mais bel et bien la Nouvelle Babylone et loin de rejoindre l’esprit d’ouverture d’Abraham de retomber dans le piège de Caïn et Abel !

      Le voir est un vrai progrès. C’est immiscer le doute qu’il serait utile de semer.


    • #1441484
      le 12/04/2016 par Une femme
      Combien de guerres mondiales pour Sion ?

      J’ai oublié un mot qui annule mon argumentation.

      Je reformule donc, excusez-moi.

      En hébreu, HEBREU se dit " ivri".

      Ivri, ça veut dire celui qui est passé sur l’autre rive, celui qui a traversé ce qu’il y avait à traverser. Traverser l’ ignorance, les servitudes, les plaies d’Egypte, etc...

      Ce qui veut dire qu’on peut être hébreu sans être juif et être juif sans être hébreu, mais cet aspect des choses est oublié.


  • #1434075

    Bonjour,

    Je ne sais pas si vous connaissez Benjamin Harrison Freedman ; si cela n’est pas le cas, je vous invite fortement à voir la conférence qu’il donne en 1961 dont il explique le rôle des sionistes dans les deux guerres mondiales. Vidéo sous titré en français en 2 parties, une mine d’or !

    "Benjamin Freedman est né en 1890 de parents juifs. Il devint un homme d’affaire new-yorkais réputé au point d’être le principal propriétaire de la Woodbury Soap Company. Il rompit avec le sionisme international à la fin de la deuxième guerre mondiale, puis a passé le restant de sa vie à exposer les faits de l’influence sioniste en Amérique ; dépensant pour cela plus de $ 2.5 millions de sa propre poche.

    Mr Freedman ’’savait’’ dans le vrai sens du terme, ayant évolué dans les plus grandes sphère de l’état et de la politique. Il fut d’ailleurs très familier avec Bernard Baruch, Samuel Untermeyer, Woodrow Wilson, Franklin Roosevelt, Joseph Kennedy et John F. Kennedy, ainsi que de nombreux autres figures marquantes de son temps. "

    Cordialement.


  • #1434252
    le 02/04/2016 par katholikhos
    Combien de guerres mondiales pour Sion ?

    Reste à déterminer si cette "prophétie" d’Hitler s’est réalisée selon la forme qui en est donnée par l’histoire officielle ?


  • #1434640
    le 03/04/2016 par whyldman
    Combien de guerres mondiales pour Sion ?

    C’est marrant, je me rappelle qu’il y a un peu plus d’un an ont été diffusés, à quelques semaines d’intervalles en plus je crois bien, 2 docs sur Churchill.
    Un sur le personnage & sa vie (de mémoire sur France 3), et l’autre dans le cadre d’une mini série "docu-fiction" sur les personnages "clés" de la 2nde guerre mondiale, je crois bien que ça s’appelait "Ils ont fait la guerre" justement... bref.

    Dans le 1er on apprend clairement que fin des années 30 (en gros & de mémoire) Churchill est un politique grillé de chez grillé, entre des décisions catastrophiques dès la 1ère guerre mondiale et je sais plus quoi d’autres ensuite, le mec est complétement OUT ...perdu de chez perdu.
    Puis "Ô miracle" il revient et arrive à s’imposer comme "sauveur" ...

    J’ai vraiment trouvé ça extremement bizarre, même si avec De Gaulle on sait que les accidents miraculeux de l’histoire sont toujours possibles, là j’hésitais vraiment entre ça et "ce type a du être choisi en pensant qu’il allait être manipulable a souhait c’est pas possible vu à quel point plus personne n’en voulait".

    Force est de reconnaitre en tout cas que ce que raconte Guyenot matche bien avec la deuxième hypothèse.
    N’oublions pas qu’il est aussi d’après toutes les analyses sérieuses l’ordonnateur de l’assassinat du général Sikorski (potentiel De Gaulle polonais) qui voulait faire éclater la vérité sur le massacre de Katyn... (tiens tiens et qui ça aurait embeté justement ?).

    Après reste à savoir si Churchill avait parfaitement compris que pour revenir il fallait plaire "au lobby", ou si finalement il a vraiment cru lui-même à la "doxa" c’est pas à exclure non plus.
    Voir même était un mondialiste finalement...
    Fin bref... en tout cas son "retour aux affaires" est vraiment trop miraculeux pour ne pas cacher certaines vérités je pense.


  • #1434878

    Merci M.Guyénot pour votre travail, petite question hors sujet : On est quelques uns à spéculer sur le fait que vous seriez probablement en train de préparer le premier livre français sur le récentisme, sommes nous loin de la réalité ?

     

  • #1435466
    le 04/04/2016 par Dr Destouches Mister Celine
    Combien de guerres mondiales pour Sion ?

    Merci Laurent ! Merci mille fois ! Cette série d’articles est une victoire, un phare dans cette mer de mensonges et de désinformation.

    Putain ce que ca fait du bien !

    Je suis parfois terrifie par toute la puissance de cette "elite", de ce groupe de conspirateurs, sacrifiant juifs et non juifs. Quel groupe dans l’histoire de l’humanité a été aussi puissant ?

    Que pouvons nous faire ? Au dela de se reinformer ? Que faire entre ce groupe diabolique, et tous ces médiocres, surtout les jeunes, qui s’abrutissent devant les Hanouna et co ?

    Merci encore Laurent.


  • #1435917
    le 04/04/2016 par Franc oriental
    Combien de guerres mondiales pour Sion ?

    Merci Monsieur Guyénot pour ce remarquable arcticle. En vue d’approfondir le sujet, permettez-moi d’attirer votre attention sur quelques très bons études :

    1. Alison Weir, Against Our Better Judgment : The hidden history of how the U.S. was used to create Israel.
    2. Guido Giacomo Preparata, Conjuring Hitler : How Britain and America made the Third Reich.
    3. Viktor Suvorov, The Chief Culprit : Stalin’s Grand Design to Start World War II.
    4. Laurent Rucker, Moscow’s Surprise : The Soviet-Israeli Alliance of 1947-1949.

    Salutations de l’Allemagne...

     

  • #1436610

    Cet article est très intéressant, bien écrit et documenté ;Toutefois il comporte selon moi deux erreurs
    historiques.

    1) A propos des documents Morgenthau, il est inexact d’écrire qu’ils n’ont été connus en Allemagne qu’en 1944 mais ils le furent dès la fin 1942 et immédiatement utilisés par Goebbels dans sa propagande . ( Voir la brochure éditée par l’Ordre Français à ce sujet, texte de Léo de Poncins).

    2) Il est faux d’écrire "qu’Hitler parachuta son dauphin R. Hess en Grande Bretagne avec la mission d’informer secrètement Churchill" d’attaquer l’URSS. L’attitude d’Hitler ce jour là, telle que la raconte Benoist-Méchin, le jour même où il rencontra le führer avec l’Amiral Darlan prouve parfaitement que celui-ci ignorait tout de la fuite de Hess."De la défaite au désastre Tome 1 Les occasions manquées 1940/1942" AlbinMichel 1984 et du même ; A l’épreuve du temps " Tome 2 1940 1947 Julliard 1987.

    L’auteur de l’article aurait pu aussi citer les travaux de Jean-Claude Valla (Cahiers Libres d’Histoire) N° 4 "Le pacte germano-sioniste" qui établissait clairement l’entente entre les nazis et les sionistes dès août 1933.

     

    • #1436958
      le 06/04/2016 par Laurent Guyénot
      Combien de guerres mondiales pour Sion ?

      Merci, je vais vérifier ces deux points. Sur le second, cependant, je me suis rangé à la thèse qui me semble la plus plausible : Hess et Hitler s’étaient mis d’accord pour que, en cas d’échec de la mission de Hess, Hitler s’en dissocie publiquement (pour des raisons évidentes liées à sa crédibilité auprès des Allemands). Il me semble difficile de croire que Hess ait trahi Hitler. Mais je vais consulter vos sources.


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