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De Marx à Debord, vers l’abolition de l’argent – Conférence de Francis Cousin à Lille

L’équipe d’E&R Lille accueillera Francis Cousin le samedi 30 avril 2016 à 15h pour une conférence sur la « dictature démocratique du spectacle de la marchandise ».

 

Réservations : reservation.erlille@outlook.fr

Entrée : 5 euros.

 

 

Francis Cousin sur E&R :

Bien préparer la conférence avec Kontre Kulture :

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131 Commentaires

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  • Une conférence (à laquelle les pavillons sont évidemment bien ouverts) de Cousin fait gagner 20 ans de maturité critique. Et cela pour le prix d’un paquet de clopes.


  • Je guetterai la vidéo de la conférence avec excitation.
    J’espère que M. Cousin fera un jour un déplacement dans le Sud. Depuis que j’ai découvert ce monsieur, et que petit à petit j’assimile la philosophie détenue par les penseurs qu’il cite régulièrement et que je découvre seulement (finalement, avant l’aide de M. Cousin, qu’avais-je vraiment compris de Marx et Debord ?), c’est mon attente intellectuelle principale : pouvoir le rencontrer et soulever les questions que des dizaines d’heures de visionnage de ses vidéos et de lecture des ouvrages qu’il cite m’ont amené à avoir.
    Chanceux ces Lillois ! Merci à E&R pour l’organisation évidemment !


  • Énormes vos bandes-annonces les mecs... C’est juste jouissif ! ^^

     

  • Allons, allons. Ressaisissons-nous, allons faire un p’tit stage de formation chez les allocataires du RSA (enfin j’m’adresse pas aux hypocrites qu’ont mis adroite’ment à gauche le caviar).

    Eux, les RSAins, connaissent l’essentiel et savent vivre avec trois fois rien. Un petit plan de tomates, 3, 4 poules pondeuses, quelques fraisiers et amandes amères...

    Rien multiplié par quoi que ce soit ça fait rien.

    Bon ben si avec rien VS Jésus, les culs bénis du site, rapplique pas... y a pu qu’à croire en rien.


  • toujours un moment essentiel quand FC s’exprime, et puis il met à merveille en application ce principe de Boileau : ce qui se conçoit bien s’énonce clairement .


  • C’est toujours un grand enrichissement intellectuel que d’écouter Francis Cousin, d’autant, que l’on ne s’en lasse jamais.
    Merci à lui de nous faire partager son savoir et ses analyses.


  • Puis je me permettre de critiquer Francis Cousin en soulignant que parler de dictature démocratique de l argent c est un peu s elever a un niveau inaccessible au commun des mortels ?

     

  • Entre cette conférence et celle de Piero San Giorgio, Lille est vraiment très très attractive en ce moment !
    Ça me donne envie de faire 6 heures de route !


  • De loin l’analyste le plus aboutit et le plus vraie !
    Les élites capitalistes du monde entier ne sont rien d’autres que le produit du Capital !
    Le Capital veut un marché mondial commun et une structure politique mondial pour l’encadrer(gouvernement mondial).
    Le Dieu Fric et sa domination intégral du monde !

     

  • Francis Cousin est probablement le penseur majeur de notre époque.

     

    • Ses analyses sont plus qi’interessantes. sa prospective beaucoup plus discutable. De plus, ce n est qu’un ’vecteur’ du marxisme voire meme d anthropologie, mais il n’est pas créateur de concept ’historico-philosophique’...


    • @Matador
      Francis Cousin s’explique souvent et avec précision sur son statut de "passeur" de mémoire des luttes radicales contre la "société du fétichisme de la marchandise", il ne revendique rien d’autre en demandant aux auditeurs de lire les textes les plus féconds des théoriciens de ses luttes paysannes puis ouvrières et de leurs dimensions : Marx, Engels, Debord...Cela dit, il a le mérite insigne de nous familiariser avec des textes qui ne serraient pas intellectuellement accessibles au plus grand nombre, particulièrement ceux d’Engels.
      Dieudonné vient de se rapprocher de tous ces grands théoriciens avec son récent mot d’ordre : "ne cherchons pas à changer ce monde, changeons de monde".


    • Matador, c’est justement parce que ce n’est pas un illusionniste comme tous les autres, un faux créateur, qu’il ne pense pas important, ne se monte pas le bourrichon et sait pertinemment bien que tout a été dit et qu’il s’agit de transmettre et non de créer ce qui, en pensée juste, est toujours du Marx réécrit, qu’il est très intéressant. Ce que tu as l’air de présenter comme un défaut est une qualité majeure, de l’humilis qui cadre précisément avec la pensée radicale du vrai vivre contre toute l’hubris maladive du temps. Bien à toi.


    • avant de créer de nouveaux concepts, déjà utiliser intelligemment ceux à disposition (le concept n’est qu’un outil dialectique).
      pourquoi toujours prôner la nouveauté ? car en fin de compte on ne peut créer du neuf qu’avec de l’ancien à moins d’être Dieu lui même.
      toute rupture radicale coupe des racines sauf quand il s’agit d’un retour à l’origine (du problème)


    • Je le trouve aussi beaucoup trop ’mécanistique’ dans ses rouages explicatifs, trop ’mathématique’.
      Pour complémenter son analyse, il devrait puiser dans l’œuvre de Konrad Lorenz. Et là, ç se corse considérablement non ?


    • @Matador
      Peut être que son expression, issue de la dialectique marxiste, peut paraître de l’idéologie machiniste, mais en fait, tout est superbement chargé de sens, et pour beaucoup d’entre-nous, la consultation régulière d’E&R, des conférences proposées et des sites amis(liste non-exhaustive), a tellement élevé le niveau de conscience que l’écoute de Francis Cousin ne pose aucun problème ni de compréhension ni d’interprétation (dans mon cas, je n’ai aucune culture "Marxienne").


    • Paramesh "cousiniste", ça alors... mais pas si étonnant.

      Salutations, camarade !


    • @ Miles, j’étais déjà dans la mouvance situationniste dans les années 60,70, et quand on a goûté une fois au fruit défendu, difficile de revenir en arrière
      De plus, la redécouverte du monde de l’être par Cousin me rend encore plus inconditionnel de cette analyse radicale car c’est la seule alternative possible au chaos qui se précise.
      de l’optimisme encore de l’optimisme et hoop !
      salut à toi camarade prolétaire


  • On ne peut maintenir l’organisation d’une société aussi complexe que celle dont nous dépendons sans argent. Par contre on peut parfaitement eliminer l’usure.

    En dénonçant l’argent au lieu de l’usure Cousin ne se fatigue pas et surtout n’inquiète pas trop les capitalistes.

     

    • vous soulevez un vrai problème, refuser l’usure n’est pas refuser l’argent. mais l’usure n’est qu’un des problèmes de l’argent. l’autre problème majeur de l’argent et qui le rend rare dans l’économie active (les échanges) est sa propension à être thésaurisé, accumulé et donc à sortir du circuit des échanges (interdire l’usure n’empêchera pas d’ accumuler car même si l’argent n’est plus " rentable" cela reste un outil de pouvoir, de domination et de coercition redoutable).
      Donc le propos de F.Cousin est de supprimer purement et simplement la monnaie et donc l’échange marchand. il prône tout simplement la mort de la marchandise et du marché
      Si l’échange marchand a été le moteur historique de l’apparition des sociétés complexes, cela ne veut pas dire que ce soit la seule solution, l’important c’est l’échange, Qu’il soit ou non fondé sur la monnaie (la marchandise).
      Un échange peut être fondé sur d’autres critères, par exemple : le don et le contre don, l’honneur, la répartition selon les besoins. toutes solutions qui demandent des structures de pensée que nos civilisations ont occulté depuis bien longtemps, ce qui ne veut pas dire qu’il soit impossible d’y revenir.
      Revenir à un monde où le moteur du progrès est la satisfaction de besoins réels collectifs et non le pur profit individuel semble du parfait bon sens
      La solution n’est pas changer le monde mais changer de monde (et ça on doit déjà le faire dans sa tête)


    • je rajouterai ce principe comportemental simple : quelque chose n’aura vraiment de la valeur pour moi que si j’en ai besoin.
      la valeur réelle des choses dépend du désir qu’on a de les posséder et non de leur rareté ou leur abondance, limiter le désir aux besoins c’est redonner une valeur humaine aux choses et donc refuser la valeur universelle de l’argent (la valeur marchande). vous comprendrez alors mieux le véritable fondement de l’échange humain


    • Mais monsieur Cousin ne cherche nullement à maintenir cette société complexe (et surtout anti-humaine) : il veut l’abolir ! C’est vous au contraire qui n’inquiéter aucunement la classe capitaliste mondiale par votre réformisme contre-usurier. L’Argent n’est pas amendable, vous croyez pouvoir le contrôler alors que c’est lui qui vous dirige. L’Argent avant d’être outil est relation sociale, mettant en marche une hybris pathologique concurrentiel incontrôlable. Ce qu’il faut comprendre c’est que la mise en mouvement de la dialectique de l’Avoir, et donc de l’Argent, amène nécessairement à L’usure. Il faut avoir une analyse critique radicale (au sens étymologique : aller à la racine des problèmes) des phénomènes posés et non pas courir éternellement après les turpitudes anti-cosmique du Capital.


    • @Bromelia

      Bernard Friot - votre maître à penser - et la gaugauche n’inquiètent pas beaucoup plus ’’les capitalistes’’. D’ailleurs, le salaire à vie que réclame Bernard Friot ne dérange pas vraiment le Capital puisque ce dernier va s’en servir prochainement dans différents pays avant de le généraliser partout où il deviendra nécessaire de le généraliser.


    • pour régler une bonne fois pour toutes le problème des sociétés complexes, il faut se rappeler qu’une société complexe est avant tout une société technologique. le problème financier est, lui, uniquement lié à la marchandise, au marché ; La corrélation entre les deux est purement historique.
      On peut très bien penser un monde où la technologie se partage au lieu de s’échanger.
      d’ailleurs la transmission du savoir, elle même, est à sens unique, il n’y a pas d’échange.


    • Bromélia, je vous invite aussi sincèrement qu’amicalement de découvrir, patiemment de préférence, les longues interventions de Cousin, en commençant par son passage sur Méta TV p. ex., particulièrement vivant. En réalité, lorsque vous dites qu’ « on ne peut maintenir l’organisation d’une société aussi complexe que celle dont nous dépendons sans argent », vous versez dans le psittacisme, vous donnez une opinion toute faite automatiquement, répétez machinalement un tenace lieu commun que vos grands-parents vous répétaient déjà à l’envi sans doute : « il y a toujours eu de l’argent, ;on ne peut pas vivre sans argent ; faites de l’argent un serviteur et non un maître ». Balivernes, foutaises ! D’abord, qu’en savez-vous ? Ensuite, et Cousin vous le dira mieux que moi, c’est ça le fétichisme de la marchandise et le rayonnement du faux (où la réalité de vient le faux et le faux devient le vrai) propre à ce fétichisme. L’argent a une histoire courte par rapport à notre histoire humaine, Jésus n’a jamais dit ça (c’est l’Eglise institutionnelle qui parle d’argent comme cela), et bien entendu que nous pouvons vivre autrement qu’avec de l’argent.
      Attention à ne pas brasser d’énormes poncifs sur la base desquelles des idéologies fausses en entier se bâtissent. Bien à vous.


    • J’imagine paramesh que sans le citer, lorsque vous parlez de don et de contre-don, vous faites indirectement référence au travail de Marcel Mauss et notamment à son " Essai sur le don - Forme et raison de l’échange dans les sociétés archaïques ". Ce n’est pas forcément très agréable à la lecture mais c’est en effet très intéressant. Il est clair que l’on est ici, sur ce thème précis, dans cette filiation.


    • " D’ailleurs, le salaire à vie que réclame Bernard Friot ne dérange pas vraiment le Capital puisque ce dernier va s’en servir prochainement dans différents pays avant de le généraliser partout où il deviendra nécessaire de le généraliser. "
      Ah bon ?! Intéressant, mais d’où tenez-vous cela ? M’intéressant d’assez près à l’actualité, un tel projet, d’envergure internationale selon vos dires, m’aurait cependant échappé. Mais c’est possible après tout.


    • A Jalons de Conscience,

      Aristote dit que, contrairement au vivant, « l’argent ne fait pas de petits ». Or, c’est ce principe faux que l’argent fasse des petits qui gouverne le consensus sur la valeur économique de notre activité. On peut exprimer cela sous la forme de « n’a de valeur économique que l’activité au service de l’intérêt d’un investisseur privé ». C’est pour cela que nous pensons par exemple qu’un enseignant fonctionnaire coûte de l’argent et qu’un enseignant travaillant pour le privé produit de l’argent. C’est aussi à cause de l’adoption de ce principe faux que les nations doivent être en croissance perpétuelle pour attirer l’investisseur privé comme référence nécessaire de la valeur économique.

      Le premier acte de fétichisme est justement de substantifier une comptabilité (l’argent) au point de prendre pour vrai qu’elle se reproduise ! En disant que le problème n’est pas l’usure mais l’argent, Cousin balaie quand même sous le tapis une baliverne (que l’argent se reproduise) aussi grosse que nous ne la voyons plus. C’est une erreur de méthode qui sert le Capital car à la fois le Capital et Cousin disent que l’argent et l’usure sont consubstantiels. C’est quand même un peu gros de dire que l’argent doit nécessairement se reproduire, non ?

      Pour le reste, je suis d’accord avec Cousin, il est probable qu’en absence d’usure (c’est-à-dire d’une perception débile de la réalité), l’équilibre avec la nature redevienne la référence de la valeur de notre activité ce qui changera complètement nos sociétés.


  • Ou on détruit tout ou on change rien : FC doit faire allusion au concept Stunde Null évoqué par Michel Drac dans une vidéo.
    Pour les kamarades de la section lilloise : munissez-vous d’un cahier et d’un stylo pour prendre des notes. C’est du haut de gamme lorsqu’il évoque Marx et Debord.

    “La démocratie c’est le pouvoir de l’argent en mouvement.
    Chaque fois qu’une contestation émerge, le capital la mange et la retourne.
    Nous sommes des épaves marchandes circulatoires.

    Mon émancipation humaine ne peut pas passer par la politique.

    Tout état est une mécanique capitaliste d’oppression.

    L’antifachisme a été la religion du 20 ième siècle pour que la
    modernisation capitaliste élimine les illusions fachistes ou nationales socialistes
    qui voulaient combiner la communauté et l’argent.
    La modernité du capitale par l’antifachiste à réalisé la liberté despotique
    de la démocratie en liquidant tous les groupes radicaux et en tuant la lutte des
    classes.
    Il faut faire migrer la conscience en dehors de l’homme.

    La franc-maçonnerie est l’avant-garde du capitale.

    La religion satanique de la marchandise.

    Indistinction généralisée car le fétichisme de la marchandise a pour but
    de renverser le réel.”

    C’te musique de ouf à la fin !!!


  • Pour l’heure, tout soulévement est un vœu pieux ! Les gens ( dont je suis ) sont trop obnubilés par les joujoux électroniques et par leur épanouissement personnel pour songer un instant à critiquer le système qu’ils chérissent secrètement...

     

  • Pour les "anciens" ER rappelez vous les premieres videos de presentation d’un conférencier et regardez celle -ci. Ce n est pourtant pas si loin (3/4 ans tout au plus) mais cela nous semble être la prehistoire, on est déjà dans un autre monde aujourd hui.

    Avec internet tout va si vite et c’est la dissidence qui a conquit ce nouvel espace de comunication. Comme dirait Dieudo l’ancien monde n’a toujours rien compris et nous, nous sommes reellement en train de changer de monde, sans changer ce monde. Que nous oublions, tout simplement...


  • A quand Cousin & Drac à Lyon ? E&R Rhône ?! Lille ... C’est le bout du monde !!! C’est une belle ville ?

     

  • Puis-je me permettre de critiquer Cousin ?

    L’abandon de la monnaie ne peut intervenir que dans les pays dont l’évolution a rendu son abolition possible techniquement et concevable intellectuellement.
    Ce n’est pas parce que la monnaie est partout un fléau que tous les hommes dans tous les pays sont prêts à y renoncer. Certains hommes dans certains pays y sont ou y seront fatalement plus disposés que d’autres.

    L’intuition de Cousin est bonne, mais il devrait pousser la logique jusqu’au bout à l’instar de Philippe Landeux.

    Pour ceux qui aiment dévorer du concept, je pense que Landeux est LE dissident qui va monter ces prochaines années, il est pire que Cousin.

    Landeux c’est un genre de Cousin + Chouard patriote.

    https://www.youtube.com/watch?v=tAA...

     

    • Philippe Landeux a cerné l’essentiel mais il n’a pas compris que la Révolution sociale n’est pas un programme politique.
      En termes de dévoilement de la totalité, Francis Cousin est plus précis et plus complet (et plus entraîné je pense).


    • @ Trix
      si vous suivez la logique de F.Cousin, on ne peut rien faire d’efficace contre ce système, il s’écroulera de lui même de par ses contradictions internes. donc le problème de l’argent sera automatiquement résolu ,d’autant plus que la monnaie devenant totalement virtuelle rien ne pourra la sauver du chaos. or visiblement c’est l’après chaos qui vous pose problème
      les infrastructures, les talents, les hommes eux seront toujours là, il s’agira alors de changer de carburant (la monnaie n’est pas le moteur de l’économie mais simplement un carburant que l’on doit pouvoir remplacer) .
      D’où l’intérêt d’être prêt dans sa tête ou alors cela risque de faire mal.
      oui je sais on est loin de la politique mais plutôt dans une sorte de philosophie sociale


    • Là où Cousin est dans la méditation, Landeux est dans la résolution.


    • @paramesh
      L’essentiel est de décider sur quelle base on échangera une fois l’effondrement économique consommé et la monnaie devenue inconsistante. Cela n’est pas à faire chacun dans sa tête : moi ça sera sur la base de l’honneur, un autre ça sera le don, etc. Cela est à faire à l’échelon de la Cité, donc à l’échelon politique.

      Philippe Landeux propose un système d’échange basé sur l’Egalité des Citoyens en Devoirs et en Droits. Cela est parfaitement accessible à « nos structures de pensées », pour reprendre les termes que vous employez dans un commentaire précédent. Les valeurs nobles que vous y évoquiez (honneur, générosité, etc.) doivent rester contingentes. Elles n’auront pas à être imposées, elles fleuriront naturellement sur le fondement des Principes de l’égalité bien comprise.


    • " Là où Cousin est dans la méditation, Landeux est dans la résolution. "
      L’emploi du terme de " méditation " (sic) me parait totalement, voire radicalement dirait F.C, inapproprié.


    • @4X4,
      Friot j’y ai goûté j’ai beaucoup apprécié au début, comme une alternative à la thèse situationiste pensée tellement radicale que je finissais par la trouver utopique. et puis après m’être intéressé aux théories de la monnaie fondante, l’histoire de la monnaie et l’anthropologie de l’échange je me suis aperçu que le système de Friot ne changeait en fait rien : le salariat restait intact (l’homme réduit à l’homo economicus) et surtout l’argent ne disparaissait aucunement, et qui dit argent dit état et politique. on reste dans un monde matérialiste qui a démontré historiquement qu’il est incapable de fournir une éthique à l’humanité. il faut choisir, l’être ou l’avoir, pas de compromis possible

      Vous raisonnez encore en politicien. il n’y a pas à décider quel sera le critère de l’échange, laissons les gens se démerder sans argent, ils retrouveront par eux même les solutions qu’a déjà expérimenté l’humanité sur un temps infiniment plus long que celui de la monnaie. les grandes civilisations anciennes ne se sont pas crées sur la monnaie, la monnaie est venue en cours de route. mais le ver était déjà dans le fruit : l’échange marchand profane et l’apparition de l’état
      donc rien ne sert de faire des plans sur la comète. demain est un autre jour.
      Quand le chaos sera là on devra agir en situation .il suffit juste d’être prêt dans sa tête ça évitera les migraines.


    • @Paramesh,
      Prêt dans sa tête… à retourner au troc ? A échanger sur la base de bons et nobles sentiments ? Il faut réfléchir d’avantage si l’on veut être prêt.

      Ce qui va se jouer ne va pas être un long fleuve tranquille, des forces obscures et les égarements seront de la partie. La victoire est peut-être assurée d’avance selon les optimistes comme vous ou les catholiques comme Pierre Hillard, mais elle n’arrivera pas sans se battre pour elle, et sans commencer par la désirer.

      Si la politique n’a pas émergé en un jour, elle ne disparaîtra pas de même.
      Opérer le changement de matrice demain ne peut pas se faire sans elle (étant entendu que ce n’est pas la politique qui constitue la matrice actuelle, mais le système d‘échange marchand, ce que Landeux appelle Largent, et qui conditionne tout).


    • @4X4, ce qu’on feras après le chaos on n’en sait rien encore puisque nous ne sommes pas en situation, mais une chose est sûre c’est que quand il y aura le bordel généralisé, je ne crois pas que la motivation première sera de relancer la production d’ordinateurs. on sera malgré nous revenu à un économie de subsistance, de besoins réels. le problème ne sera pas de constituer une constitution mais de s’entendre avec ses voisins.
      tout ça c’est du réalisme.
      maintenant parlons d’optimisme : certains considènt que la société humaine est fondée sur la démerde individuelle, la prédation et l’exploitation de l’homme par l’homme d’autres pensent que la solidarité et la construction de liens sociaux .
      je fais partie du deuxième groupe, pas par idéologie ou philosophie mais par mon expérience de vie dans plusieurs sociétés traditionnelles (j’y vis toujours d’ailleurs) et même de nos jours la différence est frappante mais je reconnais que cela se détruit à vitesse grand V donc plus vite le chaos arrivera et plus vite ces sociétés seront sauvées ( c’est mon optimisme)


    • @paramesh
      Si LE problème sera « de s’entendre avec ses voisins » selon vous, alors nous serons dans une situation sociale de « démerde individuelle ». En fait, on se rapprochera moins de votre société traditionnelle solidaire que d’une jungle à la Mad Max, « bordel généralisé » aidant.

      Landeux propose justement de ne pas laisser notre société complexe s’effondrer ainsi, pour être en mesure de refonder la société sur le principe d’Egalité, donc de solidarité (qui augmentera aussi la liberté d’entreprendre). Il s’agit de ne pas louper le coche. Cela devrait être le début de nouvelles aventures pas pour déplaire à Francis Cousin.

      Les sociétés traditionnelles ne seront pas sauvées si la civilisation occidentale s’effondre : celle-ci conduira au totalitarisme et Largent régnera encore.


    • bah ! on en reparlera après le chaos, (et ne vous inquiétez pas pour les sociétés traditionnelles cela ne changera pas grand choses pour elles)



    • si la civilisation occidentale s’effondre : celle-ci conduira au totalitarisme et Largent régnera encore.



      donc rien de changé, ce sera comme maintenant, alors tout va bien. (si on passe par la case Lordon ou Friot ce sera un peu plus long mais c’est le résultat qui compte)


    • en fait, plutôt que de se chiffonner sur le rôle de la monnaie, il vaudrait mieux s’interesser au la problématique de la répartition, et en premier lieu celle du travail. le travail doit il être partagé ou vendu comme une marchandise. ce qui revient à poser le problème de la comptabilisation ou non de l’efficacité d’un travail à produire de la richesse.
      si pour le même travail je produis plus dois je être rénuméré plus ?
      ou encore, doit on prendre en compte uniquement le travail collectivement ou individuellement.
      l’anthropologie nous apprend que ce ne sont que les sociétés complexes (division du travail) qui commencent à comptabiliser le travail individuel efficace dans l’échange marchand.
      tout le problème est de savoir si c’est l’ échange marchand qui amène à comptabiliser l’efficacité du travail individuel ou si c’est le contraire. Il me semble que la pemière hypothèse est la plus logique car il est plus facile de comptabiliser une production matérielle que du travail immatériel. la production est une réalité concrète, le travail n’est qu’une énergie que l’on conceptualise socialement puisque l’énergie travail est liée à l’homme qui la produit et cet homme qui produit cette énergie doit consommer pour perdurer (le principe de la thermodynamique).
      donc logiquement peut importe l’efficacité du travail, l’homme qui travaille doit recevoir selon ses besoins et non selon son efficacité.



    • cela pourra marcher un temps mais comme vous ne serez pas sorti de l’aliénation de la marchandise



      On sera quand même sorti de l’obligation conjecturelle lié à l’usure d’un marché en croissance ( cad une production et une croissance permanente) pour nous tenir en dehors du chaos. Ce n’est peut être pas suffisant mais c’est déjà essentiel.

      En outre, il ne faut pas négliger l’éffet bénéfique de la flemme sur le long terme lorsqu’on ne sera plus obligé de surpasser le voisin pour avoir le droit de vivre. Ceux qui rèvent de grandes propriétés et monuments c’est parce qu’ils ne font pas le boulôt eux même.


    • Création monétaire n’est pas synonyme de crédit. Il peut y avoir crédit sans création monétaire

      la création monétaire faite par l’état ou une banque centrale privée est de facto une création totalement ex nihilo.
      un crédit dans une banque est aussi une création d’une ligne de crédit pratiquement ex nihilo puisqu’on ne demande aux banques qu’une garantié fractionnaire ( Depuis Bale III les réserves fractionnaires obligatoires ont été relevées à 6% (Bale II : 4%)

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Effet...


  • pour ceux qui apprécient les analyses de F.Cousin, il faut se rappeler que la suppression de la monnaie induit la suppression de l’état. Historiquement l’invention de la monnaie telle que nous la vivons aujourd’hui est une création étatique. le plus drôle étant que les théories fiscalistes ou Chartistes de l’invention de la monnaie sont maintenant les théories dominantes dans le monde universitaire d’aujourd’hui : l’invention de la monnaie (institutionnelle) est une invention de l’état, c’est un acte violent qui impose l’échange commercial à des buts d’accaparation : l’impôt. (voir la théorie de Graeber entre autres).
    être radical c’est bien sûr supprimer l’usure, mais avant tout c’est supprimer l’argent et l’état qui est à son origine. l’idée que l’état puiss être le pleuple souverain (l’idée démocratique) est une vaste arnaque : l’état est un instrument de domination car il se place au dessus de la réalité concrète, il n’est qu’une idée conceptuelle de la participation collective réelle au bien commun. il a donc une logique de conservation de sa réalité propre qui est totalement différente de celle du peuple réel. et quand on a cette vision saine de la notion d’état on comprend d’autant mieux l’arnaque idéologique du socialisme et du communisme politique. l’état n’est pas et ne pourra jamais être le peuple (la communauté humaine)

     


    • être radical c’est bien sûr supprimer l’usure, mais avant tout c’est supprimer l’argent et l’état qui est à son origine



      Sauf que l’usure est intrinsèquement une erreur (l’argent ne fait pas de petits) et que l’argent est une comptabilité (une façon de décrire une forme de réalité).


    • mais qui dit le contraire ? c"est le fondement de la pensée de Marx,
      et puis croyez vous sincèrement que Marx ignorait Aristote.
      si l’argent travaille c’est bien sûr sur le dos de quelqu’un,
      c’est une telle évidence !
      par contre le problème de l’échange marchand lui même ça c’est plus difficile à concevoir,
      Et pourtant, pas d’échange marchand, pas d’argent et pas d’argent, pas d’usure (c’est historique et dialectique)
      or tout échange est fondé sur une idée de valeurs
      l’échange don /contre-don qui précède historiquement l’échange marchand ést fondé sur des valeurs humaines : le prestige, l’honneur, la solidarité.
      l’échange marchand lui est fondé sur la valeur matérielle et quantifiable des objets que l’on échange (rareté, temps de travail loi du marché etc). la dialectique de l’échange n’est plus humaine (spirituelle) mais matérielle. on a remplacé l’honneur volontaire par l’usure contraignante. la valeur humaine par la valeur matérielle, l’objet est ainsi devenu marchandise. ce n’est plus l’homme qui échange mais les marchandises qui s’échangent dans une logique indépendante purement marérialiste ; l’homme est devenu homo economicus
      j’arrête là car ce travail antropologique c’est à vous de le refaire pour le comprendre.
      Sur le principe du don, regardez la vidéo que j’ai posté un peu plus haut, c’est du concret.



    • mais qui dit le contraire ?



      F.Cousin qui dit que le problème n’est pas l’usure mais l’argent. Vous reprenez d’ailleurs la même idée dans vos propos ci-dessus.



      la dialectique de l’échange n’est plus humaine (spirituelle) mais matérielle. on a remplacé l’honneur volontaire par l’usure contraignante



      Faites l’effort (c’en est un grand qui m’a pris du temps) d’arrêter de penser que l’échange et l’usure sont consubstantiels. L’usure est contraignante pas l’échange. C’est le mensonge du Capital et l’erreur de Cousin. Repenser notre société sans usure est un immense travail et c’est d’ailleurs faute de l’avoir réalisé que nous n’avons d’autre référentiel de la valeur économique de notre activité au service de l’intérêt.

      Supprimer l’échange pour que nous ne soyons pas uniquement matérialistes c’est comme proposer de s’attacher les mains pour ne pas se masturber tout le temps… On pourrait aussi réaliser que nos mains pourraient servir à autre chose qu’à se masturber, tout comme on pourrait réaliser que l’échange pourrait servir à autre chose qu’à l’usure ou au fétichisme de la marchandise. En supprimant l’échange vous ne supprimerez pas la tentation, en supprimant l’usure vous supprimez le mensonge (l’argent ne se reproduit pas).

      Les temples marchands que nous connaissons aujourd’hui (pub obsolescence programmée…) sont essentiellement liés, non pas à la nature humaine (c’est ce que le temptateur veut nous faire croire), mais à la contrainte de croissance qu’impose un système de valeur basé sur l’usure qui est un non-sens (la monnaie ne se reproduit pas).



      ce n’est plus l’homme qui échange mais les marchandises qui s’échangent dans une logique indépendante purement marérialiste



      Revenez sur terre. On n’a encore jamais vu une marchandise s’échanger toute seule, pas plus que de la monnaie se reproduire. Si on ne part pas sur des bases rationelles les usuriers pourront rester tranquillement aux manettes.


    • Bromélia, je ne vous comprends pas bien



      Les temples marchands que nous connaissons aujourd’hui (pub obsolescence programmée…) sont essentiellement liés, non pas à la nature humaine (c’est ce que le temptateur veut nous faire croire), mais à la contrainte de croissance qu’impose un système de valeur basé sur l’usure qui est un non-sens (la monnaie ne se reproduit pas).



      et juste après vous critiquez ma phrase qui dit que la marchandise est devenue indépendante de l’humain et a donc sa logique propre (c’est le principe de l’aliénation)
      on ne va quand même pas se battre sur les points où on est d’accord.



      F.Cousin qui dit que le problème n’est pas l’usure mais l’argent. Vous reprenez d’ailleurs la même idée dans vos propos ci-dessus



      cela ne veut pas dire que l’usure n’est pas un putain de problème, mais qu’ elle est subséquante à l’argent, pas d’argent pas d’usure c’est une question de causalité historique évidente.
      Où alors vous croyez naïvement que l’on peut créer un monde marchand (avec l’argent comme étalon universel d’échange) sans usure ?
      .Oui ce serait possible avec une monnaie totalement fondante (impossible à stocker),
      mais, contradiction insurmontable, une monnaie qui perd sa valeur entre deux échanges devient totalement inefficace pour les échanges différés ce qui est le but premier de la monnaie.



      Faites l’effort (c’en est un grand qui m’a pris du temps) d’arrêter de penser que l’échange et l’usure sont consubstantiels. L’usure est contraignante pas l’échange.




      or je dis exactement la même chose :



      on a remplacé l’honneur volontaire par l’usure contraignante.




      ce qui veut dire que seul l’échange marchand est contraignant car il a besoin d’un étalon, la monnaie (monnaie = pouvoir) et ce qui en découle obligatoirement : l’usure.
      l’usure n’est qu’une justification comptable de l’esclavage. le problème de fond n’est donc pas l’usure mais l’esclavage. vous bloquez sur l’effet sans en chercher la cause.

      Quant au troc, intéressez vous à l’ethnologie , vous verrez que le troc traditionnel est tout sauf un échange marchand, il résulte d’un accord de satisfaction entre deux partis et non d’une égalité de valeur matérielle entre les objets échangés.

      En fait vous n’avez pas encore assimilé la réalité de l’échange non marchand. Or tout échange n’est pas obligatoirement marchand



    • Revenez sur terre. On n’a encore jamais vu une marchandise s’échanger toute seule,




      et si justement, cela ne veut pas dire que l’homme n’est pas pas présent dans l’échange mais qu’il est interchangeable, qu’il n’est plus au centre de l’échange , l’échange marchand ne dépend plus de valeurs humaines mais de valeurs matérielles purement économiques. c’est la nécéssité économique du marché et non les rapports humains qui valide l’échange marchand.
      la signature du contrat commercial est un acte purement légal, (la contrainte légale remplace l’honneur)
      Sincèrement vous ne voyez pas de différence entre une dette d’honneur personnelle et une dette financière qui s’achète et se revend ( donc par définition totalement impersonelle) ?



    • Où alors vous croyez naïvement que l’on peut créer un monde marchand (avec l’argent comme étalon universel d’échange) sans usure ?



      Oui. Il n’y a rien de naif, cela représente toutes les situations où l’argent ne fait pas de petits. Je suis enseignant et mon compte bancaire se trouve crédité en fonction de mon travail. Cela me permet par exemple d’acheter une petite cuillère plutôt que d’essayer de fondre du minerai pour m’en fabrique une moi-même. Il n’y a pas d’usure dans ce cas et c’est bien pratique pour manger la soupe.

      Au nom de quoi ne pourrait-on pas interdire l’usure de la même façon dont on a essayé d’abolir l’esclavage ? Le seul problème que je vois dans nos sociétes est que cela représente un risque d’éffondrement de notre organisation economique dans le sens où l’usure est devenue la référence de la valeur economique de l’activité (seul l’activité au service de l’intérêt d’un investisseur a une valeur économique). Cette référence fait par exemple que l’on pense qu’un enseignant du public "coûte" de l’argent et qu’un enseigant du public "produit" de l’argent. Mais avec une autre référence de valeur economique (comme par exemple un travail jugé utile fourni) il n’y a aucune raison que l’usure ne puisse être interdite où qu’il ne puisse y avoir d’échange marchand sans usure.

      D’ailleurs sur E&R on apprend que l’usure était interdite au moyen age (alors quelle est presque obligatoire de nos jours). Le Coran dit que le commerce est licite et l’usure illicite. Les évangiles disent de faire de l’argent un serviteur et non un maitre. Si l’usure découlait obligatoirement de la monnaie, ceux qui l’ont interdite au Moyen âge était des idiots et les textes religieux n’auraient pas de sens. En quoi la comptabilité d’un travail par de la monnaie rend-t-elle obligatoire l’usure ? Et en quoi la comptabilité d’un travail par de la monnaie nous dispenserait d’abolir l’usure ? (Ce n’est pas vous qui le dites mais selon F. Cousin l’usure n’est pas le problème mais l’argent)


    • En outre, il y a une autre différence fondamentale.

      La comptabilité du travail par de la monnaie est compatible avec une vision cyclique de l’histoire ou un equilibre avec un environnement fini.

      Alors que le mensonge de l’argent qui fait des petits contrait à la croissance forcée. En effet, si on accepte que seule l’activité au service de l’intérêt à une valeur économique, dans des systèmes urbains où l’argent est nécessaire pour survivre, il devient alors obligatoire d’avoir de la croissance pour que l’intérêt des usuriers puisse définir la valeur économique nécessaire à l’organisation de l’économie. Mais cette aliénation n’est pas intrinsèque à l’argent ou a la marchandise, elle dépend d’une part de choix de l’usure comme référence de la valeur économique de notre activité et de notre dépendance à l’économie.

      Cette croissance obligatoire liée à l’usure conduit à une vision linéaire de l’Histoire qui aura une fin des temps (apocalypse ou âge d’or) dont certains veulent hâter la venue pour des raisons de croyances religieuses.

      Dans une société où la majeure partie de la population croit qu’un fonctionnaire coûte de l’argent et qu’ un employé en produit, je ne pense pas que Cousin rende un grand service en disant que le problème n’est pas l’usure mais l’argent. Il ya urgence à trouver une autre référence de la valeur économique de notre activité que d’être au service de l’intérêt d’un investisseur. Ce ne sont pas les propos de F.Cousin qui vont nous inciter à enfin organiser notre économie sur des valeurs plus rationelles que la fable de l’argent qui se reproduit.


    • l’argent sans usure, moi aussi j’en ai rêvé, cela sauverait nos sociétés complexes.
      mais c’est une chimère, c’est comme avoir un fouet et s’interdire de fouetter. ça marchera un temps, mais l’appât du gain pourrira encore une fois les esprits et ça recommencera. l’argent (même sans l’usure) permet de thésauriser, d’accumuler du pouvoir.
      et ce pouvoir matériel ne peut être qu’exponentiel puisqu’on peut le stocker justement grâce à l’argent. tout ça c’est vérifié par l’histoire. qui dit argent dit accumulation, le riche devient plus riche et le pauvre plus pauvre. l’usure ne fait qu’accentuer le problème
      Avec ou sans usure,avec ou sans argent une dette est une dette.
      vous voulez fonder une société strictement égalitaire et donc basée sur la contrainte étatique pour éradiquer l’appât du gain ? bien du courage (historiquement ça a déjà donné l’URSS)
      supprimez l’argent c’est plus facile



    • l’argent sans usure, moi aussi j’en ai rêvé, cela sauverait nos sociétés complexes.
      mais c’est une chimère, c’est comme avoir un fouet et s’interdire de fouetter.




      Je ne défends pas les sociétés complexes, je prends juste acte qu’une société complexe nécessite de l’argent ainsi qu’un principe de valeur économique pour fonctionner. Interdire l’usure stopperait déjà la fuite en avant de la croissance et de la complexification (passage d’une vision linéaire de croissance à une vision cyclique d’équilibre de l’histoire). Interdire la comptabilité monétaire du travail (l’argent) n’est compatible qu’avec des organisations de sociétés simples où l’outil comptable de la monnaie n’est pas nécessaire pour avoir une visibilité de qui fait quoi. Dans les sociétés plus simples c’est aussi une nature visible à tous qui dicte ce qui est utile pour l’économie, une des difficultés dans une société complexe où les tâches sont morcelées et dans laquelle il n’y a pas d’usure est d’avoir un principe de valeur économique autre que l’usure pour fonctionner. Je ne sais pas quelle niveau de complexité d’organisation nous sommes capables de gérer sans usure mais décréter que l’usure est consubstantielle aux sociétés complexes c’est déclarer vain toute tentative de gestion et d’organisation sur des bases rationnelles (l’usure, l’idée que l’argent fait des petits, étant irrationnelle comme base de la valeur économique). Je trouve que l’attente du chaos pour passer à un système d’organisation sans argent revient à se conforter dans une paresse irresponsable.



      ça marchera un temps, mais l’appât du gain pourrira encore une fois les esprits et ça recommencera. l’argent (même sans l’usure) permet de thésauriser, d’accumuler du pouvoir. et ce pouvoir matériel ne peut être qu’exponentiel puisqu’on peut le stocker justement grâce à l’argent




      Ce que vous dites est faux. Sans usure l’accumulation de l’argent est linéaire et proportionnelle au travail, car l’argent représente alors un outil comptable du travail fourni. Par exemple louer une maison est de l’usure (du moment où le loyer est supérieur à la dégradation du bien).



    • vous voulez fonder une société strictement égalitaire et donc basée sur la contrainte étatique pour éradiquer l’appât du gain ?




      Le vol, le viol, la violence sur les personnes, le non-respect des contrats, les drogues, etc sont interdits par la loi et l’usure ne pourrait pas l’être… Si je vous suis la loi, la police et la justice seraient inutiles.



      supprimez l’argent c’est plus facile




      La paresse irresponsable aussi



    • Ce que vous dites est faux. Sans usure l’accumulation de l’argent est linéaire et proportionnelle au travail, car l’argent représente alors un outil comptable du travail fourni. Par exemple louer une maison est de l’usure (du moment où le loyer est supérieur à la dégradation du bien).




      vous avez raison l’accumulation du capital est linéaire avec une monnaie "sans usure"
      mais il y a une façon bien plus ancienne de spolier le travail de l’autre : c’est l’esclavage qui permet d’accumuler du capital sous forme de monnaie linéaire si elle existe. vous voyez, pas besoin d’usure pour s’accaparer le travail d’autrui, la violence suffit la monnaie ne fait que la comptabiliser
      donc votre monnaie neutre ne résoud pas le problème de la spoliation, elle facilite juste l’échange marchand et donc l’accumulation de la richesse.
      la monnaie sans l’usure c’est l’esclavage, la monnaie avec usure c’est le prolétariat.
      vous devriez vous interesser aux origines anthropologiques et sociologiques de l’esclavage et de la propriété privée de la terre cela vous ouvrirait des perspectives nouvelles sur le problème de l’accumulation du capital.



      Le vol, le viol, la violence sur les personnes, le non-respect des contrats, les drogues, etc sont interdits par la loi et l’usure ne pourrait pas l’être… Si je vous suis la loi, la police et la justice seraient inutiles.



      la loi (l’état) n’empêche rien, elle cherche juste à contraindre et limiter des pratiques.
      mieux vaut s’interesser à l’origine de ces pratiques anti sociales (laissons la drogue,c’est trop politique) :
      l’origine : propriété privée et rupture des liens sociaux = vol et violence à l’intérieur du groupe.
      historiquement dû à l’apparition de l’échange marchand qui ignore les liens sociaux.
      la loi étatique ne fait que remplacer par la contrainte l’honneur et la coutume(adhésion volontaire) exclues du "contrat marchand.



      La paresse irresponsable aussi



      ce n’est pas de la paresse mais un fait indépendant de ma volonté, vous ne supprimerez jamais l’usure ou la monnaie, ni par la violence et encore mois par la politique, les forces en face de vous sont trop puissantes

      je préfère être "paresseux" que de me battre pour rien. je suis au pied de l’arbre, attendant que le fruit mûr tombe de l’arbre, cela me permet de faire autre chose en attendant.


    • pour ce qui a trait aux sociétés complexes dont l’origine est la division sociale du travail, interessez vous à l’anthropologie de la division sexuelle du travail (donc dans la famille, le noyau originel de toute société humaine). il y a division du travail mais sans échange marchand,sans argent sans usure et pourtant il y a des rapports de pouvoir. le pouvoir quand il est multiforme, partagé et équilibré n’est pas un problème(contrat social fondé sur des valeurs humaines)
      le pouvoir de la marchandise lui est totalitaire et exponentiel ; l’économie finit par avaler toute activité humaine (la naissance, la vie, la mort). c’est un contrat légal (contraignant) fondé sur une valeur universelle et exclusivement matérielle qui exclut l’homme. l’homme n’a donc plus aucun contrôle sur ce pouvoir si ce n’est d’en être l’ esclave (en possédant ou en étant possédé),



    • vous voyez, pas besoin d’usure pour s’accaparer le travail d’autrui, la violence suffit la monnaie ne fait que la comptabiliser
      donc votre monnaie neutre ne résoud pas le problème de la spoliation, elle facilite juste l’échange marchand et donc l’accumulation de la richesse. la monnaie sans l’usure c’est l’esclave



      L’usure est une action et cette action est intrinsèquement mauvaise puisque le terme indique une action de spoliation.
      L’argent est une comptabilité, c’est-à-dire une représentation de quelque chose. La question essentielle est donc de savoir ce que cela représente. Je dis dans mes propos que l’argent représente la comptabilité du travail. Dans vos propos vous dites que l’argent comptabilise la violence par laquelle s’accapare le travail d’autrui.
      On voit bien que notre débat repose sur la définition de quoi l’argent est comptable. Si comme je l’écrivais plus haut « n’a de valeur économique que l’activité au service de l’intérêt d’un investisseur privé » vous avez raison, l’argent sera un outil comptable de la violence par laquelle s’accapare le travail d’autrui. Or c’est quoi l’intérêt d’un investisseur privé si ce n’est l’usure ? Ce qu’il manque c’est un consensus sur la définition de la valeur économique du travail sur un autre critère que l’usure. Ce consensus alternatif ne tombera pas du ciel dans les sociétés complexes dont nous sommes les architectes et ne viendra certainement pas de l’avant-garde actuelle dont nous laissons les mains libres par notre inaction. Dans les sociétés moins complexes c’est la proximité avec la Nature qui offre cette valeur. Le travail de Bernard Friot montre que le système des retraites par répartition, la cotisation et le salariat en fonction de la qualification (tout le travail du CNR après la guerre et qui a été gagné par les larmes et parfois le sang) contre l’emploi constitue un exemple de « déjà là » considérable qui fonctionne sans usure. Je ne dis pas que notre société est la meilleure possible ou meilleure que la société primitive, (sur ce point je pense que Cousin a raison, le morcellement des tâches dans les sociétés complexes nous aveugle) j’invite seulement à un peu plus de responsabilité à ceux qui disent que spolier autrui (l’usure) n’est pas le problème et qu’il suffise d’attendre le Chaos.


    • Après le communisme (capitalisme d’état) et le capitalisme, j’aime à imaginer une société dans une dynamique d’économie distributive imaginée par Jacques DUBOIN, bien connu de Bernard MARRIS, les utopies ouvrant des portes à des évolutions.
      - Il peut être imaginé un état comme l’huile d’un moteur, qui mette à disposition de la population des outils comme une monnaie de consommation : des tickets de consommation de la production de la collectivité, qui seraient détruits après usage.
      - Les projets d’entreprise et les secteurs d’activités seraient portés et choisis par les citoyens en fonction des besoins, et non par les banques en refusant ou accordant leurs prêts.
      - Le salaire à vie de B. Friot ne serait qu’une étape intermédiaire vers un revenu universel de la naissance à la mort, couplé à un revenu citoyen, de participation aux activités de la collectivité : un contrat civique en lieu et place des contrats de travail.
      En effet, aujourd’hui quel paradoxe nous constatons, d’autant plus en période de crise : nous avons des matières premières, des hommes et femmes disponibles, mais pas d’argent pour faire ! Dans ce système, il suffirait de décider de produire, et la monnaie est conjointement distribuée pour consommer.



    • Ce qu’il manque c’est un consensus sur la définition de la valeur économique du travail sur un autre critère que l’usure




      très simple, supprimez la monnaie,
      on est d’accord sur le fait que la production de biens et de services est une accumulation de travail humain. Mais pourquoi voulez vous obligatoirement comptabiliser ce travail, lui donner une valeur de référence dans l’échange.
      Dans le cas d’un échange non marchand, (une répartition équitable et consensuelle des richesses produites), le produit d’un travail commun est distribué selon les besoins de la communauté, la valeur travail est donc absente de l’échange, ce qui importe c’est le rapport offre/demande. la répartition des richesses est fondée sur les besoins et l’équité, pas sur la rénumération comptable d’un travail individuel. (un médecin est aussi utile qu’un boueux ou un paysan)
      Maintenant, pour le problème des sociétés complexes ou un échange marchand vous semble indispensable pour les processus complexes de production, je vous donne une piste de réflexion : on sait que notre argent est de l’argent dette, il suffit donc de remplacer l’argent par l’honneur, (la responsabilité et la morale sociales) ou plus simplement la dette monétaire par la dette d’honneur.
      peu importe que le fournisseur ne soit pas payé s’il sait que son travail sera de toutes façons récompensé par une répartition commune des richesses produites. ce n’est plus le travail individuel qui est comptabilisé mais le travail collectif qui est partagé sous forme de biens concrets.
      Question dette, si on arrive à faire confiance à un bout de papier d’une valeur toute symbolique, on peut aussi raisonnablement faire confiance à l’honneur d’un débiteur surtout si c’est un débiteur collectif : la communauté. ce qui implique une gestion véritablement consensuelle de la communauté : une vraie démocratie directe et donc politique tant qu’on n’a pas encore retrouvé le sens de l’honneur et de la solidarité.


    • Supprimer l’argent, et après ? L’homme sera-t-il vertueux sous prétexte qu’il ne manipulera plus d’argent ?
      Est-ce qu’il n’y a pas là une naïveté fondamentale dans la thèse de Cousin et le Marxisme en général ?

      Le problème n’est pas l’argent mais l’utilisation qui en est faite, comme l’a expliqué Bromélia. Et cette utilisation est le fait de l’Homme. Qui continuera à être égoïste, menteur, voleur, meurtrier, avec ou sans monnaie.

      La négation du péché originel est l’erreur majeure de toutes ces idéologies.



    • très simple, supprimez la monnaie



      Sans monnaie, notre économie dont nous dépendons pour la plupart d’entre nous (je ne vis pas en autonomie sur un jardin) s’effondre. Devant une équation mathématiques erronée vous dites « supprimez les mathématiques » !

      Votre parti pris est que seule l’usure serait en mesure d’être la référence de la valeur économique du travail ! N’ayant d’autre alternative, il vous faut supprimer la monnaie car, selon vous, monnaie = usure. Il est intéressant de noter que cette association de l’usure à la monnaie est aussi celle sur lequel repose le raisonnement de Jacques Attali (dont je devine que vous ne partagez pas la vision)
      http://www.akadem.org//sommaire/the...
      minute 52:50 à 53.

      A mes yeux la référence de la valeur économique de notre travail (savoir si notre travail est utile ou non) est la Nature car c’est d’elle que nous dépendons. Notre difficulté actuelle à trouver une alternative à l’usure réside essentiellement du fait que nous sommes coupés de la Nature et que nous ne voyons plus quelle activité n’est utile ou nuisible par rapport à cette référence. Cette coupure avec la nature est justement le résultat de la pratique de l’usure qui nous rend dépendant d’un développement sans fin. Le passage d’une société en équilibre avec la Nature dans laquelle nous pourrions décider quoi faire ou ne pas faire vers une société de croissance contrainte n’est pas lié à la monnaie mais à la pratique de l’usure.

      Si je vivais en quasi autonomie sur un terrain je pourrais dire : « supprimez la monnaie ». Comme ce n’est pas le cas et que ma vie dépend de l’économie, je regarde plutôt ce qui fonctionne déjà sans usure dans notre organisation actuelle. Le salaire à vie pour la qualification de la personne (en opposition avec le salaire pour l’emploi) financé par la cotisation sur la valeur ajoutée par le travail est un exemple de mécanisme qui se passe d’usure.



    • Dans le cas d’un échange non marchand, (une répartition équitable et consensuelle des richesses produites), le produit d’un travail commun est distribué selon les besoins de la communauté, la valeur travail est donc absente de l’échange, ce qui importe c’est le rapport offre/demande.



      Si je mange une pomme, la contribution humaine à la valeur de cette pomme provient du travail qui a permis de la mettre dans mon assiette (sélection de variétés, culture, protection des champs, cueillette, transport, constructions de routes …). La valeur de la pomme en tant que produit naturel est par contre soit gratuite soit inestimable. Pour que chacun puisse avoir une pomme dans son assiette dans une société hautement organisée comme la nôtre, il faut bien quelque part organiser les choses et une comptabilité de la valeur du travail de chacun en relation avec l’objectif consensuel (avoir des pommes dans nos assiettes) devient un outil indispensable pour une répartition équitable du travail fourni (c’est-à-dire la contribution humaine à la richesse). Le problème n’est alors pas la comptabilité mais l’usure (la croyance que l’argent fait des petits) qui fait que la monnaie comptabilise un travail qui n’a jamais été réalisé.



    • « on sait que notre argent est de l’argent dette… »



      L’argent est de l’argent dette à cause de l’usure. C’est à dire que l’argent fait des petits au lieu de comptabiliser un travail.



    • selon vous, monnaie = usure. Il est intéressant de noter que cette association de l’usure à la monnaie est aussi celle sur lequel repose le raisonnement de Jacques Attali (dont je devine que vous ne partagez pas la vision)



      bien sûr que je suis d’accord avec Attali sur la conception de la monnaie/usure mais la grosse différence est je suis contre son utilisation et lui est pour.



    • Supprimer l’argent, et après ? L’homme sera-t-il vertueux sous prétexte qu’il ne manipulera plus d’argent ?



      non , bien sûr, mais cela lui enlèvera la tentation de l’accumuler ( accumulation d’argent = accumulation de pouvoir et sa résultante : la corruption), cela lui permettra aussi de produire selon ses besoin et non pour le profit,
      Enfin, la morale n’est qu’un code de conduite généré par des pratiques sociales. si vous supprimez l’argent, vous devrez automatiquement générer une nouvelle morale, un nouveau code de conduite. supprimer l’échange marchand n’est que le début, tout restera à reconstruire sur un autre système d’échanges.Cousin ne fait que proposer une solution qui a déjà fonctionné : la solidarité et l’honneur cela n’a rien d’utopique.



    • Sans monnaie, notre économie dont nous dépendons pour la plupart d’entre nous (je ne vis pas en autonomie sur un jardin) s’effondre. Devant une équation mathématiques erronée vous dites « supprimez les mathématiques » !




      vous faites erreur, concrètement le système ne sera bloqué que par manque de carburant, mais les outils de production, les hommes et les savoirs seront toujours là. les mathématiques ne sont pas détruites. il faut juste changer de carburant.
      le seul problème est : en serons nous capable ? et à quel moment ? plus nous attendrons et plus l’infrastructure existante se déteriorera.
      L’hommé dégénéré moralement par des siècles de marchandise pourra-t-il retrouver des bases saines (les vraies valeurs de la vie sociale) mystère et boule de gomme.



    • L’argent est de l’argent dette à cause de l’usure




      Non, non non,
      une création monnétaire est une ligne crédit justifiée par une production future, qu’il y ait usure ou non, importe peu sur le fond . on peut statuer d’ une création monétaire à taux zéro.
      Par contre un crédit demande obligatoirement une monnaie non fondante , au moins le temps du crédit (que la production espérée grâce à ce crédit ait eu le temps de se réaliser.
      vous n’intégrez jamais ce parametre primordial de la déperdition inéluctable de la valeur monétaire dans le temps (le rapport usure/inflation).
      cette dépréciation est due au fait qu’un crédit non honoré(et il y a a toujours) implique un travail non abouti et donc perdu (d’où inflation)
      pour être taquin je vous dirais que l’usure ne sert en fait qu’à compenser l’inflation monétaire



    • Une création monétaire est une ligne crédit justifiée par une production future, qu’il y ait usure ou non, importe peu sur le fond



      C’est juste, merci de remarquer que mon affirmation est fausse. Comme on est d’accord, pouvez-vous m’expliquer, dans le sens de vos propos ci-dessus, en quoi un contrat de crédit (une dette monétaire) sans usure est différent d’une « dette d’honneur » ?



      …vous n’intégrez jamais ce paramètre primordial de la déperdition inéluctable de la valeur monétaire dans le temps.



      Je dis que la monnaie sans usure est une comptabilité du travail. Je ne vois pas comment une comptabilité pourrait être fondante.



    • bien sûr que je suis d’accord avec Attali sur la conception de la monnaie/usure



      On peut objectivement définir des cas où ce n’est pas vrai :

      1) Je vends des pommes que j’ai produites sur le marché. Avec l’argent reçu, je m’achète un pain et je mets de côté pour l’acheter des chaussures. Il n’y a monnaie et pas d’usure.

      2) Je vends des pommes que j’ai produites sur le marché. Une part de l’argent reçu est cotisée et redistribuée pour les retraites, je m’achète du pain et je mets de côté pour des chaussures. Il n’y a monnaie et pas d’usure.

      3) Je vends des pommes que des robots ont produites sur mon domaine de 1000 hectares. Le revenu de la vente est prélevé sous forme de cotisations et je perçois un salaire en fonction de ma qualification de producteur de pommes. Perçoivent aussi un salaire pour leur qualification les autres personnes qui éventuellement travaillent sur mon domaine tout comme les médecins, militaires, policiers ingénieurs etc. qui font que je puisse vendre des pommes sur un marché ainsi que le développeur de jeu vidéo qui fait que je puisse me détendre ou le chercheur en écologie qui puisse me dire comment produire des pommes sans bousiller la nature . Il y a monnaie pas d’usure.

      Comment voulez-vous contrôler la répartition des richesses produites dans un monde un peu complexe dans lequel nous sommes nés sans outil comptable ? Attention, je ne dis pas qu’il faille un monde complexe (l’usure conduisant à une fuite en avant incontrôlée dans la complexité et la croissance) ni que nous sommes capables de le gérer au-delà d’une certaine complexité dont je suis incapable de définir la limite. Je trouve seulement que les propos de Cousin sont irresponsables (attendre que nos sociétés s’effondrent) et permettent à des illusionnistes comme Attali d’accélérer la venue du chaos en faisant croire à la majorité que l’argent fait obligatoirement des petits. Si Cousin trouve que le problème c’est l’argent, au moins qu’il aille vivre dans a jungle de Papouasie (soyons radical...), il ne sera alors pas obligé de monnayer de la philo analyse à 85 euros de l’heure pour vivre.



    • Je dis que la monnaie sans usure est une comptabilité du travail. Je ne vois pas comment une comptabilité pourrait être fondante




      ce n’est pas la comptablité qui est fondante mais l’outil de référence pour la faire : la monnaie,
      ce qui veut dire que vous ne pouvez pas tenir une comptabilité exacte du travail avec une monnaie sans usure puisque c’est justement l’usure et l’inflation obligatoire due au crédit qui indiquent le travail spolié et le travail perdu car non productif. une monnaie sans usure ne prend pas en compte le travail de l’esclave et la valeur travail de l’impôt, elle ne peut servir qu’aux échanges marchands, mais non réguler les rapports sociaux.



    • Comment voulez-vous contrôler la répartition des richesses produites dans un monde un peu complexe dans lequel nous sommes nés sans outil comptable



      il faut bien sûr un outil comptable, mais le problème est que justement la monnaie est un outil imparfait, sans usure elle ne prend pas en compte la spoliation du travail et de l’impôt (la monnaie sans usure étant historiquement au mieux un voeux pieux des religions)
      quant à la monnaie avec usure que nous connaissons, inutile de vous décrire ses méfaits.

      le vrai problème est plus le contrôle de la répartition que l’outil comptable.
      l’outil comptable s’il est utilisé pour satisfaire des besoins n’a pas besoin d’étalon, les symboles mathématiques suffisent. par contre s’il sert à rénumerer un travail individuel il faut trouver un étalon, historiquement cela a été la monnaie.
      tout le problème est de savoir si on partage les richesses selon les besoins ou selon le travail de chacun. (j’opte pour la première solution qui fait donc l’impasse de la monnaie)



    • …vous ne pouvez pas tenir une comptabilité exacte du travail avec une monnaie sans usure puisque c’est justement l’usure et l’inflation obligatoire due au crédit qui indiquent le travail spolié et le travail perdu car non productif.



      1) Pour quelle raison le travail devrait-il être spolié ? Je ne comprends pas votre raisonnement. Vous dites qu’il faut de l’usure pour comptabiliser le vol du travail !
      L’usure devrait être interdite, oui. D’ailleurs en quoi le crédit est-il lié à l’inflation ? Vous m’avez d’ailleurs rappelé à juste titre qu’il est indépendant de l’usure.
      2) La monnaie donne une reconnaissance économique au travail. Cette reconnaissance est basée sur le marché mais aussi une convention collective. Actuellement il y a une convention grandissante sur le fait que n’a de valeur économique que l’activité qui produit de l’intérêt pour un investisseur privé (c’est-à-dire l’usure). Une telle convention est simplement ubuesque non pas parce que la monnaie serait mauvaise mais pour la raison que le monnaie ne se reproduit pas et que l’intérêt pour un investisseur est un vol de travail. Si nous cherchions une autre convention collective de la valeur économique du travail ?



      Le vrai problème est plus le contrôle de la répartition que l’outil comptable



      Enfin nous sommes d’accord ! Je traduis cela par « le problème n’est pas la monnaie (l’outil comptable) mais la convention collective qui veut que seule l’activité au service d’un investisseur privé ait une valeur économique. Une telle convention est bien un principe de répartition. Dans l’état actuel de la société, l’alternative qui me parait la plus applicable dans le sens qu’elle est déjà fonctionnelle (fonctionnaires, médecins retraités…) est le salaire payé en fonction de la qualification. En d’autres termes vous recevez un salaire en fonction d’une qualification déterminée par une convention collective et ce salaire vous rend responsable de votre activité au sein de la société. Si vos pairs jugent sur une période longue que votre activité n’est pas utile votre salaire n’évolue pas. Déjà avec ça vous supprimez la croissance obligatoire, la compétition, et les activités nuisibles (obsolescence programmée, fermeture de sites de production…).
      Dans un deuxième temps il faudra nous rapprocher de la nature car c’est la référence de ce qui nous est utile.



    • 1) Pour quelle raison le travail devrait-il être spolié ? Je ne comprends pas votre raisonnement. Vous dites qu’il faut de l’usure pour comptabiliser le vol du travail !



      ,Je dis juste que l’usure est la comptabilité monétaire du travail spolié , sans usure une monnaie ne peut rendre compte du travail spolié.
      Autrement dit, si vous voulez une monnaie sans usure qui comptabilise parfaitement le travail vous devez avoir au préalableun monde parfait sans travail spolié ( esclavage ou prolétariat)



      D’ailleurs en quoi le crédit est-il lié à l’inflation ?



      en cas de création monétaire, vous insufflez un surplus de monnaie qui ne correspond pas encore à une richesse concrète, il faut du temps pour la produire. durant ce temps il y a donc inflation. il y a aussi l’inflation résiduelle due à des projets non aboutis, l’argent est dans le circuit mais la production ne verra pas le jour.
      on oublie le rôle de l’inflation de nos jours car tout l’argent des QE part directement dans la spéculation financière et n’a donc aucune influence sur l’économie réelle.

      Pour la suite de votre argumentation, , à partir du moment où vous parlez salaire, je ne vous suis plus car vous vous contentez de réformes ( un peu plus d’équité dans le partage)
      .mais hélas vous restez dans l’univers de l’homo economicus. cela pourra marcher un temps mais comme vous ne serez pas sorti de l’aliénation de la marchandise, je ne donne pas cher de votre peau sur le long terme. maintenant, je ne suis pas contre, on peut toujours tenter, ça mange pas de pain.



    • cas de création monétaire, vous insufflez un surplus de monnaie



      Création monétaire n’est pas synonyme de crédit. Il peut y avoir crédit sans création monétaire.



    • Création monétaire n’est pas synonyme de crédit. Il peut y avoir crédit sans création monétaire.




      oui si un particulier prète à un particuler car c’est son argent, mais non si c’est une banque ou un institutionnel qui fonctionne sur le système de réserve fractionnaire. quand la banque vous prète, elle ajoute une ligne de crédit couverte par 6% du montant prété (Bale III) ce qui veut dire qu’elle crée ex nihilo 94% de monnaie grâce votre crédit (et elle ne le fait pas qu’une fois).


  • " De Marx à Debord, vers l’abolition de l’argent et de l’État. "
    " Entrée : 5 euros "
    Excusez-moi, je suis taquin mais ça m’a fait rire. Je crois qu’on n’est pas sortis de l’auberge :-)

     

  • Excellent ! Par ailleurs je rêve d’une rencontre entre les deux F les plus instruits de la gauche Frederic Lordon et Francis Cousin : ils connaissent leurs classiques mais comme ils n’ont pas du tout les mêmes topiques de priorité dans la radicalité je serais curieux de les voir faire des escarmouches avec Marx comme fleuret !


  • Là où Francis Cousin est extrêmement fort, c’est sur sa critique radicale du terrorisme. En gros, quand on écoute un marxiste, on finit souvent par déboucher sur de l’antifascisme primaire, de l’idiot utile à la louche.
    Francis Cousin, lui, est extrêmement lucide sur toutes ces manipulations aliénatoires du Capital. Il parle aussi très finement (pour éviter les procès, sans doute), des grandes zones "d’ombre" du 20ème siècle, qui sont, précisément, les zones où des vérités sont cachées. Comprenne qui pourra...
    Sur l’invasion migratoire, Cousin n’a pas non plus l’analyse marxiste mondialisante qu’on pourrait craindre. Là aussi, il a une pensée extrêmement fine, qui rejoint celle des conservateurs les plus enracinés.
    En découvrant ce penseur, j’ai été bluffé à chaque fois : il avait "bon" sur tous ces sujets. Sa pensée est d’une profondeur incroyable. Au-dessus, c’est en effet le soleil.


  • Au lieu d’abolir l’argent tout court, ne faudrait-il pas plutot réviser nos institutions monétaires (banques etc..) qui, depuis la Renaissance, légalisent l’usure via des methodes de "double-entry bookeeping" assez occultes ?

    Depuis Marx, il y a toujours eu des grosses crises banquaire... certes de plus en plus grosse, mais faudrait essayer de comprendre pourquoi (mechanisme bancaire) au lieu de dire que la monnaie est la source de tous nos maux.

     

    • Marx ne critique pas la monnaie, mais l’essence même de l’argent/et de la possession.



    • mais faudrait essayer de comprendre pourquoi (mechanisme bancaire) au lieu de dire que la monnaie est la source de tous nos maux.




      mais cela a été fait et le constat est que le problème est justement la monnaie elle même (certains disent l’usure)
      si la monnaie a un rôle utile d’étalon lors d’un échange, elle a un effet pervers entre deux échanges car elle garde sa valeur et donc acquiert un pouvoir autonome d’achat potetiel. ce pouvoir autonome peut être stocké, accumulé. or accumulation d’argent est accumulation de pouvoir.
      Il y a une grosse différence entre posséder une tonne de blé et l’équivalent en argent car l’argent est le seul à posséder une valeur marchande universelle et donc a vocation à envahir tous les domaines de l’activité humaine..
      or qu’est ce que l’économie au sens premier : production et consommation (ou plus exactement répartition de cette production.
      que vient faire l’échange marchand là dedans si ce n’est parasiter le système ?.
      que le producteur de matière premières ou le travailleur qui fabrique le produit fini ne soient pas payés en billets de papier importe peu pourvu qu’ils reçoivent en fin de compte concrètement ce dont ils ont besoin pour vivre.il suffit juste de produire ce dont on a besoin.
      ce n’est que du crédit fondé sur la CONFIANCE soit le même effet que la monnaie mais sans en avoir ses inconvénients, on passe d’une économie fondée sur le profit à une économie fondée sur le besoin.


  • C’est qui la musique à la fin ?


  • Francis Cousin est un penseur exceptionnel et un homme d’une immense générosité.
    Comme très souvent, je remercie infiniment le site E&R de m’avoir fait découvrir un personnage d’un apport si précieux.


  • ’’On détruit tout, on ne change rien’’, pourquoi ? Que voyons-nous de la Nature ? Que comprenons-nous réellement de son Intelligence ? Pas grand-chose malheureusement... Et Cousin fait parti de ce grand nombre de masculins, qui même en faisant preuve de bonne volonté pour saisir l’Etre, conserve un langage sociétale, ’’politisé’’, économique, un langage vide, surintellectualisé, qui n’est en rien simple, qui n’est en rien celui de la Nature et qui ne veut pas dire grand-chose aux yeux de la Conscience. Cousin n’apporte aucune solution concrète quand à l’évolution humaine, dans le comment faire et révèle ainsi ses propres limitations à Etre justement.

    La Nature exige que son Intelligence soit respectée (l’éducation), sans quoi le vide de Conscience fait fatalement son apparition, prenant la forme d’existence chez ces humains de société, qui laisse place au désordre et fatalement à l’inconsistance. Et ce cercle vicieux devient alors un puits sans fond...

    Demander à Jean-Jacques Rousseau son avis, il en connaît un rayon sur le sujet et c’est un masculin !

     

    • A quand une bible sur la religion de la Vie, c’est-à-dire une bible sur la Loi d’Evolution (les étapes de mutation) et ses commandements ? Le réel souhait du Ciel sur la Terre... Qui permettrait que l’humain retrouve enfin les forces de son Esprit et un état d’Etre, où l’argent naturellement n’aurait plus sa place.


    • Et en attendant petit rappel :

      La Conscience est le ’’cerveau de l’âme’’. Elle n’est point dans la manifestation, c’est-à-dire dans l’individu. Il convient de voir la Conscience comme ’’le chauffeur du véhicule corporel’’ que l’individu possède. La raison intellectuelle est son contraire. Ceux qui n’ont point développé la Conscience en eux-mêmes, compensent par l’outil intellectuel qui ne voit que le millième des choses...

      La Conscience s’ancre dans le corps entre la naissance et treize ans pour, ensuite, servir de socle à l’intellect.


  • On pourrait abolir l’argent, mais ce serait hors de prix !


  • Pourquoi toujours parler du Capital ? Ce n’est pourtant pas une entité, qui aurait une autonomie et une volonté propre.
    Le Capitalisme est une idéologie, mise en œuvre par les hommes. Elle n’existe qu’à travers eux.

    Il y a des Capitalistes, mais le Capital ça n’existe pas.

     

    • Il a ses règles et ce faisant il imprime son idéologie aux hommes qui n’en sont que les instruments.


    • Parce que les capitalistes ne sont pas nés capitalistes. Ils ne se sont pas levés un matin et se sont dits qu’ils allaient « exploiter » des milliers voire millions de personnes.

      C’est plutôt parce qu’ils sont entrés dans un système corrompu et corrupteur qu’ils sont devenus ce qu’ils sont. Un système qui était déjà en place avant qu’ils n’arrivent et qui sera là après eux, laissant de nouveau la place à d’autres futurs « capitalistes ». Le capitalisme est une idéologie certes, mais c’est aussi et avant tout un système qui évolue et qui a mit des milliers d’années à se mettre en place. Une étape historique qui emporte avec lui tous les hommes dans ses rouages.

      Donc parler uniquement de capitalistes en pensant que ce sont eux et uniquement eux qui façonnent ce système, c’est n’avoir rien compris au capitalisme et à ce que dit Francis Cousin par ailleurs.
      Ce ne sont pas les hommes qui façonnent le capitalisme. C’est le capitalisme qui façonne les hommes et donc le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui.



    • Pourquoi toujours parler du Capital ? Ce n’est pourtant pas une entité, qui aurait une autonomie et une volonté propre.




      et pourquoi parler de l’état ?, ce n’est pourtant pas....etc
      pourquoi parler du marché ?
      pourquoi parler de la justice ?
      Il faut réfléchir un peu, il y a une logique du capital


    • @ole Le capital est un déterminisme historique aliénatoire autonome, c’est justement ce caractère qui en fait sa spécificité et toute sa monstruosité, puisque dans son développement ultime, celui du spectacle, il en vient jusqu’ à recréer une fausse réalité et falsifier les hommes eux-mêmes.
      Tout au long de l’ histoire il s’ est accaparé tous les domaines de l’ existance humaine pour qu’ en fin de compte les hommes ne soient plus des agents mais des fonctions, de son système proprement totalitaire. Le capital ne dépend pas des hommes alors que les hommes dépendent de lui, et ne peuvent le laisser se développer qu’à leur insu.
      C’ est un peu de façon imagée comme si les hommes avaient crée une machine qui d’ abord leur échappe (l’ argent ou système d’ échange), puis les domine (le capital ou système marchand) , pour enfin les détruire (le spectacle du fétichisme de la marchandise).
      Le mouvement de l’ histoire est le développement du capital jusqu’à sa fin inéluctable qui est de s’ auto-détruire, n’ ayant aucune réalité en essence (par lui-même il n’ est rien mais c’ est les hommes qui lui ont pretés sa réalité) il n’ est rien d’ autre que le chaos en mouvement. Et le chaos n’ a pas de centre, sinon il ne serait plus le chaos,(... ce qui soit-dit en passant jette à la poubelle toute idée de "conspiration occulte" des juifs, franc-maçons , illuminatis ,et tutti quanti ...)
      On peut croiser d’ ailleurs une lecture matérialiste avec une lecture traditionnaliste révolutionnaire (Schuon, Guénon, Coomaraswamy,etc...) qui voit la manifestation comme un éloignement progressif de l’etre en direction du non-être ou néant, c’est à dire du vrai vers le faux, du réel au virtuel, le "spectacle" (ou fausse réalité) son ultime aboutissement, n ’étant là que pour masquer le chaos dont il tire sa substance.
      L’oubli de l’ etre jusqu’ à sa propre négation est parallèle au développement capitalistique, le qualitatif laissant place au quantitatif ou accélération de la chute dans la matière.

      C’est le propre de la fin du "kali-yuga" ( l’age sombre des hindous) que règne le chaos dont le "mal" est synonyme, le néant n’ayant aucune réalité propre il ne peut que REFAIRE l’ etre lui-même, et se reconnait à son caractère faux et grotesque, signes particuliers de notre "civilisation" batie sur les cendres de la vie réele. Les différentes religions ont appelés ça "le diable", c’ est exactement ce dont il s’ agit. L’ apocalypse ?, on est en plein dedans. Bienvenue en enfer... ;)


    • Tu n’as rien compris ! Le Capital a bel et bien une volonté propre et les hommes- tous les hommes- sont contraints de s’y adapter...c’est ainsi depuis 3000 ans, et même les. " grands hommes " tels que Napoléon ont fini brisés par elle quand ils ont voulu changer le cours de l’histoire ...


  • Notre F . cousin va nous enlever le brouillard dans lequel nous sommes .

     

  • Cousin est plus qu’intéressant
    Un rare compromis de vision large, dense, précise, avec le souci de la pédagogie
    La seule limite que je vois à son propos, c’est le sentiment qu’il propose de véritables utopies
    quelque chose qui aide à penser, pas à agir sur une échelle politique

     

  • Francis Cousin est un philosophe surpuissant.
    Je crois qu’il est de la trempe de ceux qui vont laissé une emprunte énorme. Marx n’a pas écrit pour les hommes du 19ème siècle mais bien pour ceux du 21ème. Merci pour cette prise de conscience.
    Mais dans un premier temps il mériterai une fiche wikipedia !

     

  • Francis Cousin est un des rares penseur de gauche qu’il est agréable d’écouter, et dont on sent qu’il est sincère.
    Sa critique de l’argent est également interessante. Généralement les positions sur la nécéssité de l’existence de l’argent ont tendence a être tranchées, alors qu’il est plus constructif de rester ouvert, car après tout la solution existe peut-être et comme souvent dans l’équilibre entre ces deux positions.

    En revanche, en ce qui concerne la notion de possession, je suis bien plus sceptique, car la liberté se résume bien souvent a ça : posséder ou être possédé.
    Son foyer, ses outils, ses vêtements, sa nourriture...
    Vous devez à minima posséder votre foyer pour établir une famille et vous enraciner, vous ancrer a votre terre, la patrie est cela.

    C’est bien pour cela que l’empire cherche à créer la société de la non-possession, foyer en location, véhicule en location, et bientôt mobilier de location. Pourquoi pas un jour famille de location, existence de location...
    La possession régie par le droit est a mon sens, en toute logique et de bon sens la base de la civilisation et surtout le premier rempart contre l’esclavage...

     

    • C’est bien pour cela que l’empire cherche à créer la société de la non-possession, foyer en location, véhicule en location, et bientôt mobilier de location. Pourquoi pas un jour famille de location, existence de location...

      Parce que dans un système marchand, cela induit des échanges commerciaux lucratifs pour l’empire. Dans un modèle en phase avec la nature profonde de l’homme, la non possession éviterait cette aliénation qui rend l’Homme amnésique de lui-même.
      Une amnésie effective qui rendrait invivable un changement de paradigme trop rapide provoqué par une révolution de type humaniste. Une évolution progressive fondée sur le passage de l’avoir au savoir, laisserait à nos descendants le temps de décider de leur destin collectif.



    • En revanche, en ce qui concerne la notion de possession, je suis bien plus sceptique, car la liberté se résume bien souvent a ça : posséder ou être possédé.



      voila un excellente question : le droit de propriété. qu’est ce que c’est ? la reconnaissance de l’utilisation privée d’un bien ou la reconnaissance légale d’un acquis transmissible par héritage ou échange (marchand ou non).
      là aussi l’athropologie nous apprend que l’ origine de la propriété privée est liée au territoire (ce qui semble parfaitement logique),et plus précisément à la terre que l’on commence à cultiver. or il est un fait démontré que toutes les sociétés pré étatiques ne reconnaissent la propriété d’une terre qu’à celui qui la cultive. ce qui veut dire que la terre ne lui appartient que tant qu’il la cultive, tant qu’il y met du travail. une terre en friche revient à la communauté.
      sur la même idée, ma maison ne m’appartient que si je l’habite. l’étranger n’y dormira que si je l’y invite (règles d’hospitalité, de politesse) pas besoin de contrat légal, d’acte de propriété, l’usage seul me donne un droit fondé sur des valeurs morales donc consensuelles et non légales. LA SEULE PREUVE QUE C’EST A MOI C’EST QUE JE L’UTILISE
      je pourrais développer, mais tout le monde peut le faire. c’est le gros avantage de la pensée situationniste, au delà de l’idéologie (les théories) seul un chaos radical nous permettra de revenir au concret, or le concret est l’évidence de la situation, il est donc bibliquement simple
      je ne développe pas car ce serait trop long.


    • Attention, vous avez très mal compris les enjeux de l’abolition de la propriété privée ... Evidement qu’il ne s’agit pas du logement du prolétaire. Plus aucune parcelle de terrain n’est libre tout appartient soit à l’état ou aux capitalistes. Un mec qui possède plusieurs appartements à Paris en louant son logement à un proletaire il partage avec lui son salaire. La force de travail est donc réparti entre le détenteur du capital (logement, société ou autre) et le prolétaire esclave. Tout sa est bien connu. venant en aux propositions concrète : 1 Ok on garde la propriété privé des logements mais il faut absolument la limité à 1 ou 2 maximum logement par personne. Abolition de la location. 2 Ok on garde la propriété privé des entreprises. Mais il faut absolument limité le plus haut dividende versé au plus bas salaire versé. Comme sa l’actionnaire au conseil d’admin sera dans l’obligation de partager le gateau... 3 Ok pour l’état, mais non à la démocratie représentatif qui représente rien d’autre que l’argent ... démocratie directe. 4 Ok pour le salariat a condition d’un revenu universel qui enleve le chantage à la survie ...



    • C’est bien pour cela que l’empire cherche à créer la société de la non-possession,




      oui mais seulement pour les sans dents, pour l’oligarchie, le droit de propriété ne fait que s’étendre : droit de propriété intellectuelle, droit de noms de domaines,droit du sol, droit d’ingérence etc....


    • @VaeVictis80 : attention, tu démarres d’un postulat absolument faussé ! Francis Cousin n’est pas de gauche : il n’est ni de droite ni de gauche. Comprendre cela est une des bases pour accéder à une certaine radicalité/exigence critique. À l’inverse, si tu ne saisis pas que Francis Cousin n’est ni de gauche ni de droite, dans la trajectoire de Marx, Orwell ou Debord, qui ne font que perpétuer une lutte millénaire, tu ne peux pas saisir la substance de ce qu’il dit. Bien à toi.


  • Ou on détruit tout, ou on change rien... Le hic c’est qu’on aura pas la possibilité de tout détruire. C’est trop tard. Hollande n’est même plus le président de la nation puisque la nation n’existe plus.

    C’est trop tard. Ils en sont presque au stade final (pour ne pas dire solution finale)

     

    • Il faut comprendre que c’est dans la logique génétique du capitalisme de s’auto-détruire : la marchandise dans son auto-mouvement est en train de tout détruire, dans sa longue décomposition qui nous mène, aujourd’hui, à la vente de bébés par catalogue. Donc, oui, le capitalisme est en train de tout détruire, indubitablement.


  • étonnant de voir comment COUSIN a raison sur plein de sujets :

    Sur la défense de la paysannerie et sur les régionalismes, jacqueries et leurs liens avec l’ÊTRE : je découvre ce que GLENMORE disait dès 1977, concorde parfaitement avec le bilan actuel de Francis COUSIN.

    https://www.youtube.com/watch?v=Rlw...


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