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En réaction : Yves, responsable E&R Rhône-Alpes, répond aux citations d’Arthur Sapaudia

En réaction, c’est un nouveau format d’entretien qui fait réagir mon intervenant aux citations que je lui propose. Réaction inconditionnellement libre !

 

Arthur Sapaudia : Bonjour à toi, Yves, ô responsable de la section E&R Rhône-Alpes.
Pour inaugurer ce nouveau format, je te propose cette première courte citation :

« Arrivé à un certain point, ce n’est plus le sang, les sentiments, une patrie ou un destin commun qui feront que tu te sentes uni à un autre. Tu ne pourras te sentir uni seulement à celui qui est sur la même voie que toi. » (Julius Evola, Introduction à la Magie, 1927)

Yves : Bonjour cher Arthur, et merci de me donner à nouveau la parole.

Rebondir sur des citations n’est pas chose aisée lorsqu’elles sont bien choisies, car si un grand esprit exprime une idée forte en peu de mots, le commentaire risque fort de l’alourdir. Je vais m’efforcer de faire de mon mieux !

Evola pointe ici du doigt les limites des déterminismes, celui du sang, donc de la race, celui de la terre des pères, et ceux des projets politiques, du sentiment d’appartenance à une communauté de destin. Nous connaissons trop de gens qui vouent un culte fétichiste à ces idoles – certes infiniment respectables – mais qu’est-ce qu’un destin si l’on ne va pas à sa rencontre ? Et qu’est-ce qu’un compagnon de route, si l’on ne chemine pas avec lui ?

Les idées et l’héritage résonnent comme du fer blanc, quand ils ne sont pas mis en marche, c’est pourquoi dans la pratique, on s’aperçoit rapidement que ce n’est pas tant parce que nous sommes camarades que nous combattons ensemble, mais bien parce que nous combattons ensemble que nous sommes camarades. On pourrait un peu vite objecter qu’il y a une contradiction à combattre pour « le sang, les sentiments, une patrie ou un destin commun » si l’on peut s’affranchir de ces fondamentaux dans la lutte censée les préserver. Mais nous ne tomberons pas dans cet écueil qui consisterait à raisonner comme nos adversaires intellectuellement dégénérés, estimant que l’exception infirme la règle et restons fidèles à la sagesse populaire qui affirme très justement l’inverse. Ni déterminisme obtus, ni relativisme déconstructeur.

 

Deuxième citation :

« Le militant révolutionnaire est aujourd’hui celui qui choisit l’organisation, la discipline, la légalité, le travail. » (Jean Mabire, La torche et le Glaive, 1994)

Salutaire appel de Jean Mabire à ne pas sombrer dans les provocations et la marginalité stérile. Léon Degrelle rappelait également dans son message aux jeunes européens que c’est d’abord et avant tout en devenant une part vivante de l’élite que l’on pèse sur la réalité.

Exit les bandes d’excités indisciplinés qui ne reconnaissent de chef qu’eux-mêmes, dehors les spécialistes de la clandestinité qui pensent que les photos encagoulées prises avec leur « smartphone » dernier cri protégeront leur anonymat, et bien sûr, loin de nous les « y a qu’à, faut qu’on », ayant toujours sous le coude une pile de projets qui ne verront pas le jour, et par la faute de qui ? Des autres bien sûr, qui n’ont pas le bon goût de reconnaître leur génie. À tous ceux-là, nous disons : au travail !

Il est temps d’être ce que nous sommes, la force alternative et opposée aux décadents, nous l’incarnons par l’exemple que nous offrons, et si nous échouons, nous aurons mérité notre défaite.

 

Troisième citation :

« Le renoncement à l’idéal est un signe de notre décadence. » (Pierre-Joseph Proudhon, La Pornocratie, 1875)

Selon Proudhon, le renoncement à l’idéal serait un signe de notre décadence : je souscris à cette idée. Depuis l’illustre Platon, qui a donné à idea un sens philosophique, devenant ainsi le fondateur de l’idéalisme. Notre tradition est imprégnée de ce courant qui semble aujourd’hui un peu trop incarné sous la forme d’un rat de bibliothèque anémié et rêveur.

Notre approche est tout autre, car c’est notre idéalisme qui est l’élan fondateur de la civilisation. Par l’idéalisme, nous transcendons la pulsion individualiste et formons la communauté. Il pousse à agir dans le réel, vers le grand et le beau. À fuir et à écarter le dégénéré.

Alors, Proudhon a raison : abandonner cet idéalisme, c’est se rapprocher du matérialisme jérusalémique, destructeur et avide. Autrement dit, entrer en décadence.

 

Quatrième citation :

« Ces messieurs, en effet, ne pensent nullement, avec Proudhon, que le guerrier soit l’idéal de la dignité virile ; tous ces "femmelins", en raison même de leur féminisme essentiel et de leur impuissance, détestent a priori ce qu’ils se sentent bien incapables d’avoir ou d’acquérir : la force, la loyauté, la droiture, le sentiment de l’honneur du soldat, eux les fourbes et les tortueux, qui préfèrent toujours les voies obliques et les moyens détournés d’arriver à la puissance, et qui, boursicotiers sur la foire aux Idées, sont comme leurs compères, les boursicotiers de la Bourse, complètement dénués du sentiment de l’Honneur et voués éternellement à la Ruse, cette arme des faibles. » (Édouard Berth, Les Méfaits des intellectuels, 1914)

Cette citation de Berth fait écho à mon commentaire sur celle de Proudhon. Depuis la Révolution française, il existe dans ce pays une tendance à l’intellectualisme qui nous est odieuse. C’est une conséquence inévitable de la domination culturelle d’une tribu perdue dans des abstractions millénaires, dont le cerveau est enlisé dans des tentatives de surmonter les contradictions de sa pensée et qui considère les raisonnements inutilement sophistiqués comme la forme la plus élevée d’intelligence.

Pour qu’un tel parasite puisse donner le ton dans une vieille nation indo-européenne, il doit d’abord provoquer un bouleversement des valeurs, afin d’être en mesure, comme le dénonce Berth, d’accéder au pouvoir par des méthodes détournées. C’est ainsi que l’on se vautre dans le formalisme, les normes abstraites et les lois figées.

Les hommes de notre tradition sont étrangers à ce procédé et ne peuvent que s’y perdre ou succomber à l’immobilisme. C’est pourquoi nous opposons le droit, instinctuel et vivant à la loi, abstraite et figée. Particulièrement le droit de légitime défense de nos intérêts vitaux.
À la tromperie des fourbes, nous opposons la force brute des corps sains. L’histoire nous enseigne que l’on finasse moins efficacement quand on est éprouvé physiquement.

 

Cinquième citation :

« Or, s’il est un domaine où fascisme et national-socialisme se montrent ouvertement parodiques, c’est bien celui de l’univers symbolique et, par-delà, celui de l’héritage culturel tout entier. (…) Avec le national-socialisme, les choses s’aggravent car on a affaire à l’instrumentalisation, à la manipulation systématique du symbole à des fins exclusivement profanes, comme le prouve le cas de la récupération "germanisante" d’un signe aussi universel que la swastika, récupération qui ne manqua d’alerter très tôt, on le sait, René Guenon. Mais derrière la manipulation, il n’y a la plupart du temps, chez les nationaux-socialistes, qu’un fond d’ignorance et d’incompréhension radicale de la mentalité traditionnelle (…). » (Philippe Baillet, Les rapports de Julius Evola avec le fascisme et le national-socialisme, Revue Politica Hermetica n°1, 1987)

Ce que Philippe Baillet reproche aux nationaux-socialistes, ils peuvent le porter épinglé à leur chemise comme une médaille. Si ces gens s’étaient rendus coupables de guénonneries, ils auraient démérités. À l’exception des travaux – pas tous dénués d’intérêt – de l’Ahnenerbe Forschungs und Lehrgemeinschaft (Société pour la recherche et l’enseignement sur l’héritage ancestral) créée sous l’impulsion d’Heinrich Himmler, Walther Darré et Herman Wirth, tous les trois versant dans un occultisme de foire pour lequel Hitler avait un mépris souverain, le mouvement n’avait pas le goût de la métaphysique des symboles.

L’origine même de l’utilisation du swastika – bien que justifiée a posteriori comme symbole découvert lors de fouilles archéologiques dans la région de la Saale – n’est pas tout à fait éclaircie, mais il est peu probable que les fondateurs du NSDAP se soient embarrassés d’une interprétation ésotérique de gratte-papier New Age.

Pour les nazis, révolutionnaires au sens d’avant 1789, il fallait chercher le retour à l’origine des anciens Germains : la force et la vérité logent dans le sang, pas dans une force supra-humaine située dans un arrière-monde. C’est ici que l’on doit régner, pas dans une seconde vie qui nous attend au-delà de la nôtre.

 

Quelques conseils de lecture par Alain Soral, sur E&R :

 






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