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Entretien avec Alexandre Douguine sur la 4ème théorie politique

Entretien avec Alexandre Douguine, réalisé par E&R Aquitaine, lors de la venue du théoricien politique russe à Bordeaux.

Retrouvez Alexandre Douguine sur Kontre Kulture :

 



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40 Commentaires

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  • a part que c’était le 29 octobre...


  • C’était le 29 octobre et non le 29 novembre.


  • Pour moi la quatrième théorie politique c’est... la démocratie ! Ceux d’entre vous qui sont persuadés que le libéralisme implique la démocratie, et qui sont donc bernés par la novlangue en vigueur, sont forcément surpris par mon affirmation.

    La démocratie n’a existé en Occident que pendant deux siècles : à Athènes entre le VIème et le IVème siècle avant J.-C. Certes les femmes et les esclaves étaient alors exclus de la vie démocratique, mais les citoyens (eux, contrairement à nous, étaient de véritables citoyens) athéniens ont bel et bien connu la démocratie. La littérature abonde sur le sujet.

    Je ne suis pas d’accord avec Alexandre Douguine quand il dit que l’Etat-nation opprime fatalement les minorités ethniques. La démocratie ne peut exister que dans le cadre de l’Etat-nation. Un Etat-nation démocratique est un Etat-nation où le peuple est souverain, tandis qu’un Etat-nation libéral (la France d’aujourd’hui, par exemple) est un Etat-nation où les oligarchies financière et industrielle sont souveraines et oppriment par conséquent le peuple.

     

    • Justement, ton argumentation, il me semble, se coule toute seule et je vais essayer de m’expliquer.
      D’abord, il est logistiquement difficile de permettre qu’un très grand nombre de personnes se mettent d’accord sur un point une par une.
      Le problème avec le système démocratique est que le pouvoir n’est pas à proprement parlé au peuple, mais surtout à ceux qui détiennent les instrument de communication permettant de décider les individus.
      Dans la Grèce antique tu as l’exemple très connus des sophistes qui disaient être passés maîtres dans l’art de convaincre. Platon critiquait déjà cet aspect de la démocratie ou une petite partie des citoyens, les aristocrates, dominaient la masse (sans parler des sans-droits) par leur qualités de classe (meilleure éducation, moyens logistiques plus importants, conscience de classe plus forte,...)
      Extrapoler aux sociétés modernes, ce sont ceux qui contrôlent les médias qui sont détenteur du plus grand pouvoir. Dans notre société moderne, tu ne peux pas être pleinement puissant sans contrôler au moins indirectement les médias.
      Et enfin, comme tu le dis toi même, la démocratie grecque consistait en une proportion (vite fait) 20% citoyen / 80 % sans droit.
      Le principe même d’une société hiérarchisée (au niveau des tâches, de l’éducation, du bien être,...) n’est-elle pas en opposition avec le principe d’une société démocratique ou chacun à son mot à dire.
      On en arrive au cas ou la démocratie est la "tyrannie de la majorité", ce à quoi je ne crois pas. C’est plutôt la tyrannie exercée "à travers la majorité". Celui qui attire à lui la majorité détient le pouvoir. Ce qui n’est absolument pas différent de la situation d’une société "traditionnelle".
      De plus, dans nos sociétés modernes, la tendance depuis la soi-disant renaissance des démocraties (mal nées tu me diras) est à un décollement du pouvoir financier, qui se place en parallèle de la société démocratique et qui agit sur elle de manière corruptrice. Un pouvoir parallèle qui corrompt et impose son dictat.
      Bref, je ne serais pas si certains que ça du fait que la démocratie est le meilleur des systèmes.
      Je ne sais pas si ça fait sens.


    • @Bruno. Je vois deux critiques dans ton propos :

      1) Il est « logistiquement difficile de permettre qu’un très grand nombre de personnes se mettent d’accord sur un point une par une ».

      2) « On en arrive au cas ou la démocratie est la "tyrannie de la majorité", ce à quoi je ne crois pas. C’est plutôt la tyrannie exercée "à travers la majorité". Celui qui attire à lui la majorité détient le pouvoir ».

      Voici mes réponses :

      1) Une tablette numérique dédiée connectée par voie herzienne suffirait au vote de chaque loi proposée par l’assemblée.

      Je considère deux facteurs de risque :

      a) le risque de piratage du système qui peut être réduit par l’usage de logiciel libre et audité, sur du matériel libre et dédié, dont la conception a été auditée, la fabrication et le transport ont été surveillés. Ceci aussi bien pour les tablettes des votants que pour la machine de collecte des votes.

      b) le risque de collecte des suffrages pour connaître les opinions des votants et exercer sur eux une coercition.
      Il apparaît du fait de la nécessité d’authentification pour un tel vote électronique à distance, sans quoi l’usurpation d’identité est trop facile. Pour réduire ce risque de collecte cumulative des suffrages, la collecte peut être confiée à une personne (le préposé à la collecte) mandatée pour un vote unique, selectionnée aléatoirement peu avant le vote.
      Note : je développe cette question dans d’autres posts à suivre, si le modérateur accepte.

      2) Aujourd’hui, les cannaux de diffusion de l’information sont très formatés par des membres de l’olligarchie qui financent la plupart des journaux papiers / télé / radio. Mais avec l’informatique, on peut revoir la situation, je pense à http://www.egaliteetreconciliation.... et je conseille un petit détour par http://linuxfr.org/users/bi2cotte/j...
      Le principe est de proposer un outils proposant des discours cohérents, en vidéo pour faciliter l’absorbtion par écran interposé (mais ça peut être du texte seul), citant des sources accessibles en un clic, que toute communauté puisse s’approprier et adapter. On pourrait obtenir d’un côté un éclatement des points de vue avec convergence sur les fondamentaux.
      Note : je reprends un peu ce propos dans un post à suivre


    • @Bruno (suite)

      Je complète le point 2) :
      Cet effet d’éclatement et de convergence est un peu ce qu’on obtient par les citations hypertexte sur les pages Web et la multiplicité des sites webs.
      Le problème actuel est la difficulté de contrôle d’intégrité des discours produits (la question de la confiance), la faible densité d’information de beaucoup de sources vidéos, le manque d’adaptabilité de la profondeur d’analyse (sources figées), le manque de capacité d’automatisation de synthèses...

      je reprends le point 1) b) :
      Note préalable sur l’authentification : elle peut être réalisée par l’usage d’une clé secrète - dite encore clé privée - [qu’un votant donné est seul à connaitre, ce qu’il sait] avec l’algorithme de chiffrement OpenPGP, mis en oeuvre dans le logiciel libre GPG. La clé secrète peut être générée dans la tablette, via une phrase de passe, plus facile à retenir, à partir d’une information mémorisée dans la tablette numérique [qu’un votant donné est seul à posséder, ce qu’il a]. En ajoutant d’autres facteurs d’authentification comme la reconnaissance faciale, digitale, à terme d’adn, etc [ce qu’un votant donné est seul à manifester, ce qu’il est], on peut renforcer l’authentification.

      Collecter les suffrages, pour obtenir le résultat du vote, implique de procéder à deux vérifications automatisables :
      - validité de l’identité du votant (présence dans la liste officielle des votants) ;
      - unicité du suffrage pour un votant sur un vote donné.

      Le protocole pour le préposé à la collecte doit être simple, consistant à suivre une procédure normalisée du type :
      - une action pour prendre le contrôle exclusif (avec authentification) de la machine de collecte des suffrages ;
      - une action pour l’initialiser (chargement du logiciel libre authentifié) ;
      - une action pour lancer le vote sur une loi précise ;
      - une action pour cloturer le vote et rendre public le résultat.

      La liste des identités des votants est publique et seule la liste officielle peut être utilisée. L’authentification par de multiples clés secrètes peut être appliquée à cette liste. Il peut s’agir des clés secrètes de votants mandatés pour la tenue à jour de cette liste (mandats courts, révocables).

      À la publication du résultat d’un vote, les suffrages exprimés sont effacés de la mémoire de la machine de collecte des votes.

      À suivre.


    • @Bruno (suite)

      Si besoin, on peut réfléchir à une procédure de conservation temporaire des suffrages, au-delà de la clôture d’un vote, pour vérification possible de son propre vote par chacun, ou vérification par un collège de contrôleurs tirés au sort pour un contrôle aléatoire.

      Le risque que le préposé obtienne et conserve les suffrages exprimés lors du vote, par piratage du système dont il a temporairement la maîtrise, et participe à une collectue cumulative des opinions, est réduit du fait de l’unicité du vote dont il a la charge.

      Une attaque possible de ce protocole est de connaître à l’avance la liste des préposés à la collecte des votes et de tenter de les corrompre. Dans ce cas, la maîtrise temporaire de la machine de collecte des votes, accordée aux préposés corrompus, peut être transférée par eux au tier corrupteur, compétent pour pirater le système et obtenir une vue d’ensemble des suffrages sur de nombreux votes. Cette attaque peut être éliminée par un tirage aléatoire des préposés peu avant les votes, avec un protocole pour s’assurer qu’un préposé selectionné est disponible pour assumer cette charge.

      Une autre attaque possible est de diffuser secrètement un protocole de piratage (facile à mettre en oeuvre) pour obtenir les suffrages d’un vote auprès d’un ensemble de personnes corrompues, succeptibles d’êtres selectionnées par tirage aléatoire en tant que préposés à la collecte des suffrages, et d’attendre un bon moment pour consolider une perception des opinions des votants sur des votes significatifs.

      Je partage ma réflexion en cours. Imaginons par exemple 200.000 Faux-Missionnaires malveillants attaquant la démocratie-France.
      - le contrôle total de la machine de collecte est accordé au préposé pour un vote donné
      // je passe la question de l’autorité légitime pour affecter et transférer le contrôle total
      - risque de lancement, par un préposé corrompu et compétent, d’un script malveillant pour récolter les suffrages
      - modification régulière du code destiné à la machine de collecte pour limiter la propagation du piratage à d’autres préposés
      - adaptation en continu du script par une communauté secrète malveillante
      - disponibilité du script malveillant adéquat, mis à jour en continu, pour la communauté malveillante

      À suivre.


    • @Bruno (suite et fin)

      Donc le contrôle donné au préposé sur la machine ne doit pas être pas total (ce ne peut être l’équivalent d’un droit d’administrateur sur un système type Unix). La solution est du côté d’une définition de droits restreints pour le préposé, empêchant la collecte des suffrages.

      Une proposition de solution : un collège d’admins tirés au sort conserve le contrôle total pour contraindre l’usage d’un logiciel, donnant des droits limités aux préposés. Un admin malveillant dans le lot peut suffire à détourner le bon usage.

      Une autre proposition de solution : le système d’exploitation et le logiciel libre chargeable dans la machine de collecte des suffrages est contraint par la vérification de certificat, vérification implantée dans le bios/hardware [question de la corruptiblité de l’entité qui alloue le certificat] et le logiciel est contraint et ne permet pas de sortir les suffrages de la machine.
      On obtient une situation où le contrôle total est donné au préposé, sur une machine contrainte (élimination du risque de malveillance d’un collège d’admin tier), avec transfert du risque sur l’entité qui alloue le certificat.

      Voilà l’état de ma réflexion.
      Je dois reconnaitre que c’est incomplet et faiblement structuré sur la fin. J’ai passé quelques heures à réfléchir et n’ai pas pu aboutir à une vision synthétique complète. En espérant avoir participé à réveiller des consciences.

      Entre la situation actuelle et une sitution où
      - le vote électronique à distance est possible, avec du matériel et du logiciel sain (libres et audités, jusqu’au transport), avec des procédures vérouillées contre le piratage ;
      - la capacité de s’informer est décuplée et densifiée
      ...Il y a une période transitoire qui est à méditer.


    • Salut babaorum,

      Désolé, je n’ai pas pris le temps de lire la totalité de ton message. Au vus de ma réponse, dis moi si cela vaut la peine que je le lise ou alors résume ton message en moins de 2500 caractères.

      Ce que j’ai à te répondre c’est que tu oublie que dans ce que j’ai écris, il y a une troisième critique de la démocratie, qui est le fait qu’au final ce système n’offre pas de réel alternative par rapport à une société traditionnelle.
      Cette critique est dans l’argument qui dit que la démocratie est la tyrannie exercée à travers la majorité et que le fait que celui qui parvient à attirer à lui la majorité détient le pouvoir, ne fait pas de la démocratie un système se démarquant réellement d’une société "traditionnel" auquel la démocratie est sensée s’opposer.
      En effet, dans toute société le combat pour le pouvoir consiste à concilier avec un maximum de personne afin de maintenir un pouvoir stable car plébiscité par un maximum d’individus ou plutôt de groupes d’individus (car l’individu isolé et indépendant est un mythe).
      Cette image faussée de la société traditionnel nous est transmise par la propagande bourgeoise (des "lumières") qui mène à penser que sous l’ancien régime, 80% de la population crevait la misère, ce qui est absolument faux. De même qu’on a voulu nous faire croire que toute la société était anti-monarchique, encore une fois c’est absolument faux.
      Le problème à mon sens est aussi qu’on s’imagine que tout le monde a le niveau intellectuel pour comprendre les enjeux nationaux, ce qui est évidemment faux (actuellement même nos ministres n’ont plus ce niveaux). Mais aussi que tous le monde a le temps et l’intérêt de se préoccuper de ces enjeux.

      Les arguments qu’on développe pour imaginer un mode de démocratie viable deviennent rapidement farfelus et inimaginable. Généralement ils présuppose que chacun a le temps de quitter ses activités vivrières pour aller débattre (dans un stade non couvert et non chauffé) de questions auxquelles ils ne comprennent rien.
      Ou encore, elle présuppose que chacun devrait avoir accès à un ordinateur. Hors tu sais bien qu’un grand nombre d’être humain n’ont pas accès à un ordinateur, etc. Le plus effrayant est de constater que plus que peu de gens parviennent à cette conclusion terrifiante : "on est trop nombreux". J’ai entendu ça plus d’une fois, et ça fait peur.
      Bref, chaque solution engendre de nouveaux problèmes. Pourquoi ne pas admettre que la démocratie est un système moribond ?


    • @Bruno
      désolé d’avoir tardé à vous répondre, voici :

      Déjà je vous invite vraiment à lire la totalité de mon message, ou au moins le premier post, voire mieux : les deux premiers minimum.

      Ensuite, votre critique comme quoi "celui qui parvient à attirer à lui la majorité détient le pouvoir" ne tient pas l’analyse suivante, à mon sens : dans la mesure où le peuple reprendrait le pouvoir constituant à l’occasion d’une forte pression populaire (qui peut se déployer à l’échelle nationale, voire continentale, et bien sûr mondiale si les forces convergent), cette majorité détiendrait le pouvoir comme la philiosophe Simone Weil le présente : dans la recherche du vrai, de la justesse, de la justice, de l’équilibre et du respect de tous, impliquant de fait un travail de cybernétique pour gérer les flux de matière et d’énergie, par des collaborations à l’échelle internationale (c’est ce qu’il est souhaitable d’obtenir, question de bon sens écologique également, de préoccupation pour les générations futures).

      Vous relevez "le problème [...] qu’on s’imagine que tout le monde a le niveau intellectuel pour comprendre les enjeux nationaux, ce qui est évidemment faux (actuellement même nos ministres n’ont plus ce niveaux). Mais aussi que tous le monde a le temps et l’intérêt de se préoccuper de ces enjeux".

      À cela je réponds que la confiance transitive en réseaux est un processus qui existe. Par une densification de l’information échangée avec un haut niveau de crédibilité dans sa justesse, liée à des processus d’authentification, par l’image, par des constructions synthétiques (vidéo et/ou textuelles) au niveau de profondeur adaptatif (!), je considère intimenent que l’expertise affichée par des acteurs qui analysent la société, dans la recherche de l’équilibre (donc du consensus), peut permettre à chacun d’accéder au bon sens, chacun à son niveau, selon son besoin d’approfondissement, dépendant du niveau de confiance qu’il a dans les acteurs sociaux auquels il accorde de l’attention.

      Dans cette vision, il n’est pas besoin que chacun "[prenne] le temps de quitter ses activités vivrières pour aller débattre (dans un stade non couvert et non chauffé) de questions auxquelles ils ne comprennent rien".

      Enfin, votre critique de du présupposé que chacun devrait avoir accès à un ordinateur ne tient pas en ceci : Le coût en matière première et monétaire a drastiquement décru pour produire un ordinateur fonctionnel de petite taille.

      [Fin au post suivant]


    • @Bruno (suite et fin)

      On trouve déjà des ordinateurs (sans écran) à moins de $40, qui fonctionnent sous Linux (avec du code non libre sur le GPU, je ne rentre pas dans les détails), pour donner un ordre de grandeur.

      Par ailleurs, pour qui n’aurait pas un tel ordinateur, on pourrait très bien envisager un mode de fonctionnement où il est nécessaire de se déplacer au centre de vote le plus proche, comportant du matériel libre audité comme décrit, permettant à chacun de voter - au moins pour les votes qu’il considère important -, dans des conditions certes dégradées, mais valides, si l’organisation du travail laisse un degré de liberté convenable.




      Pour finir, j’ajoute ceci, en complément de ma première série de 4 posts, plus haut :

      Tout le monde n’a pas besoin de vérifier un code pour prendre confiance dans un code libre, d’autant plus s’il est audité, avec signatures cryptographiques et déclarations filmées d’auditeurs patentés (J’aurais tendance à avoir confiance Dans Richard Stallman ou Linux Torvalds, par exemple, s’ils participaient à un tel audit à un titre ou à un autre - la transitivité de confiance entre de tels acteurs du libre et la vaste communauté humaine me semble largement accessible).

      Quant à la possibilité de vérifier que c’est bien tel code qui tourne, j’imagine bien qu’on doit pouvoir obtenir une situation de contrôle démocratique d’un organisme allocateur de certificat, sur le mode qu’à développé Microsoft, avec les principes usuels - en démocratie athénienne originelle - de mandats cours, révocables, responsabilisant pénalement. J’ai écrit plus haut, dans le contexte d’usage d’un vote numérique à distance avec des ordinateurs (en matériel libre) de vote portatif et un ordinateur de collecte des votes :

      « le système d’exploitation et le logiciel libre chargeable dans la machine [aux specifications libres, dont la fabriction et la livraison ont été duement vérifiés continuement, selon des protocoles strics] de collecte des suffrages est contraint par la vérification de certificat, vérification implantée dans le bios/hardware [question de la corruptibilité de l’entité qui alloue le certificat : question à traiter] et le logiciel est contraint et ne permet pas de sortir les suffrages de la machine.
      On obtient une situation où le contrôle total est donné au préposé, sur une machine contrainte (élimination du risque de malveillance d’un collège d’admin tier), avec transfert du risque sur l’entité qui alloue le certificat ».


    • Oups j’ai écorché le nom de Linuce. C’est Linuce Torvalds, bien sûr, rofl. Linux est le nom du noyau qu’il a fondé.


  • #258795
    le 10/11/2012 par Indépendances nationales
    Entretien avec Alexandre Douguine sur la 4ème théorie politique

    Ce projet d’élaborer une quatrième théorie politique pour résister au libéralisme sans tomber dans l’un ou l’autre des deux grands totalitarismes du XXe siècle, ni dans leur synthèse, est a priori passionnant, mais peut paraître voué par avance à l’échec pour deux raisons.

    La première est que la seule force qui peut s’opposer (même partiellement) à la domination du Capital et du Marché, reste l’Etat, parce qu’il est le seul à avoir lui aussi les moyens de prélever de la plus-value sur le travail des gens (par l’impôt).

    L’Etat et le Marché sont souvent de connivence pour exploiter le peuple, mais sont également concurrents, voire parfois en conflit ouvert. Pour le peuple, les trois pires situations sont le tout Marché victorieux (libéralisme), le tout Etat triomphant (soviétisme) ou les deux alliés (fascisme). Même si le rapport de force entre ces deux prédateurs peut varier, on imagine mal leur disparition...

    La seconde raison de l’échec prévisible d’une quatrième voie est que tout régime politique se trouve quelque part entre deux extrêmes : d’un côté celui des idéologies du Bien, qui imposent au peuple des obligations et des interdits transcendants ; d’origine religieuse ou non, c’est alors la dictature d’une idéologie.

    A l’autre extrême se trouve le libéralisme, qui autorise (presque) tout, du moment qu’on peut se le payer ; c’est alors la dictature de l’argent roi. Ces deux extrêmes suscitent des révoltes et finalement, la paix sociale se gagne entre les deux, avec un peu de morale transcendante et un peu de liberté gagnée par l’argent. De multiples positions intermédiaires sont possibles, mais il parait difficile de sortir de cet axe pour aller "ailleurs".

    Pour imaginer une autre voie, Jean-Claude Michéa s’appuie sur la "décence ordinaire" et Alexandre Dougine sur la "tradition", ce qui est intellectuellement réconfortant. Mais ces dernières pourront-elles surmonter la puissance des idéologies du Bien (notamment religieuses), de l’argent (qui achète tout) et de l’Etat (au pouvoir de contrôle de plus en plus grand) ? Qui vivra verra...

     

    • commentaire intéressant, merci :)


    • Votre commentaire est plus intéressant que l’entretien qui est assez incompréhensible. Qu’est-ce qu’il propose concrètement ? Pourquoi rejeter toute la modernité a priori, et qu’est-ce qu’il entend exactement par modernité, pré-modernité et post-modernité ? Est-ce qu’il veut parler du progrès au sens industriel ? Faut-il tout jeter dans ce système de production et revenir au tout manuel et à l’artisanat, ou peut-on imager d’autres systèmes de production, et si oui sont-ils fonctionnels ?


    • Quand Edison a créé son ampoule électrique, on lui a fait remarquer qu’il s’était trompé 189 fois. Il a répondu, non je n’ai fait aucune erreur, j’ai juste trouvé 189 manières de ne pas faire d’ampoule électrique. Et bien on pourrait définir ainsi la République, une multitude de théories qui ne fonctionnent pas.

      Il faut entendre le discours de Chavez, lors de sa 1ère investiture, pour comprendre ce que gouverner veut dire. "Je ne détient pas le pouvoir, je l’incarne, je l’exercerait par amour de mon pays, par amour de son peuple. La mission qui m’a été donnée me dépasse. Elle est la volonté du peuple, elle est la volonté de Dieu." Chavez ne gouverne pas comme un président, il gouverne comme un Roy.

      Dans une autre vidéo, il répond à la question, qu’est-ce qu’un révolutionnaire ? "On ne fait pas la révolution pour améliorer ses conditions de vie, changer de voiture ou avoir une plus belle cravate. Ce qui motive un révolutionnaire, c’est l’amour. Un amour transcendantal pour son pays, pour ses valeurs. Son amour est si grand qu’il peut donner sa vie pour son pays. Mais tout ceci le dépasse."

      Maintenant, voilà ce que dit Louis de Bourbon, Duc d’Anjou, descendant direct des capétiens et Roy de France en exile : "Je n’ai pas choisi d’être Roy. Le titre qui me vient de mon père ne m’appartient pas. Il est l’héritage de tout un peuple, il lui appartient. Un souverain ne détient pas le pouvoir, il l’incarne, cela le dépasse. C’est par amour de son pays, de son peuple et par la volonté de Dieu, qu’il exerce la justice et transmet ses valeurs aux générations qui lui succèdent."


  • Quel émouvant mariage que celui de l’architecture bordelaise d’avec Les quatre saisons (L’hiver) de Vivaldi (interprété par G. Carminogla ?). D’ailleurs, la magie cessa lors de la vision de cette statue contemporaine d’un lion.


  • Hypothèse, thèse , synthèse... antithèse... . Synthèse et antithèse interchangeable au choix ... .

     

    • C’est quoi l’objectif ? Tu as absorbé des substances qui ont rendu ton esprit confus ? Une autre hypothèse est que tu fais le troll de service pour disperser l’attention. Je ne comprends pas pourquoi ton message est passé à la modération. Je ne requiers pas un discours délayé et répétitif comme en a produit là Alexandre Douguine, selon moi, mais synthétiquement, tu peux faire des phrases où ne subsiste pas d’ambiguïté sur le sens ?


    • @ BabaoRhum
      Jason a raison, cet entretien c’est du flan. Une demi-heure pour expliquer qu’il découpe l’histoire de la politique en libéralisme, communisme et fascisme et appeler à autre chose. Une phrase aurait suffit pour dire cela. Maintenant s’il a des idées nouvelles concrètes, qu’il les expose. C’est comme la gauche altermondialiste, ils n’ont rien à proposer mais ils le disent. Ce genre de réflexions généralement aboutit à des théories qui ont toutes les qualités sauf une, celle d’être fonctionnelle... Alors qu’il se mette au boulot et revienne nous voir quand il a au moins une piste sérieuse.
      Au fait, c’est quoi le rapport entre l’entretien et le titre de la vidéo (l’eurasisme) ? Alors c’est quoi son projet qu’il ne dévoile pas ? L’appartenance à son continent qui dépasserait l’appartenance à la nation ? On refuserait d’ imposer l’appartenance à une nation (refus du fascisme) pour mieux imposer l’appartenance à un supercontinent ? Est-ce l’idéologie du nouvel empire russe qui règnera sur les décombres du capitalisme financier ?


    • Vidéo qui met un visage à Alexandre Douguine.
      Respect pour 30 min d’échange politique en français correct.


    • Je trouve au contraire que son discours est plutôt clairvoyant. Je veux dire dans un contexte où tous les médias (y compris les pseudos philosophes, politiques, économistes ou autres) font exactement l’inverse. Ce que tu dénonces comme étant une évidence inutile à approfondir (« du flan »), c’est une base de réflexion solide qui n’est pas celle proposée par notre société moderne complètement corrompue. Sans fondation solide, on n’aboutit à rien.

      Ensuite saches que les idées du bonhomme ont fait leur chemin : http://fr.wikipedia.org/wiki/Eurasisme

      Ceci étant dit, et ne connaissant pas directement l’œuvre, c’est vrai qu’il reste beaucoup de question en suspens mais l’idée de réconciliation face à l’empire américain rejoint pas mal d’idées d’E&R non ?


    • @ Peter de Vries
      Excusez-moi mais eurasisme pour moi ça veut dire ce que ça veut dire : quelque chose entre union européenne et mondialisme. Demandez donc à Pierre Hillard ce qu’il pense de la théorie des blocs continentaux...
      Que l’eurasie soit la zone d’influence potentielle de l’empire russe je le comprends mais du point de vue français je ne vois pas bien l’intérêt. Si en plus on attend la contribution de De Benoît, on est pas sorti de l’auberge !


  • J’ai arrêté la vidéo à 4.29 quand j’ai entendu que le communisme s’est arrêté en 1991 et le fascisme en 1945. Je ne sais pas qui est ce mec, mais il me semble complètement à côté de la plaque. Il mélange tout, théories politiques, économiques, philosophiques et il met au même niveau le communisme et le fascisme. Alors s’il connait un courant philosophique à l’origine du fascisme, je serais bien curieuse qu’il l’explique.

    D’abord ce n’est pas le communisme qui s’est arrêté en 91, mais seulement l’URSS. La Chine est communiste ! Ensuite le fascisme ressurgit en Europe, voir la Grèce. Il était encore bien présent en Amérique du Sud dans les années 70. Et puis il cite le capitalisme en le plaçant à la fin du XIXè siècle, alors qu’il est cité dans la Bible.

    Les idéologies politiques naissent des républiques. Elles s’opposent aux monarchies du XVIIIè siècle. L’idée que le peuple est seul maître de son destin, prend naissance dans la décolonisation de l’Amérique du Nord et se répand en Europe pour mettre à bas les monarchies. Le système républicain ne peut pas fonctionner sans idéologie, alors il les invente. La philosophie remplace la religion et les organisations politiques le tiers état.

    Il confond capitalisme et libéralisme, 2 choses qui n’ont rien à voir. Le capitalisme est le système économique que toutes les civilisations ont choisi, dès l’antiquité, pour échanger des biens contre de la monnaie. Celui qui est propriétaire de ses biens, détient le pouvoir. Dès la République d’Athènes, le bourgeois est défini par celui qui est oisif et qui vit de ses rentes. Pour organiser la justice, on crée un système de classes sociales.

    Le libéralisme est une théorie économique issue de l’ère industrielle à la fin du XVIIIè siècle. Il prend naissance dans les pays anglo-saxons pour libérer les économies privées du joug des états. Voir, l’école de Vienne, les théories de Keynes (appliquées tout au long du XXè siècle) et celles de Freidman (appliquées à partit des années 80 et qui tuent l’Europe en ce moment même).

    Il n’y a qu’une seule chose qui différencie un régime d’un autre : sa justice. Quel que soit l’idéologie politique, religieuse, économique, sociale, ou culturelle, un état est qualifié de despotique, dictatorial, tyrannique quand il gouverne injustement. Le peuple traduira l’injustice par le fascisme. Toutes les théories inventées pour imposer la république ne sont que du blabla qu’il faut laisser aux blablateurs.

     

    • Ce qui est rigolo avec ceux qui sont imprégnés des idéologies politiques modernes, c’est qu’ils cherchent absolument à justifier un passé historique voir millénaire pour eux et leurs ennemis, du carcan moderne.
      Aussi, le communisme serait né il y a plusieurs millénaires, le capitalisme aussi (pour l’usure oui) et le fascisme aussi.
      C’est bien de se créer une histoire.
      Y’en a plein qui le font.
      Mais ça n’est pas sérieux historiquement, il me semble.
      Tu m’étonne qu’après, on arrive pas à comprendre un gars comme Douguine !


    • Même réaction sur un autre point : "Le da-sein comme sujet de la quatrième théorie politique...". Pour connaitre Heidegger, je flaire du charabia dans les propos de ce monsieur. Il me fait un peu penser à Henri Guaino maniant Hegel.


  • Toute forme de pouvoir politique reposant sur la souveraineté de l’homme-dieu se substituant à Dieu fait homme, est une imposture, par définition.

    L’imposture idéologique des "Lumières" à eu plus de deux siècles pour convaincre, il est donc temps d’en faire le bilan tout en cessant de sacrifier les peuples sur l’autel de pures chimères reposant sur une "humanité" totalement fantasmé !

    Déclarer le peuple comme seul et unique "souverain", c’est le livrer à ceux qui au sein même du peuple pourront dès lors exploiter ses faiblesses en toute liberté.

    Il est plus facile de raisonner un Roi dont la légitimité repose sur la souveraineté de Dieu fait homme et de son Eglise, que de raisonner tout un peuple dont la légitimité repose sur une humanité totalement fantasmé, autrement dit sans aucun fondement historique et sociologique.

    Par définition, Le peuple n’étant pas seulement constitué par ceux avec lesquels nous partageont certains principes et certaines valeurs, tout pouvoir politique établi sur la souveraineté du peuple est donc une imposture à la fois ideologique, sociologique et historique.

     

  • #259082

    Pour ceux qui ont du mal à comprendre ce que dit Douguine, allez sur Youtube et tapez Alexander Dugin.

    On y trouve des vidéos en langue russe sous titrées en anglais où il explique ce qu’il veut dire par modernité etc


  • le vol de la volonté
    Je ne trouve personne à la hauteur de Soral. Il a mis le doigt sur le déterminant, l’empire du milieu, l’état mondial profond de la pègre. Nous voyons la suite chez Douguine, le refus et la recherche d’un nouveau modèle. Mais alors que pour Soral le futur proche est à la BAD pour passer vivant le cap des 20 prochaines années, Douguine imagine un néo libéralisme adapté aux besoins des peuples encouragés à être créatifs. Le mondialisme étant reconnu et accepté par sa contestation. Assez douteux puisque il y aurait légitimité de fait et improbable puisque sa critique est condamnée comme révisionnisme par le système mafieux.
    Le vrai problème est : que fait-on contre des mafieux surarmés qui veulent assujettir et détruire le monde, organisations politiques, peuples, cultures ; qui volent les richesses énergétiques, les terres et les récoltes ? Quelle a été dans le passé, la réponse des peuples face à un empire hégémonique ? le réalisme, le refus et la création d’une autre voie, avec le combat et la résistance entretenue, durable. Aux armes et aux pelles.


  • Rien ne vaut le support papier pour saisir en profondeur les théories d’un penseur - non francophone qui plus est. Merci donc à KontreKulture de proposer à la vente l’ouvrage de M. Douguine, La Quatrième Théorie politique.


  • A ceux qui ont le soupçon facile envers l’hégélianisme affiché de cette pensée - et outre le fait que M. Douguine n’est pas franchement francophone :
    Cet homme fait partie de ceux qui croient en la théorie qui rend l’action efficace. De la même manière, E. Chouard pense que si les individus sont conscients de ce qu’il appelle avec Aristote "la cause des causes", la véritable démocratie adviendra (selon lui, ce qui arrive à l’Islande est arrivé trop tôt par exemple). De la même manière, A. Soral fait un travail conceptuel et théorique dans le sens de la réconciliation du peuple français (mais si les tensions éclataient maintenant, les gens seraient-ils prêts malgré tout à la main tendue ?). Etc, etc. Ces attitudes sont autant d’hypothèses et d’espérances dans la capacité des hommes à prendre conscience du monde. En revanche, cela montre une véritable méfiance envers le moment de l’action, espéré autant que craint, car venu trop tôt, il brise les espoirs d’émancipation. Autrement dit, le plus dur n’est pas de faire la Révolution (l’actualité internationale nous le montre), mais c’est de savoir ce qui se passe après - ou encore : comment organiser le retour à l’ordre.

    C’est l’anecdote bien connue selon laquelle Marx, apprenant la Révolution de 1848 à Paris, répond à Engels alors sur place : "C’est une catastrophe ! Je n’ai pas terminé Le Capital !".

    Alexandre Douguine a le mérite de donner des clés de compréhension et des moyens de préparer une alternative théorique au libéralisme (avec - paradoxe hégélien - la fraîcheur de la tradition).


  • Moi j’ai déjà pensé à la 4ème voie, je l’ai appelé le Numerisme.

    En gros, c’est basé sur l’informatique. Déjà chaque citoyen aurait un profil sur une base de donnée nationale. Là-dessus il y aurait état civil, mais aussi CV et formations, compétences diverses. L’intérêt c’est que cela permettrait aux entreprises de recruter très vite un profil donné.

    Il n’y aurait plus une seule monnaie à proprement parler mais deux, l’une de l’état, l’autre du privé. La monnaie sera non plus papier mais 100% virtuelle.

    Le travailleur pour commencer se connecte sur son profil. Selon ses compétences et ses particularités géographiques, il se voit proposer par la base, un boulot. Il peut y fixer ses conditions comme le salaire, et voir les conditions des autres candidats.

    Pour toute tâche faite il reçoit un bonus formation. Si un jour il veut changer de secteur, il peut ainsi le faire. La formation sera enregistrée dans la base, comme le boulot effectué.

    L’employeur également pourra définir ses conditions.

    Pour revenir aux deux monnaies, cela permet à l’état de créer à volonté de la richesse virtuelle sans dévaluer le secteur privé. Le commerçant sera lui libre de fixer un prix soit en monnaie d’état soit en monnaie privé (ou les deux). Et le particulier pourra convertir les monnaie selon un taux défini.

     

    • Et le jour ou l’énergie est un tel problème que l’ordinateur disparaît, on fait quoi ?
      J’avoue ne pas avoir lu jusqu’au bout, au début de la description du numérisme, je me suis dit encore un qui crois que la technique va tout révolutionner, encore un qui n’a rien compris. La tradition se passe d’outils spécifiques.


  • " La démocratie est un dévergondage sentimental, le fascisme un dévergondage passionnel, le communisme un dévergondage intellectuel." Cette aphorisme de Raymond Abellio (un penseur passé du marxisme pour arriver à la Tradition, ayant eu une certaine influence sur A. Douguine et Jean Parvulesco, en autres) peut donné une idée des limitations inhérentes aux grandes Idéologie modernes.
    Ces idéologies modernes ne sont, en dernière instance, que des idées religieuses (et même métaphysiques) sécularisées, et ainsi transmuées en systèmes de pensées et d’organisations sociales rigides et dogmatiques. En ce sens, comme le remarque Guénon (et d’autres dont bon nombres de marxistes), l’Absolutisme prépare bien, par la notion montante de l’Etat, au monde moderne. Il n’y a qu’à voir Colbert ou Richelieu, qui malgré leur génie, substituent en quelque sorte la raison d’Etat à la raison Divine. Par exemple Richelieu soutiendra des protestants par raison d’Etat : ici l’Etat devient plus important que Dieu.

    Pour le communisme et la démocratie de Rousseau ou de Robespierre l’égalité est divinisée. Cette idée est présente en germe chez les chrétiens : tous égaux devant Jésus-Christ même si l’on ne l’est pas dans le monde social.

    Pour le fascisme : l’ordre et l’autorité sont divinisées (voir la race). Cette idée est présente dans toute les traditions dont le pouvoir est subordonné à des Vérités dites transcendantes et éternelles.

    Pour la démocratie libérale c’est la liberté (prétendu liberté) qui est divinisée. Ces idées sont présentes chez tout auteur traditionnel à connotation métaphysique. De Platon à Saint Augustin à Saint Bernard il y a cette idées que l’Homme a le choix de faire le bien ou le mal. Et la liberté, chez eux, consistent à agir selon Dieu (chez Kant la liberté c’est agir selon la Morale) de son propre gré, à librement élever son esprit en se contraignant soi même. Pour eux le jouisseur de l’illimité n’est pas libre mais soumit aux sens, au monde, aux opinions : au changeant.

    Toutes ces Idées (au sens platonicien) représentent des aspirations et besoins élémentaires de l’Homme. Elles sont INSEPARABLES sous peine d’en arriver à un dogmatisme, à un fétichisme de la classe, de la race, de la liberté...
    Alors quelque part les aspirants à l’ordre, à la cohésion social ou racial, à la liberté... ont tous à la fois tort et raison. C’est à notre génération, les amis de faire des synthèses !
    VISONS L’HOMME TOTAL !

     


    • Pour le fascisme : l’ordre et l’autorité sont divinisées (voir la race). Cette idée est présente dans toute les traditions dont le pouvoir est subordonné à des Vérités dites transcendantes et éternelles.




      Ah, il y a quand même quelqu’un qui le fait remarquer, la tradition n’est pas opposé au fascisme, si Julius Evola émet des réserve sur le pouvoir fasciste en place en Italie, il n’est pas au opposé au principe, j’aurais tendance à dire que du contraire, mais étant loin d’avoir lu l’intégral de Julius Evola, je préfère ne pas m’avancer.
      J’ai l’impression qu’Alexandre Gelievitch à lu un peu vite Julius Evola ou a lu des livres de celui-ci qui ne parlent pas du fascisme (y en a-t-il d’ailleurs ?). Pourtant, c’est un fait certain, il est influancé par la pensé de Julius Evola.


  • Douguine n’est pas totalement bilingue, ce qui le rend un peu hermétique à l’oral.
    Donc lisez le livre, dont la traduction est parfaitement claire, elle.

    Un article publié ici, qui peut servir d’introduction :
    http://www.egaliteetreconciliation....

    Le site de l’éditeur de Douguine en France (C. Bouchet), pour se familiariser avec sa géopolitique.
    http://www.voxnr.com/

     

    • Je n’ai pas lu Douguine mais cette video ne m’y invite pas.

      Ca me fait penser a la 3eme voie de Tony Blair qui reste encore a definir. La 4eme theorie politique qui reste a decouvrir. Hum... Il ne suffit pas d’avoir un nom russe et un accent rigolo pour dire des choses interessantes...

      Ceux qui parlent de théorie politique sans parler des réalités des structures de pouvoir font de la cosmogonie en oubliant l’astronomie et ceux qui croit encore aux mots en "isme" et utilisent le vocabulaire gracieusement fourni par l’Empire pour parler politique partent perdant d’avance...

      Une vidéo qui doit bien faire rire l’Empire qui a de beaux jours devant lui si les dissidents se perdent dans ce pilpoul shadokkien.


    • Ah, c’est Christian Bouchet qui est derrière voxnr ! Par contre, il n’y a pas (à ma connaissance et après recherche) de site des éditions Ars Magna (qui édite "La Quatrième Théorie Politique" d’Alexandre Gelievitch), c’est dommage.


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