Egalité et Réconciliation
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Allo les people ? On nous signale un génocide...

Quel silence... Eux si prompts à se mobiliser pour un migrant qui se noie en Méditerranée, pour une étoile de David dessinée sur un mur, pour une vanne mal-pensante sur les réseaux, pour une belle au bois dormant aux 50 amants qui devient le symbole de la femme-victime, on ne les entend plus.

 

C’est vrai que les membres éminents de cette caste se sont fait taper deux fois sur les doigts : la première pendant l’insurrection des Gilets jaunes, qu’ils ont, mépris de classe aidant, snobée ; la seconde pendant la répression covidiste, qu’ils ont soutenue, deux bonnes raisons de fermer leur grande gueule.

Depuis, les pétitionnaires du dimanche, les fesses-au-chaud qui entraînaient les autres, y réfléchissent à deux fois avant de se lancer dans une tribune pleurnicharde au Monde. C’est déjà ça. Le fait que les mal élevés du populo les attendent au tournant avec des massues cloutées peut faire réfléchir.

La vitesse avec laquelle le cinéma ou l’édition s’emparent habituellement des thèmes du moment interroge, quand on considère la question du génocide : toujours rien, alors qu’Arthur sort son livre sur le 7 Octobre. On imagine qu’il va dans la foulée écrire le 2e tome, celui de l’après-7 Octobre, c’est-à-dire le génocide. Un livre pro-israélien et un livre propalestinien, c’est équilibré. On n’en attendait pas moins.

 

 

Les bastos du cœur

Toujours pas de We are the world à l’horizon sur le mode mondialiste, pas de pleurniche antirusse à la gloire de Navalny, pas d’hymne alimentaire à la Restos du cœur, pas de requiem à la von Galen dans nos églises (ça ferait pourtant un beau sermon du dimanche), pas de happening antifasciste pendant les César, pas de pétitions dans les journaux, ou si peu...

Free Russia
Let Russia be free from the poison of Putin
May it win liberty
Free Russia
Let poets decree the secret is love for Russia to be free

Libre Russie,
Que la Russie se libère du poison de Poutine
Qu’elle gagne sa liberté
Libre Russie,
Que les poètes décrètent que le secret réside dans l’amour pour que la Russie soit libre

 

Le pire, c’est que ça marche. Les grand public, assez assoupi, a besoin d’être entraîné, qu’on le prenne par les sentiments, la main ou les cheveux.

« Aujourd’hui, on n’a plus le droit, d’avoir faim ni d’avoir froid », chantait Coluche, qui se fera cocufier et peut-être éliminer (socialement, s’entend) par la paire Attali-Mitterrand. À propos de l’assassinat accidentel de Coluche, une autre affaire, datant de 1964, soit 20 ans avant, nous a mis la puce à l’oreille. On en parle trois minutes et on revient au sujet.

 

La famille Saint-Aubin y voit alors une volonté manifeste de leur cacher la vérité. Et s’il s’agissait d’une bavure des services secrets ? Dans l’esprit des Saint-Aubin, l’idée fait son chemin. D’autant que le contexte durant l’été 1964 est explosif. Le 15 août, le général de Gaulle échappe à un attentat au mont Faron, sur les hauteurs de Toulon. Un commando de l’Organisation de l’armée secrète (OAS), une organisation clandestine qui a mené des actions terroristes pour militer en faveur du maintien de l’Algérie française, avait placé dans une jarre une charge d’explosifs pouvant tuer des dizaines de personnes. À plusieurs reprises, les membres du commando avaient failli être interceptés entre la Suisse, l’Italie, Marseille et la Côte d’Azur.

À l’aide d’une carte, Andrée Saint-Aubin comprend que la route de Fréjus se trouve sur l’un des parcours. Cette question point en son for intérieur : étant donné que la voiture de Jean-Claude était immatriculée en Suisse, un pays où s’étaient réfugiés de nombreux membres de l’OAS, l’a-t-on confondu avec un comploteur ? La suspicion se renforce après la révélation, des années plus tard, d’un certain Jean Méningaud, ancien trésorier de l’OAS, qu’ils rencontrent à l’étranger. « Celui-ci devait se rendre dans le sud de la France avec une Volvo dont le numéro d’immatriculation ressemblait à deux chiffres près à celui de mon frère », se rappelle François Saint-Aubin, présent lors de la rencontre. (Le Monde)

Fermons la parenthèse et le parallèle Coluche/Saint-Aubin. Comme nos amis les stars de 2025 semblent poussifs, ou en manque d’inspiration sur le sujet, on va reprendre l’air des Restos et retoucher légèrement le contenu, pour l’adapter au présent. OK ? On y va ?

Moi, je file un rancard à ceux qui n’ont plus rien
Sans idéologie, discours ou baratin
On vous promet pas la Palestine d’un soir
Mais juste pour Gaza à manger et à boire

Aujourd’hui, on n’a plus le droit
De crever de faim, de crever de froid
Dépassé le chacun pour soi
Quand je pense à toi, je pense à Gaza

Je te promets pas la fin de la nakba
Mais juste à manger et à boire
Un peu de pain et de chaleur
Dans les ruines, les ruines de Gaza

J’ai pas de solution pour empêcher Tsahal
Mais si je peux t’aider, je prendrai un bateau
Il y a bien trop de morts, Israël fait trop mal
Et ça se passe là-bas, si loin de nos ego

Le nouveau tee-shirt des Enfoirés !

La société civile prise entre deux feux

 






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