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Chez Zemmour et Naulleau, le général Desportes interroge la place de l’armée française

Leur incapacité à « penser la guerre » serait l’obstacle majeur à l’action de nos dirigeants ; tel est le constat du général Desportes, eu égard à la situation de l’armée française : désorganisation, surexploitation, difficultés budgétaires... Mais la plus grande des priorités n’est-elle pas plutôt de « penser la France » ?

L’armée française est en surchauffe : engagée comme jamais, donc exposée et menacée, elle n’a pourtant pas les moyens de ses ambitions. De ses ambitions ou des missions qui lui sont confiées... Car si, comme le mentionne le général Desportes, les intérêts politiciens et les impératifs économiques désorganisent l’armée française, laissant entrevoir une véritable « loi de déprogrammation militaire  », ce n’est pas uniquement parce que nos élites ont une perception biaisée des réalités de la Défense. La cause surdéterminante - en creux de cet échange télévisé - est bel et bien l’allégeance.

La France ne s’appartient plus et la soumission logistique et économique au « modèle américain », notamment par la technologisation des équipements, n’est que la conséquence de cet état de fait. Nos forces conventionnelles ne peuvent s’adapter à l’opérationnel états-unien et aux problématiques infra-étatiques (terrorisme, groupes armés) sans jouir du budget et de la méthodologie idoine, c’est une évidence, mais le problème premier demeure la capacité du pays à avoir une vision de lui-même. Sans cela, l’armée française ne peut que stagner dans un rôle de soldat.

Un rôle de soldat de terrain, tactique et à court terme, qui n’a plus la mainmise sur la stratégie. Une armée qui multiplie les batailles sans jamais faire la guerre. Un rôle de serviteur d’intérêts supérieurs que nos protagonistes télévisés du jour peinent à identifier clairement. Car, le stratégique n’a pas disparu. Il s’est déplacé. Il est désormais dans les mains - via l’OTAN - des atlanto-sionistes qui utilisent le prestige diplomatique français (valeurs, histoire, tradition militaire, place au Conseil de sécurité de l’ONU) pour des intérêts géopolitiques de plus en plus éloignés de la France et au mépris de la capacité réelle de son armée.

Comme évoqué lors de l’émission, la Défense européenne est une chimère ayant laissé la place à la « gouvernance » faisant de la France « une nation mal défendue  ». Si la problématique de l’État-nation reste prégnante, il va convenir urgemment de s’interroger sur qui dirige réellement la France. Ce à quoi, malheureusement, ce débat n’a pu répondre.

« Demain la gouvernance globale ou la révolte des nations ? » aurait pu être l’intitulé, d’ailleurs.

   

Voir l’extrait de l’émission du 10 février 2016, avec le général Vincent Desportes et Gérard Longuet :

 

Pour compléter l’analyse, sur E&R :

 






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