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Comment Le Monde manipule l’opinion française sur le Venezuela

Paris, 19 avril 2014

Médiateur du Monde,
mediateur@lemonde.fr

 

Monsieur le médiateur,

Avez-vous conscience que votre quotidien accorde infiniment plus d’importance, en nombre de signes, d’articles, de pages (et de virulence) – examinez vos archives récentes, vous serez surpris du résultat ! –, à « la répression sans états d’âme » (28 mars) des étudiants et opposants vénézuéliens par le gouvernement de Nicolas Maduro qu’à (par exemple) la condamnation à mort, le 24 mars, de 529 partisans de l’ex-président égyptien Mohamed Morsi, pour des violences commises durant l’été 2013 ? C’est pourtant ce que tout lecteur du Monde, même moyennement attentif, peut constater. Curieuse disproportion…

Que votre collaborateur Paulo A. Paranagua (photo) mène une croisade personnelle et haineuse contre la gauche latino-américaine – et en particulier celle qui gouverne à Caracas, au terme d’élections reconnues par la communauté internationale – est son droit le plus strict. Qu’il entraîne Le Monde – en témoigne votre éditorial « Les Vénézuéliens dans l’impasse du “chavisme” » (11 mars) – dans sa dérive obsessionnelle participe d’un pic de pollution médiatique particulièrement préoccupant.

Je ne reprendrai pas ici point par point la prose de votre « journaliste », tant il y faudrait de la place et du temps. Elle prête d’ailleurs parfois à sourire quand, par exemple, il présente l’opposant Teodoro Petkoff comme une « figure de la gauche » vénézuélienne : ministre du président néolibéral Rafael Caldera (1994- 1999), celui-ci a été à l’époque l’architecte des politiques de privatisation et de démantèlement du système de sécurité sociale !

Sourire encore lorsqu’il s’en prend, régulièrement, aux excellentes relations du Parti des travailleurs (PT) et du pouvoir brésilien avec les gouvernements « socialisants » – rebaptisés par vos soins « populistes » – environnants : si je ne me trompe, ce n’est pas moi, mais bien Le Monde, qui a fait de Luiz Inacio Lula da Silva, en décembre 2009, « l’homme de l’année » (il est vrai qu’à l’époque, il fallait un « bon » chef d’État progressiste à opposer à Hugo Chávez, « le méchant ») ! Chávez disparu, la grande Internationale conservatrice peut désormais s’en prendre à la gauche modérée (qui, je le précise, et pas plus que ses homologues se revendiquant du « socialisme du XXIe siècle », n’est exempte de critiques, cela va de soi). Mais le problème n’est pas là… Il réside dans une manipulation grossière de l’information, destinée à transmettre une image désastreuse des pays de la région qui, tout en mettant en œuvre des politiques sociales et en réduisant considérablement la pauvreté, ne se soumettent ni aux dogmes néolibéraux ni aux desiderata des États-Unis, de l’Union européenne et de leur excroissance mutuelle, l’OTAN. Il consiste, sous couvert de soutien au centre gauche, à appuyer en sous-main la droite (ce qui, en démocratie, n’a rien de honteux), la droite radicale (ce qui est déjà plus problématique) et même l’extrême droite (ce qui est proprement scandaleux).

Le Venezuela connaît des difficultés économiques réelles – inflation de 56 % (plus de 1000 % en 1996, soit dit en passant !), insécurité et pénuries (démultipliées par un sabotage économique bien réel lui aussi, bien qu’occulté par votre quotidien). Depuis début février, le président Nicolas Maduro fait face à de violentes manifestations « d’opposants et d’étudiants » « durement réprimées » (vos éditions des 3, 16 et 17 avril, pour ne citer qu’elles). De fait, dans un contexte de violence qui, à l’heure où j’écris, a malheureusement fait quarante et une victimes, on notera que, au 31 mai, la justice vénézuélienne avait déjà ouvert 81 enquêtes concernant les excès des forces de l’ordre – 75 pour mauvais traitements, 2 pour torture et 4 pour assassinats –, dix-sept agents étant détenus.

Toutefois, un journaliste professionnel digne de ce nom attirerait également l’attention sur le fait que sept des victimes sont des gardes nationaux (l’équivalent de nos CRS) ou des policiers (la majorité tués par balles) ; que huit des civils décédés ont été atteints par des tirs de l’opposition, alors qu’ils contestaient, fuyaient ou tentaient de déblayer les barricades ; que six doivent leur mort aux obstacles ou aux fils de fer barbelés tendus dans les rues par les groupes de choc de ce qu’un témoin objectif qualifierait de « guérilla urbaine », etc., etc. Quand le diable se cache dans les détails, mieux vaut évacuer les détails, estime sans doute Paulo A. Paranagua…

Mais vos lecteurs sont trompés.

« Aucun manifestant n’a été arrêté avec une arme de poing », peut-on lire sous la plume de cet « envoyé très spécial » (3 avril)… Les agents des forces de l’ordre tués par balles l’ont donc vraisemblablement été avec des fusils de bois, des pistolets à eau ou à bouchons ! D’ailleurs, l’affirmation s’est révélée quelque peu prématurée : détenu alors qui dirigeait les « guarimbas » à San Cristobal, « épicentre des manifestations », Gabriel Alejandro Reyes est sous le coup d’un mandat d’arrêt d’Interpol pour… narcotrafic. Curieux étudiant ! Mais pourquoi Le Monde devrait-il mentionner les liens entretenus par certains des manifestants de cet État du Tachira avec les paramilitaires colombiens ? Ou même la présence de délinquants, rémunérés, au cœur des manifestations ?

Je me permets d’insister : est-il tout à fait secondaire que l’une des figures de proue de ce mouvement « pacifique » et « démocratique » que vous soutenez ostensiblement, le dirigeant étudiant Laurent Saleh (bien qu’il ait terminé ses études depuis longtemps !), ait assisté, le 6 juillet 2013, à Bogotá, en tant que représentant de l’ « opposition vénézuélienne », à une réunion politique organisée par un mouvement fascisant, l’Alliance nationaliste pour la liberté, en présence de Diego Cubillos, comandante de Troisième force, une organisation néo-nazie opérant dans la capitale et d’autres grandes villes de Colombie ? Comme l’a rapporté l’un de vos confrères d’El Espectador (21 juillet 2013), Saleh a déclaré à cette occasion : « Je viens vous dire que nous avons besoin de votre appui et que vous avez le nôtre. » Vous l’ignoriez ? Cela ne me surprend pas, si vous ne lisez que la prose de Paulo A. Paranagua ! Sa priorité réside dans la criminalisation des organisations populaires vénézuéliennes, en reprenant la propagande de l’extrême droite sur les fameux « collectifs » chavistes qui sèment la terreur en toute impunité (on prétendait la même chose des « cercles bolivariens », avant avril 2002, pour justifier le coup d’État en gestation).

Puisque j’ai rapidement évoqué la Colombie, permettez-moi une digression (les vacances de Pâques nous accordent un peu de temps !). Ne serait-il pas possible que Marie Delcas, votre correspondante à Bogotá, s’intéresse d’un peu plus près aux événements se déroulant dans ce pays ? On la sent certes passionnée par ce qui se passe de l’autre côté de la frontière : « Au Venezuela, pénurie et petits trafics en série » (12 mars) ; « Nicolas Maduro ne cesse de conforter l’emprise des militaires sur le Venezuela » (25 février) ; « Au Venezuela, les municipales deviennent un plébiscite » (7 décembre 2013) ; « Nicolas Maduro mobilise l’armée contre l’inflation » (14 novembre 2013 ; « Le Venezuela empoisonné par l’insécurité » (2 avril 2013) – j’en passe, et des meilleurs (façon de parler !), sans toutefois oublier « Les dessous chics de la révolution bolivarienne » (29 mai 2009) ou « Démocratie participative à la Chávez » (20 avril 2007).

Curiosité fort légitime, lorsqu’on a compris la priorité qu’accorde Le Monde à la stigmatisation de la « révolution bolivarienne » (bien que Delcas se montre moins caricaturale que Paranagua, ce qui, entre nous, n’est pas trop compliqué). Mais, à trop baguenauder dans le pays voisin, votre correspondante en oublie ce qu’un naïf pourrait considérer comme sa priorité : informer sur la Colombie. Certes, cette terre infiniment moins violente que le Venezuela « populiste » (! !!) ne mérite guère qu’on s’attarde sur elle, mais je n’en note pas moins que jamais vos lecteurs n’ont été informés, par un article détaillé ou une enquête fouillée, sans même demander qu’elle soit exhaustive, sur :

1) la découverte à La Macarena, en décembre 2009, d’une fosse commune contenant les corps de 1500 à 2000 paysans, syndicalistes, militants, opposants politiques assassinés par les paramilitaires et une unité d’élite de l’armée (imaginez une seconde qu’on ait trouvé un tel charnier au Venezuela… vous auriez mobilisé toute la « une » et doublé votre pagination !) ;

2) le scandale de la parapolitique (liens d’environ un tiers des membres du Congrès avec les paramilitaires) ;

3) le scandale des « faux positifs » : exécutions extra-judiciaires de civils ultérieurement revêtus de tenues de combat pour les présenter comme des guérilleros éliminés lors d’affrontements armés (plus de 1300 victimes identifiées) ;

4) la condamnation (décembre 2012) à treize ans de prison, aux États-Unis, pour narcotrafic, du général Mauricio Santoyo, chef de la sécurité et homme de confiance du président Alvaro Uribe au palais de Nariño ;

5) l’assassinat de plus de trente militants de la Marche patriotique, depuis la naissance de ce mouvement social, en octobre 2012 ;

6) la récente affaire de corruption touchant l’armée (fausses factures, détournement de matériel, trafic d’armes se chiffrant en millions d’euros).

Par action ou par omission, en taisant tous ces événements (d’autres parleraient de crimes d’une extrême gravité), Le Monde donne un sacré coup de pouce à l’extrême droite colombienne. J’ose espérer qu’il s’agit-il là d’un effet secondaire non-désiré… Mais, dans ces conditions, et puisque Marie Delcas est monopolisée par les avanies du sulfureux régime « chaviste », pourquoi ne nommeriez-vous pas un correspondant à Caracas, qui, lui, pourrait s’occuper des deux ou trois bricoles tout à fait anodines qui se déroulent en Colombie ?

En bref, et revenant au Venezuela…

- La Conférence des évêques vénézuéliens (largement citée dans votre édition du 17 avril) « dénonce la promotion d’un gouvernement de type totalitaire » : le 12 avril 2002, lors du coup d’État contre Hugo Chávez, c’est par un décret contresigné par la hiérarchie de l’Église catholique, représentée par le cardinal José Ignacio Velasco, que le patron des patrons Pedro Carmona s’est emparé (pour quelques heures) de tous les pouvoirs, a dissout les institutions démocratiques et a déchaîné la répression contre les dirigeants de la « révolution bolivarienne ». La formule « persiste et signe » m’aurait paru assez adéquate pour commenter l’attitude de cette noble institution.

- « Aux élections législatives de 2010, les opposants étaient majoritaires en voix, à défaut de l’être en nombre d’élus » (16 et 17 avril, Paranagua ayant une fâcheuse tendance à rabâcher) : ici, la réalité est « trafiquée ». Le 26 septembre 2010, avec un taux de participation élevé (66,45 %), les candidats du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) ont rassemblé 5 399 574 voix contre 5 312 293 pour l’opposition (Plateforme d’unité démocratique ; MUD), soit 46,23 % des suffrages exprimés contre 45,48 %. L’ « arnaque » de la droite, reprise par votre employé, a été de s’attribuer le chiffre farfelu de 52 % des suffrages en rajoutant à ses voix celles du parti Patrie pour tous (PPT), une formation de gauche critique (mais qui ne s’est jamais revendiquée de droite !) – qui, depuis, a d’ailleurs rejoint le camp chaviste.

Par ailleurs, quitte à évoquer les rendez-vous électoraux, pourquoi ne pas mentionner les deux derniers résultats (hors présidentielles) qui, lors des régionales du 16 décembre 2012, ont vu le PSUV triompher dans vingt des vingt-trois États du pays et, à l’occasion des municipales du 8 décembre 2013 – que l’opposition prétendait transformer en plébiscite –, remporter, avec ses alliés du Grand pôle patriotique (GPP), 76,42 % des municipalités, avec 54 % des voix contre 44 % (dix points d’écart) à l’opposition ?

- « Maria Corina Machado, l’étoile montante de l’opposition (a été) déchue de son mandat de député pour avoir dénoncé les violations des droits de l’homme devant l’Organisation des États américains (OEA) à Washington » (16 avril) : on pourrait – on devrait ! – raconter l’histoire autrement… Le 21 mars, si M. C. Machado a pu s’exprimer devant le Conseil permanent de l’OEA – qui, réticent, n’a accepté de l’écouter qu’à huis clos – pour dénoncer son gouvernement et exprimer son soutien aux violences de l’opposition, c’est parce que le Panamá, aligné sur Washington et très hostile à Caracas, l’a accréditée en tant que représentante (une charge d’ambassadrice auxiliaire !) de la délégation du Panamá. Dès lors, la députée a violé l’article 149 de la Constitution vénézuélienne qui stipule : « Les fonctionnaires publics ne peuvent accepter de charges, d’honneurs ou de récompenses de gouvernements étrangers sans l’autorisation de l’Assemblée nationale. » La Constitution, vous avez dit la Constitution ? Oui, cela existe aussi au Venezuela. Héritière comme les autres leaders de la droite d’un grand groupe économique privé, Mme Machado signa le décret putschiste d’avril 2002 supprimant toutes les institutions démocratiques (parlement, etc…).

- « Maria Corina Machado (…), comme d’autres opposants (entre autres Leopoldo López) était partisane de reprendre la rue aux chavistes sans attendre les législatives de 2015. Leur idée ? Pousser dans les cordes M. Maduro, favoriser une “issue pacifique et constitutionnelle” » : un mensonge de la taille du soleil ! En dirigeants de la droite « radicale » ayant personnellement participé à la tentative de coup d’État de 2002, Leopoldo López, Antonio Ledezma et María Corina Machado ont annoncé vouloir provoquer « le naufrage du régime ». Dès lors, c’est avec un slogan particulièrement explicite – « la salida » (« la sortie ») – que l’un et l’autre, cherchant à provoquer un chaos débouchant sur la démission du président Maduro, ont appelé à l’insurrection – laquelle, à Caracas, Paranagua oublie ce détail, se cantonne aux beaux quartiers (qui, d’ailleurs, commencent à sérieusement s’en fatiguer). Même si cela ne transpire pas dans vos derniers articles, sous l’égide de l’Union des nations sud-américaines (Unasur), une partie de la droite vénézuélienne négocie actuellement une (difficile) sortie de crise avec le gouvernement et a même, trahissant Paranagua et les siens, « condamné explicitement et clairement toute forme de violence », comme l’a déclaré, ce 17 avril, le ministre des Affaires étrangères équatorien, Ricardo Patiño.

Avant de terminer, car il ne serait pas raisonnable de reprendre toutes les manipulations relevées dans vos colonnes – le Venezuela n’étant pas seul concerné –, permettez moi de mentionner un point non dépourvu de signification.

Dans tous ses articles, je dis bien TOUS ses articles – si vous en avez le courage, relisez-les – Paulo A. Paranagua nous parle du « lieutenant-colonel » Hugo Chávez et du « capitaine » Diosdado Cabello. Curieux : l’un et l’autre ont quitté l’armée en 1994, il y a vingt ans ! Au cas où vous ne saisiriez pas l’intérêt du procédé, je vais vous l’expliquer : il s’agit de la formule qu’utilisent les médias vénézuéliens d’opposition (El Nacional, El Universal, Tal Cual, etc.) pour désigner, depuis 2002, feu le « président » Chávez et l’actuel « président de l’Assemblée nationale », exprimant ainsi qu’ils leur dénient la légitimité et le titre que les élections démocratiques et la Constitution leur ont pourtant octroyé. Tout en rappelant de façon subliminale la tentative de coup d’État à laquelle ils ont participé, le 4 février 1992, en omettant de rappeler l’une de ses causes, la terrible répression, trois ans auparavant, d’un soulèvement populaire – le Caracazo – qui a fait, selon les sources, entre 300 et 3 000 morts (voire même davantage), sous les auspices d’un président social démocrate, Carlos Andrés Pérez, ultérieurement destitué pour corruption. À défaut du prix Pullitzer ou du prix Albert Londres, Paulo A. Paranagua peut donc postuler avec les plus grandes chances de succès au Prix franco-vénézuélien de la connivence et du « copier-coller ».

Néanmoins, cette dernière démarche amène une réflexion. Puisqu’il se plaît à figer, selon son bon vouloir, tel ou tel dans son passé lointain, pourquoi votre collaborateur ne s’appliquerait-t-il pas cette règle à lui-même ? Ainsi, au nom de Paulo A. Paranagua, journaliste, pourrait-il substituer la mention comandante Saúl, pseudonyme qu’il utilisait au sein de l’organisation armée Parti révolutionnaire des travailleurs-Fraction rouge (PRT-FR) lorsque, le 21 mai 1975, en Argentine, il fut arrêté, après une série d’actions que, par pudeur et omettant de les détailler, nous qualifierons de particulièrement musclées [1].

Très chanceux – et il y a lieu de s’en féliciter sans aucune arrière-pensée –, Paranagua, en pleine dictature, bénéficia d’un non-lieu et sortit de prison en 1977. Comme Chávez – « le lieutenant-colonel » – et Cabello – « le capitaine » – , qu’il semble tant mépriser, l’ont fait en 1994, dans d’autres circonstances, à leur tour amnistiés.

Cher Monsieur, au début des années 1970, en menant une campagne de haine et de mensonges, le quotidien chilien El Mercurio, a préparé l’opinion de ce pays au coup d’État qui, finalement, a bien eu lieu, le 11 septembre 1973, contre le président Salvador Allende. Par son actuelle ligne éditoriale, Le Monde s’inscrit désormais, à l’échelle internationale (et il n’est malheureusement pas le seul), dans cette « glorieuse tradition ». Si, demain, sous une forme ou sous une autre, le président Nicolas Maduro est « sorti » du pouvoir par des voies non-constitutionnelles, le public français – ou, pour le moins, votre lectorat – n’y verra que du feu, votre version des faits ayant préalablement soigneusement préparé l’opinion à un tel dénouement.

Je vous prie d’agréer, monsieur le médiateur, l’expression de mes sentiments atterrés, attristés – car c’est tout de même du Monde dont il s’agit – , mais aussi excédés.

Maurice Lemoine

Notes

[1] « La policía desbarató una vasta organización subversiva que respondía a instrucciones de la Cuarta Internacional », La Razón, Buenos Aires, 22 mai 1975.

Pour un journalisme honnête, rendez-vous sur Kontre Kulture :

 



Article ancien.
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22 Commentaires

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  • Voilà qui est fort bien rédigé !
    Une fois de plus, le monde est démasqué !

    Mais, monsieur Maurice, est ce bien utile ? Ces torchons ne sont plus lus par personne !

     

  • D’abord se désabonner du Monde (ce que j’ai fait, entre autres, depuis ces dernières années - BHL-Bergé et C° obligent) ; aussi, à l’occasion, comme ici, copier et (co-)envoyer ce genre de lettre de conscientisation au médiateur du Monde :
    mediateur@lemonde.fr
    comme surtout à son réseau d’amis... et bientôt refonder un véritable journal de référence francophone, national et international, digne et fiable - pourquoi pas à partir de Faits & Documents, de E&R, et de quelques (hélas rares) autres ?


  • La révolution "populaire" ( mais d’ extrême droite ) de Caracas, n’est absolument pas spontanée, mais est très bien organisée, comme d’habitude, par les Etats-Unis. Ceux-ci ont flairé le "bon coup" à la mort d’Hugo Chavez, cet empêcheur de spéculer en rond ! Dès la nomination de Nicolas Maduro, le cirque habituel a été mis en branle : mouvements "spontanés" et violents des "démocrates" vénézuéliens (comprenez : des agitateurs patentés), pour provoquer une réaction des forces de l’ordre, ce qui permettra de condamner le régime bolivarien ( ça ne vous rappelle pas le coup de la Libye, ou de la Syrie ? ). Mais l’union des pays alliés au Venezuela a semble-t-il un peu freiné les velléités "révolutionnaires" américaines, y compris à la frontière bolivienne ! Pas de chance ! Il va falloir trouver autre chose !
    Ce qui ne m’empêche pas de penser que le Venezuela ne doit pas compter uniquement sur la rente gazière et pétrolière, mais doit diversifier ses potentialités.


  • Le Monde ,Charlie Hebdo, Libération = mêmes patrons, mêmes torchons !

     

  • Quand je veux parler du "Monde", je souffre de ne pas avoir un dictionnaire d’argot et de termes orduriers... Je n’arrive pas à trouver de termes assez dégueulasses pour qualifier cette gazette putride... Elle est au dessous de tout !

     

  • #794048

    Pas mal, à part les poncifs habituels sur l’extrême Droooite qui me casse les pieds et montre un certain parti pris de la part de l’auteur.

    Je cite le texte du critique :
    "Il consiste, sous couvert de soutien au centre gauche, à appuyer en sous-main la droite (ce qui, en démocratie, n’a rien de honteux), la droite radicale (ce qui est déjà plus problématique) et même l’extrême droite (ce qui est proprement scandaleux)."

    Marre de lire des associations de termes telles que : extrême droite et proprement scandaleux.

     

    • Mais de quelle "extrême droite" parle-t-on ? En Amérique latine l’ "extrême droite correspond généralement à tous ces mouvements paramilitaires qui sèment la terreur parmi la population, travaille en étroite collaboration avec la CIA, et défend les intérêts de l’oligarchie parasitaire qui s’approprie les richesses de ces pays. On pourrait parler d’extrême droite libérale, dans le sens où ce sont des ultra-libéraux proches de Washington et de Tel Aviv. Tout comme notre classe politique atlanto-sioniste européenne qui a aussi son extrême droite utile. Pinochet s’est inscrit dans cette "extrême droite" là. Par contre si l’on considère le péronisme argentin comme un mouvement d’extrême droite, il faut admettre alors qu’existe une autre extrême droite, populiste celle-ci, à l’opposé de l’extrême droite libérale. Mais au Vénézuéla comme en Colombie, l’extrême droite populiste n’existe pas. A moins d’être incarnée par le chavisme, bien évidemment. Il n’est d’ailleurs pas surprenant d’entendre certains présenter le chavisme comme un mouvement "fasciste". On entendra ce type de discours chez des libéraux de "gauche" (lecteurs du Monde et de Libé). Par contre chez les libéraux "de droite" (lecteurs du Figaro et de "Valeurs actuelles"), on présentera le chavisme comme un mouvement de type "bolchevique". Tout ça pour expliquer que si nos adversaires se fichent complètement des étiquettes (droite/gauche, extrême droite/ extrême gauche), je ne vois pas pourquoi, nous devrions leur accorder tant d’importance. L’important est de savoir si un mouvement politique est de type démocratique et populiste (c’est à dire qu’il recherche le bien commun, celui du peuple), ou de type oligarchique (c’est à dire qu’il recherche le bien de quelques caciques et non celui du plus grand nombre)


    • Très bien dit, mais le péronisme est plutôt un mouvement populiste libéral pour moi, quoi que ils sont potentiellement en train de revenir dessus à cause de la crise des années 2000 et de la crise écologique catastrophique générée par l’introduction de l’agriculture à l’américaine incontrôlé qui excède la population Argentine.
      Au Venezuela, on a bien a faire à une extrême-droite fasciste, qui refuse de se prêter au jeu électoral parce qu’elle le perd et qui a vendu leur pays à l’Amérique en appliquant un ultra-libéralisme de Friedman forcené pendant des années (Reagan, Tatcher, Eltsine, Pinochet, Vidella... et Mitterrand). Ils n’en ont rien à battre du bien de la population.
      Asselineau a une anecdote amusante sur le sujet, il est allé au Mille Flores avec le ministre du commerce extérieur quand Caldera gouvernait, le prédécesseur d’extrême-droite de Chavez qui appliquait la belle doctrine économique des Chicago Boys dans les années 90 et qui privatisait tous les services publiques en affamant sa population. Il dit qu’il y a vu l’ambiance la plus malsaine qu’il ai jamais vu dans un palais présidentiel, tout les volets étaient fermés jour et nuit, les mecs vivaient dans la lumière artificielle H24 tellement ils avaient peur de se faire buter par un snipper, ils n’étaient pas du genre à prendre des bains de foule les prédécesseurs de Chavez. Le niveau de vie au Venezuela n’a fait que monter depuis le chavisme alors qu’il est constamment descendu dans les années 80 et 90. Chavez a été crée par la gourmandise des Américains, ça ne leur suffisaient pas d’enculer les Vénézuéliens sur leur rente pétrolière, il fallait en plus qu’ils les enculent sur le prix de l’eau, de l’électricité, du téléphone, sur tout les aspects de leur vie, voila comment Exxon Mobile en est arrivé à se faire nationaliser ses concessions pétrolières.


    • #817406

      Ne vous énervez pas. C’est parce que les qualificatifs du style "nauséabond", "scandaleux" etc...associés aux divers partis d’extrème-droite, retombent toujours (évidemment) sur notre "extrème-droite" française, le FN. Mais le FN n’a rien de comparable avec les "vrais" partis d’extrème-droite d’autres pays (comme en Ukraine, en Israël par exemple). En fait, le FN n’est pas (ou plus) d’extrème-droite. A côté d’autres, il fait figure d’ange. Le FN ressemble plus à un parti national, populaire (c’est pour cela qu’il pique les voix aux communistes - et c’est pour cela que l’UMPS et les grands médias nationaux doivent le diaboliser en permanence - mais cette stratégie marche de moins en moins - les classes populaires de citoyens ouvrent doucement les yeux).


  • au fait où en est l’enquête sur les soupçons de cancer provoqué chez Chavez par des Services Secrets ?
    on ne le saura jamais ?


  • Pour démontrer la mauvaise foi de cet article, un simple exemple : on cite entre parenthèses l’inflation de 1966 de 1000%... Et si on citait le prix du barril de pétrole à l’époque !? Et si on comparait avec celui de ce jour....il y aurait plus de 1300% d’entrée de$ en plus depuis 1966 ! Alors....
    allez, un autre petit exemple, Cabello, est militaire actif ET président d’assemblée nationale ! Ceci est anticonstitutionnel, alors, pourquoi, lui, n’a pas été viré ?
    Etc.

     

    • Il a bien dit 1996 donc sous Caldera le président agent de la CIA qui avait peur de se faire shooter par la population affamée, rentrez chez vous petit troll.
      La constitution du Venezuela permet de destituer un président par référendum à mi-mandat donc à partir de fin 2016, dans 2 ans, vous pourrez virer Maduro démocratiquement si vraiment il y a un problème avec lui et que la majorité est pour, ce n’est pas la peine de faire un coup d’état ou une guerre civile. Chavez a fait de son pays l’état le plus démocratique du monde en ajoutant cette mesure dans la constitution, c’est véridique !
      Vous savez, vous êtes sur un forum Français, notre président est un traitre à la nation et il n’a que 13% d’opinion favorable pour 82% d’opinion défavorable. L’écrasante majorité des Français souhaite qu’il s’en aille mais notre constitution ne permet de le dégager à mi-mandat donc la fin de l’année parce qu’on ne vit pas dans un pays aussi démocratique que le Venezuela, on devra attendre 2017 ou faire un coup d’état.


    • Erratum ! J’ai bien voulu écrire 1996. Pas 1966 ! De plus si vous vérifiez les chiffres de 1996, vous constaterez que ce n’est pas 1000% mais 100%, curieux que vous n’ayez pas relevé l’erreur (volontaire ?) de l’article....Quant au référendum, je vous rappelle simplement que le dernier a donné lieu a la liste Tascon qui a mis au chomage des milliers de fonctionnaires pour avoir eu une divergeance d’opinion avec le régime ! Belle démocratie, non ?


  • Il faut etre vraiment tordu ou imbécile pour ne pas voir la main du ccapitalisme sauvage avant nord americain en arriere de l’opposition au Venezuela.Je suis canadien et pour moi la liberte de presse ce n’est plus que de la manipulation de masses....le monde devrait plutôt s’ appeller pour le monde riche....

     

  • "Comment Le Monde manipule l’opinion française sur le Venezuela"

    - Demandez aux américains ...


  • En France les journaliste des Merdias officiels de la propagande font le tapin sinon c’est le chômage !!


  • #817433

    Vous savez quoi ? Je suis allé sur le site du Monde, rechercher les articles sur le Venezuela, et j’ai voulu mettre un commentaire (dans lequel j’aurais mis le lien vers cet article). Eh bien, le site vous fait payer 1 euro pour vous inscrire et pouvoir poster un commentaire !!!! La pub ne leur suffit plus. Ils nous prennent vraiment pour des imbéciles. Résultat : il n’y avait qu’un seul malheureux commentaire sur un article important traitant du Venezuela !!! Ah ah ah, mort de rire. Aucun intérêt donc d’aller lire ces journaux. Sur E&R on a souvent des articles de qualité et les commentaires (assez souvent de qualité aussi) apportent vraiment un plus à l’info. (Et pour soutenir E&R, j’achète leurs livres - au lieu de payer un abonnement au Monde- voilà, c’est tout).


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