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De l’importance de l’enseignement du latin, par Marcel Pagnol

Dans cette interview de Marcel Pagnol réalisée en 1958, l’écrivain, dramaturge et cinéaste explique l’importance du latin dans notre éducation.

 

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44 Commentaires

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  • Quelle leçon pour nous autres ! quelle aisance dans le maniement de la langue française, aussi bien pour Pagnol que pour le journaliste, d’ailleurs...que nous est-il arrivé ? j’ai l’impression que cette scène remonte à 2000 ans, au moins...nous ne retrouverons plus une époque comme celle-là où des êtres comme Pagnol savait qui il était, de quelle culture il était l’héritier et l’importance de la langue...pauvres de nous !!!

     

  • Pagnol savait glisser des quenelles bien avant Dieudo !

    La preuve à la fin de cet extrait de son film Fanny.


  • Merci beaucoup à E&R de rediffuser ces propos essentiels de Pagnol. En détruisant ce qui reste des études latines, nos "élites" cherchent bien à tuer le génie français. A mettre en parallèle avec les souvenirs d’enfance de ce même Pagnol, qui avoue avoir eu du mal à début à accrocher au latin et à ses déclinaisons
    "Mon père me disait : Décidément, tu ne veux pas mordre au latin ? Je ne répondais rien, mais c’était lui que j’avais envie de mordre." (je cite de mémoire) Et des années après, devenu adulte, Marcel traduit du Virgile... Ce qui montre bien la nullité de la démagogie actuelle selon laquelle il ne faut SURTOUT pas forcer un gamin à apprendre quelque chose qui l’ennuie.

     

  • Peut-on apprendre le latin en autodidacte ? Et si oui, y’a-t-il des ouvrages pertinents mieux que d’autres à cet effet ?

     

  • #1191627
    le 24/05/2015 par Η δε τεxνη μακρα
    De l’importance de l’enseignement du latin, par Marcel Pagnol

    Sans la connaissance du latin, son ancêtre, le français nous demeure difficile à manier.

    Nos dirigeants veulent avilir notre langue afin qu’elle ne soit plus guère utile qu’au commerce, et devienne inapte à l’expression des nuances des sentiments et de la réflexion, comme l’anglais contemporain, qui ressemble de moins en moins à celui de Shakespeare ou d’Orwell.

    Contre le Newspeak des Big Brothers de la finance, lisez La Fontaine, les auteurs médiévaux et apprenez le latin, même, surtout si vos ancêtres n’étaient pas français : savoir exprimer des nuances revient à combattre le système sans verser une seule goutte de sang.

     

    • Genre les français parlaient tous le latin. Arrêtez un peu d’exagérer ! Le latin langue imposé par les romain en France était la langue de l’église et des élites. Seuls les ecclésiastiques et les savants la maîtrisait : En France il y avait des dizaines de patois qui était parlé et non le latin. La grande majorité de la population n’avait aucune connaissance de cette langue.


    • La grande majorité de la population n’avait aucune connaissance de cette langue.

      Aucune ? Il y a une demi-mesure, le latin était connu, pas forcément maitrisé, mais connu et partiellement employé, souvent sous forme d’adages.


    • #1197850
      le 01/06/2015 par Η δε τεxνη μακρα
      De l’importance de l’enseignement du latin, par Marcel Pagnol

      Maki

      Peut-être l’ignorez-vous mais entre César et le XIXe siècle il y eut une.période de notre histoire.


    • #1206897
      le 13/06/2015 par Η δε τεxνη μακρα
      De l’importance de l’enseignement du latin, par Marcel Pagnol

      Maki,

      En plus de votre prétention à me donner des leçons malgré votre criante ignorance, on peut même se demander quel lien il y a entre votre réponse et mon commentaire.

      Si vous êtes de passage, sachez que je suis disponible pour vous donner quelques explications !


  • Impressionnant de lucidité !


  • Quelle beauté dans les arguments de cet homme,par rapport à ce que nous voyons et entendons actuellement ,la maitrise du langage de l’argument ,et du cinéma .
    On a vraiment à faire à des dingos et des incapables dans tous les domaines,AU SECOURS !!!!!!


  • Français ou etes-vous ?

    Revenez je vous en pris !

     

    • #1191845

      Je pense que vous voulez dire " je vous en prie " ( verbe prier , 1ere personne du singulier du présent de l’indicatif )
      et non "je vous en pris " ( verbe prendre , 1ere personne du singulier du passé simple )
      En français une lettre change le sens d’une phrase .
      Cordialement
      Un paysan ( qui a fait du latin . . . ! )


  • En tant que physicien je suis entièrement d’accord avec ce qu’il dit. Récemment encore des bobo gauchaux de mon entourage, prof d’école, me disait a quoi bon cela sert de savoir calculer pour un scientifique, vu l’usage des ordinateurs...

    De la génération éduquée par les soixantehuitards j’ai déjà conscience de mes lacunes immenses dues au manque d’exigence de l’école, mais alors maintenant on touche presque le fond avec élimination de l’histoire/geo et de la philosophie en section scientifique.

     

    • C’est ce que dénonce depuis longtemps le philosophe Michel Serres : la coupure entre les sciences dures (exactes) et les sciences humaines. On en vient alors à former, d’un côté, des hommes cultivés (sciences humaines), mais totalement ignorants (du développement des technologies, de ses progrès et enjeux) et, de l’autre, des hommes experts ou spécialistes (sciences dures) complètement incultes (sur l’histoire, l’art, etc.). À terme, on aboutit à la plus complète barbarie, comme par exemple, toujours selon Serres, la mise au point ET le lancement de la bombe atomique. Une discipline qui permettrait de tisser des liens entre les sciences dures et humaines serait justement l’histoire des sciences.
      Bref, rien de nouveau, la course vers l’abîme continue... à moins que chacun d’entre nous se prenne en main et comble ses lacunes...


    • Michel Serres ?!?

      Il ne nous manque plus que l’avis de B.H.L. !


  • Tiens ! quelqu’un d’intelligent....ça change un peu de notre époque...


  • Charmant Pagnol qui reconnaît gentiment que son gamin de 12 ans a raison...


  • Excellent choix. Merci de donner échos à nos racines.


  • Que du bonheur d’entendre un Français authentique défendre notre identité, je l’ai regardé deux fois de suite tant cela m’a fait un bien fou...
    Je me pose une question : Pouvons nous penser qu’à cette époque, au vu des questions posées à Mr Pagnol en 1958, que (tous ces complotistes) existaient déjà ?


  • Comment on dit quenelle en latin ?

     

    • "Fasces" serait bien : ce sont les faisceaux (ensemble de bâtons, ou verges !) des licteurs (fonctionnaires assistant les magistrats pour appliquer les peines par bastonnade).
      On retrouve ces faisceaux sur les emblèmes fascistes, vichyste, et même...sur les armoiries officieuses de notre république.

      Le mot fascination aurait pour origine la peur teintée d’ admiration qu’a le condamné en voyant ce bâton....et la fascination (de peur et d’ envie) chez la femme à la vue du sexe masculin. (Le sexe et l’ effroi, Pascal Quignard). L’origine du mot serait le grec Phallos (la verge)...

      Le Latin permet ce qu’ont toujours fait les anciens : relier le sexe et la politique : deux pouvoirs comparables apportant vie, punition, domination et plaisir. Le Président AS en avait parlé.

      Finalement, les fascistes étaient les quenelliers des années 30... ;-)


  • L’apprentissage du latin est aussi un excellent exercice pour travailler l’intellect. Comme la plupart des langues antiques c’est une langue complexe, hautement précise et logique. La maîtrise du latin demande rigueur et discipline, choses honnies de nos jours !
    Par ailleurs j’ai remarqué que la plupart des langues modernes sont les descendantes simplifiées et dégénérées de langues antiques beaucoup plus riches et complexes. Je n’ai aucun exemple de langue actuelle qui soit plus riche, complexe, précise et logique que sa langue ancestrale. On observe systématiquement une érosion de la complexité... En observant l’évolution des langues nous avons une preuve parmi d’autres que la modernité est bien une dégénérescence de l’humain.

     

    • L’Allemand est une langue affreusement précise, logique et complexe, plus pratique encore que le latin puisqu’elle est agglutinante. Le français et l’anglais, quand on a un bon vocabulaire et une habitude des textes "anciens" (XVIIe et XVIIIe siècle principalement, où la langue est encore suffisamment proche de l’actuelle pour être facilement comprise, mais bien plus précieuse, sophistiquée et raffinée à cause de l’origine sociale des principaux auteurs), sont aussi des langues riches et élégantes. J’ai lu des phrases en anglais qui s’étirent sur un paragraphe entier, et dont chaque virgule, chaque détail de la syntaxe apporte une teinte particulière au sens de la phrase.

      Ce qui est vrai, cependant, c’est que la disparition des déclinaisons, pour leur remplacement par des articles, alourdit les phrases, et peut parfois porter à des contre-sens, ou tout au moins une ambivalence sémantique. Mais d’un autre coté, le latin, dans la précision permise par les déclinaisons et suffixes divers, est surclassé par le finnois, le russe, et quelques langues exotiques.

      Le latin lui-même n’est pas tombé du ciel. Déjà, il n’est question que du latin écrit (et parlé) par une élite, et à une période donnée : le latin classique, celui de la fin de la République et des débuts de l’Empire. Le français est issu du latin vulgaire, qui avait déjà commencer à abandonner les déclinaisons. Est-ce étonnant que la langue des élites soit plus élégante et complexe que celles de marchands à moitié métèques et de colonisés ? Le latin classique a été précédé de formes plus "rustres", mais qui n’ont été immortalisées que dans très peu de textes. Un peu comme si, du français, il ne restait que Bossuet, Racine et Montesquieu.

      D’après l’hypothèse que toute langue est plus pauvre et vulgaire que sa langue ancestrale, on imagine pas ce que devait être le proto-indoeuropéen ! Sauf que, justement, le proto-indoeuropéen devait être une langue avec assez peu de mots, exprimant soit des réalités très terre-à-terre, soit des concepts assez généraux et polysémiques. En réalité, ce sont les civilisations au sommet de leur gloire, où éclot une élite économique, sociale et culturelle, qui produisent les langues les plus raffinées, riches et complexes. La langue du peuple est souvent bien plus pauvre, dépouillée d’une bonne partie de sa complexité grammaticale et syntaxique, et souvent même phonétiquement simplifiée.


    • bonjour, camarades.
      Une phrase longue d’un paragraphe...en anglais en plus... : c’est vrai que ça change des livres modernes (sujet verbe complément) qui n’ont rien à envier au style télégraphique (marc lévy à l’académie des PTT ???).
      Pour le latin : j’ai des critiques mais mon initiation en 5ème ne me permet pas d’en parler : je propose quand même annus pilum pour la traduction de la quenelle (lance ou pique de l’année sans garantie sur la déclinaison du génitif mais avec l’idée sonore de la quenelle dans le mot annus)
      Le positif est que les déclinaisons et la grammaire entrainent l’esprit à créer des relations entre des mots. Ces relations de mots créent des relations d’objets dans la vie : ça l’enrichit. Comme une peinture comparée à un brouillon de schéma faux.
      Respecter la déclinaison d’un mot, sa faculté à rester lui-même tout en s’adaptant à son contexte, est une façon de voir la vie et l’humain.

      J’avais jamais vu Marcel Pagnol. Un plaisir de l’écouter parler des humanités et de l’effort vers le beau.


  • Mon Dieu, même Marcel Pagnol passerait pour un affreux fasciste aujourd’hui.


  • Ne serait-ce pas ce merveilleux Pierre Boutang que l’on entend poser ces questions si justes ?


  • Personnellement j’ai grandi dans le sud entre Aubagne et Marseille entre le boulevard Marcel Pagnol,la place Marcel Pagnol,le square Marcel Pagnol,etc,etc,j’ai trainé mes guêtres au collège Marcel pagnol puis au lycée Marcel Pagnol,etc,etc...alors ce ne serait sûrement pas moi qui viendrait le contredire ce brave Marcel (prononcez "Sèlou" en Provençal) ou qui viendrait lui donner tort,ce serait un crime de lèse-majesté compte tenu de mon passif et de mes origines(mais il n’y en a pas deux comme lui qui aient saisi en profondeur la mentalité Provençale,ça c’est indéniable,notamment cette absence d’angélisme niais et gratuit cf :"Jean de Florette",une vraie sale histoire mais avec une morale en béton : tout ce que tu fais de mal dans la vie te reviendras un jour ou l’autre dans la figure en puissance douze...faire mourir un bossu à petits feux sans savoir que ce bossu est...ton fils ! terrible...le mal te reviendra dans la gueule tôt ou tard et l’argent n’arrangera rien à l’affaire,retenez bien ça les copains(et les copines)...Féthi G-H

     

  • C’est marrant comme il associe latin et réussite scolaire, puis qu’il catégorise les gens qu’il connaît entre ceux qui connaissent le latin (sous-entendu eux sont intéressants et éduqués), et ceux qui ne le connaissent pas (qui doivent être lourdaux, un peu incultes, pas intéressants).

    Bref, sans le savoir, il remet le latin exactement à sa place : en tant que marqueur d’appartenance sociale. Ce sont les fils de riches qui font du latin par tradition familiale, ce sont aussi eux qui ont reçu la meilleure éducation, qui ont appris dès leur plus jeune âge les manières du monde, qui ont eu accès la culture la plus étendue, etc. Pour un enfant de semi-pauvre (puisqu’il fallait quand même pouvoir aller à l’école et continuer ses études, et ne pas être forcé de reprendre l’exploitation de la ferme familiale ou d’aller à l’usine), apprendre le latin, c’était se conformer aux codes de l’élite dans le but de l’intégrer. L’ascension sociale par mimétisme culturel de classe. C’était le rôle du latin. Sans parler du grec !

    Le latin est-il cependant formateur ? Oui. Oui, comme toute langue étrangère. On s’en fout un peu que ce soit l’origine de notre langue bâtarde, ce qui est intéressant, c’est de se heurter au fait que les concepts et les significations (en linguistique on parle de lemmes) ne vont pas de soi, qu’ils sont relatifs à une culture, et donc ça désamorce l’idéalisme et les doctrines se prétendant universellement vraies. Mais on peut avoir le même effet de formation de la plasticité mentale avec d’autres langues. Je suis persuadé que quelqu’un qui maîtriserait le chinois, le japonais ou le coréen comme les latinistes le latin aurait un esprit autrement plus ouvert et efficient à aborder des problèmes de façon nouvelle.

    La science aussi y pousse, maintenant qu’on a découvert la physique quantique, qui envoie chier toutes les notions classiques de la philosophie (en particulier réalistes), qui ont servi de base conceptuelle au développement de la science "classique" (newtonienne). Le problème, le vrai, c’est plutôt que rien n’est enseigné convenablement, et donc l’environnement familial va jouer un rôle de plus en plus déterminant. Les gosses de riches auront les livres, l’expérience de l’entourage et les musées (bref, la culture) et les profs particuliers, les gosses de pauvre auront la télé à 40 chaînes et les enseignements décousus, lacunaires et bâclés de l’EducNat.
    http://www.inegalites.fr/spip.php?a...


  • Avant 1958, d’après Pagnol, le Latin était une "humanité". Après 1973, durant ma scolarité, le Latin faisait partie des "langues mortes". Question ? La déprogrammation du Latin est-elle réellement une nouveauté ou la conclusion d’un long processus ?

    A savoir que la déstructuration du langage n’est pas un phénomène récent, mais un achèvement.

    J’étudie en ce moment les question phonétiques, l’alphabet phonétique, et je remarque qu’en fait le langage SMS souvent décrié comme un reflet de la destruction du langage est quelque part une forme d’expression phonétique.

    Écrire : << c bi1 >> pour << c’est bien >> donne un ratio de 4/8 caractères soit un gain de 50% de caractère dans un contexte d’expression limité. Certes ce n’est pas phonétiquement carré (non conforme aux normes de type IPA, SAMPA, ou équivalent), mais l’idée n’est pas foncièrement mauvaise.

    Par contre, si l’usage de contraction quasi-phonétique n’est pas forcément une tare, cela doit passer par la maitrise du langage préalable, sans quoi à terme la confusion peut s’instaurer chez les esprits les moins érudits. Par exemple, l’usage du "c" phonétique pour exprimer un "ses" rend confus les notions d’adjectif possessif et d’adjectif démonstratif.

    Vous remarquerez, tout comme moi, sur Internet le délabrement sur des bases aussi basiques que les homophones : ses, ces, c’est, s’est, sais, sait. Pour ne parler que de ce point là en particulier.

    Bref, sans jouer les ayatollah du bon Français, étant toujours moi même en formation continue à ce niveau, il faudrait être aveugle pour ne pas avoir les yeux qui piquent à la lecture de certains messages. Et que généralement la dégradation de l’expression écrite est proportionnelle au jeune âge des intervenants.

    Nous avons du soucis à nous faire.


  • et pendant ce temps là on rajoute "bolos" et "selfie" dans le dictionnaire ...


  • Une démonstration a contrario de la volonté des "autorités" actuelles d’abrutir les masses en commençant par les enfants.


  • Nous autres dit-il, vous autres, nosautres, vosautres

    Nosaus aqui, tout ça est bien terminé, d’ailleurs c’est interdit.
    Le plan à long terme vise à une annexion à l’Empire sous son joug et il est pas très latin.


  • Une anecdote me revient à l’esprit. C’était lors de l’entretien du siècle à Vichy entre Robert Faurisson et Gilad Atzmon. Robert a mentionné une erreur de traduction qu’il avait commise durant sa jeunesse dans un devoir de latin. Je ne sais plus s’il s’agissait d’un thème ou d’une version. En tout cas il disait qu’il avait beaucoup appris de cette erreur. Elle lui avait permis d’affiner son sens de la logique …

    #JeSuisLatiniste

    http://www.egaliteetreconciliation....


  • Quelle intelligence, quelle éloquence.... .
    Un type qui aimait la France, en fait.... !


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