Egalité et Réconciliation
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Derrière la "zététique" de Jean Bricmont, l’allégeance aux multinationales ?

Dégonflons la baudruche belge

Jean Bricmont, c’est cet essayiste belge qui prétend incarner la « neutralité » et la « mesure » dans le débat public français. Une posture facile de « zététicien » et de « défenseur de la liberté d’expression » qui dissimule mal la lâcheté d’un professeur de physique théorique aux affiliations pour le moins « douteuses »...

 

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Les suiveurs de Vincent Lapierre vont effectivement pouvoir s’interroger sur la liberté d’expression de Jean Bricmont

 

Outre le fait que le mentor intellectuel de Jean Bricmont est le pape de la social-démocratie sioniste Noam Chomsky, il a longtemps été associé à Alan David Sokal, professeur de mathématiques et de physique à Londres et New York, avec lequel il a publié en 1997 Impostures intellectuelles, ouvrage qui constituait une critique des abus de langage scientifique des auteurs de la « philosophie postmoderne ».

Mais ces faits sont connus et largement commentés.

Ce qui est moins souvent rappelé : les liens de Jean Bricmont avec l’Association française pour l’information scientifique (AFIS), association fondée en 1968 par Michel Rouzé (de son vrai nom Kokoczynski) et fortement marquée au niveau communautaire...

Après le fils de militants du Bund Michel Rouzé (1969-1999) et le petit-fils de rabbin Jean-Claude Pecker (1999-2001), Jean Bricmont a en effet présidé l’AFIS de 2001 à 2006... Toujours lié à l’association, il est aujourd’hui « membre du comité de parrainage scientifique ». Depuis 2018, l’AFIS est présidée par Jean-Paul Krivine, neveu du grand marionnettiste d’extrême gauche trotskiste Alain Krivine.

 

 

Rattachée au Conseil européen des organisations sceptiques, une « organisation parapluie des groupes sceptiques en Europe » notamment fondée grâce au « philosophe humaniste » juif américain Paul Kurtz, l’AFIS édite une revue intitulée Science et pseudo-sciences (dont le rédacteur en chef est Jean-Paul Krivine), un trimestriel qui prétend « combattre contre les charlatans du surnaturel et des sectes ».

Parmi le comité de rédaction de la revue, on retrouve notamment Hervé Le Bars, à propos duquel la lettre Faits & Documents nous apprend dans son numéro 483 qu’il a participé le 22 février 2020 au colloque Science et République organisé par le Grand Orient de France dans le but de mettre en place une « vigilance culturelle et civique » contre « la résurgence des thèses "créationnistes" partout dans le monde, l’impact du militantisme anti-vaccinal et plus généralement les discours pseudo-thérapeutiques souvent axés sur un retour à la nature ». Le tout aux côtés de Rudy Reichstadt (Conspiracy Watch et Stop Hate Money), le « chasseur de conspis » financé par David de Rothschild et la DILCRAH !

Pour être exhaustif, citons le journaliste d’investigation Stéphane Foucart qui précise que l’AFIS est également une « émanation de la prestigieuse Union rationaliste », une association promouvant une « éducation laïque et républicaine » affiliée à la très maçonnique Ligue de l’enseignement...

 

 

Mais ce n’est pas tout ! À l’instar de l’Union rationaliste, il semblerait que l’AFIS ait progressivement délaissé sa défense de la « responsabilité sociale du savant et de la laïcité » pour se transformer en une association de défense du développement technologique et industriel, et plus précisément de défense des intérêts de multinationales spécialisées dans les biotechnologies agricoles comme Monsanto par exemple !

Lisez plutôt :

L’AFIS est à l’initiative d’une pétition s’opposant à un moratoire d’un maïs OGM en France en 2007, qui selon elle ne reposerait pas sur des arguments scientifiques. Elle a également organisé un colloque au Sénat en janvier 2008, lors de la discussion de la loi sur les OGM, au cours duquel les intervenants ont présenté les bénéfices de l’utilisation des OGM et les risques que la France prendrait en les refusant.

En mars 2008, Marcel-Francis Kahn, membre du comité scientifique de l’association, décide de le quitter, jugeant que « l’AFIS s’est transformée – sans que notre avis soit sollicité – en un véritable lobby pro-OGM », évoquant également l’existence possible de « liens avec Monsanto ou ses filiales » de deux membres de l’AFIS, que ces derniers ont par la suite formellement démentis, de même que l’AFIS, qui déplore que cette « rumeur » soit largement diffusée sur le Web.

Pour la réalisatrice Marie-Monique Robin, dont le documentaire Le Monde selon Monsanto a fait l’objet de critiques de la part de l’AFIS sous la plume de Marcel Kuntz, l’argumentaire de l’AFIS « ne se distancie guère » de celui de Monsanto. Elle mentionne qu’une journaliste brésilienne ayant demandé une interview à Monsanto France s’est d’ailleurs vue renvoyer à l’AFIS.

Le biologiste Pierre-Henri Gouyon critique la « posture » de l’AFIS, qu’il juge « systématiquement favorable aux OGM et systématiquement opposée à l’écologie ». Il observe par ailleurs qu’« il suffit de se rendre sur le site internet de l’Office américain des brevets pour se rendre compte que certains des membres de l’AFIS les plus engagés à défendre les OGM ont déposé des brevets avec des entreprises de biotechnologies ».

Selon Stéphane Foucart, l’AFIS est « farouchement pro-OGM » et « l’une des principales organisations à entretenir l’amalgame entre opposition aux OGM et irrationalité. Être contre les OGM, c’est comme être contre l’astrologie en somme. Il y a pourtant quantité de raisons parfaitement rationnelles de s’opposer à ces cultures. »

Louis-Marie Houdebine alors cofondateur et administrateur d’une entreprise effectuant des expériences sur des animaux transgéniques, est également au conseil scientifique de l’AFIS. Des articles de la revue Science et pseudo-sciences mentionnent cette entreprise sans que le lien avec M. Houdebine ne soit explicité.

 

L’AFIS ne serait-elle qu’un paravent pour les multinationales productrices d’OGM type Bayer et Monsanto, ces sociétés pharmaceutiques et agrochimiques qui dépensent des millions chaque année dans des « activités de lobbying » ?

Quelques minutes passées sur le site internet de l’AFIS renforcent ces suspicions et nous mènent vers d’autres pistes...

 

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Un exemple parmi d’autres avec cet article de défense du glyphosate !

 

 

Le lobbying de l’AFIS ne se limite pas aux OGM : pro-pesticides, pro-vaccins, anti-homéopathie... N’en jetez plus !

Dès lors, une question subsidiaire nous brûle les lèvres : et si une partie de l’argent (ceci est une hypothèse bien sûr) touchée par l’AFIS de la part de ces multinationales servait à financer l’extrême gauche trotskiste chère à la grande famille Krivine ? Autant aller au fond du sujet.

 

Sous ce prisme, on comprend mieux l’acharnement de Jean Bricmont en faveur de la version officielle de la pandémie du Covid-19 (avec pour corollaire la dénonciation de la « Raoult-mania », des anti-masques et des anti-vaccins) et son positionnement par rapport aux personnalités politiques sérieuses et effectives (Trump, Soral) !

 

 

Avec toujours cette rhétorique « relativiste » qui consiste à atténuer et détourner la vérité : Raoult et les labos de Bill Gates sur le même plan, Trump et Biden c’est du pareil au même, Soral n’est pas dangereux pour le pouvoir...

 

L’heure est venue de définitivement dégonfler les baudruches « zététiciennes » à la Bricmont, qui sont au mieux les idiotes utiles d’intérêts qui les dépassent.

- Un : la « défense de la liberté d’expression » est l’apanage des lâches qui dissertent confortablement pendant que d’autres sont réellement au front pour combattre la dictature ;

- Deux : derrière cette idée que seules les théories des « sciences dures » incarnent la vérité ou en tout cas permettent d’y accéder (et surtout pas les religions ou les « pseudo-sciences » par exemple), les « zététiciens » ne sont que les nouveaux chiens de garde d’un système tentaculaire. En prétendant définir ce qui est sérieux et ce qui ne l’est pas selon les critères de la physique et de la science, ils ne valent pas mieux que les « censeurs de la République » qu’ils dénoncent (pour mieux les remplacer) ;

- Trois : être « zététicien » ne confère pas un statut d’indépendant exempt des contingences économiques et sociales. Le secteur scientifique est d’ailleurs certainement le secteur le plus en proie à la corruption et aux conflits d’intérêts. La vérité scientifique ne prime plus, c’est le « consensus » qui prime ; et un consensus, ça s’achète...

 

De quoi faire douter les « zététiciens » !

 


 

À lire :


Lettre ouverte (sur le 11 Septembre) à Jean Bricmont de François Roby

 

Cher Jean,

Comme tu le sais, je t’ai relancé plusieurs fois pour t’inciter à te pencher, en tant que physicien, sur les nombreuses incohérences de l’histoire officielle du 11 Septembre.

Je ne parle pas d’incohérences dans les motivations attribuées aux acteurs supposés (Ben Laden, par exemple, ayant toujours clamé qu’il n’y était pour rien, ce qui témoigne d’une rare modestie pour un chef terroriste ayant réussi le coup du siècle), ou même d’incohérences grossières de logique comme le fait que plusieurs des pirates de l’air nommés par le FBI étaient toujours vivants après les attentats (même la BBC l’a reconnu) ; je parle uniquement d’incohérences relatives au domaine qui est le nôtre : la physique. Or à ce jour, sauf erreur de ma part – je ne suis pas de très près ton actualité, je n’ai ni compte Facebook ni compte Twitter – tu n’as toujours pas daigné t’intéresser à la chose, ce qui m’étonne car il y a matière à « s’amuser ».

Tu le sais aussi bien que moi, en physique on a des données expérimentales d’un côté, et des théories de l’autre (je schématise, toute donnée étant déjà une interprétation à l’intérieur d’un cadre de pensée, mais mon but n’est pas ici de faire de la philosophie des sciences). Les théories ont généralement des domaines de validité limités, et doivent être utilisées à l’intérieur de ces limites ; si la théorie ne parvient pas à rendre compte correctement des données, c’est soit qu’on l’a poussée trop loin, soit que les données expérimentales sont fausses, parfois à cause d’instruments inadaptés ou d’une interprétation erronée du résultat (artefact). Un exemple pédagogique très classique est la mécanique newtonienne, qui devient fausse lorsqu’on s’intéresse – par exemple – à des objets évoluant à des vitesses proches de celle de la lumière, ou à des échelles de taille tellement petites que les effets quantiques entrent en jeu. Mais dans la vie de tous les jours, ces limites sont rarement gênantes et tu m’accorderas, je pense, que cette branche de la physique suffit largement à décrire l’effondrement d’un gratte-ciel ou la collision entre un avion et un gratte-ciel.

Or, les données ne manquent pas pour le 11 Septembre, même s’il faut, bien sûr, les examiner avec un œil critique : celles qui sont issues de sources rares et institutionnelles, susceptibles de manipulation pour raison(s) d’État(s), sont à prendre avec des pincettes ; par contre, lorsque de nombreux documents, vidéos, enregistrements, issus de sources indépendantes, disent tous la même chose, à moins de croire à un complot tellement bien organisé qu’il en devient invisible, il n’est pas raisonnable de les écarter d’un revers de la main.

 

 

Comme tu le sais, Europhysics News a publié un article pour le quinzième anniversaire des attentats qui a connu un franc succès (téléchargé plus d’un million de fois !) et continue, encore aujourd’hui, d’être largement en tête des articles les plus lus de cette revue. Bien qu’assez basique du point de vue de la physique – il n’était pas nécessaire d’en faire plus – il démontrait déjà l’invraisemblance de la thèse canonique des gratte-ciel s’effondrant à cause des incendies. La réponse de Bažant, d’ailleurs, parue deux numéros plus tard, démontra par l’absurde que le poids d’une démonstration ne se mesure pas à celui des médailles de son auteur – ni à la condescendance du ton employé – mais bien à l’utilisation rigoureuse de règles et lois admises par tous. L’article eut en outre un succès bien plus modeste : un peu plus de 10 000 téléchargements à ce jour, et 134 au mois d’août dernier, quand son concurrent était encore à 4306.

 

 

Ces considérations ne sont pas de la science, mais simplement la preuve que la controverse est vive ; toi qui t’intéresses à la marche (bancale) du monde et qui aimes la commenter, souvent de façon très pertinente d’ailleurs, tu ne peux donc pas l’ignorer. Et ce n’est pas parce que Chomsky, que tu apprécies, s’est contenté du service minimum à propos de ces événements que tu dois te sentir obligé de le suivre : après tout, il a récemment déclaré que Trump était « le pire criminel de l’Histoire » (ce qui fait de lui un « négationniste » patenté !) et j’imagine mal que tu puisses adhérer à une aussi grossière saillie verbale.

Revenons donc à la physique. Il y a deux ans, nous avons pris le temps d’en discuter lors d’un dîner, où je t’avais exposé succinctement mon argument sur la quantité d’énergie libérée à Ground Zero, la façon de l’estimer, et la masse minimale nécessaire pour la libérer si on se limite à une quelconque forme d’énergie chimique. Je t’avais laissé une version préliminaire de ce que j’ai ensuite déposé sur HAL, que tu n’avais évidemment pas eu le temps de lire pendant le dîner, mais tu t’étais montré assez convaincu par le raisonnement, simple et insensible aux détails des données disponibles. Je t’avais en outre laissé un exemplaire imprimé de ce travail, afin que tu puisses le consulter à tête reposée. As-tu avancé depuis ? Notre discipline n’est quand même pas un de ces domaines des sciences dites molles où l’on peut raconter tout et son contraire – je crois d’ailleurs que tu dois une bonne part de ta surface médiatique à un ouvrage écrit avec Alan Sokal qui éreinte certaines pratiques de ce genre – et il n’y a donc que deux solutions : soit j’ai raison, et le résultat qui découle de ma démonstration (l’utilisation d’explosifs nucléaires souterrains à Ground Zero) mérite il me semble une large diffusion ; soit j’ai tort, contrairement à ce que tu croyais initialement, et je te serais dans ce cas très reconnaissant de me montrer où se situe la faille dans le raisonnement.

Jusqu’à présent, je n’ai rencontré que deux types de réaction de la part de mes collègues : soit l’autruche, soit l’otarie (qui applaudit). Soit l’évitement, soit eurêka ! suivi parfois d’un temps d’acceptation psychique plus ou moins long, mais toujours irréversible. Et je n’ai jamais rencontré personne capable de me démontrer de façon rationnelle une erreur qui ruinerait la conclusion. Bien sûr, des railleries style café du commerce peuvent exister, mais la physique ne se discute pas valablement sur le mode du trollage. L’otarie peut aussi débuter par une phase d’indifférence faute d’attention : ainsi, François Roddier à qui j’avais soumis l’argument commença par me rétorquer que des témoignages humain peuvent être exagérés – donc faux – sous le coup de l’émotion, ce avec quoi je suis évidemment d’accord, et par commenter : « Je me demande s’il ne serait pas possible d’obtenir des estimations de température à partir d’images de New-York prises depuis l’espace dans l’infra-rouge. » Je lui répondis évidemment que c’était précisément le matériau de base dont je partais ! Comme quoi la démarche d’investigation suit toujours les mêmes chemins si elle se base sur la raison et des connaissances universellement reconnues.

Je suis donc déçu que tu n’aies pour l’instant réagi qu’en autruche, mais peut-être n’est-ce que provisoire – même si c’est du provisoire qui dure. Récemment, tu déclarais dans une interview de Vincent Lapierre, où par ailleurs tu dis beaucoup de choses sensées sur les censeurs par omission, que tu regardais Alain Soral comme tu regardes une équation, que tu n’avais « pas de sentiments », signifiant par là ta capacité à prendre froidement du recul sur les événements ou les personnes. C’est d’abord présomptueux de ta part : laisser entendre qu’une personne – ou son comportement, ses actes – peut être analysée de la même façon que tu analyses des équations, qui sont des créations humaines finies que tu maîtrises, revient à te placer à un niveau supérieur de conscience par rapport à cette personne. Mais c’est surtout paradoxal : bien que physicien, donc ayant un biais cognitif certain en faveur des équations, tu ne peux ignorer que l’humain ne se réduit pas en équations ; par contre les données objectives que sont des positions, des vitesses, des masses, des températures ou des énergies, tout ce qui fait la base de raisonnements strictement du ressort de la physique, cela tu refuses de le regarder comme tu regardes une équation, sans le moindre sentiment, dès qu’il s’agit du 11 Septembre. Pourquoi ?

Je te l’ai déjà dit, nous autres scientifiques avons une responsabilité vis-à-vis de la société, qui nous fait confiance – et accessoirement nous paye – pour l’éclairer sur de grands enjeux en nous basant sur notre savoir, qui a le mérite de l’universalité dans le cas de la physique. Ne rien dire sur les événements du 11 Septembre, surtout quand on prétend être capable de « distanciation psychique », est à mon avis une faute qui devra tôt ou tard se payer, au minimum en réputation. Tu le sais comme moi, Lyssenko est aujourd’hui la risée des épistémologues. Mais ne serait-il pas temps de débusquer ses avatars contemporains, comme le fameux Bažant que j’évoquais plus haut ? Dénoncer les mécanismes insidieux de la censure c’est très bien – et je te remercie grandement pour ta contribution à la vidéo de Gérard Lazare Une perfide censure – mais oublier de travailler avec les outils qui justifient son titre sur un des événements les plus marquants du XXIe siècle, source d’une suite de guerres meurtrières, est difficilement justifiable, surtout quand par ailleurs on dénonce l’impérialisme américano-sioniste.

Certes, tu n’es pas le seul, comme en témoigne la réponse indigente de la Société française de physique au courrier que je lui ai adressé, ou même – à un niveau plus anecdotique – le comportement de certains collègues sur le forum de mon université ; mais le suivisme est-il une attitude justifiable pour un chercheur et commentateur de l’actualité, ou le début d’une imposture intellectuelle ?

Amitiés,

François Roby

 


 

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