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Des chants de survivants de l’Holocauste exhumés

Petit tour d’horizon de la musique yiddish, klezmer et jazz

« C’est un peu comme entendre un fantôme. Leur voix s’était tue pendant 70 ans. Et soudain, ils se mettent à chanter pour nous. » Ces voix étaient gravées sur un mince fil d’argent, retrouvé tout récemment à l’université d’Akron, dans l’Ohio. Grâce à un long travail d’archivage et à la reconstruction d’une machine pour jouer ces précieuses bandes, les voix des camps de concentration peuvent à nouveau être entendues. (Source news.sfr.fr)

Juste après la guerre, à la libération des camps, un psy de Chicago, David Boder, enregistre les survivants mais avec un système dépassé. C’est seulement aujourd’hui que les techniciens de l’université d’Akron ont pu retrouver ces voix. Les sons que vous allez entendre (à partir de 2’54) ont été enregistrés dans un camp de personnes déplacées proche de Paris.

 

(Attention : vidéo en anglais non sous-titrée en français)

 

Au-delà de ce petit exploit technique, on peut trouver beaucoup de la culture juive musicale sur l’Internet. Voici des chants yiddish traditionnels :

 

 

Les nazis, on le sait, avaient installé des orchestres dans les camps avec cet esprit ironique parfois cruel qu’on leur connaît. En même temps, ça les distrayait. Une sorte de divertissement de masse avant l’heure. Les musiciens et chanteurs juifs y trouvaient un travail moins éreintant que dans les usines de caoutchouc ou la construction. Car Auschwitz était entouré d’usines pour le travail forcé. Dans ce documentaire, le guide explique qu’il y avait au moins 5 orchestres à Auschwitz (à partir de 15’38) :

 

 

 

Notez la tristesse qui émane de ces chants yiddish de Cracovie, ainsi que la nostalgie (Ostalgie ?) qui s’élève. Cependant, tous les chants juifs d’Europe de l’Est avant 1942 n’étaient pas forcément tristes. Il y a une tradition klezmer assez emballante, même si d’un point de vue musical, ça ne vole pas très haut, à la longue c’est répétitif. Que Gilad Atzmon nous pardonne, on est loin des subtilités de la musique classique (musique « blanche ») ou de la complexité du jazz (musique « noire »). Le klezmer rappelle la musique tzigane, faite pour danser et oublier la misère. Car les Tziganes ont toujours été pauvres, des nomades chassés de partout. Le grand réalisateur serbe Emir Kusturica l’a remise au goût du jour avec son splendide Temps des Gitans (Prix de la mise en scène à Cannes 1989).

 

 

On retrouve comme un fil rouge ce fond de nostalgie (de temps très anciens) assez pleurnicharde dans les compositions israéliennes proposées par exemple au concours Eurovision de la Chanson, et même dans la variété française d’aujourd’hui car beaucoup d’artistes juifs s’y expriment avec talent. Cependant, ne caricaturons pas trop : Woody Allen lui-même, joueur de clarinette, ne tombe pas dans le klezmer à 2 shekels et s’attaque au jazz.

 

 

Bon OK c’est pas Coltrane (un saxo) mais la musique n’est pas faite que pour les virtuoses. La Fête de la Musique imposée chaque 21 juin par Jack Lang le prouve.

 

 

Il est juif, il écrit aussi bien qu’il joue, c’est Gilad Atzmon
sur Kontre Kulture et Kontre Kulture Musique

 

En avant la musique, sur E&R :

 



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37 Commentaires

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  • #1747794

    Un petit billet ???!!!


  • #1747804
    le 17/06/2017 par Riko_Zaroïde
    Des chants de survivants de l’Holocauste exhumés

    Personnellement je m’en branle (et pas seulement musicalement) de toutes leurs conneries. Y’en a marre !
    J’attends cependant l’expertise de de Lesquen, car sous certains aspects ces mélodies se rapprochent de la Musique négre, je crois. Si de Lesquen néglige mon post, alors peut-être que Marine ou Louis plutôt pourraient nous rencarder. Affaire de spécialistes, disons.

     

    • #1747875

      Je confirme, vous feriez mieux de laisser ça aux spécialistes...
      Soit dit en passant, je serais curieux de connaître l’opinion d’AS et de Dieudo sur "l’expertise" de De Lesquen sur "la musique nègre"...


    • #1748075

      Lesquen ressort du formol un débat qui a eu lieu à la fin des années 20 entre les pionniers de la critique musicale jazz, Panassié contre Delaunay... Qu’est-ce que le swing ? Est-il africain ? Un blanc peut-il jouer du jazz ? Lesquen, lui, n’a formulé qu’un slogan et posé une idée frustre. Drôle et provoc mais totalement idiote dans le fond.
      Le lien entre juifs et afro-américain ne se fait pas par la musique. Mais par la prise en main du busisness par les juifs, au Brill Building et dans l’édition. Sachez que la France, elle, était penchée sur le berceau de cette musique. Les grands fondateurs venus de la Nouvelle-Orléans étaient les musiciens noirs de l’Opéra local. Entre eux après les spectacles ils discutaient, ils jasaient et jouaient et leurs disciples jasaient et jouaient aussi dans des fanfares et des formations variées...


    • #1748082

      @Mojo Risin
      C’est bien d’étaler sa culture, c’est encore mieux d’éviter les sottises.
      Dire que le lien entre les juifs et les jazzmen noirs ne s’est pas fait par la musique en est une fameuse dans la mesure où "The King of swing" lui-même, Benny Goodman ainsi que le batteur Gene Krupa, juifs tous deux, ont été les premiers chef d’orchestre et musiciens blancs dans l’histoire du jazz à intégrer des musiciens noirs dans leurs formations musicales (par exemple le guitariste Charlie Christian, le pianiste Teddy Wilson ou le vibraphoniste Lionel Hampton) et avoir ainsi contribuer à lancer leur carrière.


    • #1748192

      @ Jean

      Que voulez-vous que je fasse sur un forum internet ? Des claquettes ? Ma culture, comme vous dites, n’est pas un étalage mais, dans un premier temps, une main, une main tendue.
      Ensuite que des juifs blancs finissent par intégrer des musiciens noirs dans leur orchestre et de jazz : c’est bien bon de leur part.
      Par ailleur en matière de musique, je ne me fie jamais aux notes de pochettes, aux notices biographiques et aux bulletins de naissance. Je me fie à mes oreilles. En gros ce que j’entends l’idiome jazz, le blues et ses pentatoniques, le rythme, binaire ou ternaire, ne me semble pas avoir intégré plus que ça la musique klezmer et autres farandoles d’europe orientale. Mais peut-ètre que je me trompe et je serai ravi de découvrir dans du new-orleans ou du be-bop une complainte kahzar. Je parle bien de musique. Pas du fait que des noirs, ou blancs aient créé sur les grilles d’accords des succès (juifs) new-yorkais. J’ai discuté de tout cela avec un vieux black ricain, qui lui n’était pas hargneux et habitait pas loin de chez moi. Il avait été batteur à un moment ou un autre de toutes les pointures du be-bop. Son oncle avait été batteur de Louis Armstrong. Pour bouffer, il avait été batteur à la Tamla Motown. Puis il avait émigré en France... Il avait aussi été batteur de Wes Montgomery, regardez vos disques et vos notices, Jean... un certain Georges Brown. Si je l’ai bien compris, il en avait plein le cul de ce genre de blancos, souvent des vieux schnocks, qui donnent des leçons de musicologie mais dont le talent est de piquer leur blé et leurs idées aux créateurs du truc.


    • #1748549

      @Mojo Risin
      Je crois que je préfère encore les claquettes :-)
      Je vous invite à lire cet article passionnant et très documenté "juifs américains et afro Américains, convergences et divergences dans le champ social du jazz" au lien suivant qui devrait vous enlever vos oeillères sur le sujet et qui démontre, contrairement à ce que vous affirmez en vous basant à peu près sur rien, les liens étroits existant entre ces deux univers.

      https://www.cairn.info/revue-pardes...

      L’oreille musicale c’est bien, mais les yeux ouverts sur l’histoire du jazz est indispensable quand on prétend comme vous avoir un avis si binaire et tranché sur la question.


  • #1747806

    Ouah superbe le "My favorite things" de Coltrane, ici dans une version live avec le grand Eric Dolphy à la flute ! D’ailleurs le sieur John n’aura de cesse durant sa courte existence, de reprendre ses thèmes sur scène pour les déstructurer, re-structurer, étirer, malaxer... ainsi ce "My favorite things" atteindra les 57 minutes de puissance pure en 1966 dans une série de concerts mythiques au Japon.

    Bon je m’égare encore (je n’ai pas grand chose à dire sur la musique des inuits)...


  • #1747884

    Parmi les langues que je connais le Yiddish est la plus laide . Pourquoi ?

     

    • #1747914

      A tel point que sa pratique était déconseillée voir franchement raillée en Israel.


    • #1748118

      A mon avis la beauté d’une langue c’est plus quelque chose de subjectif qu’autre chose. Cela dépend de la perception que l’on a de la culture liée à cette langue et aussi de sa propre capacité à discriminer les phonèmes d’une langue étrangère. Souvent une oreille non familiarisée à une langue étrangère ne percevra pas certains sons ou au contraire aura une sensibilité amplifiée pour d’autres phonèmes inhabituels. Par exemple beaucoup de francophones auront une perception désagréable de l’arabe, langue dans laquelle les sons gutturaux seront perçus de manière amplifiée et ressentis comme désagréables...
      Perso avant je ressentais l’espagnol comme une langue de gens pauvres et non éduqués (langue de chicanos et cartels mexicains...)...et puis à force de regarder des films espagnols et argentins ma perception de cette langue a complètement changé, en écoutant l’espagnol je n’ai plus cette impression qu’il s’agit d’une langue de gens sous-éduqués...donc ma perception initiale de l’espagnol était avant tout subjective et non pas liée à une réalité intrinsèque à cette langue.


  • #1747895

    Svp, expliquez moi en quoi le dernier morceau relève le niveau ? J’aimerais vraiment savoir.
    Pour moi, le tout est inaudible est particulièrement ce morceau de jazz, Coltrane ou Eric le flûtiste n’y changent rien.

     

    • #1747936

      La piste audio de la vidéo est vraiment beurk, ceci certainement couplé à la dégradation naturelle de l’enregistrement télé de 1961 sur bande, je te conseille donc, pour revoir ton jugement, d’ écouter cette fois via cd ou vinyle ce somptueux et envoûtant morceau de Coltrane.
      Et puis je te conseille d’aborder cette musique, au sens propre lyrique, l’esprit disposé à être happé. Sans présupposés sur certaines "dissonances", tu pars en voyage, loin et... en toi-même !
      Et si comme je te le souhaite tes esgourdes s’égayent, enchaine : Greensleeves, Mr PC, In a sentimental mood, A love supreme, Giant steps, Olé....

      NB : pour les amoureux de saxophones fiévreux une pensée pour Gato Barbieri, mort il y a peu. Ses albums des années 70 sont fabuleux. Volcaniques, lave de miel en ébullition....


    • #1747993

      C’est normal : c’est une vidéo de jazz des années 60...

      Focalise sur les détails de la batterie avec des écouteurs ou un casque (au besoin, chercher "Elvin Jones" sur google), le sens de la mélodie viendra de lui même.

      On ne dirait pas comme ça, mais le "BPM" du répertoire "jazz" monte souvent au dessus de 400.

      Cette information mérite constat.

      Eric Dolphy est peut être mon musicien préféré, tous genres et toutes époques confondues.

      Mais encore faut il comprendre la folie impertinente de ses interventions à la clarinette basse, instrument extrêmement difficile à maitriser, à travers lequel Dolphy s’exprime comme dans une langue maternelle, extirpant des intonations plus vraies que nature...


    • #1748133

      Je disais" inaudible" dans le sens où tout cela me paraît une suite de sons sans queue ni tête et souvent agressive à l’oreille.

      Merci d’avoir répondu. Je veux bien essayer d’être "transporté" sur un enregistrement meilleur, mais j’avoue que c’est pas gagné.


    • #1748168

      Beaucoup d’amis ont été hélas dégoûtés par cette merveilleuse musique (le Jazz) en commencent par Dolphy , Braxton , Coleman ou Coltrane (sur la fin ) !
      Commencez par les "classiques" Peterson , Gardner , Desmond , Miles (du début) et ensuite cette musique "compliquée" Paraîtra "évidente" ! (évidence un thème de l’immense Thelonious Monk)
      Cette Musique est Merveilleuse , surtout la décennie merveilleuse (1955, 1965)


    • #1748263

      Commencer par le début n’est pas forcément plus enthousiasmant. Il y a un côté très "feutré" dans le jazz "classique" (tout dans la retenue) qui peut sembler désuet quand on a pour référence un rouleau compresseur qui enfonce violemment des portes grandes ouvertes.

      Personnellement, le jazz ne m’intéressait pas du tout ; puis j’ai été amené à en écouter de moi même car tous les musiciens de rock que j’aimais revendiquaient l’influence de John Coltrane, Miles Davis, Roland Kirk... J’ai donc abordé le jazz par la "fin", par son côté rock-fusion électrique.

      Miles Davis en 1972 :
      https://www.youtube.com/watch?v=dbb...

      Aujourd’hui on adore vanter woodstock et dénigrer le jazz "pouèt pouèt", mais des Doors à Jimi Hendrix en passant par Santana, Clapton etc, demandez leur qui sont leurs musiciens préférés.

      Toute la modernité du rock (solos endiablés, brames décomplexés, amplification électrique révolutionnaire, pied de nez aux traditions, détournements et mélanges des genres improbables...) vient des innovations apportées par le free jazz des années 60, qui ont été récupérées, déformées, coupées à l’eau sucrée pour vendre des disques aux petits blancs "rebelles"

      Il est inutile de se "forcer" à écouter, la musique semblera d’autant plus ridicule. Il suffit d’être curieux, se laisser guider par ses goûts personnels, découvrir des artistes sans distinctions de genre ou d’époque.


  • #1747901

    Car les Tziganes ont toujours été pauvres, des nomades chassés de partout. Le grand réalisateur serbe Emir Kusturica l’a remise au goût du jour avec son splendide Temps des Gitans (Prix de la mise en scène à Cannes 1989).




    Alors là, je m’insurge. C’est vraiment méconnaitre les tziganes des Balkans. La richesse musicale qu’ils y ont imprégné est telle qu’on ne peut y échapper là bas, et franchement, parmi les plus enjouée de la planète, résumer la musique tziganes des Balkans à des balades tristes, c’est plus qu’un manque de culture... Les tziganes de là bas sont à l’origine des rythmes syncopés repris par le jazz. Votre aveuglement et les préjugés des cultures hors origine occidentale vous dessert totalement.
    Ce qui m’agace aussi, c’est que les juifs européens ont repris tout ça sous la forme du klezmer et font souvent croire que l’origine des musiques balkaniques est juive, ce qui est faux. La musique klezmer est une musique très bobo aujourd’hui, et s’écoute "dans les milieux autorisés".
    D’ailleurs les juifs ashkénazes s’amusent à vouloir faire des tziganes des "copains d’infortune" par pur intérêt. Les tziganes eux, ont toujours vécu dans le mépris et la persécution, et ce, toujours dans le silence, sans se plaindre. Sauf à travers la musique, qui est devenu l’exutoire et le moyen d’expression de ces populations vivant dans la misère depuis l’aube des temps.

     

    • Le romanichels sont des hors-castes expulses des Indes dans l’antiquite.


    • #1747960

      @mich
      ouaip assez d’accord avec toi ... le propos est confus... comment concilier ce dénigrement de la musique klezmer et la promotion des "talentueux" RadioDead ou d’autres...
      C’est la musique organique à un peuple comme le flammenco pour les espagnols (en shématisant), le blues pour le noir américain (un peu tristoune aussi) , le musette en France ....
      La comparaison entre musique populaire (non écrite donc forcément à motifs répétés) et musique savante (musique classique blanche écrite et composée ET jazz) est impropre en l’occurrence.

      Sinon, les feuilles mortes avec Canonball reste un morceau peut etre plus accesible pour découvrir les grands saxophonistes : https://www.youtube.com/watch?v=u37...


    • #1747973

      @Mich

      Bien que ne connaissant pas du tout la musique et la culture Tzigane, loin de là, j’aurais tendance à être d’accord avec vous !

      En effet, je connais surtout la BO du film Underground, d’Emir Kusturica, dans laquelle le compositeur Goran Bregovic s’est fortement inspiré des musiques Tziganes, et je peux vous assurer que j’ai passé des heures délicieusement endiablées sur des morceaux comme "Kalajsnicov" ou "Caresukaje Cocek", qui sont un pur régal pour les oreilles et un excellent moyen de retrouver le moral ainsi que vos vingt ans !

      Personnellement, la forme d’art et de culture qui m’a toujours le plus parlé, c’est la musique, c’est le moyen de communication interculturel le plus universel qui soit ! On reconnaît une grande culture à la musique qu’elle produit ! Et il est clair que de ce point de vue-là, je ne me permettrai jamais de parler en mal des Tziganes, même si je ne partage pas leur mode de vie !


    • #1747998

      Je suis bien d’accord avec vous : Les juifs ont assimilé la musique "tzigane" tout comme les tziganes ont assimilées les musiques des zones géographiques dans lesquelles ils se trouvaient.

      L’influence du peuple roumain et hongrois "de souche" est souvent sous-estimée quand il s’agit de musique tzigane, de klezmer, voir de jazz.

      J’en profite pour déclarer qu’une très grande majorité des jazzmen non-noirs en Amérique entre les années 30 et 60 étaient juifs, ce que l’on comprend très bien dans le film "Bird" de Clint Eastwood ;
      Ce que l’on comprend très bien quand l’on connait plus de 1000 noms de jazzmen influents à cette époque, comme moi.

      Regardez Latcho Drom, film de Tony Gatlif : la musique tzigane est aussi vaste que le territoire qu’ils occupent (et ceci est valable pour n’importe quelle ethnie)


    • #1748144

      Même origine des juifs et des tziganes. Même sorcellerie, goys et gadjos.

      Quand Francis Bacon parle des "Juifs qui acceptent le Christ" en 1621, il est évident qu’il ne parle pas des pharisiens.


    • #1748283

      Techniquement c est parfait mais musicalement il faut savoir jouer et connaitre la musique pour apprécier ,je pense que ceux qui en tire le plus de plaisirs sont les joueurs


  • #1748035

    Ce genre de musique c’est pas notre truc, ça ne correspond pas à notre sensibilité. Les orchestres de musique yiddish c’est toujours la même chose, clarinette, clarinette sans fin, c’est comme les chants yiddish toujours les mêmes mélopées.


  • #1748045
    le 18/06/2017 par Rémi O. Lobry
    Des chants de survivants de l’Holocauste exhumés

    « La musique est le plus désagréable des bruits. »

    Victor Hugo

     

    • #1748195

      La citation exacte est "la musique est le plus cher, mais le plus désagréable des bruits" et elle est de Théophile Gautier.
      Victor Hugo a dit "la musique, c’est du bruit qui pense".


    • #1748333
      le 18/06/2017 par Rémi O. Lobry
      Des chants de survivants de l’Holocauste exhumés

      Merci Monsieur @Stanley

      C’est de mon étonnant Papa qui citait un peu qui il voulait comme ça l’arrangeait qui m’avait dit ça. Il m’avait même conseillé, dans mes disertes, d’inventer des citations arrangeant bien mes bidons à condition de les signer Victor Hugo, Marcel Proust voir même un nom bidon.

      Faut dire que maintenant entre Big Data en ligne et les langages de requêtes qui font les pieds au mur, on peut tout vérifier.

      Mais dites moi, Dear Stanley, chercher pour la trouver l’origine des choses... Ce n’est pas une attitude un petit peu conspirationniste ça ?

      Sincerely yours Livingstone


  • #1748064

    Le travail forcé à la chaine !?
    On était loin, très loin, de la cadence imposée aux ouvriers chinois pour fabriquer les smartphones.
    Pour une fois qu’ils ne vivaient pas sur la production des autres.


  • #1748070

    Avis purement intuitif : cette musique yiddish semble tout bonnement être puisée dans le folklore et la technique européens, slaves en l’occurrence, une sorte de copié-collé sur fond plaintif/doucereux/maladif/dépressif propre au ghetto, et danse aux particularités orientales (les hommes entre eux).
    Les Orientaux ne sont pas très forts en musique. Un certain islam l’interdit même, ou du moins ne la recommande pas, car elle est source de joie personnelle (non collective). On a droit à de monotones mélopées, en cherchant bien. Il faut donc s’inspirer des richesses musicales d’ailleurs, quand on veut et qu’on peut danser avec les autres. Alors on prend ce qu’on trouve, là où on se trouve.
    Quand le fond plaintif oriental ou tzigane finit par outrepasser l’emprunt aux musiques locales, tout en s’appuyant sur la technologie, on aboutit à des chanteurs gnan-gnan aux voix de fumeurs bronchitiques massacrant des ritournelles déprimantes, ou à l’absence totale de mélodie (rap, entre autres). Le tout diffusé/imposé à la planète.
    C’est la musique régressive qu’on entend dans les supermarchés, et dont on nourrit une jeunesse papillonnante.

     

    • #1748085

      Vision très réductrice des musiques d’Europe centrale, le klezmer n’est qu’un aspect de la musique juive, écoutez par exemple les musiciens de la famille hongroise Lakatos ou bien Rapsody in blue des frères Guershwin pour un exemple de jazz-classique inspiré des musiques juives et vous verrez que cela n’a rien de dépressif.
      Quant à la musique orientale, vous ignorez également et manifestement la richesse de la musique arabo-andalouse ou des grandes chanteuses égyptiennes comme Oum Kalthoum


  • #1748124

    Cela me donne la nostalgie de nos juifs d’avant.


  • #1748141

    Il y a une tradition klezmer assez emballante, même si d’un point de vue musical, ça ne vole pas très haut, à la longue c’est répétitif. Que Gilad Atzmon nous pardonne, on est loin des subtilités de la musique classique (musique « blanche ») ou de la complexité du jazz (musique « noire »). Le klezmer rappelle la musique tzigane, faite pour danser et oublier la misère.



    Il n’y avait pas besoin d’aller chercher de comparaison avec les tziganes des Balkans, la musique klezmer opère la même fonction anthropologique que toutes les autres musiques populaires et traditionnelles depuis la nuit des temps : celle de rythmer la vie quotidienne d’un peuple.
    Il ne nous appartient pas d’en juger la forme en la comparant à la musique "savante", et ce d’autant plus que les français, dans leur déracinement, ont complètement tourné le dos aux musiques populaires de leurs régions, ainsi qu’aux autres traditions qui en découlent comme la danse, en leurs attribuant le terme de "folklore". Ainsi sacrifié à l’idole de la modernité, elle meurt.
    De fait, la musique anglo-saxonne s’est substitué à la musique autochtone. Il n’existe pas pire spectacle que d’entendre du "Black Eyes Peace" ou du "Lady Gaga" joué par un DJ lors d’une noce. A ce titre, il m’est moins écœurant d’écouter "Hava Naguila" et de regarder des levers de chaise chez les Êtres de Lumière, eux au moins conserve un certain héritage.

    Louis-Ferdinand Céline, dans son extrême lucidité, prophétisait en ces termes :
    « Le Diable sait ce qu’il fait, il est subtil, il s’attaque à la musique des peuples qu’il veut supprimer. "Ils n’auront plus de chanson ils périront". Voilà ce qu’il pense le Diable, il est pas bête. »

    Comme lui, j’en ferais presque une question de vie ou de mort, le vrai "grand remplacement". Cette question musicale est bien souvent éludé dans les cercles nationalistes, patriotes, conservateurs, réactionnaires, dissidents, ou que-sais-je encore... Les pseudos identitaires devraient même s’emparer de cette question à bras-le-corps au lieu de produire et d’écouter du mauvais rock, musique de substitution déracinante parmi tant, sous prétexte qu’il serait "patriote". Car quoi de plus "identitaire", "patriote", mais surtout, de plus charnel que la transmission de la musique, du chant et des danses de leurs aïeux ?

    La musique est bien plus constitutif d’une identité que l’appartenance à une couleur de peau. Et de loin.

     

    • #1748520
      le 18/06/2017 par L’Abstention
      Des chants de survivants de l’Holocauste exhumés

      Grâce à Dieu les mamans, loin des studios d’enregistrement, chantent à leurs enfants des berceuses pour les endormir dans le rythme universel de la douceur.

      Si la douceur dévirilisait... Ça s’saurait.

      Tendres baisers.


  • #1748191
    le 18/06/2017 par Jean-RENE PALMIE
    Des chants de survivants de l’Holocauste exhumés

    Merci à ER pour ce point culturel et historique.

    Toutes les cultures étant respectables, on ne peut qu’être heureux que les prisonniers, de retour des camps d’extermination, aient pu nous laisser ces témoignages.


  • Toujours du pathos quand on évoque les prisonniers juifs, et pas tous les autres prisonniers non juifs qui étaient dans les mêmes camps, traités de la même manière.

    À cette époque, il y avait des orchestres ou des fanfares dans toutes les collectivités, donc aussi dans les camps de prisonniers de guerre et dans les camps de travail forcé. Il y avait aussi des activités sportives. Cela montre que les autorités allemandes étaient humaines, contrairement à tout ce qu’on veut faire croire.

    La musique yiddish est une musique folklorique, avec les mêmes qualités et les mêmes défauts que les autres, parfois assez fruste et répétitive, parfois très expressive, tout dépend des musiciens.


  • #1749089

    Ok, c’est inaudible et moisi, mais quand Patrick Bruel aura fait le remix, vous allez kiffer grave !


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