Egalité et Réconciliation
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Discours de Vladimir Poutine sur l’intégration de la Crimée à la Fédération de Russie

Moscou, 18 mars 2014

Vladimir Poutine s’est adressé aux députés de la Douma, aux membres du Conseil de la Fédération, aux délégués des régions russes et aux représentants de la société civile au Kremlin.

 

Vladimir Poutine : Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma, je vous souhaite le bonjour. Les représentants de la République de Crimée et de la municipalité de Sébastopol sont ici parmi nous. Citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol ! (Standing ovation)

Chers amis,

Nous sommes réunis ici aujourd’hui au sujet d’une question qui est d’une importance vitale, d’une portée historique pour nous tous. Un référendum a été organisé en Crimée le 16 mars, dans le plein respect des procédures et des normes démocratiques internationales en vigueur.

Plus de 82% de l’électorat a pris part au vote. Plus de 96% d’entre eux se sont prononcés en faveur de la réunification avec la Russie. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. (Applaudissements)

Pour comprendre la raison d’un tel choix, il suffit de connaître l’histoire de la Crimée et ce que la Russie et la Crimée ont toujours signifié l’une pour l’autre.

Tout en Crimée évoque notre histoire et notre fierté communes. C’est l’emplacement de l’ancienne Chersonèse Taurique, où le Grand-prince Vladimir Ier a été baptisé. Son exploit spirituel, à savoir l’adoption du christianisme orthodoxe, a prédéterminé la base globale de la culture, de la civilisation et des valeurs humaines qui unissent les peuples de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie. Les tombes des soldats russes dont la bravoure a permis l’intégration de la Crimée à l’Empire russe se trouvent également en Crimée. C’est aussi Sébastopol – une ville légendaire ayant une histoire exceptionnelle, une forteresse qui constitue le lieu de naissance de la Flotte russe de la mer Noire. (Applaudissements). La Crimée est Balaklava et Kertch, Malakhov Kurgan et le mont Sapoun. Chacun de ces lieux est cher à nos cœurs, symbolisant la gloire de l’armée russe et sa bravoure exceptionnelle.

La Crimée est un mélange unique de cultures et de traditions de différents peuples. Elle est en cela similaire à la Russie dans son ensemble, où pas un seul groupe ethnique n’a été perdu au cours des siècles. Russes et Ukrainiens, Tatars de Crimée et personnes d’autres groupes ethniques ont vécu côte à côte en Crimée, en conservant leurs propres identités, leurs traditions, leurs langues et leurs confessions.

Il faut noter que la population totale de la péninsule de Crimée est aujourd’hui de 2,2 millions de personnes, dont près de 1,5 million sont Russes, 350 000 sont des Ukrainiens qui considèrent majoritairement le russe comme leur langue maternelle, et environ 290 000-300 000 sont des Tatars de Crimée, qui, comme le référendum l’a montré, sont eux aussi favorables à un rapprochement avec la Russie.

Certes, il fut un temps où les Tatars de Crimée étaient traités injustement, tout comme un certain nombre d’autres peuples de l’URSS. Il n’y a qu’une seule chose que je puis dire ici : des millions de personnes de différentes ethnies ont souffert durant ces répressions, et principalement des Russes.

Les Tatars de Crimée retournèrent dans leur patrie. J’estime qu’il est de notre devoir de prendre toutes les décisions politiques et législatives nécessaires afin de finaliser la réhabilitation des Tatars de Crimée, de les restaurer dans leurs droits et de rétablir pleinement leur renom. (Applaudissements)

Nous avons énormément de respect pour les membres de tous les groupes ethniques vivant en Crimée. C’est leur foyer commun, leur patrie, et il serait juste – je sais que la population locale y est favorable – que la Crimée ait trois langues nationales sur un même pied d’égalité : le russe, l’ukrainien et le tatar. (Applaudissements)

Chers collègues,

Dans les cœurs et les esprits des gens, la Crimée a toujours été une partie inséparable de la Russie. Cette conviction profonde est fondée sur la vérité et la justice et a été transmise de génération en génération, au fil du temps, en toutes circonstances, malgré tous les changements dramatiques que notre pays a connus tout au long du XXe siècle.

Après la révolution, les bolcheviks, pour diverses raisons – que Dieu les juge – ont ajouté de grandes sections du Sud historique de la Russie à la République d’Ukraine. Cela a été fait sans tenir compte de la composition ethnique de la population, et aujourd’hui, ces zones forment le Sud-Est de l’Ukraine. Puis, en 1954, il a été décidé que la région de Crimée serait transférée à l’Ukraine, ainsi que Sébastopol, en dépit du fait qu’il s’agissait d’une ville fédérale. Ce fut là l’initiative personnelle du chef du Parti communiste Nikita Khrouchtchev. Déterminer ce qui a motivé sa décision – un désir de gagner le soutien de l’establishment politique ukrainien ou d’expier les répressions de masse des années 1930 en Ukraine – est la tâche des historiens.

Ce qui importe maintenant, c’est que cette décision avait été prise en violation flagrante des normes constitutionnelles qui étaient en vigueur à l’époque même. La décision avait été prise dans les coulisses. Naturellement, puisque cela se passait dans un État totalitaire, personne n’avait pris la peine de demander l’avis des citoyens de Crimée et de Sébastopol. Ils ont été mis devant le fait accompli. Les gens, bien sûr, se sont demandés pourquoi tout d’un coup la Crimée devenait une partie de l’Ukraine. Mais dans l’ensemble – et nous devons le dire clairement, car nous le savons tous – cette décision a été considérée comme une simple formalité parce que le territoire de Crimée était transféré à l’intérieur des limites d’un seul et même État [l’URSS]. À l’époque, il était impossible d’imaginer que l’Ukraine et la Russie pouvaient se séparer et devenir deux États distincts. Cependant, c’est ce qui s’est produit.

Malheureusement, ce qui semblait impossible est devenu une réalité. L’URSS s’est effondrée. Les choses ont évolué si rapidement que peu de gens ont réalisé à quel point ces événements et leurs conséquences allaient prendre des proportions véritablement dramatiques. Beaucoup de gens en Russie et en Ukraine, ainsi que dans d’autres républiques, espéraient que la Communauté des États indépendants qui a été créé à ce moment deviendrait la nouvelle forme commune de l’État. On leur a dit qu’il y aurait une monnaie unique, un espace économique unique, des forces armées conjointes ; mais tout cela n’a pas dépassé le stade des promesses vides, alors que le grand pays avait disparu. Ce n’est que lorsque la Crimée a fini en tant que partie d’un autre pays que la Russie s’est rendue compte qu’elle n’était pas simplement spoliée, mais bel et bien pillée.

Dans le même temps, nous devons reconnaître qu’en lançant le mouvement des souverainetés, la Russie elle-même a contribué à l’effondrement de l’Union soviétique. Et lorsque cet effondrement a été légalisé, tout le monde a oublié la Crimée et Sébastopol – la base principale de la Flotte de la mer Noire. Des millions de personnes se sont couchées dans un pays et se sont réveillées dans d’autres, devenant du jour au lendemain des minorités ethniques dans les anciennes républiques de l’Union, tandis que la nation russe est devenue l’un des plus grands, sinon le plus grand groupe ethnique au monde à être divisé par des frontières.

Maintenant, des années plus tard, j’ai entendu des résidents de Crimée dire qu’en 1991, ils ont été abandonnés comme un sac de pommes de terre. Il est difficile d’être en désaccord avec cette affirmation. Qu’a fait l’État russe ? Qu’a fait la Russie ? Elle a accepté humblement la situation. Ce pays traversait alors des temps si difficiles qu’il était alors absolument incapable de protéger ses intérêts. Cependant, les gens ne pouvaient pas se résigner à cette injustice historique scandaleuse. Durant toutes ces années, des citoyens et de nombreuses personnalités sont revenus sur cette question, affirmant que la Crimée est une terre historiquement russe et que Sébastopol est une ville russe. Oui, nous le savions tous dans nos cœurs et dans nos esprits, mais nous devions agir selon la réalité existante et construire nos relations de bon voisinage avec l’Ukraine indépendante sur une nouvelle base. Durant toutes ces années, nos relations avec l’Ukraine, avec le peuple ukrainien frère ont toujours été et resteront de toute première importance pour nous. (Applaudissements)

Aujourd’hui, nous pouvons en parler ouvertement, et je voudrais partager avec vous quelques détails concernant les négociations qui ont eu lieu au début des années 2000. Le Président de l’Ukraine d’alors, M. Koutchma, m’a demandé d’accélérer le processus de délimitation de la frontière russo-ukrainienne. À ce moment, le processus était pratiquement à l’arrêt. La Russie semblait avoir reconnu la Crimée comme une partie de l’Ukraine, mais il n’y avait pas de négociations sur la délimitation des frontières. Malgré la complexité de la situation, j’ai immédiatement donné des instructions aux organismes gouvernementaux russes afin d’accélérer leur travail pour documenter les frontières, de sorte que tout le monde ait une compréhension claire du fait qu’en acceptant de délimiter la frontière, nous admettions de facto et de jure que la Crimée était un territoire ukrainien, mettant ainsi un terme à cette question.

Nous avons donné satisfaction à l’Ukraine non seulement en ce qui concerne la Crimée, mais aussi sur une question aussi complexe que les frontières maritimes dans la mer d’Azov et le détroit de Kertch. Les considérations qui motivaient alors nos actions étaient qu’avoir de bonnes relations avec l’Ukraine était primordial pour nous et que cela ne devait pas être compromis par une impasse dans des conflits territoriaux. Toutefois, nous nous attendions à ce que l’Ukraine reste notre bon voisin, et nous espérions que les citoyens russes et russophones d’Ukraine, en particulier le Sud-Est et la Crimée, vivraient dans un État ami, démocratique et civilisé qui protégerait leurs droits, conformément aux normes du droit international.

Cependant, ce n’est pas la manière dont les choses ont évolué. Maintes et maintes fois, des tentatives ont été faites pour priver les Russes de leur mémoire historique et même de leur langue, et pour les soumettre à une assimilation forcée. En outre, les Russes, tout comme d’autres citoyens de l’Ukraine, souffrent de la crise politique et institutionnelle constante qui a secoué le pays depuis plus de 20 ans.

Je comprends pourquoi le peuple ukrainien voulait un changement. Il en a eu assez des autorités au pouvoir durant les années de l’indépendance de l’Ukraine. (Applaudissements) Les présidents, les Premiers ministres et les parlementaires changeaient, mais leur attitude à l’égard du pays et de ses habitants restait la même. Ils ont dépouillé le pays, se sont battus entre eux pour obtenir du pouvoir, des actifs et des liquidités et ne se sont guère souciés des gens du quotidien. Ils ne se sont pas demandés pourquoi des millions de citoyens ukrainiens ne voyaient aucune opportunité chez eux et partaient dans d’autres pays pour travailler comme journaliers. Je tiens à souligner cela : ils n’ont pas fui en direction d’une quelconque Silicon Valley, mais pour devenir journaliers. L’an dernier seulement, près de 3 millions de personnes ont trouvé de tels emplois en Russie. Selon diverses sources, en 2013, leurs revenus en Russie ont totalisé plus de 20 milliards de dollars, ce qui représente environ 12% du PIB de l’Ukraine.

Je tiens à répéter que je comprends ceux qui sont venus sur la place Maïdan avec des slogans pacifiques contre la corruption, la mauvaise gestion de l’État et la pauvreté. Le droit à la manifestation pacifique, à des procédures démocratiques et à des élections pacifiques existe dans le seul but de remplacer les autorités qui ne donnent pas satisfaction au peuple par d’autres. Cependant, ceux qui étaient derrière les derniers événements en Ukraine avaient un ordre du jour différent : ils préparaient un nouveau renversement du gouvernement ; ils voulaient s’emparer du pouvoir et ne reculaient devant rien. Ils ont eu recours à la terreur, à l’assassinat et aux pogroms. Des nationalistes, des néo-nazis, des russophobes et des antisémites ont exécuté ce coup d’État. Ils continuent à donner le ton en Ukraine jusqu’à ce jour.

Les nouvelles soi-disant autorités ont commencé par l’introduction d’un projet de loi de révision de la politique linguistique, qui était une violation directe des droits des minorités ethniques. Cependant, ils ont été immédiatement « rappelés à l’ordre » par les bailleurs de fonds étrangers de ces soi-disant politiciens. Il faut admettre que les mentors de ces autorités actuelles sont intelligents et savent bien à quoi ces tentatives de construire un État purement ukrainien peuvent conduire. Le projet de loi a été mis de côté, mais clairement gardé en réserve pour l’avenir. Aujourd’hui, pratiquement plus aucune mention n’est faite de cette tentative, probablement sur ​​la présomption que les gens ont la mémoire courte. Néanmoins, nous pouvons tous clairement percevoir les intentions de ces héritiers idéologiques de Bandera, le complice d’Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il est également évident qu’il n’y a pas d’autorité exécutive légitime en Ukraine à présent, il n’y a personne à qui parler. De nombreux organismes gouvernementaux ont été saisis par les imposteurs, mais ils n’ont aucun contrôle sur le pays, alors qu’eux-mêmes – et je tiens à le souligner – sont souvent contrôlés par des radicaux. Dans certains cas, vous avez besoin d’un permis spécial des militants de la place Maïdan pour rencontrer certains ministres de l’actuel gouvernement. Ce n’est pas une plaisanterie : c’est la réalité.

Ceux qui se sont opposés au coup d’État ont été immédiatement menacés de répression. Bien entendu, la première ligne a été la Crimée, la Crimée russophone. Face à ces événements, les habitants de Crimée et de Sébastopol se sont tournés vers la Russie pour qu’elle les aide à défendre leurs droits et leurs vies et à empêcher la propagation des événements qui se déroulaient et sont toujours en cours à Kiev, Donetsk, Kharkov et dans d’autres villes ukrainiennes.

Naturellement, nous ne pouvions pas laisser cet appel sans réponse ; nous ne pouvions pas abandonner la Crimée et ses habitants en détresse. Cela aurait été une trahison de notre part. (Applaudissements)

Tout d’abord, nous avons dû les aider à créer des conditions telles que les habitants de la Crimée puissent, pour la première fois dans l’histoire, exprimer pacifiquement leur libre arbitre quant à leur propre avenir. Cependant, qu’est-ce que nous entendons de la part de nos collègues en Europe occidentale et en Amérique du Nord ? Ils disent que nous violons les normes du droit international. Tout d’abord, c’est une bonne chose qu’ils se souviennent enfin, au moins, qu’il existe une telle chose, à savoir le droit international – mieux vaut tard que jamais. (Applaudissements)

Deuxièmement, et plus important encore – qu’est-ce que nous violons exactement ? Certes, le président de la Fédération de Russie a reçu l’autorisation de la Chambre haute du Parlement d’utiliser les forces armées en Ukraine. Cependant, à proprement parler, personne n’a encore donné suite à cette autorisation. Les forces armées russes ne sont jamais entrées en Crimée ; elles étaient déjà là, conformément à un accord international. Certes, nous avons rehaussé nos forces en présence, mais – c’est quelque chose que je voudrais que tout le monde entende et sache – nous n’avons pas dépassé la limite en personnel pour nos forces armées en Crimée, qui est fixée à 25 000 hommes, parce qu’il n’y avait pas besoin de le faire.

Point suivant. Lorsqu’il a déclaré son indépendance et a décidé d’organiser un référendum, le Conseil suprême de Crimée s’est référé à la Charte des Nations unies, qui parle du droit des nations à l’autodétermination. A ce propos, je tiens à vous rappeler que lorsque l’Ukraine a fait sécession de l’URSS, elle a fait exactement la même chose, presque mot pour mot. L’Ukraine a utilisé ce droit, mais les habitants de la Crimée se le voient dénié. Pourquoi donc ?

En outre, les autorités de Crimée se sont référées au précédent bien connu du Kosovo – un précédent que nos collègues occidentaux ont créé de leurs propres mains dans une situation très semblable, quand ils ont convenu que la séparation unilatérale du Kosovo d’avec la Serbie, exactement ce que la Crimée est en train de faire en ce moment, était légitime et n’avait pas besoin d’une quelconque autorisation des autorités centrales du pays. Conformément à l’article 2 du chapitre 1 de la Charte des Nations Unies, la Cour internationale de l’ONU a approuvé cette approche et a fait le commentaire suivant dans sa décision du 22 juillet 2010, et je cite : « Aucune interdiction générale ne peut être déduite de la pratique du Conseil de sécurité en ce qui concerne les déclarations d’indépendance. » Et encore : « Le droit international général ne contient aucune interdiction contre les déclarations d’indépendance. » Clair comme de l’eau de roche, comme ils disent.

Je n’aime pas à recourir à des citations, mais dans ce cas, je ne peux pas faire autrement. Voici une citation extraite d’un autre document officiel : l’exposé écrit des États-Unis d’Amérique du 17 avril 2009, soumis à la même Cour internationale des Nations Unies dans le cadre des audiences sur le Kosovo. Encore une fois, je cite : « Les déclarations d’indépendance peuvent – et c’est souvent le cas – violer la législation nationale. Toutefois, cela n’en fait pas des violations du droit international. » Fin de citation. Ils ont écrit cela, ils l’ont disséminé partout dans le monde, ils ont obtenu l’accord de tous, et maintenant, ils sont scandalisés. Qu’est-ce qui les outrage ainsi ? (Applaudissements) En l’occurrence, les actions du peuple de Crimée sont tout à fait conformes à ces instruction. Pour une raison quelconque, des choses que les Albanais du Kosovo (et nous avons beaucoup de respect pour eux) ont été autorisés à faire, les Russes, les Ukrainiens et les Tatars de Crimée ne sont pas autorisés à le faire. Encore une fois, on se demande pourquoi.

Nous ne cessons d’entendre de la part des États-Unis et de l’Europe occidentale que le Kosovo est une sorte de cas particulier. Qu’est-ce qui le rend si spécial aux yeux de nos collègues ? Il s’avère que c’est le fait que le conflit au Kosovo ait donné lieu à tant de pertes en vies humaines. Est-ce là un argument juridique ? La décision de la Cour internationale ne dit rien à ce sujet. Ce n’est même pas un « deux poids deux mesures » ; c’est du cynisme brutal, primitif, colossal. Il ne faut pas essayer aussi crûment de tout adapter à ses intérêts particuliers, caractérisant une même chose comme « blanche » aujourd’hui et « noire » demain. Selon cette logique, nous devrions faire en sorte que tous les conflits conduisent à des pertes en vies humaines.

Je vais l’affirmer clairement : si les forces locales d’auto-défense de Crimée n’avaient pas pris la situation en main, il y aurait également pu y avoir des victimes. Heureusement, cela n’est pas arrivé. Il n’y a pas eu la moindre confrontation armée en Crimée et il n’y a eu aucune victime. (Applaudissements) D’après vous, pourquoi les choses se sont-elles passées ainsi ? La réponse est simple : parce qu’il est très difficile, pratiquement impossible de lutter contre la volonté du peuple. Ici, je tiens à remercier l’armée ukrainienne – et il s’agit de 22 000 militaires portant les armes. Je tiens à remercier les membres des forces de sécurité ukrainiennes qui se sont abstenus de répandre le sang et qui n’en ont pas tâché leurs uniformes. (Applaudissements)

D’autres réflexions viennent à l’esprit à cet égard. Ils n’arrêtent pas de parler de quelque intervention russe en Crimée, d’une sorte d’agression. Il est étrange d’entendre cela. Je ne connais pas un seul cas dans l’histoire où une telle intervention se soit produite sans un seul coup de feu et sans faire de victimes.

Chers collègues,

Comme un miroir, la situation en Ukraine reflète ce qui se passe et ce qui s’est passé dans le monde au cours des dernières décennies. Depuis la dissolution de la bipolarité sur la planète, nous n’avons plus de stabilité. Les principales institutions internationales ne sont pas renforcées ; au contraire, dans de nombreux cas, elles se dégradent gravement. Nos partenaires occidentaux, menés par les États-Unis d’Amérique, préfèrent ne pas être guidés par le droit international dans leurs politiques concrètes, mais par la force des armes. Ils en sont venus à croire en leur exclusivité et à leur exceptionnalisme, à croire qu’ils peuvent décider eux-mêmes ce que doivent être les destinées du monde, à croire qu’ils sont les seuls à être toujours dans leur bon droit. Ils agissent à leur guise : ici et là, ils utilisent la force contre des États souverains, créant des coalitions sur la base du principe « Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. » Afin de donner un semblant de légitimité à leurs agressions, ils forcent les organisations internationales à adopter les résolutions nécessaires, et si pour quelque raison cela ne fonctionne pas, ils ignorent tout simplement le Conseil de sécurité de l’ONU et même l’ONU dans son ensemble.

Cela s’est produit en Yougoslavie ; nous nous souvenons très bien de l’année 1999. Il était difficile de croire, même en le voyant de mes propres yeux, qu’à la fin du XXe siècle, l’une des capitales de l’Europe, Belgrade, était soumise à une attaque de missiles pendant plusieurs semaines, avant que l’intervention réelle n’ait lieu. Y a-t-il eu une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur cette question, autorisant de telles actions ? Rien de tel. Puis ils ont frappé l’Afghanistan, l’Irak, et ils ont franchement violé la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye, quand, au lieu d’imposer la zone dite d’exclusion aérienne au-dessus de ce pays, ils ont également commencé à le bombarder.

Il y a eu toute une série de révolutions « colorées » contrôlées depuis l’extérieur. De toute évidence, les populations de ces pays, dans lesquels ces événements ont eu lieu, en avaient assez de la tyrannie et de la pauvreté, de leur manque de perspectives ; mais ces sentiments ont été cyniquement mis à profit. Des normes qui ne correspondaient en aucune façon aux modes de vie, aux traditions ou aux cultures de ces peuples leur ont été imposées. En conséquence, au lieu de la démocratie et de la liberté, il y eut le chaos, les flambées de violences et une série de bouleversements dramatiques. Le « Printemps arabe » s’est transformé en « Hiver arabe ».

Des événements similaires se sont déroulés en Ukraine. En 2004, pour faire passer leur candidat aux élections présidentielles, ils ont concocté une sorte de troisième tour qui n’était pas prévu par la loi. C’était un simulacre absurde, un détournement grossier de la constitution. Et maintenant, ils ont jeté au pouvoir une armée de militants organisés et bien équipés.

Nous comprenons parfaitement ce qui se passe ; nous comprenons que ces actions ont été dirigées contre l’Ukraine et la Russie et contre l’intégration eurasienne. Et tout cela alors que la Russie s’efforçait d’engager un dialogue avec nos collègues de l’Ouest. Nous proposons constamment la coopération sur toutes les questions clés ; nous voulons renforcer notre niveau de confiance et nous voulons que nos relations se fassent sur un pied d’égalité, et soient ouvertes et équitables. Mais nous n’avons vu aucune mesure réciproque.

Au contraire, ils nous ont menti à plusieurs reprises, ils ont pris des décisions dans notre dos, ils nous ont placés devant des faits accomplis. Cela s’est produit avec l’expansion de l’OTAN vers l’Est, ainsi qu’avec le déploiement d’infrastructures militaires à nos frontières. Ils nous répétaient à chaque fois la même chose : « Eh bien, cela ne vous concerne pas. » Facile à dire.

Cela s’est produit avec le déploiement d’un système de défense antimissile. En dépit de toutes nos appréhensions, le projet a été mis en place et va de l’avant. Cela s’est produit avec les atermoiements sempiternels dans les négociations sur les questions de visa, les promesses d’une concurrence loyale et le libre accès aux marchés mondiaux.

Aujourd’hui, nous sommes menacés de sanctions, mais nous subissons déjà de nombreuses limitations qui ont un impact majeur pour nous, pour notre économie et pour notre nation. Par exemple, toujours à l’époque de la guerre froide, les États-Unis et par la suite d’autres nations ont dressé une grande liste de technologies et d’équipements qui ne pouvaient pas être importés par l’URSS, créant pour cela le Comité de coordination pour le contrôle multilatéral des exportations. Aujourd’hui, il a officiellement été dissout, mais seulement formellement, et en réalité, de nombreuses limitations sont toujours en vigueur.

En bref, nous avons toutes les raisons de supposer que l’infâme politique d’endiguement conduite aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles se poursuit aujourd’hui. Ils sont constamment en train d’essayer de nous confiner dans un coin parce que nous avons une position indépendante, parce que nous la maintenons et parce que nous appelons les choses par leur nom et ne nous engageons pas dans l’hypocrisie. Mais il y a une limite à tout. Et avec l’Ukraine, nos partenaires occidentaux ont dépassé les bornes, en jouant les durs et en agissant de façon irresponsable et non professionnelle. (Applaudissements)

Après tout, ils étaient pleinement conscients du fait qu’il y a des millions de Russes vivant en Ukraine et en Crimée. Ils doivent avoir vraiment manqué d’instinct politique et de bon sens pour ne pas avoir prévu toutes les conséquences de leurs actes. La Russie s’est trouvée dans une position d’où elle ne pouvait pas se retirer. Si vous compressez le ressort au maximum, il se détendra avec vigueur. Vous devez toujours vous souvenir de cela.

Aujourd’hui, il est impératif de mettre fin à cette hystérie, de réfuter la rhétorique de la guerre froide et d’accepter l’évidence : la Russie est un participant indépendant et actif dans les affaires internationales ; comme d’autres pays, elle a ses propres intérêts nationaux qui doivent être pris en compte et respectés. (Applaudissements)

Dans le même temps, nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui ont compris nos actions en Crimée ; nous sommes reconnaissants envers le peuple chinois (applaudissements), dont les dirigeants ont toujours considéré la situation en Ukraine et en Crimée en tenant compte de tout le contexte historique et politique, et nous apprécions grandement la réserve et l’objectivité de l’Inde.

Aujourd’hui, je voudrais m’adresser au peuple des États-Unis d’Amérique, ce peuple qui, depuis la fondation de sa nation et l’adoption de la Déclaration d’Indépendance, s’est toujours enorgueilli de placer la liberté par-dessus tout. Le désir des habitants de Crimée de choisir librement leur sort n’est-il pas basé sur une valeur similaire ? Je vous prie de nous comprendre.

Je crois que les Européens, surtout les Allemands, pourront aussi me comprendre. Permettez-moi de vous rappeler que dans le cadre des consultations politiques sur l’unification de l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest, les experts – pourtant placés à un très haut niveau de responsabilités – de certains pays qui étaient alors et sont maintenant les alliés de l’Allemagne n’ont pas soutenu l’idée de l’unification. Notre nation, cependant, a soutenu sans équivoque le désir sincère et irrésistible des Allemands pour une unité nationale. Je suis convaincu que vous n’avez pas oublié cela, et je m’attends à ce que les citoyens d’Allemagne soutiennent également l’aspiration des Russes, de la Russie historique, à restaurer l’unité. (Applaudissements)

Je tiens également à m’adresser au peuple d’Ukraine. Je souhaite sincèrement que vous nous compreniez : nous ne voulons vous nuire en aucune façon, pas plus que nous ne voulons blesser vos sentiments nationaux. Nous avons toujours respecté l’intégrité territoriale de l’État ukrainien, contrairement – il faut le souligner – à ceux qui ont sacrifié l’unité de l’Ukraine à leurs ambitions politiques. Ils affichent des slogans sur la grandeur de l’Ukraine, mais ce sont eux qui ont tout fait pour diviser la nation. L’impasse civile d’aujourd’hui repose entièrement sur leur conscience. Je veux que vous m’écoutiez, mes chers amis. Ne croyez pas ceux qui veulent que vous ayez peur de la Russie, et qui crient que d’autres régions suivront la Crimée. Nous ne voulons pas diviser l’Ukraine ; nous n’avons pas besoin de cela. Quant à la Crimée, elle était et demeure une terre russe, ukrainienne et tatare. (Applaudissements)

Je le répète, tout comme elle l’a été durant des siècles, elle sera un foyer pour tous les peuples qui y vivent. Ce qu’elle ne sera et ne fera jamais, c’est suivre la voie de Bandera ! (Ovation)

La Crimée est notre héritage historique commun et un facteur très important pour la stabilité régionale. Et ce territoire stratégique devrait faire partie d’une souveraineté forte et stable, qui, aujourd’hui, ne peut être que russe. (Ovation) Sinon, mes chers amis (je m’adresse à la fois à l’Ukraine et à la Russie), vous et nous – les Russes et les Ukrainiens – pourrions perdre complètement la Crimée, et cela pourrait se produire dans une perspective historique proche. Je vous prie de réfléchir à cela.

Permettez-moi de souligner également que nous avons déjà entendu des déclarations de Kiev selon lesquelles l’Ukraine allait bientôt rejoindre l’OTAN. Qu’est-ce que cela aurait impliqué pour la Crimée et Sébastopol dans l’avenir ? Cela aurait signifié que la marine de l’OTAN serait juste là, dans cette ville de la gloire militaire de la Russie, et cela ne créerait non pas une menace illusoire mais une menace parfaitement réelle pour l’ensemble du Sud de la Russie. Ce sont des choses qui auraient pu devenir réalité sans le choix qu’a fait le peuple de Crimée, et je tiens à le remercier pour cela. (Applaudissements)

Mais permettez-moi également de vous dire que nous ne sommes pas opposés à la coopération avec l’OTAN, parce que ce n’est certainement pas le cas. Malgré tous les processus internes à l’œuvre dans cette organisation, l’OTAN demeure une alliance militaire, et nous sommes contre le fait qu’une alliance militaire prenne ses quartiers dans notre arrière-cour ou dans notre territoire historique. Je ne peux tout simplement pas imaginer que nous allions rendre visite aux marins de l’OTAN à Sébastopol. Bien sûr, la plupart d’entre eux sont des gens merveilleux, mais il serait préférable que ce soit eux qui nous rendent visite et soient nos hôtes [à Sébastopol], plutôt que l’inverse. (Applaudissements)

Permettez-moi de dire très franchement que ce qui se passe actuellement en Ukraine nous touche profondément, et qu’il est douloureux pour nous de voir la souffrance de la population et son incertitude sur la façon de s’en sortir aujourd’hui et sur ce qui l’attend demain. Nos préoccupations sont compréhensibles parce que nous ne sommes pas simplement de proches voisins, mais, comme je l’ai dit plusieurs fois déjà, nous sommes un même peuple. Kiev est la mère des villes russes. (Applaudissements) La Rus’ de Kiev ancienne est notre source commune et nous ne pouvons pas vivre l’un sans l’autre.

Permettez-moi de dire encore une autre chose. Des millions de Russes et de russophones vivent en Ukraine et continueront à y vivre. La Russie défendra toujours leurs intérêts par des moyens politiques, diplomatiques et juridiques. (Applaudissements) Mais il devrait être avant tout dans l’intérêt de l’Ukraine elle-même de garantir que les droits et les intérêts de ces personnes soient pleinement protégés. C’est la garantie de la stabilité de l’État de l’Ukraine et de son intégrité territoriale.

Nous voulons être amis avec l’Ukraine et nous voulons que l’Ukraine soit un pays fort, souverain et autonome. Après tout, l’Ukraine est l’un de nos principaux partenaires. Nous avons beaucoup de projets communs et je crois en leur succès, malgré les difficultés actuelles. Plus important encore, nous voulons que la paix et l’harmonie règnent en Ukraine, et nous sommes prêts à travailler avec d’autres pays et à faire tout notre possible pour faciliter et soutenir ces objectifs. Mais comme je l’ai dit, seul le peuple de l’Ukraine lui-même peut redresser sa propre maison.

Résidents de Crimée et de la municipalité de Sébastopol, la Russie tout entière a admiré votre courage, votre dignité et votre bravoure. (Applaudissements) C’est vous qui avez décidé de l’avenir de la Crimée. Nous étions plus proches que jamais durant ces jours, nous soutenant mutuellement. C’étaient des sentiments sincères de solidarité. C’est lors de tournants historiques tels que ceux-ci qu’une nation démontre sa maturité et sa force d’esprit. Le peuple russe a démontré sa maturité et sa force par son soutien uni en faveur de ses compatriotes. (Applaudissements)

Sur cette question, la politique étrangère de la Russie a tiré sa fermeté de la volonté de millions de personnes parmi notre peuple, de notre unité nationale et du soutien des principales forces politiques et publiques de notre pays. Je tiens à remercier tout le monde pour cet esprit patriotique, tout le monde sans exception. Maintenant, nous devons continuer dans cette voie et maintenir ce genre de consolidation afin de résoudre les tâches auxquelles notre pays est confronté sur le chemin qu’il a à parcourir.

Évidemment, nous rencontrerons une opposition externe, mais c’est une décision que nous devons prendre pour nous-mêmes. Sommes-nous prêts à défendre systématiquement nos intérêts nationaux, ou bien allons-nous toujours céder, nous retirer Dieu sait où ? Certains politiciens occidentaux nous menacent déjà non seulement de sanctions, mais aussi de la perspective de problèmes de plus en plus graves sur le plan intérieur. Je voudrais savoir ce qu’ils ont précisément à l’esprit : des actions par une cinquième colonne, ce groupe disparate de « traîtres à la nation » ? Ou bien ont-ils l’espoir de nous mettre dans une situation sociale et économique qui se dégrade de manière à provoquer le mécontentement populaire ? Nous considérons de telles déclarations comme irresponsables et clairement agressives dans leur ton, et nous allons y répondre en conséquence. Dans le même temps, nous ne rechercherons jamais la confrontation avec nos partenaires, que ce soit à l’Est ou à l’Ouest, mais au contraire, nous ferons tout notre possible pour bâtir les relations civilisées et de bon voisinage que l’on est censé avoir dans le monde moderne.

Chers collègues,

Je comprends le peuple de Crimée, qui a posé la question du référendum dans les termes les plus clairs possibles : la Crimée devrait-elle être avec l’Ukraine ou avec la Russie ? Nous pouvons affirmer avec certitude que les autorités de Crimée et de Sébastopol, les autorités législatives, lorsqu’elles ont formulé la question, ont mis de côté les intérêts de groupe et les intérêts politiques, faisant des seuls intérêts fondamentaux du peuple la pierre angulaire de leur tâche. Les circonstances particulières de la Crimée – historiques, démographiques, politiques et économiques – auraient rendu toute autre option proposée, si tentante qu’elle puisse être à première vue, seulement temporaire et fragile, et auraient inévitablement conduit à une nouvelle aggravation de la situation locale, ce qui aurait eu des effets désastreux sur la vie des habitants. Le peuple de Crimée a donc décidé de poser la question dans des termes fermes et sans compromis, sans zones d’ombre. Le référendum a été équitable et transparent, et le peuple de Crimée a exprimé sa volonté de manière claire et convaincante et a déclaré qu’il veut être avec la Russie. (Applaudissements)

La Russie devra maintenant elle aussi prendre une décision difficile, en tenant compte des diverses considérations internes et externes. Qu’en pense le peuple ici en Russie ? Ici, comme dans tout pays démocratique, les gens ont différents points de vue, mais je tiens à faire remarquer que la majorité absolue de notre peuple soutient clairement ce qui se passe.

Les sondages les plus récents de l’opinion publique menés ici en Russie montrent que 95 % de notre peuple pense que la Russie doit protéger les intérêts des Russes et des membres d’autres groupes ethniques vivant en Crimée – 95 % de nos concitoyens. (Applaudissements) Plus de 83 % pensent que la Russie devrait le faire même si cela devait compliquer nos relations avec d’autres pays. (Applaudissements) Un total de 86 % de notre peuple considère la Crimée comme étant toujours un territoire russe et une partie des terres de notre pays. (Applaudissements) Et un chiffre particulièrement important, qui correspond exactement aux résultats du référendum de Crimée : près de 92 % de notre peuple soutient la réunification de la Crimée avec la Russie. (Applaudissements)

Ainsi, nous voyons que l’écrasante majorité du peuple de Crimée et la majorité absolue du peuple de la Fédération de Russie sont favorables à la réunification de la République de Crimée et de la ville de Sébastopol avec la Russie. (Standing ovation)

Maintenant, c’est la propre décision politique de la Russie qui doit intervenir, et toute décision ici ne peut être fondée que sur la volonté du peuple, car le peuple est la source ultime de toute autorité. (Applaudissements)

Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma nationale, citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol, aujourd’hui, conformément à la volonté du peuple, je soumets à l’Assemblée fédérale une demande pour envisager une loi constitutionnelle sur la création de deux nouvelles entités constitutives de la Fédération de Russie : la République de Crimée et la municipalité de Sébastopol (Standing ovation), et pour ratifier le traité d’admission de Crimée et de Sébastopol à la Fédération de Russie, qui est déjà prêt à être signé. Je suis persuadé de votre soutien. (Standing ovation)

 

Traduction : sayed7asan.blogspot.fr

 

La vidéo sous-titrée par prorussia.tv :

 

Voir aussi, sur E&R : Ce que Poutine souhaite dire aux Américains sur la Syrie

 



Article ancien.
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  • C’est un Ours puissant et courageux qu’il nous faudrait en France pour gouverner ..........pas un Flamby mollasse , rotor, visqueux et Sionard !!!........

     

  • Merci pour cette initiative !!! On a tant à apprendre de nos frères russes ...


  • bonjour E&R et tous les sympathisants.
    HISTORIQUE ce discours !
    Nous avons upload une version traduite en Français, quasi-complète (moins 2 ou 3 minutes) en 3 parties. Ia traduction est de BFM mais c’est la moins pourrie par rapport a celle de france24 et surtout celle d’ itélé. :

    première partie : https://www.youtube.com/watch?v=wSW...

    deuxième partie : https://www.youtube.com/watch?v=UhL...

    troisième partie : https://www.youtube.com/watch?v=xqI...

     

  • Ce qu’il y a de bien avec Poutine : C’est que c’est limpide.
    évident ...
    Il n’y a ni quiproquo ni flou.
    Là où c’est flou, il y a un loup... (Pauvre France...)
    92% des peuples (Crimée + Russie) disent Oui à l’union.
    Ceux sont donc de belles fiançailles.
    Que dieu vous bénisse.


  • Réponse du berger de la Crimée à la bergère du Kossovo .


  • c’est avec impatience que j’attends le meme type d’explication " clair , exhaustif , documenté " de la part du PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE , de maniere a comprendre pourquoi " je ne comprends pas " ce qui se passe en ce moment ,moi qui ne me savais pas etre citoyen americain !


  • Le retour légitime de la Crimée dans le territoire russe pourrait ressembler au rattachement légitime de la région des Sudètes au Reich. Les nations occidentales vont-elles de nouveau déclarer la guerre en prétextant mettre fin aux ambitions de la Russie, alors que le but des Etats-Unis est depuis longtemps une confrontation avec la Russie pour en prendre le contrôle ?


  • Sympa le boulot de transcription. Vidéo sous-titrée c’est pénible. Merci à la source.


  • La lecture de ce discours a pour vertu de vous réconcilier, non seulement avec la politique internationale, mais aussi et surtout... le bon sens.

    Longue vie au président Poutine ! Quelle différence d’envergure par rapport à une consternante et méprisable andouille et son équipe de bras cassés...


  • vive la Russie vive poutine, Ah si on avait ça .


  • Merci pour la traduction. Je me suis mis au russe récemment, et ces sous titres m’ont bien servi.


  • “La réponse est simple : parce qu’il est très difficile, pratiquement impossible de lutter contre la volonté du peuple”
    Dis Maman, pourquoi on a pas un Monsieur comme çà chez nous ... ?


  • Mais pourquoi créer trois entités (Crimée, Cité indépendante de Sébastopol et Russie) plutôt qu’un seul pays unifié réunissant les trois ?

     

    • C’est pas trois entités. C’est deux entités administratives distinctes (République de Crimée et Ville de Sébastopol) qui vont faire leur entrée dans la Fédération de Russie. Sébastopol a toujours eu un statut "à part", sans doute en raison de son importance stratégique, et elle va apparemment le conserver.


    • C’est pour conserver le découpage administratif pré-existant qui date d’ailleurs de l’époque Soviétique,(pour résumer,on conserve les structures administratives et économiques existantes pour gérer les affaires courantes et accélérer l’intégration économique et administrative a la Russie...)

      il ne faut pas négliger l’aspect symbolique et historique,Sébastopol,surnommé par les Russes « Город герой »,(Gorod Guéroï :« la ville héroïque »),a un passé héroïque et tragique,(le siège de Sébastopol durant la guerre de Crimée en 1854 et le siège de 1941 durant l’invasion Nazi « plan Barbarossa ») ...


  • un homme sensé et patriote comme je les aime !!!!


  • Si on m’avait dit qu’un jour j’admirerais un politicien russe.....
    En tout cas, belle leçon d’histoire Mr Poutine.


  • Je prédis que Poutine aura le destin tragique des tyrans ! L’économie Russe va se casser la gueule en 2014, tous les rapports sérieux en font état, croissance de 0% à 100% assurée ! Le KGBiste Poutine découvrira que faire des affaires avec le monde libre est un privilège et non pas un droit. Ce que les Russes fêtent avec l’agression de Crimée c’est leur enfermement derrière le nouveau rideau de fer. Quand ils auront dessoulé de leur vodka, ils se remettront à rêver d’Amérique, d’Europe et de libertés comme au temps de l’URSS ! Ils pourront de nouveau écouter Radio Free Europe en cachette et cultiver des patates devant leur immeuble délabré pendant que les apparatchiks du pouvoir roulent en Mercedes, un peu comme en Biélorussie.

    La Crimée reviendra à l’Ukraine même si ça prendra 50 ou 100 ans ! Ou même 1000 ans ! À l’ours Russe on lui mettra un bon coup de pied au cul, qu’il puisse hiberner pour toujours ! :)

     

    • "Ukraine Libre" ? Mais l’Ukraine n’est plus libre depuis le coup d’état organisé par Kerry, Fabius et Merkel, qui ont mis en place, sans aucun vote démocratique, un pouvoir soumis à l’oligarchie occidentale, au FMI, aux USA et à l’UE ! Même pas 20 000 "révoltés ukrainiens" (selon les merdias occidentaux, au vu des images que j’ai vue, je dirais 1 000 au début et maximum 10 000 au plus fort de cette fausse révolution) présent sur la place Maidan sur 45 millions d’Ukrainiens, ce mouvement de révolte était donc totalement illégitime pour prétendre au pouvoir... Pauvre idiot crétin


    • Il est clair qu’il serait idiot de voir en Poutine une merveille politique qui sauvera le monde ou la Russie, mais il reste un des pôles majeurs d’une confrontation géopolitique réelle, il a un poids que n’a jamais eu Sarko et n’aura jamais Hollande. Faut dire aussi que la France... ben c’est pas jojo... Poutine est un président patriote avec ses bons côtés et ses mauvais côtés mais il faut bien admettre qu’il a réussi à redresser un pays ruiné et à le faire revenir sur la scène internationale. L’on aimerait bien en France avoir un politique aussi compétent qui obtienne de tels résultats. Pas toi ? Et nous ne sommes que sur le chemin d’être ruinés... Qu’il soit corrompu et méchant, peut être, toujours est il qu’il a des résultats. Et les résultats c’est bien LE critère qui doit prévaloir quand on juge de la qualité d’un homme politique. Tout le reste c’est du ramassis de bidet qui ne fascine que les gens qui n’ont en fait aucun réel intérêt politique. En France, nous n’avons que des politiques corrompus, méchants, et sans résultats aucuns... Ne t’es jamais tu demander comment une France victorieuse d’une Allemagne dévastée en 45 (plus d’industrie, pertes humaines énormes, économie ravagée) peut 60a plus tard se retrouver derrière une Allemagne au meilleur de la compétitivité et à la pointe de l’industrie ?

      Si j’utilise tes armes rhétoriques et les renverse contre toi alors on pourrait dire que quand tu auras dessaoulé de coca et de films Hollywoodiens tu pourras accéder à une vision moins orienté et surement plus pertinente des enjeux en cours et des forces qui les sous-tendent, sans sombrer dans une aveuglante partialité.


    • chacun son avis sur cette période de l’histoire que nous vivons, par contre ou tu te trompe lourdement c’est que les pays derrière le nouveaux rideau de fer c’est nous, l’ue autrement dit la nouvelle urss.


    • Analyse nulle, la Crimée n’a jamais été ukrainienne (le sud et l’est de l’Ukraine aussi), Poutine a donné une leçon de droit et de démocracie à votre "monde libre" totalement sous l’emprise americano-siono-imperialiste.
      L’avenir prospère de la Russie est en Asie, c’est à dire dans la vraie communauté internationale et non pas l’ouest qui represente à peine 1/7 de ladite communité et qui a entamé son processus d’auto-destruction.


    • @christophe

      2/3 de l’économie Russe c’est le pétrole, le gaz et les minéraux. En gros, chaque fois qu’un européen utilise une matière brute comme du pétrole dans son automobile, ce même européen ou un autre doit travailler à l’usine pour envoyer un produit manufacturier en Russie. C’est la même chose avec l’OPEC, ils tiennent les prix à la hausse et nous devons travailler dur pour leur fournir des automobiles, des aéroports, les transports modernes, etc. Ou bien ils nous envoient du pétrole et nous devons leur donner des quartiers entiers de Paris ou de la Côte d’Azur. (Il y a que les Américains pour les menacer de sanctions militaires)

      Bref, Poutine est arrivé au pouvoir au moment de la hausse du prix des commodités, structurellement l’économie Russe est la même qu’en 1999. Sauf qu’aujourd’hui les Russes sont inondés de pétro-$ !!!

      Essayez donc de trouver un produit russe que vous aimeriez acheter ?

      Un fait concret : Si vous ne me croyez pas aller faire une recherche et regardez la situation en Ossétie du Sud et en Abkhazie 6 ans après la guerre éclaire contre la Géorgie...(La Géorgie a bien le droit d’échapper à l’empire Russe ou vous êtes également contre ?) Les Russes n’ont tenu aucune des promesses économiques qu’ils ont faites à ces gens. Parce qu’économiquement ce sont des nains. Ils envahissent un pays et ils tiennent un bâton dans le bras droit et pas une miche de pain dans l’autre.

      Je suis très curieux de savoir comment ils vont entretenir la Crimée. Surtout que la dernière guerre de Crimée(1853-56) a ruiné la Russie.

      Et puis informez-vous de façon pratique :

      Salaire d’un enseignant russe ? 300 Euro !
      Retraite d’un travailleur russe moyen ? Des kopecks !
      Gratuité des soins de santé ? Ahah !
      Droit syndical ? Ahah !
      ...


  • Je comprends Depardieu qui a sorti une montre avec sur le cadran écrit "je suis fier d’être russe".(cf "la voix de la Russie).


  • Je tiens tout de même a préciser que les Russes sont a l’origine de ce qui est certainement le deuxième plus gros mensonge historique et que, a ce jour, ils n’ont toujours pas démenti la version officielle.

    Donc pour la peine je dirais, bien, mais peut mieux faire...


  • Et on se prend à rêver que Flamby nous sorte un jour un discours de cette trempe... Je peux toujours rêver je crois.


  • Ne pas être d’accord avec discours relève de la démence la plus totale


  • Discours très puissant.
    Mes respects Monsieur Poutine !
    Merci E&R pour la traduction.


  • Que de pédagogie, on agite pas les grands principes a tout và pour justifier une position politique.... ici le même discours aurait donné "droits de l’homme-barbarie-shoah" et ces trois mots ne figure pas dans le discours...

    Ca change de "mes chers compatriotes" (et là on s’attend a la première "contre vérité"... comme ils disent)

    Il y a bien une dimension de "communication" dans le discours, mais elle est réduite au strict minimum,dans l absolu il aurait pu invoquer Dieu,et il ne l’a pas fait..
    Pas plus que des principes abstraits.. seulement des points historiques..et au sujet des "répressions des masses"(donc des points historiques) ..Poutine dit : "c’est la tâche des historiens"

    Ca reste un discours "politique" mais c’est quand même un modèle... certes, les atlantistes,en employant des gros bras,des mercenaires,les "services" ....et en votant les lois en catimini ; ont facilité le travail..mais c est vraiment un bon discours.

    C’est toujours pareil, les actions indéfendables ne peuvent êtres expliquées clairement,sous peine d’apparaitrent encore plus immorales.
    Alors que les actions moralement défendables peuvent être défendues...même s’il y a toujours une dimension géo-stratégique derrière, il y à des annexion/rattachements qui passent mieux que d autres !

    Quand on pense qu’en Europe les citoyens Européens doutent en majorité de la légalité et du bien fondé de "l ’union" ..


  • Impressionnant discours de la part d’un véritable chef d’état. Par comparaison avec le mollusque immoral et vénal qui sert de président a la France, les Français ne peuvent qu’être démoralisés !


  • merci d’avoir fait le boulot ertv ,ce type est un maître qui ce bat contre le nouvel ordre mondial ,j’ai tout de même peur que leur perversités leur permettes d’arriver a leur fin ,la différence entre lui et khadafi c’est que lui a les moyens de ce défendre .

     

  • De tres beaux chapeaux dans l’assemblee !

     

  • voilà un Homme avec un grand H....j’appelle cet Homme PRESIDENT. Rien à ajouter, tout est dit !


  • Vous êtes des fous ! Tout ça par écrit ? Celui qui l’a fait mérite une bretzel !
    Bref, j’ai cherché un replay entier en version FR, impossible à trouver... y’a une censure généralisé c’est dingue. Le seul et unique est sur YouTube, et incomplet, il manque environ 15/20 minutes :
    http://www.youtube.com/watch?v=swHT...


  • Excellent discours, historique , pédagogique et diplomatique. La première fois que je suis un discours politique dans lequel je suis pris du début à la fin. Ce discours marque une étape nouvelle dans l’affirmation de la Russie comme acteur principal dans la géopolitique mondiale.


  • C’est vraiment excellent. A la fois solennel et humain. Discours clair, pondéré et argumenté, sans langue de bois. Poutine ne prend jamais ses auditeurs pour des cons, pas étonnant qu’il ait une telle popularité...
    Impossible de trouver ça aujourd’hui chez un chef d’état ou de gouvernement occidental, il faut aller en Amérique latine pour entendre quelque chose d’équivalent.


  • l’Allemagne qui annexe les territoires peuplé de germanophones mixé avec des beaux discours remplis de beaux mots et de flatteries...
    Poutine a bien appris a l’école du nationalisme !! Il serait temps de commencer a comprendre qu’en Russie, surtout a Moscou, le nombre de meurtres xénophobes et racistes sur tout ce qui n’est pas russe ou russophones sont très élevés ! On rajoute l’ultra-nationalisme russe de Poutine et on obtient la même chose qu’avec l’Allemagne dans le passé !!
    Mais bon le plus marrant ce sont les arabes et musulmans qui soutiennent Poutine, lol allez vivre a Moscou et vous allez voir ce que pense les russes des gens bazanés et musulmans !
    Cette tournure pro-poutine ou pro-occidentale des évènements va être désastreuses a long terme, si seulement tout les peuples comprenaient que leurs leaders respectifs travail pour le même projet en bout de ligne !

     

    • Tu ne dois pas aller souvent en Russie mon pote, et etre nationaliste c’est qd meme beaucoup mieux qu etre mondialiste. Donc Poutine est tout dans son role, on aimerait qu en France il y est ce meme type de president.


    • En France et en Belgique il y a aussi des meurtre racistes mais anti blanc, ils sont dans la rubrique des faits divers


    • Avant, pendant 15-20 ans les allemands ont été humiliés et isolés par les autres nations, résultat un ultra-nationaliste se pointe, change la constitution et devient chancelier a vie, il remet l’économie en marche et commence a annexer des territoires peuplé de germanophones, on connait la suite !

      Maintenant, effondrement de l’URSS, les vainqueurs de la guerre froide humilie la Russie et l’isole, ensuite un ultra-nationaliste se pointe(Poutine), il remet l’économie sur pied et modifie la constitution pour pouvoir être réélus a l’infini et change les mandats présidentiel de 4 ans pour des mandats de 6 ans ensuite il commence a annexer des territoires russophones(abkhazie/ossétie du sud/crimée)....

      Et la suite est toujours pareil, les mondialistes qui contrôle les États-Unis et leur très nombreux alliés ont le dernier mot et font progresser leur projet de gouvernement mondiale !

      Bref la situation se ressemble vous ne trouvez pas !?


    • Oui @Salim,grâce a toi,nous avons tous compris que Poutine est un fasciste Slave,un crypto-sioniste franc-maçon membre du grand orient de France....


  • Doit-on dire que De Gaulle était un Poutine français ou que Poutine est un De Gaulle Russe ?

     

    • Deux grands hommes sous lesquels il faisait et fait bon vivre en tout cas... Fatalement on ne peut regarder la situation politique française actuelle qu’avec un sentiment de pitié et de dégout… Je n’ai que 18 ans et j’aurai aimé que mes ainés me fassent vivre sous un Poutine plutôt que sous un Hollande… je me serai senti plus en sécurité… je sens que la jeunesse va devoir se battre pour rattraper l’endormissement des générations précédentes et s’éveiller à la (vraie) réalité du monde, au concret… ça doit être l’ordre naturel des choses… on a du boulot !


  • Le voilà en Français et complet les gars (manque le début) ! C’est celui de BFMTV, comme par hasard cette vidéo n’est pas sur leur, et sur youtube il le supprime dés que quelqu’un le met (même chose pour Itélé)
    A toi de le mettre dans l’article le modérateur.

    Discours historique de Vadimir Poutine le 18.03.2014 :
    la Crimée a toujours été et restera une partie indissociable de la Russie...
    http://www.comite-valmy.org/spip.ph...


  • "Elle est en cela similaire à la Russie dans son ensemble, où pas un seul groupe ethnique n’a été perdu au cours des siècles."
    A comparer avec l’histoire de ce gros donneur de leçon qu’est l’oncle Sam alors que la quasi totalité des tribus américaines natives n’ont plus, pour celles qui ont survécu, qu’une existence symbolique.


  • Tout ce qu a dit Poutine est purement factuel, en revanche tout ce que vomi l occident est base sur le fantasme et le mensonge !
    Nous observons quoi qu en disent les tapins de l atlantisme, un processus politique et democratique en Crimee pendant que les loufiats en occident (US, France et GB en tete) n ont jamais eu que massivement recours a la violence et au contournement des regles internationales qu ils n ont que le culot de beugler a l encontre du processus en Crimee ! Processus qui respecte pourtant de bout en bout l ensemble des prérogatives fixees par cette purge atlantiste qu est l ONU !
    La Russie est objectivement et incroyablement plus legitime dans sa demarche vis a vis de la Crimee ou de l Ukraine que ne l ont été les ordures moralistes de l OTAN vis a vis de l Afghanistan, de l Irak, de la Lybie, de la Syrie, du Mali...
    Il faut le repeter, du cote russe nous avons la mise en œuvre d un processus politique et democratique alors que du cote occidental nous n avons jamais eu que la mise en œuvre du bellicisme et de la violence sous couvert de "droit de l homme et de democratie"... Un comble !
    Au cours de la derniere decade nous pouvons lister l ensemble des manquements et des contournements du droit international de part et d autre ! La seule chose qui en ressortira c est que les actions de la Russie ne pesent pas lourd en comparaison de ce que ce sont permis les occidentaux !
    Poutine et le peuple russe ont bien plus de courage et de determination que nos dirigeants scelerats et une foultitude de leur leche-fion au sein de la population francaise ! Ce qui me fait le plus mal c est de constater tout ce que la racaille atlantiste des sarkozystes et des hollandistes ont contribue a foutre en l air en matiere de relation franco-russe allant pourtant bien plus dans le sens des intérêts politiques, économiques, scientifiques, culturels et j en passe de notre pays ! Depuis l alignement de la France sur Washington nous n avons jamais recolte que soumission, sale boulot et en guise de remerciements le droit de se faire toujours plus espionner !
    La France est devenue sous le nabot et le mou une puissance de seconde zone qui porte haut le tapinage et le larbinat au profit d intérêts qui ne sont meme pas les siens ! Le pire c est qu une foultitude d incultes et de pourris s en félicitent en reprenant en cœur toute la propagande servie a l encontre d une Russie pourtant bien plus respectueuse de la France que ne le sont les pourritures anglo-saxones US en tete !

     

  • Excusez-moi mais ceux qui ne croient pas en la Russie sont des ânes. Dotée de ressources phénoménales, d’alliés puissants (Chine, Iran, Inde (oui et non)...etc.), de la plus grande armée du globe technologiquement très au point, la Russie est une vraie alternative au système judéo-maçonnique en place. Mu par des valeurs et une morale que nous sommes en train de perdre, et fortement attachés à leur nation, les russes (nos vrais alliés) ne devront jamais céder aux pressions de l’Occident. S’ils n’étaient pas présents à l’heure actuelle, nous aurions déjà basculé dans le nouvel ordre mondial tant désiré par nos "amis" Rothschild et consorts... Réjouissez vous que Poutine soit leur porte-parole car d’autres présidents russes n’auraient pas eu la même honnêteté vis à vis de son peuple. L’Ours s’est réveillé et n’est pas prêt d’hiberner de nouveau avant longtemps !

     

    • Tout à fait d’accord. J’espère juste que Poutine commence à préparer la relève… car il ne sera pas éternel, lui non plus.


    • cette affaire tombe à pic et fait les affaires des américains ;car Poutine souhaitait proposer une vaste zone de libre -échange à l’UE- de Lisbonne à Sébastopol...d’où l’explosion ukrainienne qui est venue stopper net cette belle idée.
      Ainsi, même si les russes mettent la main sur la Crimée, ils perdent beaucoup plus à long terme...les américains ont ainsi mis sur pied une sorte de nouveau "rideau de fer" qui empêche littéralement les européens de prendre langue avec les russes...1-0 pour les ricains, donc...


  • Depuis hier aussi sur ProRussia.tv, la version complète sous-titrée :
    http://www.prorussia.tv/Discours-de...


  • Un discours qui fera date.
    Il donne aussi de l’espoir pour tous ceux qui luttent contre le système, à leur niveau.
    Merci pour ce travail de transcription.


  • J’aime bien les gens qui parlent de "bon vivre" alors qu’ils n’ont jamais vécu dans ce pays, incroyable.

    Et là juste, vous faites l’apologie des guerres de conquêtes, de territoire, bravo.

    N’allez pas reprocher ça à Israël, bande de cons.

     

    • Je rentre de Russie…… Tout n’y est pas parfait et il y a des opposants certes mais le patriotisme de ces gens est bluffant. Il y a même des gosses de 18 ans qui prétendent être fiers d’être russes et qui prétendent aimer leur pays !! Quid de la plupart des jeunes français ??? Une russe me disait que "Notre vision de la démocratie à l’occidentale n’était peut-être pas la même que la leur….. Nous étions nous seulement jamais posé la question" ?? Lorsque l’on prend en compte la façon dont se déroulent actuellement les négociations entre la commission européenne et les Etats Unis au sujet du traité transatlantique, lorsque l’on sait que nombreux parmi les députés de notre Assemblée Nationale ne sont même pas au courant du texte négocié et lorsque l’on sait que Hollande a manifesté auprès d’Obama son désir d’accélérer les négociations (afin que les peuples n’aient même pas le temps de réagir), on peut se poser la question de savoir dans quelle type de démocratie nous vivons... Les russes dans leur ensemble sont de moins en moins attirés par l’Occident et ses mirages et je les comprends ô combien. Quand à Israël, le jour où ils respecteront un référendum soumis aux palestiniens concernant l’annexion de leurs territoires et validant ladite annexion, on en reparlera…..


    • Cet espèce de vénération systématique de n’importe quel fait ou geste de Vlad le Slave est indigne d’ER qui promeut l’esprit critique et l’honnêteté intellectuelle. Le manichéisme, dans un sens comme dans l’autre c’est de la connerie. Assad et ses opposants sont tout aussi effrayants. Et Poutine et Obama sont egalement effrayants. Doit on choisir ? Ce n’est pas en soufflant exactement aussi bêtement que TF1 mais dans l’autre sens que vous vous élevez.

      Je me rends compte que vous faites vos groupies pour ce blaireau, pourriez vous m’expliquer les raisons de cette adoration qui frise le ridicule ? Essaieriez-vous de compenser quelque chose, au lieu de co-penser autre chose ?

      Nicolas


  • Les dieux de la Maison Noire savent-ils que les termes "Crimée" et "Kremlin" ont en langue russe la même racine : Крым = Crimée - Кремль = Kremlin ?!


  • http://www.youtube.com/watch?v=6RxS...

    Tymoshenko dit qu’il faut jeter une bombe atomique sur les russe qu’ils vivent en Ukraine, cette femme est totalement malade comme tout les oligarque du NOM.


  • Poutine grandit dans mon estime. Qui aurait juré cela il y a encore 5 ans ? Pas moi. Comme quoi... Tout peut arriver et tout le monde peut changer, lui et moi. :)


  • merci camarade,

    j’ai lu le texte c’est juste "magnifique",

    c’est le seul homme politique avec Chavez qui m’ait donné des frissons, rien qu’en parlant de sa nation.

    Surement mes racines profondément françaises qui rentrent en resonnance :)

    Après le retour du "Tsar" Poutine en Russie,
    j’espere que nous aurons le retour du "Roi" en France.
    ( a la place de la republique maçonnique actuelle )

     

  • prenez et mangez en tous !!!!


  • bonjour

    "Déterminer ce qui a motivé sa décision – un désir de gagner le soutien de l’establishment politique ukrainien ou d’expier les répressions de masse des années 1930 en Ukraine – est la tâche des historiens."

    en france c’est interdit dixit la loi gayssot


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