Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

En Espagne aussi, la République veut effacer l’histoire

Podemos fera-t-il disparaître la monarchie ?

De nombreux maires du parti Podemos commencent à retirer de leurs mairies les traces de la monarchie espagnole. De quoi relancer le débat en Espagne.

Sous l’influence du parti Podemos de Pablo Iglesias, les Républicains espagnols sont en train de regagner du terrain. Ainsi, les portraits de Felipe VI ou de son père Juan Carlos sont peu à peu retirés des mairies de nouveaux édiles élus sous l’étiquette Podemos. De quoi relancer le débat sur la monarchie en Espagne.

Le nouveau maire de Barcelone, Ada Colau, a été le premier à lancer les hostilités en faisant retirer le buste du roi Juan Carlos de la salle du conseil, jeudi, sous les flashes des photographes. Le buste en bronze se trouvait depuis presque 40 ans dans la salle du Conseil municipal.

La mairie de Barcelone, dirigée depuis le 13 juin par une plateforme citoyenne, a donc relancé un débat qui resurgit très souvent en Espagne. En avril 2013, 8 000 personnes avaient défilé à Madrid pour appeler à la fin de la Monarchie. Une autre manifestation, en juin 2014, avait rassemblé 20 000 manifestants à Madrid, et 5 000 à Barcelone.

Mais le débat lancé dans la capitale de la Catalogne ne se cantonne pas à Barcelone. À Saragosse (centre) la municipalité dirigée par Pedro Santisteve, de Podemos, a également tenté de changer le nom du gymnase municipal Felipe VI, espérant le rebaptiser en l’honneur d’un entraîneur local de basket. Jose Maria Gonzalez "Kichi", le nouveau maire de Cadiz, en (sud), également de Podemos a, lui, remplacé la photo de Juan Carlos qui trônait dans son bureau par une image d’un célèbre anarchiste de la ville.

Presque 80 ans après la guerre civile (1936-1939) qui s’est soldée par la défaite des républicains et l’installation de la dictature de Francisco Franco jusqu’en 1975, certains y voient une revanche historique, dans un pays où les blessures de ce conflit n’ont jamais été entièrement soignées.

Juan Carlos avait été désigné comme successeur à la tête de l’État espagnol par le dictateur et à ce titre, il est le symbole pour ses partisans d’une transition réussie de la dictature à la démocratie, en ayant permis l’avènement d’une monarchie parlementaire.

Depuis les années 2010 la monarchie, ternie par les scandales de corruption touchant la deuxième fille du roi, l’infante Cristina, et son époux Iñaki Urgandarin, n’est plus intouchable. Et les parties de chasse au Bostwana du roi Juan Carlos en 2012, ses affaires de cœur en pleine crise, n’ont fait qu’enfoncer le clou. Depuis son abdication, son fils Felipe VI tente de réparer le tort causé à l’image de la Maison royale.

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

19 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • La gauche est l’anti-France, l’anti-Espagne, l’anti-Allemagne, l’anti-Europe etc

    La gauche pour effacer l’histoire, pour effacer le passé, en vient à mentir et falsifier, d’où l’histoire officielle falsifiée.

    La gauche est un virus mental qui détruit tout.

     

  • "il est le symbole pour ses partisans d’une transition réussie de la dictature à la démocratie, en ayant permis l’avènement d’une monarchie parlementaire."

    Cette phrase, qui assimile la monarchie parlementaire à la démocratie, est grotesque.

     

    • C’est pourtant ce qu’on nous fait avaler à la télé tous les jours (émissions de Léon Zitrone et Stéphane Bern, par exemple) ! Tout est bon pour empêcher le peuple de diriger : démocratie = "dictature", au sens premier, du peuple. Et comme le peuple, c’est le monde du travail ... on ne devrait plus être gouvernés, normalement, par le monde de l’usure (la finance). Bizarrement, ce sont les riches (la finance) qui ont toujours empêché le vote du peuple (suffrage censitaire) ou la gestion par le peuple (les parlements de tous les pays "démocratiques" ne contiennent pas un seul véritable salarié) !!!


  • L’Espagne est la preuve qu’il est encore trop tôt pour rétablir la Monarchie en France : cela amènerait le même genre de manifestations gauchistes.

    Je dis à nos camarades royalistes : aucune restauration monarchique ne sera possible sans une préalable transition républicaine et catholique (comme voulaient le faire Pétain et Weygand) ; tant que la Gauche dominera l’idéologie des masses, nous ne pourront rien faire. Mais inspirons-nous de nos ennemis : agissons dans l’ombre, pas à pas, et un jour nous vaincrons.

     

    • Les familles prétendantes doivent changer du tout ou tout, au moins autant que les gauchistes et sans doute avant ces derniers.


    • Car la monarchie n’a d’avenir que dans le complot ?, c’est tout dire. Le roi qui était le premier guerrier, le plus fort et le plus intelligent, n’est plus qu’un rat caché dans l’ombre, tellement son message est incongru.
      Arrêtez vos conneries, camarades. Que vaut un roi de nos jours si ce n’est pour inaugurer les chrysanthèmes ?
      On voit à quel point ce roi espagnol, voulu et imposé par la CIA, s’occupait de son peuple tombé dans la misère, pendant qu’il faisait la chasse à l’éléphant en Afrique... Foutaises, si on veut prendre notre destin en mains.


    • Vous pensez réellement que la monarchie est un régime politique populaire ? Le "monarque" détiendrait son pouvoir de Dieu, selon les monarchistes. Cela me rappelle un certain peuple que l’on dit élu ...


    • RD : Ça c’est certains que nos actuels prétendants ne sont pas toujours glorieux. Ce qui repose la question qui s’est posée au temps d’Hugues Capet : pourquoi ne pas réélire une nouvelle dynastie ?

      Achilles : Il ne faut pas confondre les monarchies manipulées par les forces occultes avec une Monarchie catholique et française. Tout régime est mauvais si on le met entre de mauvaises mains.

      awrassi : Bien sûr que la monarchie n’est pas un régime populaire. Mais a-t-on besoin d’être populaire pour faire de bonnes choses ? L’expérience nous montre que ce qui est populaire est très souvent manipulée par des gens de mauvaise augure.


  • #1237474

    Le terme « effacer » est exagéré. Il y a une différence entre vouloir effacer l’histoire et vouloir transférer un symbole du passé révolu vers un musée.

    Le progrès (à savoir : le passage d’un modèle ancien vers un nouveau) est parfois inévitable. Le système monarchique est obsolète. L’idée qu’une caste héritière gouverne un peuple sans partage n’a plus de sens (bien qu’une oligarchie politicienne ait remplacé cette caste, ce qui n’est pas moins un problème). D’autant plus que, l’athéisme étant la nouvelle religion dominante (je ne suis pas athée), le règne de droit divin dont bénéficiaient les rois ne peut plus être imposé.

    Bref, je serais royaliste si je vivais à une autre époque. Aujourd’hui, avec nos sociétés techniquement modernes, non.

     

    • " règne de droit divin " : pas sûr que les chasses en afrique de félins à la mitraillette comme seules prérogatives royales suffisent.

      La famille royale d’angleterre arrive tout juste à avoir un BAC+2 avec des milliards et des diplômes achetés, dans une génération et ils seront tous illettrés : ils ne peuvent décemment plus postuler à aucun titre ni honneur.


  • #1237589

    Le gouvernement Français doit surveiller l’Espagne car ils essaient de nous doubler dans l’objectif de devenir un hôtel-type du nouvel ordre mondial.
    Mais je pense que si notre avant-garde désigne Conchita Wurst en tant que nouvelle présidente Française, on aura alors une grande longueur d’avance sur les Espagnols.


  • La république est le régime légal de l’Espagne depuis 1932, date à laquelle le roi a cédé sa place suite à un référendum pacifique. Tout allait presque pour le mieux jusqu’à ce qu’Hitler, Mussolini et les USA se mêlent dans cette histoire qui ne concernait que les espagnols à priori.
    Viennent ensuite les Blum et les Staline pour couronner le tout et faire perdre le camp républicain, mais il n’empêche que la République a été défendue jusqu’au dernier souffle avec conviction. Tout le monde ne peut pas dire autant.

     

    • Et avec la même conviction, l’Etat Espagnol fut bâtit par Franco, à la place d’une République inefficace qui eut sûrement emmené le pays dans la Seconde Guerre Mondiale.


    • Quoi Robin ?
      Franco aurait CONSTRUIT quoi que ce soit ?
      A quoi ont servi les bombardements de Guernica par l’armée allemande, la fourniture de chars, fusils, mitrailleuses et matériel de toute sorte de la part de l’Italie Fasciste, des USA, du régime Nazi ?
      On ne peut pas dire la même chose pour le camp républicain. Savez-vous où se ravitaillaient, se reposaient et dormaient tranquilles les aviateurs allemands avant d’aller bombarder le Nord de l’Espagne ? A Brest, sur la Douce France gouvernée par la gôche déjà sioniste de Blum.
      Je vous rappelle que le camp républicain défendait le régime légal et que le roi avait foutu le camp. Nous pouvons convenir que la république soit inefficace (mais en quoi) sauf que ceux qui l’ont voulu la défendaient contre ceux qui voulaient l’abattre. Bien sûr, pour vous il n’y a de légal que le roi, même sans envergure, sans volonté politique et sans capacité pour exercer. Voilà la faille des monarchistes.


  • Leur programme n’était-il pas la sortie de la crise ? Plus fort sur la forme que sur le fond, Podemos (nous pouvons) se croient capables d’effacer la royauté espagnole. Cela ne m’étonne pas venant de la part de gauchistes.


  • #1237775

    Moi athée je le suis et laissez moi vous dire que le problème est purement politique. L’Espagne est un pays qui est dans une situation très particulière : au bord de l’explosion ! Le roi sert de liant, comme en Belgique, c’est le ciment qui continue tant bien que mal à souder les différentes provinces espagnoles les unes aux autres en rappelant à la population un peu son histoire, car c’est quand même la monarchie qui a libéré l’Espagne et refait son unité et Franco a souhaité restaurer la royauté pour que symboliquement elle maintienne l’unité de son pays après la fin de la dictature.
    A mon avis ce n’est pas du tout le moment de toucher à la monarchie, d’autant que ça nécessite de réformer la constitution en profondeur. L’Espagne a des problèmes beaucoup plus urgent que celui la à régler.
    Podemos reste un parti européiste et d’après moi il tente de dévier l’opinion publique vers un sujet secondaire et clivant pour détourner son attention des vrais trucs : l’avancement la construction européenne et l’intégrité du territoire espagnol.


  • Il n’y a pas que la monarchie qui est visée, c’est la société oú l’origine donne le sens (société traditionnelle) et non le but (comme dans les lumières). La monarchie c’est le rappel de tout cela....


  • on pourra leur envoyer El Blanco dé Matignonn