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Gilets jaunes, Pavlenski, Assange, LFI, intelligentsia, Paris, ciné : les 7 tentacules de la pieuvre Juan Branco

La brancomania dans les médias mainstream est si énorme, si évidente, si lisible, qu’on appellera ça mise sur orbite d’un agent de l’opposition contrôlée.

 

La question de savoir si Branco sait pourquoi les portes lui sont ouvertes alors qu’il est censé être un opposant pur et dur au pouvoir (visible ou profond) n’est pas importante : qu’il soit conscient de sa fonction profonde ou juste mû par son immense vanité, qui confine souvent au grotesque, ce qui compte c’est l’ingénierie en cours, la montée de son étoile au firmament des grands résistants au Système.

 

L’anti-oligarque mignon, ou le joueur de flûte pour jeunes

Il s’agit pour le Système de se construire une nouvelle opposition – l’autre s’est effondrée – afin de faire encore croire à la démocratie et de récupérer une jeunesse énervée en mal de représentation, une jeunesse qui ne doit pas lorgner du côté d’E&R, qui est la vraie problématique. Branco est donc une mesure prophylactique d’éloignement de la jeunesse des idées d’Alain Soral, une sorte de confinement anti-Soralovirus.

Et le jeune Juan tombe à pic : il coche toutes les cases. Il se déploie dans tous les domaines sensibles – voir la liste de ses 7 talents par France Info – pour la nouvelle gauche, avec une agressivité qui plaira aux jeunes activistes et aux frustrés de la gauche de trahison. Sans oublier les jeunes filles.

Admirez les lauriers que la presse gauchisante lui tresse, cela revient à donner à Branco le pouvoir de l’opposition hors partis, puisqu’aujourd’hui, les personnalités soi-disant hors Système ont remplacé les partis. De là la grogne de Mélenchon, qui voit ce petit arriviste lui passer devant...

 

Opposant contrôlé et contrôleur d’opposition

Branco, s’il n’est pas contrôlé directement par une puissance supérieure (Attali ?), qui le tolère de toute évidence – il est partout, répond à tous, court les micros et les caméras au point que les médias mainstream en ont fait un « bon client » –, est contrôlé par ses rêves d’adolescent, qui recoupent exactement la nouvelle thématique gauchiste, celle qui est de tous temps compatible avec le pouvoir bancaire. En cela, on peut dire que Branco est un antifa intelligent.

Branco, pour les nouveaux électeurs ou les électeurs déçus qui ne trouvent pas d’incarnation, doit symboliser une gauche non impuissante, une gauche proactive non inféodée aux puissances, une gauche dépoussiérée des ses oripeaux socialo-sionistes tournée du côté du peuple et de ses intérêts. Il redonne vie au romantisme d’antan, quand les émeutiers s’attaquaient au Mur de l’Argent.

Évidemment, tout ceci est du cinéma : Branco est un acteur, une marionnette aux multiples combats mais aux multiples fils, un dissident pour les nuls.

France Info a, sans le vouloir, désigné une par une les 7 tentacules de la pieuvre Branco. Nous, on a juste déblayé le petit nuage d’encre noire derrière l’icone...

Une fois n’est pas coutume, et le service public audiovisuel sait que nous payons notre redevance malgré l’inanité de ses programmes, nous publions l’article de France Info dans son intégralité.

– La Rédaction d’E&R –

 


 

Cela fait un peu plus de cinq minutes que nous échangeons avec Juan Branco par téléphone, mercredi 19 février, quand la sonnerie de sa porte retentit. « Je dois vous laisser, c’est Piotr », lâche-t-il en raccrochant aussitôt. Il rappellera quelques heures plus tard, visiblement ragaillardi par son entrevue avec l’activiste russe Piotr Pavlenski, mis en examen la veille avec sa compagne, Alexandra de Taddeo, pour avoir divulgué des vidéos intimes attribuées à Benjamin Griveaux. « Je suis en train de voir avec l’avocat que je lui ai recommandé [Yassine Bouzrou] comment on s’organise pour la suite », explique l’essayiste trentenaire qui s’occupait jusqu’ici de sa défense.

 

Le performeur anti-Poutine est une planète de plus à graviter autour de Juan Branco. Car outre ses récents coups médiatiques, l’avocat surdiplômé se distingue par sa capacité à naviguer dans une galaxie où se croisent Gilets jaunes, universitaires et Julien Assange...

 

Piotr Pavlenski, l’activiste russe

 

 

Juan Branco ne fait pas dans la demi-mesure. Quand il n’aime pas, il exècre, comme il le montre dans son pamphlet Crépuscule, vendu à 250 000 exemplaires, dans lequel il tire à boulets rouges sur « l’oligarchie » en place et le supposé rôle de celle-ci dans l’élection d’Emmanuel Macron.

Quand il aime, en revanche, il adule. Et Piotr Pavlenski fait partie de ceux à qui il voue une admiration inconditionnelle. « C’est un des mecs qui a révélé de la plus puissante façon possible la violence du régime poutinien. Il a compris que la meilleure manière de résister est d’en remettre une couche sur soi-même : il est impressionnant », lâche-t-il à franceinfo. Les deux hommes, aperçus sur plusieurs photos prises lors de soirées avant le début de l’affaire Griveaux, sont amis. Leur rencontre date de décembre 2019, lorsque Piotr Pavlenski a invité Juan Branco à une conférence qu’il donne sur l’art politique, dans les locaux de Panthéon-Assas, raconte Le Monde.

Grand admirateur des performances trash du Russe depuis déjà plusieurs années, Juan Branco soutient sans réserves la divulgation des vidéos intimes de Benjamin Griveaux. « J’accompagne et j’épouse son action de façon à détourner le feu, de façon à devenir, en effet, moi aussi, un objet de la polémique », a-t-il affirmé sur BFMTV, lundi 17 février. Mais si Olivier Cousi, le bâtonnier de Paris et garant de la déontologie, n’a pas trouvé de conflit d’intérêts avéré entre les deux hommes, il a toutefois conclu à « une absence de distance manifestée par monsieur Juan Branco entre sa mission d’avocat et l’action reprochée à son client, ainsi que son absence de prudence lors de déclarations dans les médias ». Avocat, ami : la frontière est poreuse pour Juan Branco.

« C’est beaucoup plus intéressant pour moi de m’engager pleinement plutôt que de défendre du bout des lèvres. »

« Je ne défends que des gens en qui j’ai confiance, en qui je crois. Il faut s’engager auprès de son client dans une défense active : les grands avocats ont été capables de prendre des risques forts pour protéger leurs clients », revendique-t-il à franceinfo.

 

Fly Rider et les Gilets jaunes

 

 

Impossible donc pour Juan Branco de s’engager dans une cause qu’il n’épouse pas entièrement. Celui qui a soutenu très tôt les Gilets jaunes, dès novembre 2018, est ainsi naturellement devenu l’un d’entre eux. « Pour moi, il est un Gilet jaune à part entière », assure Maxime Nicolle, alias « Fly Rider », figure controversée du mouvement.

Les deux hommes ont commencé à discuter via Messenger, en janvier 2019. Juan Branco assurait alors gratuitement la défense de plusieurs manifestants. « C’est vraiment une personne qui m’intéressait : ses propos étaient plutôt fins et, tout d’un coup, les médias l’ont accusé d’être complotiste, s’agace aujourd’hui Juan Branco en parlant de Maxime Nicolle. Il y avait la présomption qu’il racontait n’importe quoi partout où il allait », s’agace aujourd’hui Juan Branco. Maxime Nicolle a notamment été très critiqué pour avoir remis en cause la responsabilité terroriste de l’attentat de Strasbourg, le soir même du drame, le 11 décembre 2018 (« Dites-vous bien que le mec qui veut faire un attentat vraiment, il attend pas qu’il y ait trois personnes dans une rue le soir à 20 heures », avait-il déclaré). Ou pour avoir organisé, fin novembre 2018, une conférence de presse lunaire avec « monsieur X » qui, selon le Gilet jaune, possédait des fichiers capables de déclencher « une guerre mondiale en même pas une heure ».

Rapidement, l’auteur de Crépuscule propose à Maxime Nicolle de devenir son avocat. Il est notamment intervenu lorsque « Fly Rider » s’est retrouvé en garde à vue, en juillet 2019. « J’ai beaucoup pris le feu pour lui, comme je l’ai fait pour Piotr », se targue Juan Branco. Le Gilet jaune originaire des Côtes-d’Armor continue de beaucoup se fier à la parole de son avocat : « Je lui ai souvent posé des questions sur les limites de ce que je peux faire légalement, on s’appelle souvent. Et quand je viens sur Paris, on se voit. C’est un bon ami », assure Maxime Nicolle à franceinfo.

« Il est plus intelligent que moi : j’ai beaucoup appris de lui, que ce soit sur la société française, ce qu’il pense des institutions actuelles, son expérience de vie dans l’armée… »

Comme à son habitude, Juan Branco ne fait pas que soutenir le mouvement : il y participe aussi activement. À plusieurs reprises, il a manifesté aux côtés des Gilets jaunes. Il était même présent le 5 janvier 2019, quand un chariot élévateur a été utilisé pour forcer les portes du ministère des Relations avec le Parlement où se trouvait Benjamin Griveaux, alors porte-parole du gouvernement. « Ce qui a plu aux Gilets jaunes, c’est de le voir dans les manifs. C’est quelqu’un qui vous défend, à quatre pattes par terre, à chercher à respirer après les coups de matraque… Il n’y va pas juste pour faire semblant. Je ne verrais pas un patron de syndicats comme Philippe Martinez en faire autant », loue Maxime Nicolle.

Au-delà de l’admiration mutuelle et de la complicité intellectuelle, tous deux semblent à la recherche des lumières médiatiques… et s’entraident pour y parvenir. Juan Branco a rédigé la préface du livre de Maxime Nicolle, Fly Rider, gilet jaune, paru chez le même éditeur (Au diable vauvert) que Crépuscule et écrit avec Mariel Primois-Bizot. Elle est également l’auteure de Signé Branco, un essai en forme de décryptage du pamphlet de Juan Branco. Pour celle qui connaît bien les deux hommes, Juan Branco a rejoint avec « sincérité ce mouvement », tout en y trouvant une forme d’intérêt. « Il a vu que les Gilets jaunes n’avaient pratiquement pas de moyens de s’exprimer médiatiquement. Il s’est posé en porte-parole de leur cause », décrypte-t-elle à franceinfo.

 

Julian Assange et les « gens qui font l’histoire »

 

 

Avant Piotr Pavlenski et les Gilets jaunes, Juan Branco s’est passionné pour les causes d’autres activistes, comme le lanceur d’alerte américain Edward Snowden. Pendant un temps, il a tenté d’intégrer l’équipe qui participait à la défense de celui qui avait dénoncé la surveillance massive des communications mondiales par les services secrets américains.

Mais il finit par s’investir auprès de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks. Leur rencontre a lieu en 2015, vraisemblablement par l’entremise « d’une proche » de Julian Assange, avance un fin connaisseur du lanceur d’alerte. Jusqu’à son arrestation en avril 2019 et son placement en isolement dans la prison de Belmarsh, à Londres, Juan Branco lui rend régulièrement visite à l’ambassade d’Équateur, où Julian Assange s’est réfugié en 2012. L’essayiste français parle de lui comme d’un « proche ami » à qui il a même offert un chat pour combler la solitude de son confinement à l’ambassade. « C’est un personnage complètement unique dans l’histoire. Je pense qu’il restera pour très longtemps comme une référence, en bien ou en mal, de par son action technologique et politique », a loué l’essayiste sur France Culture.

Pour autant, son rôle auprès du lanceur d’alerte est assez opaque. « Il était conseiller juridique d’Assange dans une équipe qui en compte entre 50 et 120 depuis les années 2010. Il aurait rédigé des notes sur la situation du droit en France, explique une source proche du cybermilitant. Branco n’était pas très apprécié par les autres membres de l’équipe juridique parce qu’il se réclamait être l’avocat d’Assange avec un grand “A” en France ». Juan Branco entretient une certaine ambiguïté à ce sujet. Il prend soin de ne jamais se présenter lui-même comme l’avocat de Julian Assange. Mais il ne conteste jamais cette appellation, comme lors de cette interview vidéo réalisée par Le Média, postée le 15 avril 2019 sur YouTube.

Il participe aussi à deux excursions en bus entre Paris et Londres pour soutenir l’Australien. « Juan Branco nous a permis de démarrer le groupe et d’être crédible », raconte à franceinfo Corinne Lange, organisatrice des bus de soutien au fondateur de WikiLeaks et coadministratrice du groupe Facebook Assange, l’Ultime Combat. Elle est par ailleurs Gilet jaune, comme « 95 % des membres » du groupe Facebook, assure-t-elle.

 

 

Au-delà du cas emblématique de Julian Assange, Juan Branco se passionne pour les dissidents internationaux. Il a rassemblé, en novembre, à Lisbonne (Portugal), « les plus importantes figures de la dissidence », selon ses termes. Parmi ces personnalités figurent l’ancien président équatorien Rafael Correa, l’avocat Salah Dabouz, président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, le Chinois Chen Guangcheng, Omar Barghouti, cofondateur de la campagne BDS pour le boycott d’Israël ou encore l’informaticien américain Richard Stallman, pionnier du logiciel libre.

Ces « héros qui ont pris des risques chacun dans leurs pays », « j’avais l’opportunité de les réunir et je voulais les rencontrer à titre personnel », confie-t-il à franceinfo. Et de conclure : « Ce n’est pas tous les jours que l’on peut s’entretenir avec des gens qui font l’histoire ». Se considère-t-il lui aussi comme un dissident ? « Me considérer comme dissident serait présomptueux de ma part », répond-il.

 

Le Média et les cercles de gauche radicale

À une échelle géographique plus restreinte, Juan Branco est particulièrement prisé de certains cercles ancrés dans la gauche radicale. Denis Robert, directeur de la rédaction du Média (webtélé proche de La France insoumise), a préfacé Crépuscule. « On est copains (...). Pour moi, c’est une fierté d’avoir fait ça », déclare le journaliste en recevant l’auteur. « Quand j’ai lu le texte de Juan, j’ai vu quelque chose que je n’avais jamais lu, il a mis des mots sur quelque chose que j’avais pressenti mais que je n’avais pas encore compris », a-t-il expliqué au micro de France Culture.

Toujours pour Le Média, Juan Branco et Denis Robert ont également discuté avec l’écrivain de science-fiction Alain Damasio, le 13 février. Pendant plus de trois heures, ils ont évoqué le changement dans la doctrine de maintien de l’ordre, les élections américaines ou encore une éventuelle VIe République.

 

 

Si Le Média est proche de La France insoumise (LFI), la formation de Jean-Luc Mélenchon et Juan Branco ont mutuellement pris leurs distances. Adrien Quatennens, député du Nord et coordinateur du parti, assure, le 20 février, que l’ancien de Sciences Po Paris a « complètement rompu avec LFI ». De leur côté, des élus de La France insoumise, comme l’eurodéputée Manon Aubry, se montrent gênés lorsqu’ils sont appelés à se prononcer sur ce que contient Crépuscule.

Pourtant, Juan Branco a été l’avocat de Jean-Luc Mélenchon. Il a aussi été candidat sous la bannière LFI aux élections législatives de 2017, arrivant en troisième position lors du premier tour, à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) avec 15,49 % des voix. Le leader de LFI et l’auteur de Crépuscule « ne sont pas fâchés, en revanche politiquement ils ne sont pas forcément d’accord », a précisé à franceinfo l’entourage du leader du parti, en mai.

Un autre épisode dont les détails demeurent flous est sûrement à l’origine de cette prise de distance. En novembre 2019, l’avocat accuse Emmanuel Macron et François Ruffin d’avoir « mis en scène leur rivalité, en utilisant les ouvriers pour propulser leur notoriété ». Il publie un enregistrement de 2016, concernant l’entreprise Ecopla, alors placée en liquidation judiciaire. François Ruffin, qui n’était pas encore député LFI, assume avoir compté sur la lumière portée sur Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, afin de faire exister le cas d’Ecopla dans les médias. Des « révélations » visant l’une des figures de LFI qui ont été mal vécues du côté du parti.

 

Le milieu universitaire et les conférences

L’association Les amis du Monde diplomatique l’a invité à plusieurs débats ou conférences. Car Juan Branco a su se distinguer auprès d’une partie des lecteurs du mensuel notamment après la publication d’un reportage en Afrique (Aux sources du scandale UraMin, 2016) et un article sur Assange (L’indomptable Julian Assange, 2019). Lors d’une soirée avec le politologue Rémi Lefebvre à l’université de Lille, le 19 novembre, un public de 400 à 500 personnes était présent, selon Philippe Cecille, organisateur de l’événement. Dans l’assistance, il y avait « essentiellement » des personnes relativement jeunes, entre 25 et 30 ans, remarque-t-il.

Même constat pour Dany Bruet, correspondant des Amis du Monde diplomatique et coordinateur des rencontres économiques d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Lorsque l’ancien élève de l’École normale supérieure s’est rendu là-bas, en avril 2019, le public était beaucoup plus jeune que d’habitude, dont « pas mal de jeunes filles, je ne sais pas pourquoi », glisse-t-il en riant à franceinfo. Surtout, Dany Bruet a été extrêmement surpris de constater que le public était essentiellement constitué de Gilets jaunes. De quoi trancher avec les têtes grises qui constituent l’essentiel de son public habituellement.

Si Juan Branco est plébiscité par ces publics, c’est tant pour le fond que pour la forme. « La pertinence de son propos séduit immédiatement et son background universitaire aussi », commente Dany Bruet. Philippe Cecille, lui, place Juan Branco, qu’il qualifie de « personnalité à la mode », parmi les dix meilleurs orateurs qu’il ait pu voir.

Le fils de Paulo Branco, producteur portugais de cinéma d’art et d’essai, et de la psychanalyste espagnole Dolores López, a aussi l’habitude de s’exprimer dans d’autres cadres, plus institutionnels. Juan Branco a été invité, par exemple, à prononcer un discours dans l’amphithéâtre d’honneur de Polytechnique, le 9 décembre. « La République ne vous appartient pas », a-t-il notamment lancé aux étudiants de la prestigieuse école.

 

 

Cette prise de parole a été organisée par les tribunes de l’X, une association d’étudiants de Polytechnique. Le député Jean Lassalle, l’ancien ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve ou encore le médiatique avocat Éric Dupond-Moretti ont déjà été conviés.

 

Le monde du cinéma et ce « petit Paris » dont il est issu, mais qu’il déteste

Celui qui a grandi dans un milieu privilégié entre le 5e et le 6e arrondissement de Paris, en côtoyant notamment des célébrités du monde du cinéma, explique avoir évolué dans un cercle où « l’anodin n’était pas toléré », où « l’exigence » était impérative afin de fréquenter des « génies ».

Aujourd’hui, Juan Branco ne cesse de dénoncer ce « petit Paris ». Une expression qu’il utilise pour désigner le un microcosme de la capitale composé d’artistes, d’auteurs, de personnes influentes du monde des médias et du pouvoir. Il donne pourtant rendez-vous à des journalistes du Figaro au café de Flore, établissement-phare de cette intelligentsia. Il a également le luxe de pouvoir partager sur sa chaîne YouTube un entretien d’une heure avec le réalisateur Jean-Luc Godard et son père, Paulo Branco. Mais quand franceinfo l’interroge sur les opportunités apportées par son réseau, il se met dans une colère noire, se désolant que l’on ne le questionne pas plutôt sur la pensée du réalisateur. Comme souvent, il botte en touche quand on le ramène aux quelques privilèges que lui apportent encore son milieu d’origine.

« Si je suis si exigeant face aux dominants, c’est parce que je considère que lorsque l’on a des privilèges, on a pour rôle de les redistribuer ». Une posture difficile à tenir, estime la Gilet jaune Corinne Lange. « Il ne pourra jamais faire comme s’il était du peuple de base. C’est impossible pour lui ». Finalement, celui qui assure adhérer à « une démarche révolutionnaire », s’étonne d’être considéré par certains comme « un danger pour la démocratie ».

« J’ai fait Sciences Po, Normal sup, un doctorat, Yale… Je suis le mec le plus institutionnel, et d’un coup, je deviens un anarchiste militant d’extrême gauche, retrace-t-il. Soit je suis un bourgeois du 6e, soit un vrai anar : faut savoir ! »

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Article ancien.
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35 Commentaires

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  • Paris Match a dû proposer 100 ou 200 000 euros à Alexandra pour pouvoir prendre des photos de ses retrouvailles - clandestines et interdites - avec "Piotr", dans le même immeuble que celui de la famille Griveaux ou au dessus d’un commissariat de police… " Un seul baiser - jusqu’aux amygdales - suffira " . De quoi faire bondir le tirage et mettre en berne la-quéquette-à-Griveaux .

     

  • J’ai ouï dire que Attali faisait partie de la loge (Ur-loge ?) B’naï B’rith, vrai ?


  • Céline disait : " Personne n’est au dessus de la jalousie " . Le seriez vous de ce brillant arriviste ?

     

  • D’habitude ça vit dans sa niche, ça en sort à la demande pour aboyer, ça porte une chaîne, ça mange dans une gamelle emplie par le maître. On appelle cela un chien de garde. La domination a les siens, les zeymour, branco, le pen, etc...etc..., fausse opposition mais vrais larbins, des exhutoires. Ne pas confondre avec un loup, beaucoup moins prolixe...


  • Branco anarchiste ? Quelle farce ! Il n’y a pas plus artificiel comme personnage, c’est une sorte d’ « animateur »... rien de plus.

     

    • Ce sera le successeur de Mélenchon sur l’échiquier politique, lorsque le régime aura acté le glissement du libéral-libertaire à ce que sponsorisent actuellement Zemmour et une grande partie de la presse autrefois antiraciste.

      Il faut toujours une caution révolutionnaire voire idéaliste à un régime autoritaire.
      Branco sera parfait pour ce rôle.

      Le marché anticipe les tropismes car ils les sponsorisent, il ne faut pas rêver.


    • Si ,c’est un anarchiste du 16éme, qui vit dans un squat autonome , oui , autonome avec l’argent de poche de papa/maman, un anarchiste a carte bleue gold et en mocassins a pompons


  • L’opposition de droite qui devrait profiter de tout cela se voit doubler par la gauchiasse tous azimuts et azimutée. Comme toujours depuis la chute de l’Urss. Dont ce Piotr Pavlesky est un symbole navrant.

    Le vrai russe le vrai moujik, hurlerait "Vive le Tsar" devant les loges maçonniques qui ont tué la Sainte Russie. Ce dingue sorti de la pègre qui se paye des petites bourgeoises parisiennes ahuries qui s’ennuient n’ira pas loin.

    Vive le Tsar ! Vive tous Nos Saints ! Et vive Saint Basile le Bienheureux en particulier.


  • Branco est un cador et ne se contente pas du RSA comme il le prétendait .Il doit obéir à un ordonnateur qui a les moyens financiers à la hauteur de ses compétences et de sa mission première :dégommer Macron.Il faut reconnaitre que les "parrains"de Rantanplan président cherchent à se débarrasser de leur "ancien champion" car celui-ci n’est pas la hauteur de leurs desseins. Branco serait donc chargé de couler la Macronie pour la mise en place d’un nouveau chouchou de l’élite .A ce stade,Griveaux est un avertissement pour Macron qui pédale dans la semoule.Il est à parier que Macron a des casseroles aux fesses qui sortiront le temps venu.Macron essaie de gagner du temps mais il a compris que ceux qui l’ont lancé,veulent le dézinguer.Il ne doit pas dormir tranquille car il sait que ces"parrains" seront impitoyables avec celui qui les a déçus.

     

    • Macron suit l’agenda Bruxellois, la dette continue à juter, les luttes sont désamorcées une par une, les retraites, bientôt la foncière fois 7... vous trouvez que le petit ne donne pas satisfaction ? Il vous faut quoi ?


    • S’il a d’autres revenus ET le RSA en même temps, n’est-ce pas un petit peu de la fraude ?
      Dans mon pauvre coin perdu, les gens qui ont le RSA, ils n’ont QUE le RSA....
      Ça dépend du montant autre c’est ça .... ? je n’y connais rien dans tous ces trucs, si quelqu’un a des infos......
      Il doit bien y avoir un plafond à ne pas dépasser non ?

      Bon des fois un petit billet ( genre 20 balles ) pour une bricole par-ci par là, mais bon pas de quoi se taper des call-girls à Bordeaux, des poutrelles de coke et des boutanches de champ’ à 600 balles l’unité !

      Le petit lascar là, faudrait peut-être le contrôler un peu non.... ? on emmerde bien les pauvres chômeurs qui cherchent du taff inexistant, pourquoi ce petit quidam lui, ne devrait avoir aucun contrôle ?
      Parce qu’il fréquente les fils et filles de la Haute.... ?

      Pauvre monde..............


  • Les leaders GJ bien qu ils aient le mérite d’avoir lancé ce mouvement l’ont également tué par leur propre vanité.
    Ceux qui étaient sensé representer "Les Francais qui ne sont personne " ont pour la plupart pris le melon au point de ne plus vouloir sortir mediatiquement au profit de personnes plus solides conceptuellement .

    Leur notoriété leur a monté au crane, et ils ont vraiment cru qu’ils etaient tous devenu des ché guevara de Faceboik..
    . Ils auraient du rapidement designer un vrai leader, quelquun qui sait ce qu il veut qui connait réellement les forces en présence , et qui a l’habitude de prendre des coups a ’image d’un Soral., au lieu de faire 15 facebook lives par jour pour ne rien dire , comme si leur parole creuse etait prophetique.
    Ils ne sont pas differents de ces types qui font des téle-réalités et qui ne touchent plus le sol une fois qu ils mesurent la " célebrité" acquise .
    Maxime Nicole etant celui qui a intégré le plus de tocards dans ce mouvement.
    J’espere qu au prochain soulèvement populaire, les francais ne seront pas aussi naifs et plus indépendants d’esprit.

     

    • « J’espere qu au prochain soulèvement populaire, les francais ne seront pas aussi naifs et plus indépendants d’esprit. »
      On peut aussi espérer que vous vous y attellerez vous-même plus activement et efficacement pour une meilleure issue.



    • On peut aussi espérer que vous vous y attellerez vous-même plus activement et efficacement pour une meilleure issue.



      Tiens donc, l’analyste en chef de la section commentaire a parlé... Sinon, on peut savoir ce que vous-même vous faites d’autre à part commenter ?
      Quand bien même vous feriez quelque chose et seriez d’une quelconque utilité, faudrait pas attraper la grosse tête !


    • Personnellement je ne suis pas comme 80% des beaufs qui ont besoin d’aduler un chef ( de préférence médiatique.) et d’attendre ses consignes comme des moutons.
      Beaucoup d’entre eux auraient été capable de réclamer Hanouna comme représentant des GJ
      Ces gens qui regardent Nicolle ou Drouet, comme les pisseuses regardaient les boys band dans les années 90 , ils me donnent pas du tout envie de les suivre.
      J’ai fait 2 manifs GJ, et quand j’ai vu la tournure que ca prenait , j’ai dit bye bye,.
      j’allais pas perdre un oeil pour ca.


    • Post de 11:36 : Il n’y a pas « d’analyste en chef » ! Prononcez-vous sur les commentaires et pas sur ceux qui les formulent, c’est sans intérêt dans la mesure où personne ne connaît personne.
      « Sinon, on peut savoir ce que vous-même vous faites d’autre à part commenter ?
      Quand bien même vous feriez quelque chose et seriez d’une quelconque utilité, faudrait pas attraper la grosse tête ! »
      Intéressante question mais que vous auriez du poser au premier intervenant si vous étiez logique puisque c’était le sens du post précédent que je lui avais adressé ! Mais je vous réponds tout de même bien volontiers, même si c’est d’une simplicité telle que vous auriez pu vous abstenir : Je n’en ai pas fait autant que la majorité des GJ, raison pour laquelle je ne m’improvise pas juge de la vingt-cinquième heure comme il est aisé de le faire après coup. Et d’autre part, si j’avais la formule magique, j’aurais à cœur et de la communiquer et de m’efforcer de la mettre en pratique. J’attends donc les recettes des vrais analystes en chef et ardents militants.
      @nico, je passe sur le premier paragraphe qui, outre la grossièreté générale (je précise qu’il y a aussi des « beaufs, comme vous dites, qui sont parfaitement autonomes), est hors-sujet puisque cela ne concerne pas le mouvement des GJ mais bien sa subversion par des éléments extérieurs. Par ailleurs, la suite relève d’un raisonnement circulaire et incapacitant parce que si vous baissez les bras en focalisant sur les éléments les plus négatifs, qui seront toujours là, eh bien il ne se passera jamais rien. Merci au moins de ne pas vous être abaissé au niveau du collègue précédent.


  • Mortelles ! Les 3 heures de blabla entre les 3 copains-d’abord ! Me suis assoupie deux fois, et n’en ai rien retenu....Ils veulent descendre Macron, mais n’ont même pas l’idée de réclamer sa Destitution.
    Leur héros ? C’est Bernie-le-melting-pot. Leur ennemi ? Ce n’est pas Hillary, non c’est Trump ! Les Rothschilds ? Connaît pas. L’Union Européenne ?... Et ben quoi l’Union Européenne ?
    Mes amis burkinabè, super gentils, m’ont dit " Excuse nous, on ne veut pas t’offenser parce que tu es française, mais nous trouvons que la France c’est pire que les Etats-Unis"....


  • "Réparer le Monde"...Est la traduction française de : "Tikkoun Olam".
    C’est à dire le projet messianique juif.


  • Ils veulent nous le vendre comme un

    Rebelle et arnarchiste et résistant ?

    Son hommage à la mort de Richard Descoing,

    et ses accointances avec Attali dans l’assoce

    Jeune République, n’en font certainement pas

    un résistant à l’oligarchie.

    Surtout quand il s’affichait devant un tableau

    de baphomet dans son cabinet d’avocat.

    L’oligarchie prépare le terrain aux

    futurs BHL et autres Kouchner.

    Tels Ruffin (et les épisodes de Macron)

    et maintenant le petit Branco au regard biaiseux.

    Ils en ont d’autres sous le coude ?


  • Il est nettement plus mignon que La Merluche, c’est indéniable.

     

  • il est peut être mythomane mais n’a pas l’air bien méchant pour une "pieuvre"

     

  • Pourquoi lui donnez-vous autant d’importance ? Il est encore en pleine puberté.


  • Juan Branco en deux étapes ? Facile...



    Richard Descoings, qui lui confie la mission de prendre des photos pour alimenter son compte Facebook, ce qui lui attire le surnom de « gigolo du directeur »




    En juin 2019, il dépose à la Cour pénale internationale une communication de 250 pages sur la politique migratoire européenne, accusant les dirigeants de l’Union européenne de crimes contre l’humanité. Révélé par un consortium de médias internationaux, le rapport affirme qu’une attaque systématique et généralisée a été menée contre des civils en mer Méditerranée et en Libye entre 2014 et 2019. Le jour même, selon le New York Times, la Commission européenne se justifie en affirmant avoir « rapidement compris son erreur en mettant fin à l’opération Mare Nostrum et [avoir] triplé sa capacité de sauvetage en 2015, contribuant ainsi à sauver 730 000 vies depuis cette année ». Les ministres français et espagnols des Affaires étrangères rejettent en bloc toute faute, tandis que Juan Branco et Omer Shatz, co-auteurs de l’enquête, affirment que leur enquête démontre les responsabilités pénales des dirigeants européens dans la mort d’au moins 14 000 personnes et la commission de crimes contre 40 000 autres victimes pendant la période concernée.




    Je ne vois pas ce qu’il y a d’« anarchiste » à se prostituer... ce qu’il y a de « bourgeois », oui...

     

  • Pour le dégommer il faut une rock-star, une pointure du genre Debbie Harry !
    Du punk, du rock, du rap et de la pop !


  • #2399983
    le 03/03/2020 par L’immunodéficience intellectuelle
    Gilets jaunes, Pavlenski, Assange, LFI, intelligentsia, Paris, ciné : les 7 (...)

    Ce Juanito Branquignole ,a vraiment une tête de petits con d’adolescent
    On lui fouttrait bien un coup de pied au cul
    Il ressemble à tous ces merdeux que l’on voit devant les collèges
    Lui manque plus que le cartable dans le dos
    J’aurais eu une tête comme ça a 30 ans , punaise
    Je suis sûr que dans les bistrot ,on veut pas le servir, s’il n’est pas accompagné
    Là... on est dans l’homme 2.0
    Au club de rugby de mes garçons, dans les équipes U13-U14 ( moins de 13/14 ans) ils sont plus virile et plus costaud
    Quel guignol !!!

     

  • Opposition pasteurisée. Ersatz, placebos. Rien à craindre pour la domination à la manœuvre. Par ailleurs, excellents exutoires, inopérants comme bacilles désactivés. Il suffit de compter combien de plaintes sont déposées, combien de procès diligentés, pourquoi, par qui...contre ces ’’opposants’’, qui se coucheront à la niche quand on le leur dira, pour attendre la gamelle. Ils lancent des mots de plus en plus haut contre le mur, pour faire monter l’enchère.


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