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Hambourg : le G20 est le théâtre d’une opposition violente contrôlée par le pouvoir profond

« G20 à Hambourg : un des sommets les plus durs de l’histoire »

C’est ainsi que la chaîne d’information franceinfo commente la dernière réunion des 20 pays les plus industrialisés qui a eu lieu à Hambourg, au nord de l’Allemagne. Un bastion d’extrême gauche depuis un siècle, puisque c’est là qu’ont eu lieu des escarmouches entre communistes révolutionnaires et soldats démobilisés de l’armée allemande en 1919, et les affrontements de rue entre militants du NSDAP et du KPD (parti communiste allemand) entre 1923 et 1933. Un vrai combat idéologique avec de vrais morts.

 

 

Les chantiers navals de Hambourg abritaient des combattants rouges formés par le Komintern, avant que ce dernier ne soit dissout par Staline. Mais c’est de l’histoire ancienne, et aujourd’hui, enfin les 7 et 8 juillet 2017, le grand port hanséatique a été le théâtre d’affrontement violents entre forces de l’ordre et militants antifascistes, ou anti-G20. Depuis que les raouts mondialistes baptisés G7, G8 et autres G20 sont organisés dans les grandes villes occidentales, le grand public a droit à une curieuse guérilla urbaine entre gauchistes et policiers qui protègent les maîtres du monde. Vu de loin, c’est le juste combat des pauvres et des oubliés contre les riches qui décident du destin de tous. Vu de près, c’est un peu plus compliqué...

Le G20 officiellement terminé, les troubles de rue continuent : troisième nuit d’émeutes où les caméras du monde entier montrent les policiers repousser les assaillants cagoulés à coups de canons à eau et de gaz lacrymogènes. Des affrontement « très violents » selon la presse internationale, mais toujours pas un mort, et c’est heureux. Tout cela ne serait-il que du théâtre ?

Les commerçants dont les vitrines explosent et les habitants dont les voitures brûlent ne seront pas de cet avis, mais d’un pur point de vue politique, la mise en scène d’une opposition musclée à la réunion des grands de ce monde a quelque chose qui se rapproche de l’ingénierie sociale. Car comment expliquer, dans des pays européens touchés par le terrorisme et dont les lois ont été durcies avec un état d’urgence quasi-permanent, que des militants ultra connus de la police traversent tranquillement n’importe quelle frontière pour effectuer, en toute impunité, leur travail de sape antimatérialiste ?

 

 

Certains bénéficieraient-ils de passe-droit ? C’est la seule conclusion à laquelle un esprit empreint de bon sens peut arriver. Mais alors, quel intérêt pour le système capitaliste en place et les pays qui accueillent ce genre de « manifestation » en toute conscience ? Si le G20 déclenche à coup sûr de graves troubles à l’ordre public, pourquoi ne pas organiser un sommet virtuel en multiplex entre des dirigeants qui ne bougeraient pas de leurs bureaux ultrasécurisés ? On dirait que les élites occidentales ont besoin d’exhiber une violente opposition, une opposition qui serait immédiatement rejetée par le grand public occidental...
Et si, parmi les black blocs qui s’opposent durement à la police il y a des militants antilibéraux sincères, personne ne peut croire que de tels mouvements échappent à la surveillance des renseignements intérieurs des pays concernés. Cela veut dire qu’il y a collusion et coproduction de troubles à l’ordre public entre deux entités apparemment ennemies, mais dont les buts sont très congruents !

 

 

Les images d’émeutes provoquent un rejet automatique des foules tranquilles – ou tranquillisées – qui permet aux autorités d’apparaître comme le dernier recours en matière de sécurité publique, ce qui est grotesque quand on sait l’impunité de ces troupes antifas. On rappelle que le simple spectacle d’un humoriste a été interdit en janvier 2014 pour « menace de trouble à l’ordre public » alors que les milliers de spectateurs étaient venus se détendre et rigoler dans un esprit de paix... D’ailleurs, le seul trouble à l’ordre public a été créé par les autorités politiques et juridiques qui ont interdit un spectacle d’humour. En face, la plupart des manifestants qui ont attenté à la vie de policiers à l’occasion des mouvements sociaux du printemps 2016 n’ont pas été plus inquiétés que ça.
Ce qui en dit long sur la relativité du « trouble » en question.

Comme s’ils étaient assurés d’une protection par un niveau supérieur à celui de la police, les militants anti-G20 ont tout le loisir de se laisser aller à leur penchant destructeur, ce qui représente un substitut métabolique à l’action. Un substitut primaire et stérile, loin de l’opposition réelle au libéralisme, qui elle est sérieuse, pensée, et efficace. C’est d’ailleurs le but recherché par les autorités que d’amalgamer la résistance politique intelligente qui déborde de l’Internet à ces casseurs contrôlés par le pouvoir profond.

 

 

Cela n’empêche pas la presse de droite de dénoncer les exactions et la presse de gauche de mouiller son slip à ce qui lui apparaît comme un début d’insurrection collective. Or jamais un peuple ne suivra une bande de casseurs manipulés par le renseignement intérieur, ce qui n’est pas le cas d’une opposition informationnelle aussi attractive que cohérente. Là réside le grand danger pour le pouvoir. Et là s’abat son épée de répression. La résistance violente au libéralisme n’est qu’un avatar du terrorisme d’État destiné à terroriser les peuples.

Pour la petite histoire, ou l’histoire pour les nuls, le G20 a accouché d’une souris diplomatique entre l’Allemagne et les États-Unis, comme si le seul intérêt de la chose était le spectacle nocturne en sons et lumières entre policiers et manifestants. Il reste le rapprochement entre Trump et Poutine, deux adversaires puissants sur l’échiquier mondial qui préfèrent un bon pacte de non-agression à une mauvaise guerre...

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