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Har Homa ou l’urbanisme conquérant d’Israël

Les 22.000 habitants de cette colonie de Jérusalem-Est profitent, en pleine crise du logement, de loyers avantageux.

Vu de l’extérieur, Har Homa est une sorte de forteresse de pierres blanches, posée au sommet d’une colline pierreuse à la sortie sud-est de Jérusalem. Les immeubles de cette ville nouvelle s’enroulent de façon concentrique. Il n’y a qu’une seule entrée, comme dans un château fort. À l’intérieur, c’est un petit paradis de rues circulaires, de jardins d’enfants, de pavés autobloquants et de bacs à fleurs. La vue y est splendide, et donne sur les collines beiges du désert de Judée, Bethléem, et, au loin, la taupinière géante de l’Hérodion, palais et nécropole du roi Hérode le Bâtisseur. Le centre de Jérusalem est à dix minutes de voiture ou de bus, et les habitants répètent d’ailleurs tous qu’ils sont à Jérusalem.

Dans le grand jeu de Monopoly engagé par les Israéliens à Jérusalem, Har Homa est un lieu symbolique. Construite dans les années 1990 dans les limites du grand Jérusalem, municipalité aux frontières élargies et jamais reconnues internationalement, Har Homa symbolise la ténacité et la détermination du vaste projet de judéification de la ville menée par les municipalités successives. Il vise à entourer Jérusalem-Est d’un réseau de quartier juifs, qui coupent la partie palestinienne du reste de la Cisjordanie. Et rendent peu à peu quasi impossible toute division de la ville.

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3 Commentaires

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  • #34024

    Har Homa est une sorte de métastase à la sortie sud-est d’un cancer.


  • forcement, les colons font couramment 6 a 8 gosses par couple.... on appelle ça une croissance exponentielle :


    http://fr.wikipedia.org/wiki/Croiss...




    les propriétés surprenantes de la fonction exponentielle ont fasciné depuis des siècles. Selon une vieille légende perse, un astucieux marchand de grains offrit à son roi un magnifique échiquier. En échange de ce présent, il ne demandait que la chose suivante : un grain de riz sur la première case, deux sur la seconde, 4 sur la troisième et ainsi de suite. Le roi accepta sur-le-champ et donna des ordres pour qu’on lui apportât du riz de ses réserves : à la quinzième case il fallut décompter 16 384 grains, puis plus d’un million sur la 21e ; à la 40e il en aurait déjà fallu plus d’un milliard et en fait tous les stocks de riz du roi furent épuisés bien avant que l’échiquier eût été payé.


     

    • La légende que vous citez n’ est pas tout à fait exacte, jouant aux échecs voilà celle que je connais et qui circule dans le milieu des échecs et dans les ouvrages qui leur sont consacrés. Je vous recopie la version qui figure dans le cultissime "Bréviaire des échecs" de Tartakover, grand champion et génial pédagogue :

      "LES GRAINS DE BLE DE SISSA."

      D’ après la légande qui attribue l’ invention du jeu des échecs au brahmane Sissa, on raconte que son prince, émerveillé, lui laissa le choix de la récompense.
      Sissa demanda qu’ on lui donne le nombre de grains de blé qui se trouveraient sur l’ échiquier, en mettant 1 grain sur la première case, 2 sur la seconde, 4 sur la troisième et ainsi de suite en doublant jusqu’ à la 64è. Le Roi, étonné de la modicité apparente de la demande, l’ accorda, pour apprendre plus tard de ses trésoriers, que tous les greniers de son royaume ne suffiraient pas pour remplir sa promesse.
      En effet, c’ est par le nombre suivant que se traduirait le total des grains de blé de Sissa :
      18 446 744 073 709 551 615, et ce nombre est de beaucoup inférieur à celui des combinaisons incalculables du noble jeu."
      Pour compléter, on raconte aussi que Sissa aurait inventé ce jeu pour montrer à son Roi, réputé despostique, qu’ il n’ était fort et puissant que par son peuple et son armée, et que seul, il était exposé et sans défense.

      On est donc en inde (brahmane), on a affaire à un clerc sage, intelligent et créatif au lieu d’ un marchand flatteur et finalement fourbe, et cette version rend hommage au jeu d’ échecs, qui est un peu plus qu’ un simple jeu.
      Pour finir, un dernier petit détail, si on est en Perse il est beaucoup plus logique que ce soit du blé plutôt que du riz, c’ est de Mésopotamie que vient la culture du blé (actuelle Irak).