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Jean-Pierre Mocky, le grognard maudit du cinéma français, est mort

Pour une fois, nous allons éviter l’hommage bateau – Jean-Pierre n’aurait pas aimé – et la recopie honteuse des nécros de la presse mainstream pour présenter le grand partant du jour (ou de la semaine) sous un jour un peu nouveau. Nous partons pour cela de trois sources : le livre de Mocky sur lui-même, M comme Mocky, une espèce de bio assez lourdement romancée, les films qu’on a vus de lui, et ses passages télé assez remarqués.

 

Auteur d’une filmographie chaotique, et peut-être à cause de ça, Mocky avait une dent contre le milieu et le système du cinéma français. Il dénonçait en privé la mainmise de la gauche bien-pensante sur les aides à la production, la privatisation des avances, ce qui est aujourd’hui banal mais qui n’est toujours pas résolu. Un cinéma antigauchiste n’est par exemple pas soutenable, à moins d’avoir des sous hors milieu. Des sous, Mocky n"en avait pas, il faisait avec ses maigres budgets, ses fonds de tiroirs et ses boutons de culotte. Il n’avait pas l’entregent politique et les réseaux de remontée de grisbi comme une Varda, qui vient elle de disparaître, avec son cinéma mode. Mais ses films avaient le charme de la France d’autrefois, celle des années 60-70, un peu rebelle, un peu voyoute. Un peu bordélique aussi, comme ses productions. Mocky excellait surtout dans ses colères et ses coups de balance, ses exagérations et sa tendance à la mythomanie. À l’entendre, il avait sauté toutes les actrices. Mais sa mise à l’écart du Système ne venait pas de son goût des jolis culs, très partagé chez les réalisateurs et les producteurs, plutôt du choix de ses thèmes.

 

 

Dans les années 60 il s’est attaqué à l’Église avec Un drôle de paroissien, l’histoire de Bourvil qui pille des troncs. Quand Mocky tenait une star, c’est la star qui fixait les choses, pauvreté oblige. Pour ce film, Francis Blanche était moins cher que de Funès (Mocky voulait le duo Bourvil-De Funès), dont l’agent réclamait 10 millions (d’anciens francs) pour tenir un premier rôle. 15 fois plus que Blanche : injouable. De Funès qui amènera La Zizanie à Fechner, au grand dam de Mocky qui revendiquait le projet. Le cinéma, c’est l’histoire d’histoires qui changent en cours de route, au gré des soutiens et des renoncements, des coups de bol et des coups de pelle. À l’arrivée, le film n’est pas forcément ce qui était prévu mais il sort quand même.

Le Paroissien, sorti dans trois salles seulement, dont la célèbre du Marignan, fait un petit carton. Les deux semaines d’exploitation prévues sont élargies, mais beaucoup de salles ne prendront pas le risque de commander les bobines. Mocky, qui avait réussi à avoir Bourvil, alors une énorme vedette, en concevra une rancœur jamais éteinte. Mais son film avait été préparé en 15 jours et tourné en trois semaines seulement... Vite fait, mal fait ! Des défauts énormes mais des éclats de charme, le miracle de la grâce, parfois, sur l’écran. Les grands comédiens qui venaient tourner pour le dixième de leur cachet chez Mocky s’amusaient, faisaient leur petit numéro, et tout le monde était content. Le public ne se précipitera pas dans les salles pour autant.
Voici un exemple de tournage à la Mocky :

« Le mauvais œil est sur nous. On a recruté un figurant qui ne dessoûle pas. On l’écarte et il part en nous maudissant. Pendant tout le tournage, on obtient des plans bousillés. À la projection des rushs, on voit des rais de lumière sur la pellicule. Le film est comme traversé de feux follets. Un mauvais sort ? Le figurant ivrogne est un sorcier du village. En l’apprenant, je commence à craindre d’autres pépins. »

On l’a compris, le tournage de La Cité de l’indicible peur part en couille. Mais le pire est à venir : son héroïne et maîtresse se barre avec un malotru !

« Durant le tournage, mes rapports réalisateur-actrice se sont détériorés avec Véronique. Le film terminé, elle disparaît. Partie avec sa valise. Pas seule. Sur le tan-sad de la moto du garde-chasse. Je rentre chez moi fou de rage. Personne. Le lendemain, Francis Blanche m’appelle et me prévient que ma femme est à l’hôpital Bichat, les deux jambes brisées. M s’était gaufré avec sa moto. Pourquoi a-t-elle été avec lui ? Elle n’était pas amoureuse de lui. »

Oui mais ça c’est les gonzesses, parfois faut pas chercher à comprendre. Dans sa bio, Mocky, au milieu de tonnes d’actrices toutes plus folles de lui, a au moins l’honnêteté de raconter ses galères. Après le tournage, tout le monde le lâche : le producteur, l’auteur, l’acteur... C’est la Bérézina.

« J’avais tourné dans l’enthousiasme et tout finit en débandade. La critique descend le film. Les lecteurs inconditionnels de Jean Ray me maudissent. L’auteur n’est plus là pour témoigner à ma décharge. [...] Le public déserte. [...] Même Bourvil ne m’a pas soutenu. Nous sommes fâchés. Brouille aussi avec Raymond Queneau qui me reproche de ne pas m’être battu bec et ongles contre les coupes et le charcutage du film dont il avait écrit les dialogues (sans en être crédité au générique). »

C’est dur mais ça résume bien l’entreprise Mocky : de grandes ambitions, de petits moyens et une inscription en dur sur la liste noire. Il fera alors des films sur des sujets emmerdants pour la bienséance, on ne disait pas encore la bien-pensance. Aujourd’hui c’est bateau mais avant 68, c’était assez osé. Pourtant, Mocky a eu tous les grands acteurs de l’époque, ils ont tous tourné pour lui, Rich, Bourvil, Blanche, Serrault, Brasseur (père), Poiret, Maillan, Bacri (jeune), Cowl, Noiret, Arditi, Carmet, Marielle, Dombasle, Constantin, Moreau, Deneuve, Azema, Birkin...

 

 

Son cinéma deviendra de plus en plus antisocial, se moquant de la bourgeoisie, des ses mœurs, de ses hypocrisies. On voit bien qui il visait à travers elle, le milieu du cinéma qui ne l’a jamais considéré comme un grand. Et puis, Mocky est en butte avec les médias, les critiques le démolissent en permanence, c’est même devenu un sport national : on va voir un Mocky, on reste un quart d’heure, on se tire en douce et on défouraille dans la presse.

 

 

C’est quand il s’attaquera au marché naissant du film de cul pour bourgeois que la carrière de Mocky va connaître une embellie, on pense aux Saisons du plaisir, même si l’affiche marrante et cochonne y sera pour beaucoup. Il fait 100 000 entrées mais la malédiction s’abat à nouveau sur lui : interdit aux moins de 18 ans ! Et même déclaré indésirable ! Avec un scénar pour une fois bien écrit, en collaboration avec Patrick Rambaud d’Actuel, qui touchera un Goncourt 10 ans plus tard avec La Bataille, l’histoire d’une bataille de Napoléon, ou plutôt d’une boucherie. Mockey perdra, lui, beaucoup de batailles mais restera plutôt digne dans un métier qui le devenait de moins en moins.

On va terminer cet hommage foutraque par un paragraphe de Mocky sur ce métier de « putes » :

« J’ai vu des mères faire antichambre, prêtes à prostituer leurs filles pour un casting... Comme s’ils jouissaient d’un privilège de caste, les producteurs profitent de la situation et soumettent les débutantes au droit de cuissage. Certains réalisateurs l’exercent aussi. L’un deux, marié à une célèbre chroniqueuse de la TV, auditionnait à domicile. Il ouvrait sa porte, la bite sortant de sa robe de chambre. Des dizaines de candidates ont défilé dans son appartement.
[...] Aujourd’hui le couchage est complètement déritualisé et il n’y a plus guère que les consentantes. L’acte sexuel est tellement banalisé par le changement rapide de partenaire, tellement normalisé dans le libre-échangisme gratuit. La vedette peut essayer tous les corps de métier, techniciens, éclairagistes... Alors, le producteur ou un autre... »

En guise de conclusion, on se remémorera ici cette très juste phrase de Mocky lui-même, et qui résume parfaitement toute son oeuvre cinématographique : "La rapidité, c’est prendre le risque que la qualité soit dans le défaut".

 

Mocky chez Ruquier en 2013 :

 

Quand Mocky ne fait plus de cinéma :

 

Les Ballets écarlates, le film dont la télé n’a pas voulu (on se demande bien pourquoi) :

À ne pas manquer, sur E&R :

 



Article ancien.
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74 Commentaires

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  • Encore un très grand, qui s’en va …..
    Qu’il rejoigne tous ses amis au ciel et qu’ils se marrent bien ensemble !!!

     

  • Cet homme est une bouffée d’oxygène quand il passait à la TV. J’aimais autant sa gouaille que les films qu’ils produisaient : "la grand lessive, un drôle de paroissien, le témoin, grabuge..." que je voyais dans son théâtre "bd de Strasbourg" qui, il y a - de 10 ans, devenait un lieu de “rencontres étranges”.

    Reposez en paix avec les acteurs que vous admiriez tant : Bourvil, Fernadel, Simon, Galabru, Serrault, Poiret, Villeret, Sim...

     

    • Je rectifie avant que l’on me tombe sur le râble.

      Pour ceux qui connaissent Paris 10, ce n’est pas Bd de Strasbourg mais rue du Fbg St Denis (je me souviens que je prenais la ligne 4 pour m’y rendre) ; Petite salle, très peu de pub avant que le film ne débuta.


  • Mocky, le vrai anar’ de droite, dans le meilleur sens du terme....

     

    • Anar de droite ? Je ne sais pas. Je m’étonne que personne ne parle de son film le plus curieux politiquement "Solo". L’histoire : juste après mai 68, un escroc découvre que son jeune frère verse dans le terrorisme d’extrême-gauche (à la Action Directe, brigade rouge ou bande à Badeer). Le film s’ouvre sur un attentat (3 jeunes terroristes qui mitraillent dans un baisodrome des vieux qui s’envoient de jeunes filles mineures...moi, ce qui m’avait choqué c’est que tout le monde était mitraillé, les vieux pervers, comme les jeunes filles et qu’il n’y avait aucune considération pour elles !)
      Ce qui était "intéressant" chez ces terroristes de gauche (qui survivent à la fin) c’était cette morale étrange où, loin d’être des libéraux-libertaires (l’une d’entre eux semble se donner à un bourgeois sans aucune passion ou recherche de plaisir), ils avaient une vision de la société à la fois un peu naïve et en même temps très lucide (paradoxalement), extrêmement pessimiste et semblaient rechercher une sorte d’idéal plutôt passéiste (anti-consommation, abstinence, honneur, droiture, etc.)

      Ce serait intéressant une petite chronique sur ce film méconnu de notre déjà regretté Jean-Pierre Mocky.


  • Le plus original le plus dingue , regardez la bourse et la vie , La grande lessive ,les compagnons de la marguerite etc....il regardait notre société avec l’ironie d’un grand artiste .Tous ses films je les connais par cœur,je suis triste ce soir , je serais toujours heureux de voir du Mocky .Chapeau l’artiste.


  • Ce n est pas Francis blanche qui pille les troncs dans un drôle de paroisiens c est bourvil,Francis blanche c est le policier.excellent film.pensée sincère pour un grand realisateur,que j aime beaucoup ,j ai pratiquement tous ces films en DVD.


  • Il avait fait un film politiquement incorrect qui est meconnu. Noir comme le souvenir. Peut être son meilleur film.


  • Sur LCI, dans le bandeau de texte du bas de l’image, message de Jack Lang en hommage à JP Mocky. J’ai vomi.

    A croire que ces politiciens prennent un malin plaisir à troller les artistes post mortem. Un peu comme l’éloge funéraire de Jacques Attali à l’enterrement de Coluche.

     

    • Tout à fait !!…


    • @WTF

      Je pense qu’on peut synthétiser en 2 grandes probabilités.

      1) La plus optimiste
      ==============

      Malgré toutes leurs déviances désormais "bien documentées" pour résumer.
      Ils sont surtout attirés par la lumière des projecteurs pour se montrer et se faire mousser, comme d’hab quoi en somme et ce dans tout le showbiz... un décès, un accident tragique, une catastrophe, un grand événement, qu’importe "tout est bon pour passer à la télévision".

      2) La plus sordide
      =============

      Comme tu dis, il y a bien là un "message subliminal" pervers très "ah ah finalement c’est moi qui danse sur ta tombe"...
      Perso, plus le temps passe plus mes recherches m’amènent à penser comme toi... malheureusement.


  • #2254502

    Chez Ruquier JP Mocky a dit " je ne traite pas les gens de cons, je traite les cons de cons".
    Rien que pour ça il faudrait lui faire une statue.

    Un homme intelligent, courageux et libre.

     

    • Simple, directe et qui te laisse sans plus rien à rétorquer tellement tout y est dit, le propre des grandes citations effectivement.

      A part son film "A mort l’arbitre", un des rares si ce n’est le seul de ses films régulièrement diffusé à la TV quand j’étais minot puis jeune ado, mon premier et plus marquant souvenir de Mocky fut une interview dans un magazine de jeux vidéo par le regretté Professeur Choron qui y intervenait régulièrement.
      (oui oui vous avez bien lu, Choron bossant dans un mag de jeux video, même Soral ça se trouve ne connait pas cet épisode dans le parcours de Choron)

      Et grâce au site abandonware j’ai pu la retrouver :
      Page 1
      Page 2
      Page 3

      La vache ... y aurait de quoi provoquer un procès à presque chaque paragraphe aujourd’hui...
      Que oui on a changé de monde depuis....
      Et des comme ça y en a plein dans ce mag qui pourtant n’était qu’un simple mag de jeux video à la base.
      Quel effondrement.... bref

      En bonus...
      Choron 1
      Choron 2

      PS : je sais pas vous mais la révélation qu’il y fait sur son paternel m’a autant surpris qu’amené pleins de questions....


    • abandonware

      Excellent les copies des magazines de l’époque. Le bon vieux temps.

      J’ai une petite larme à l’œil, j’ai retrouvé dessus un fanzine disquette pour Amstrad CPC sur lequel je faisais des cours d’assembleur Z80 à la fin des années 80. Un temps révolu où Internet s’appelait les PTT et où il faisait encore bon vivre dans ce pays.


  • #2254503

    J’espère pour lui que Saint Pierre n’a pas vu ses films ! Désolée, j’ai jamais pu regarder un seul film de Mocky en entier, mais le personnage goguenard me faisait bien marrer. Maudit des médias et du cinema fracas, preuve qu’il ne devait pas être un si mauvais homme...

    Salut Mocky ! Et à bientôt.


  • Ah merde. :(


  • #2254506
    le 08/08/2019 par Palm Beach Post : "Cult !"
    Jean-Pierre Mocky, le grognard maudit du cinéma français, est (...)

    Jean-Pierre Mocky,
    il a salopé son Cinéma

    Il a eu les plus grands acteurs
    c’est un gâchis, Mocky...

    bien sûr, y’a des films qui sont bien
    mais y’a pas de chef-d’oeuvres

    Nous, on veut admirer, Momo..

    Elle est bien, la bargeasque, mais ça fait pas tout un film...
    Hein, que t’en avait rien à branler, du spectateur...

    vieux salaud, le Mocky...
    encore un pan qui s’écroule, j’ai du plâtre plein les pompes
    heureusement que c’est de la speedcross
    bounce that ass

     

  • A revoir le débat chez Wermus avec Mocky et Soral sur Dieudonné. A noter l’excellente première sortie de Soral qui fait chier dans son froc le crétin gauchiste Jolivet.

    https://www.youtube.com/watch?v=AAi...


  • Atypique, corrosif, rugueux, pittoresque, unique, légendaire. Un véritable artisan du cinéma qui aimait passionnément les grands acteurs, les "gueules". Ce n’est pas une page qui se tourne, c’est un gouffre qui s’ouvre. Allez MOTEUR putain de merde !


  • 90 balais, c’est pourtant un bel âge pour partir... Mais nom d’un chien, ça fout quand même les glandes.


  • #2254532

    Je crois que j’ai vu aucun de ses films mais j’ai toujours aimé ce gars. Certainement un grand auteur ça me donne plein de films à découvrir. La branlée qu’il met à Caron le végétal est jouissive. En plus le seul du milieu à avoir osé s’attaquer aux pédosatanistes . Un vrai gars qui respirait l’honnêteté et la bonté, il a due en faire chier un paquet de connards du cinoche et du reste. Merci Mocky .

     

    • #2254601

      Le son de son film sur les violeurs de gosses est brouillé sur youzob , rien de bien étonnant... Repose en paix Jean-Pierre Mocky , loin de ce monde où les pervers et les psychopathes se permettent d’entraver puis de saloper le travail des hommes de bien. Il y a ceux qui comme toi ont travaillé honnêtement ici bas avec leur cœur et même leurs tripes, et puis tout les autres, qui font que ce monde est ce qu il est devenu. Un monde devenu pestinenciel de leurs méfaits envers les autres et surtout envers eux même.
      Ici un hommage de Brassens qui convient aussi pour Jean Pierre Mocky , enfin c’est mon avis peu importe si ça sera pas vrai pour tout le monde . Merci E&R.
      https://youtu.be/FKDa9dk1Od8


    • Pour ’’Lynx dans la brousse ’’ et tous.
      Entendu sur Rance-Info ce vendredi 9 août 2019 à 8h 45 que le film ’’Les ballets écarlates’’ fait polémique.
      Pour qui ? Les réseaux pédophiles ? Ou les abrutis comme ce journalope ?


  • voici un reportage tourné il y a 20 ans :
    https://www.youtube.com/watch?v=8RW...

    "moteur nom de dieu, moteur, .... ! " " mais il est passé ou ce con ! ..."
    le film du tournage de ce film aurait pu etre a lui tout seul un film !

    le principe de la loi de murphy semble s’être particulièrement acharné sur lui
    il en est toujours ainsi quand il vous manque perpétuellement 100 sous pour faire 100 francs

    le miraculé, un drôle de paroissien, a mort l’arbitre, et surtout LA BOURSE ET LA VIE ( avec Fernandel ) qui est probablement le meilleurs, du moins de mon avis
    https://www.youtube.com/watch?v=0Mb... 5

     

    • merci pour la bourse et la vie ,je ne le connaissais pas et le regarderai ce week end
      j’adore "un drôle de paroissien"
      dans le cinéma Français des origines aux années 80 ,les perles sont légion ! aujourd’hui nibe


    • Voir également STRIP TEASE : "les parapluies de Cherbourg"

      https://www.youtube.com/watch?v=rrb...


    • La version longue : https://www.youtube.com/watch?v=rrb...
      "Espèce de con, enlève cette eau !!" Culte !
      C’était sur le tournage de "La candide Mme Duff", je crois.


    • Un sou valant cinq centimes, on dit : « il lui manque toujours vingt sous pour faire un franc ».


    • @jeandelalune.........merci pour ce lien que j’ai revécu rien qu’en te lisant, je me souviens bien l’avoir vu et revu dans des docs sur Mocky ou sur le cinéma Français...personnage entier, hableur, séducteur, admirable conteur d’histoires sur le cinéma ou la société de toutes les décennies qu’il a traversées !...reposez en paix monsieur Mocky...je me souviens de cette émission sur les personnalités préférées des Français ( peut-être présentée par Foucault ) diffusée vers 2006/2008 je crois...certains sur le plateau était là pour défendre une personnalité disparue avec extraits de films, chansons..etc...et c’est avec les larmes aux yeux et une émotion palpable et non feinte que Jean-Pierre Mocky avait défendu la mémoire et le génie de son ami Bourvil dans une " plaidoirie " très émouvante ( le créateur des Crayons, du Clair de lune à Maubeuge et du Petit bal perdu avait de mémoire terminé cinquième sur cent, derrière le lauréat le Général De Gaulle, mais devant Fernandel, De Funès ou Gabin en ce qui concerne les acteurs )...et au milieu de Napoléon Empereur des Français, de grands noms du vingtième siècle comme Cousteau, Tazieff, Bombard ou l’Abbé Pierre...à nouveau reposez en paix, votre gouaille et votre irrévérence ainsi que vos colères mémorables mais aussi votre bienveillance toute simple et votre insoumission à l’injustice nous manqueront cruellement, mais nous vous suivrons et reverrons avec plaisir et émotion via nos petits écrans, la télé et le pc .


  • On se croit toujours éternels, les autres font partis du paysage, puis un s’éteind... ça nous rappelle qu’on n’a pas vocation à rester, que tout ça c’est du tissage d’évènements, dont seuls les plus récents marquent encore l’esprit - pour les autres faut chercher plus loin.
    Puis un s’éteind : ça nous rappelle qu’on suit le même chemin. Alors se pose la question du "comment" ?...
    Certains marquent l’Histoire plus que d’autres, meurent en un laps de temps où des milliers d’autres, inconnus, rendent aussi leur dernier souffle, mais dont on ne parle pas...
    Le tribunal du Jugement Dernier ne fait jamais grève.

    J’aimais bien Mocky parce qu’il ouvrait sa gueule. C’est une preuve de vie, à une époque où tout le monde est planqué derrière son écran - ne mens pas.

    Repose en paix, et peut-être à une autre fois,

    Pas besoin de caméra là-haut, pas besoin d’intermédiaire, tout se sait, tout se vit en même temps dans une simplicité qu’on ne peut atteindre ici...


  • C’est pas lui qu’a fait Pépé le Moko, Mocky ?


  • #2254568
    le 08/08/2019 par The Médiavengers Zionist War
    Jean-Pierre Mocky, le grognard maudit du cinéma français, est (...)

    Je crois que comme beaucoup, je n’ai jamais vu un de ses films, mais juste en jetant un oeil aux extraits ci-dessus, c’est mieux que les gauchiasseries françaises imposées depuis 20 ans, et bien plus amusantes que les Bessonneries, pour ne prendre que ce seul exemple. Son style popu bien français ressort immédiatement, malgré des moyens plus que faibles, sa mise en scène tient la route, le découpage et le récit également. Rien de pédant ni de prétentieux. C’était un vrai passionné. Peut-être un des rares personnages intéressants du cinéma français des 40 dernières années avec quelques autres.


  • J’ai appris par un médias italien que notre Alain Delon aurait fait un AVC et qu’il serait soigné en Suisse.
    Comment expliquer le silence des médias en France ?

     

  • "c est ca les gonzesses"

    toujours le même puceau à l écriture ? tu te sens fort en parlant comme ça petit chat ?

     

  • En tant qu’homme sain ayant évolué dans un monde professionnel particulièrement malsain et pourri Mocky a du considérablement en souffrir !


  • Je ne peux qu’être de tout cœur avec lui quand il dénonce les réseaux pédo mais en tant que "film", Les Ballets écarlates est un pur navet. Un navet comme je n’en avais jamais vu auparavant. (je vous mets au défi de trouver pire direction d’acteurs que celle de ce film )

     

    • @ serge aurier

      Je suis entièrement d’accord. On peut soutenir l’intention, mais ce film est d’une nullité sans nom.


    • Il a cependant dû le faire avec rien et en très peu de temps comme d’habitude. Pour le jeu d’acteur d’accord (et encore juste pour certains) ; en revanche malgré sa simplicité, le film a du suspense, un rythme fluide et une morale qui semblent vous échapper


    • Le scénario est excellent, l’enfant très bon acteur, mais le personnage de la mère en deuil incroyablement désinvolte, les personnages trop caricaturaux, le tempo trop rapide, la jeune fille trop docile et trop vite éliminée, etc.
      Oui, c’est un film bâclé, pourtant plein de promesses. Il reste malgré tout intéressant car il ne manque jamais d’action.
      Le genre de film dont le scénario, repris et amélioré, pourrait donner un chef-d’œuvre.


    • Je viens de regarder le film pour la première fois et je pense que MOCKY a voulu faire un film non-réaliste, entre le conte et le documentaire...Et je pense que c’est le bon choix, car un film réaliste serait inregardable vu la sordidité du sujet. Ses manques de moyen récurrents ne l’ ont jamais empêché de trouver des comédiens formidables...Non là c’est un choix j’en suis quasi certaine.


    • C’est incroyablement mal interprété, même trop. La mise en scène est bâclée ; je ne suis pas d’accord pour dire que c’est un film qui ne se veut pas réaliste. De toute façon le mec (paix à son âme) ne découvrait pas à 70 ans qu’il y a en France et dans le monde des réseaux pédophilies. Il devait vouloir en parler depuis lgtps, il aimait ’’ dénoncer ’’... Mais ce film est bien trop mauvais ; à ce niveau c’est dégueulasse pour les gamins dont il parle. Aucune subtilité dans l’écriture non plus. Catastrophique. Les ricains font mieux, comme toujours, mais surtout quand ils parlent de ces horreurs ils n’en parlent pas, pas brutalement et naïvement. Donc la qualité du film dessert tellement le propos qu’on se demande ’’ c’est quoi le but’’ ? J’ai jamais aimé les grandes gueules, en général très très loin de ce qu’elles professent.


    • à Serge Aurier
      Oui c’est un navet, mais pas le pire. Est-ce que tu as vu le film de BHL ?


    • @ Tous les "parti-pris-pro-navet-pour-parler-de-ce-film" ....Oui je suis têtue (mi- Bretonne-mi-espagnole que voulez vous :)....) mais je maintiens que le propos de Mocky pour ce film n’était pas de faire un spectacle. C’eut été indécent. Son parti pris (enfin mon ressenti de son parti pris , comme l’est votre ressenti de navet, car finalement c’est le regardeur qui fait l’oeuvre hein ? ) était de témoigner. Et je vois ce film comme un OCNI entre le conte et le documentaire. Que les adulateur de ""ricain’’ et de film """"psychologiques""" ou à grand spectacle ou truc insipides-formatés-pré-machés passent leur chemin : ils n’y trouveront évidemment pas leur compte. Que les machines à poncifs ne perdent pas leur temps à cracher sur Mocky qui s’en tape des critiques et des analyses comme il s’en tapait de caron et polony.... Lui c’était un homme qui faisait des films avec tout ce qu’il avait : ses fonds de tiroirs et ses tripes. Alors les "grands claviers" qui dégueulent sur son cadavre encore tiède, je pense, qu’il s’en tape le coquillard et j’espère qu’il le fait autour d’un pot-au -feu, du Calva, et des andouillettes au cidre avec de Funès, Gabin, Carmet, Blier, Bourvil, Ventura, Constantin, Fernandel, la Maillan, la Pacôme, La Rosay, Villeret et tous les autres.....Et oui j’aime pas qu’on dise du mal de mes potos de coeur... :).....Surtout quand ça vient de gens derrière un clavier et qui n’ont sans doute jamais rien produit de leur vie. Quelquefois se taire est sain.


  • Anti clérical, anti français, à l’avant garde des merdes sociétales, je suis atterré de voir les commentaires dithyrambiques en faveur de ce clown. En plus il avait le pire défaut qui soit, il était pingre au delà de toute limite.

     

  • Merde déjà ? !! Un univers qui meurt, restent ses films. Quel sacré personnage. La branlée qu’il met à polony et caron c’est délicieux ! Au passage on apprend que caron aiment les bronzés...Bon cela montre le goût du poilu. Revoir tous ces acteurs formidables dont la Maillan (quelle bonne femme !) c’est tellement douloureux dans notre époque.Salut Mocky, à Dieu .


  • Je n’ai jamais vu ses films, mais le personnage m’était sympathique, à la fois grande gueule, gueulard, truculent... en revanche, il semblait avoir pour le Christ une haine rabique. Est-ce lié à ses origines ? On ne le saura jamais. Mais les questions religieuses avaient tendance à faire ressortir certains de ses mauvais côtés.


  • Avec la machine à découdre, ou quelque chose dans le style, j’avoue avoir eu affaire à une fabrique de nanars insoutenable. Désolé.


  • MOTEUUUUUUUR !!!!!!


  • Il est préférable d’exprimer une certaine vérité avec un langage de charetier que de cultiver le faux avec une rhétorique parfaitement huilée ..

     

  • RIP.Un esprit impertinent et intransigeant .


  • L’extrait des Saisons du plaisir est totalement décapant......
    Et les deux actrices excellentes !


  • Je ne comprends pas les hommages dithyrambiques qui pleuvent sur le bonhomme ! Okay, sacrée personnalité mais piètre cinéaste : j’ai jamais regardé le moindre de ses films au delà de 15 mn...


  • Des grands moments hors sol, avec Jean-Pierre Mocky pendant le tournage de Le parapluie de Cherbourg ! à voir absolument !
    https://www.youtube.com/watch?v=rrb...


  • Quelqu’un saurait-il quand et où auront lieu les obsèques svp ?
    Cordialement.


  • Un hommage sobre et bienveillant.Il est interessant de voir que Mocky quand il était jeune ressemblait un peu à Rimbaud.Il avait belle figure fine,l’air sensible,triste.Il est difficile d’être ainsi quand on est un homme.Cela attire beaucoup de jalousie.

    Et Mocky a totalement changé pour survivre.Quand on pense à un cinéma vulgaire et différent on pense à lui.Pour moi il m’évoquait la vulgarité et en même temps l’originalité et une forme de liberté.J’ai vu peu de ses films et ceux que j’ai vu je ne les ai pas aimé.Ce qu’il est devenu illustre bien la dureté du monde.Même s’il a conservé des qualités,il aurait pu devenir probablement beaucoup plus que ce qu’il a été.

    En observant Mocky on comprend mieux pourquoi Rimbaud méprisait à la fin de sa vie ce qu’il avait écrit dans sa jeunesse.


  • C’est qui le réalisateur marié à une célèbre chroniqueuse ?


  • il aurait dû faire tourner faurisson dans un film...il aurait pu évoquer aussi son exil en algérie pendant la guerre pour "échapper" au nazis... niveau subversion là c’était d’un autre niveau...


  • Jean-Pierre Mocky, mort ce jeudi 8 août, a vécu une vie faite de nombreux rebondissements. Sans filtre, l’acteur et réalisateur se confiait souvent sur ses relations avec les femmes... quitte à en choquer certains.

    Jean-Pierre Mocky adorait les femmes, peut-être un peu trop au goût de certains. L’acteur et réalisateur, mort ce jeudi 8 août, était connu pour sa vie rocambolesque, et ses déclarations controversées. « Truffaut, Chabrol, Godard, ils sont tous entrés dans le cinéma pour baiser. Normalement, ils auraient jamais dû avoir ce genre de femmes. Moi, j’en ai toujours eu. Il y a des jalousies à mon égard », avait-il affirmé à Libération.

    Et sa vie sexuelle a débuté très tôt. "Je me suis marié à l’âge de 13 ans parce que j’avais foutu une fille enceinte, tout simplement. C’était une obligation. Moi je suis du midi, et dans le midi, à 13 ans, ça y va niveau sexualité", avait-il déclaré dans une interview en janvier dernier. Un premier enfant suivi de 16 autres officiels ou officieux, pour celui qui déclarait au Parisien qu’il serait "prétentieux" de dévoiler le nombre exact de ses conquêtes.

    La dernière compagne qu’on lui a connue, l’ex-Miss France Patricia Barzyk, est restée à son côté pendant 13 ans, jusqu’à leur séparation en 2012. Depuis, Jean-Pierre Mocky ne cachait pas son désir de se remettre en couple, mais avec une femme d’environ 40 ans, "bien conservée". Sur le plateau de Touche pas à mon poste en janvier dernier, celui qui a essayé Tinder ne disait pas non à la possibilité de fréquenter Nabilla Benattia, et faisait polémique avec ces propos sexistes : "Elle est pas mal, elle est baisable aussi celle-là." Sept ans après sa rupture, celui qui se voulait homme à femmes n’avait finalement pas trouvé chaussure à son pied.


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