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L’État islamique, cancer du capitalisme moderne

Les causes profondes de la persistance terroriste takfiriste

L’« État islamique » est un symptôme brutal de l’aggravation d’une crise de civilisation fondée sur la dépendance aux combustibles fossiles, qui porte atteinte à l’hégémonie occidentale et met à mal le pouvoir des États dans le monde musulman.

 

Le débat sur les origines de l’État islamique a largement oscillé entre deux points de vue extrêmes. Certains accusent l’Occident : l’État islamique n’est rien de plus qu’une réaction prévisible à l’occupation de l’Irak, un autre contrecoup de la politique étrangère occidentale. D’autres attribuent purement et simplement l’émergence de l’État islamique à la barbarie historique ou culturelle du monde musulman, dont les croyances et les valeurs médiévales arriérées sont un incubateur naturel de ce type d’extrémisme violent.

Alors que ce débat banal se poursuit d’un ton monotone, la plus grosse évidence que personne ne veut voir concerne les infrastructures matérielles. Tout le monde peut nourrir des pensées mauvaises, horribles ou dégoûtantes. Mais elles restent de simples fantasmes à moins que l’on ne trouve un moyen de les manifester concrètement dans le monde qui nous entoure.

Ainsi, pour comprendre comment l’idéologie qui anime l’État islamique a réussi à rassembler les ressources matérielles nécessaires pour conquérir un espace plus grand que le Royaume-Uni, nous devons inspecter de plus près son contexte matériel.

 

Suivez l’argent

Les fondements de l’idéologie d’al-Qaïda sont nés dans les années 1970. Abdallah Azzam, mentor palestinien d’Oussama ben Laden, a alors formulé une nouvelle théorie justifiant la poursuite d’une guerre continue et de faible intensité par des cellules moudjahidines déployées en faveur d’un l’État panislamiste. Les doctrines islamistes violentes d’Abdallah Azzam ont été popularisées dans le contexte de l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques.

Comme on le sait, les réseaux moudjahidines afghans ont été formés et financés sous la supervision de la CIA, du MI6 et du Pentagone. Les État du Golfe ont apporté des sommes d’argent considérables, tandis que l’Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais a assuré la liaison sur le terrain avec les réseaux militants coordonnés par Azzam, ben Laden et les autres.

L’administration Reagan a par exemple fourni deux milliards de dollars aux moudjahidines afghans, complétés par un apport de deux milliards de dollars de l’Arabie saoudite.

En Afghanistan, l’USAID a investi des millions de dollars pour fournir aux écoliers « des manuels remplis d’images violentes et d’enseignements islamiques militants », d’après le Washington Post. La théologie justifiant le djihad violent était entrecoupée de « dessins de fusils, de balles, de soldats et de mines  ». Les manuels vantaient même les récompenses divines offertes aux enfants qui « arracheraient les yeux de l’ennemi soviétique et lui couperaient les jambes ».

Selon la croyance populaire, cette configuration désastreuse d’une collaboration entre l’Occident et le monde musulman dans le financement des extrémistes islamistes aurait pris fin avec l’effondrement de l’Union soviétique. Comme je l’ai expliqué lors d’un témoignage au Congrès un an après la sortie du rapport de la Commission du 11 septembre, cette croyance populaire est erronée.

 

Le chantage de la protection

Un rapport classifié des services de renseignement américains, révélé par le journaliste Gerald Posner, a confirmé que les État-Unis étaient pleinement conscients du fait qu’un accord secret avait été conclu en avril 1991 entre l’Arabie saoudite et ben Laden, alors en résidence surveillée. Selon cet accord, ben Laden était autorisé à quitter le royaume avec ses financements et partisans et à continuer de recevoir un soutien financier de la famille royale saoudienne à la seule condition qu’il s’abstienne de cibler et de déstabiliser le royaume d’Arabie saoudite lui-même.

Loin d’être des observateurs distants de cet accord secret, les État-Unis et la Grande-Bretagne y ont participé activement.

L’approvisionnement massif de pétrole en provenance d’Arabie saoudite est au fondement de la santé et de la croissance de l’économie mondiale. Nous ne pouvions nous permettre d’être déstabilisés, et nous avons donc dû accepter ce compromis : pour protéger le royaume, il fallait le laisser financer ben Laden hors de ses frontières.

Comme l’historien britannique Mark Curtis le décrit minutieusement dans son livre sensationnel, Secret Affairs : Britain’s Collusion with Radical Islam, les gouvernements des État-Unis et du Royaume-Uni ont continué de soutenir secrètement des réseaux affiliés à al-Qaïda en Asie centrale et dans les Balkans après la guerre froide, et ce pour les mêmes raisons que précédemment, à savoir la lutte contre l’influence russe, et désormais chinoise, afin d’étendre l’hégémonie américaine sur l’économie capitaliste mondiale. L’Arabie saoudite, première plate-forme pétrolière du monde, est restée l’intermédiaire de cette stratégie anglo-américaine irréfléchie.

 

En Bosnie

Curtis relate qu’un an après l’attentat du World Trade Center de 1993, Oussama ben Laden a ouvert un bureau dans le quartier de Wembley, à Londres, sous le nom d’«  Advice and Reformation Committee  », depuis lequel il a coordonné des activités extrémistes dans le monde entier.

Vers la même époque, le Pentagone a acheminé par avion des milliers de moudjahidines d’al-Qaïda de l’Asie centrale vers la Bosnie, violant ainsi l’embargo sur les armes imposé par l’ONU, selon des fichiers des services de renseignement néerlandais. Ces combattants étaient accompagnés par les forces spéciales américaines. Le « cheikh aveugle » qui a été condamné pour l’attentat du World Trade Center était profondément impliqué dans le recrutement et l’envoi de combattants d’al-Qaïda en Bosnie.

 

En Afghanistan

A partir de 1994 environ et jusqu’au 11 septembre, les services de renseignement militaire américains ainsi que la Grande-Bretagne, l’Arabie saoudite et le Pakistan, ont secrètement fourni des armes et des fonds aux talibans, qui abritaient al-Qaïda.

En 1997, Amnesty International a déploré l’existence de « liens politiques étroits » entre la milice talibane en place, qui venait de conquérir Kaboul, et les États-Unis. Le groupe de défense des droits de l’homme a fait référence à des comptes-rendus crédibles « sur les madrasas (écoles religieuses) fréquentées par les talibans au Pakistan », indiquant que « ces liens peuvent avoir été établis au commencement même du mouvement taliban ».

Amnesty a rapporté que ces comptes-rendus provenaient de Benazir Bhutto, alors Première ministre du Pakistan ; cette dernière, aujourd’hui décédée, avait « affirmé que les madrasas avaient été mises en place par la Grande-Bretagne, les États-Unis, l’Arabie saoudite et le Pakistan au cours du djihad, la résistance islamique contre l’occupation de l’Afghanistan par les Soviétiques ». Sous la tutelle américaine, l’Arabie saoudite continuait de financer ces madrasas.

Les manuels rédigés par le gouvernement américain afin d’endoctriner les enfants afghans avec l’idéologie du djihad violent pendant la guerre froide furent alors approuvés par les talibans. Ils furent intégrés au programme de base du système scolaire afghan et largement utilisés dans les madrasas militantes pakistanaises financées par l’Arabie saoudite et l’ISI pakistanaise avec le soutien des États-Unis.

Les administrations Clinton et Bush espéraient se servir des talibans pour établir un régime fantoche dans le pays, à la manière de leur bienfaiteur saoudien. L’espoir vain et manifestement infondé était qu’un gouvernement taliban assure la stabilité nécessaire pour installer un pipeline trans-afghan (TAPI) acheminant le gaz d’Asie centrale vers l’Asie du Sud, tout en longeant la Russie, la Chine et l’Iran.

Ces espoirs ont été anéantis trois mois avant le 11 septembre, lorsque les talibans ont rejeté les propositions américaines. Le projet TAPI a ensuite été bloqué en raison du contrôle intransigeant de Kandahar et Quetta par les talibans ; toutefois, ce projet est désormais en cours de finalisation sous la direction de l’administration Obama.

Lire la suite de cette étude sur middleeasteye.net

L’influence inévitable de la dynastie Saoud, et son chantage pétrolier, sur E&R :

 



Article ancien.
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11 Commentaires

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  • Comme nous l’explique Francis Cousin, le terrorisme n’est pas quelque chose d’extérieur au capitalisme, ce n’est pas son cancer. C’est au contraire quelque chose de consubstantiel au capital en crise ou, comme le dit Alain, c’est la réponse du capital en crise à la crise du capital.
    Pour abolir le terrorisme, aucune restructuration politique ou économique ne peut être utile.
    Pour abolir le terrorisme, il faut abolir l’intégralité du capitalisme.

     

    • #1322632

      On ne transige pas avec l’argent... La "Crise" du capital est dans l’impasse car la grande guerre permettant la liquidation des surstock est rendue impossible par la vassalisation de l’ensemble des états aux financiers. Reste la manipulation terroriste et quelques tentatives de "construire" un ennemi. Le chimérique EI ne remplira pas se rôle car tout le monde le déteste, mise à part une poignée d’idiots. La seule force pouvant détruire le capitalisme est le capital lui même. On dirait que ca à commencé ! Quelques années de manipulation monétaire & terroriste pour que chacun prenne conscience de la matrice dans laquelle nous sommes enfermée et une fois la conscience du tout éveillée, l’utopie de l’ailleurs sera enfin perceptible. J’espère en voir l’amorce mais je ne pense pas... Encore certainement quelques décennies. Quoi que autour de moi personne n’est dupe.


    • Citation de Mgr Justin Fevre (1829-1929)
      "Vous ne voulez plus d’hommes de foi, vous aurez des hommes de loi, puis les hommes de loi sont renversés par des hommes sans foi ni loi, ne leur résistent que des hommes de foi"

      La "crise" du capitalisme est le fruit amer de l’apostasie des nations chrétiennes, du à l’effondrement des valeurs spirituelles dont le dernier Synode sur la famille en est le plus triste exemple.


  • #1322629

    Puisque l’heure est si grave, il ne faut pas y aller par quatre chemins et se dire les choses clairement, sans détour, pour aller au fond du problème.

    La vraie cause de l’apparition de l’Islam politique dont est issue les mouvements extrémistes et terroristes, n’est autre que l’interventionnisme répétée de l’occident dans les affaires du monde musulman.
    Il ne faut pas avoir peur de le dire, l’occident est dans une posture belliqueuse et agressive depuis plus de deux siècles contre un monde musulman divisé et affaibli.
    Les occidentaux ont colonisé, redessiné les frontières, déplacé des populations entières et ont introduit un corps étranger (l’entité sioniste) au cœur du monde arabo-musulman.

    La décolonisation qui est survenue après la 2e guerre mondiale n’a été qu’un leurre comme l’explique très bien Soral, car les occidentaux ne veulent pas voir les pays arabes devenir véritablement indépendants et forts.

    Tout dirigeant arabe qui oeuvre pour le développement de son pays, est déstabilisé, diabolisé et assassiné. On se retrouve donc avec des élites arabes corrompues et pro-occidentales qui règnent sur des populations de plus en plus pauvres, désespérés et dont certaines couches sont prêtes à embrasser des discours religieux de plus en plus extrêmes.

    Les occidentaux savent très bien tout cela et n’hésitent pas à s’appuyer sur ces mouvements extrémistes pour atteindre leurs objectifs politiques et militaires dans la région comme on l’a vu en Afghanistan et récemment en Syrie.

    Par ailleurs, il faut aussi souligner le rôle pervers de beaucoup d’oulémas musulmans qui justifient les actions de ces groupes terroristes, en manipulant les textes sacrés et on les interprétant à leur guise pour servir des intérêts politiques, c’est comme cela que ça marche.

    L’autre conséquence néfaste de cette relation de soumission/domination entre monde musulman et occident est bien évidemment l’immigration massive sud/nord, qui en plus de servir le capital occidental, créé des tensions inter-ethniques entre populations partageant très peu de valeurs en commun.

    Si on ne fait pas l’effort de remonter aussi loin dans les événements, et essayer de différencier causes et conséquences, on avancera pas et cette pseudo guerre contre le terrorisme continuera encore longtemps.

     

    • #1323477

      Par ailleurs, il faut aussi souligner le rôle pervers de beaucoup d’oulémas musulmans qui justifient les actions de ces groupes terroristes, en manipulant les textes sacrés et on les interprétant à leur guise pour servir des intérêts politiques, c’est comme cela que ça marche.



      Et ceux qui restent les plus intègrent se font traités de savants du palais, sont insultés, dénigrés, etc, c’est vraiment une propagande très vicieuse...


  • #1322701

    Ce "terrorisme" à terreau religieux, celui là même dont on parle dans l’article nous empoisonne depuis notre Moyen Age , faudrait pas oublier quand même !!!


  • #1322716

    Une nouvelle notion venant du procureur de Paris : "appartement conspiratif".

    Les agents immobiliers vont devoir s’adapter : "Joli petit appartement conspiratif discret sans fenêtre avec vue sur rien et porte blindée anti-BRI, trois mois de loyers payables à l’avance avec garantie de l’émir du Quatar ou d’une assurance couvrant l’explosion de l’immeuble. Pas sérieux s’abstenir".


  • Distinguer ‘’Capital’’ et ‘’Capitalisme’’
    Benoît XIV(1675-1758) s’est insurgé contre l’usure (capital prêté à intérêt qui enfantera le ‘’capitalisme’’), il écrit :
    1) ‘’L’espèce de péché qui se nomme usure, et qui a son siège propre dans le contrat de prêt, consiste en celui qui prête, veut qu’en vertu du prêt même, qui de sa nature demande qu’on rende seulement autant qu’on a reçu, on lui rende plus qu’il n’a prêté ; et il prétend en conséquence, qu’outre son capital il lui est du un profit, à raison du prêt. C’EST POURQUOI TOUT PROFIT DE CETTE NATURE EST ILLICITE ET USURAIRE. « Omne propterea hujusmodi lucrum quod sortem superet, illicitum et usurarium est. ».
    Cardinal Gousset (1792-1866) Exposition de la Doctrine de l’Eglise sur le prêt à intérêt.
    Le GI (Gang Islamiste) n’est pas le cancer du capitalisme, c’est le ‘’libéralisme’’ économique de F. Hayek et M Friedman qui est cette pourriture. Le G.I est le moyen dont se sert l’Empire pour appliquer la théorie du chaos mise au point par Léo Strauss (1899-1973) et appliquée après l’effondrement de l’ex-URSS en 1989, période qu’Alexandre Douguine appelle la post-modernité. Cette doctrine stratégique, plagiat de l’Art de la Guerre de Sun Tzu ; réside dans le principe suivant :
    « le plus simple pour piller les ressources naturelles d’un pays sur une longue période, ce n’est pas de l’occuper, mais de détruire l’État. Sans État, pas d’armée. Sans armée ennemie, aucun risque de défaite. Dès lors, le but stratégique de l’armée US et de l’alliance qu’elle dirige, l’Otan, c’est exclusivement de détruire des États. Ce que deviennent les populations concernées n’est pas le problème de Washington ». Thierry Meyssan.

    Il n’est pas impossible de penser que ceux qui les utilisent les liquideront après s’en être servi comme dans le Syndicat du Crime de Lucky Luciano (Un ‘’punk’’ butait un autre punk), et ce pour 3 raisons.
    1) Virer les Chrétiens et les Azaris des territoires compris entre le Nil et l’Euphrate (2 bandes bleues du drapeau sioniste) ?
    2) Respecter l’Agenda Mondial pour que les Peuples demandent un Gouvernement Mondial en se servant des atrocités du GI pour que les états mettent en place l’’état d’urgence ?
    3) ‘’Unifier’’ les peuples autour de cette nouvelle croisade ?
    Mais...


  • #1323038
    le 19/11/2015 par la pince mon seigneur
    L’État islamique, cancer du capitalisme moderne

    Bas si les Saouds ordonnaient à DAESH de commettre plus d’attentats odieux en Occident, passé un certain seuil, les pays occidentaux se considereraient dans une phase de terrorisme mondial irreversible et n’auraient pas d’autres choix d’envoyer une coalition de 50 pays pour faire chuter l’Arabie , la guerre de civilisation serait ainsi officiellement déclarée mais les Saouds ne sont pas fous, ils y vont eux aussi dans leur entreprise par touches successives.


  • #1323379
    le 19/11/2015 par mehdi mountather
    L’État islamique, cancer du capitalisme moderne

    Daech et Al-Qaïda création des franc maçons américains sioniste donc après ces attentats de Paris complot franco sioniste et après ces multiplies séisme en Grèce ALLAH extermine la France l’Europe et Usa par un tsunami un fort séisme ouragan les tornades déluge de Noé les foudres pour éviter l’apocalypse la fin d’israél et Daech de poser leurs armes aujourd’hui et pour éviter l’explosion des bombes et fusillade en France et éviter un vendredi 20 pire que le 13.


  • #1323533

    Ce serait bien d’avoir un jour ce ou ces fameux manuels (traduit en français de préférence) de l’USAID.

    Pas pour apprendre je ne sais quelles techniques, qui parfois seront dépassées, ou inappropriées, bien entendu, de toute façon c’est le leur, donc l’inversion accusatoire ensuite (de terrorisme) serait plutôt d’un ridicule et déplacée...

    Mais pour info, pour voir ce qu’ils leurs ont dit et quel était leur "Tafsir", pour ensuite pouvoir faire une meilleur réinformation, qui sort justement des caricatures, non sens, ou absurdités de la propagande...

    Où c’est toujours de la faute de l’autre, ou de truc, ou d’untel, etc... : )

    Comme, par exemple, comment linguistiquement, sous prétexte qu’il veut (prétend vouloir) un état islamique (mais de quelle manière ? La fin, les moyens...), quelqu’un peut-il être traité de "fondamentaliste" (donc, même si ce terme n’existe dans la religion (ce qui déjà pose problème, surtout qu’avec un laïque, etc, tout est vite ceci ou cela), on comprend qu’il voudrait retourner aux fondements, non ?), alors qu’il est considéré (par les savants, à ne pas confondre avec les journalistes, etc) comme innovateur (en religion), ce qui est tout le contraire d’un retour à des fondements, parce qu’il innove de nouvelle choses (attentats, etc, guerre dite "moderne", en somme, par des moyens non conformes) dans la religion ??? Etc...

    (Pour faciliter la que apparente complexité, j’ai mis en gras la question sans toutes les précisions, explications, etc qui se trouvent entre parenthèses, comme ça elle peut mieux se lire pour ceux qui auraient du mal à le faire, en somme, pour la question, ne lisez que le gras, puis ensuite, ou avant, le reste)