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L’agonie de l’Euro

Par Jacques Sapir

La crise de l’Euro est désormais entrée dans sa phase terminale, comme cela a été prévu à la fin de 2010. La crise actuelle est appelée à s’aggraver, rythmée par le défaut de la Grèce (octobre ou novembre), le déclenchement de la crise Espagnole et une crise bancaire généralisée dans les pays de la Zone Euro. Le temps de la crise s’impose désormais aux politiques. Les conditions de gouvernance de la zone Euro sont clairement inadaptées, mais les conditions de réformes de cette dernière sont incompatibles avec la temporalité de la crise. Nous sommes donc face à l’agonie de l’Euro.

I – La crise de la zone Euro connaît depuis ces dernières semaines une accélération dramatique.

Celle-ci apporte le démenti le plus cinglant aux attitudes de déni de réalité dans lesquelles les responsables français, de la majorité comme de l’opposition, se sont pour la plupart enfermés. Désormais nous sommes en présence de la situation suivante :

La crise grecque a pris une tournure clairement incontrôlable. Un défaut de ce dernier pays ne peut plus être évité. Il peut seulement être retardé. Il peut survenir à partir du mois d’octobre 2011, même s’il est encore probable qu’il se produira entre novembre et décembre 2011. Ce défaut ne fait sens que si la Grèce sort de la zone Euro, ce qui pourrait survenir soit immédiatement soit dans un délai de 6 à 8 semaines après le défaut. Les conséquences sont alors les suivantes :

1. La crise Grecque impose de fournir de 2012 à 2019 de 340 à 380 milliards d’Euros à ce pays, et ceci sans tenir compte d’une possible aggravation de son déficit et des besoins d’autres pays qui sont estimés à plus de 1000 milliards.

2. Ce défaut est déjà clairement anticipé par les principales banques européennes. Mais le processus de transmission des « mauvaises dettes » à la BCE est loin d’être achevé.

3. L’Allemagne a d’une certaine manière déjà « acté » de la sortie de l’Euro par la Grèce comme le montre le plan de soutien pour ses propres banques.

4. Il est clair désormais que dans un certain nombre d’établissements bancaires européens on se prépare à la fin de la zone Euro. Les positions qui seront prises dans les jours qui suivent pourraient avoir des effets cumulatifs.

Avec le défaut et AVANT la sortie de la Grèce de la zone Euro, la spéculation se déchaînera contre le Portugal, l’Irlande, l’Espagne et l’Italie (et peut-être la Belgique). Elle se combinera avec une crise sociale grave en Espagne liée à l’interruption des allocations chômage pour une partie des chômeurs arrivant en fin de droit. Cette crise obligera l’Espagne à demander l’aide du Fond Européen de Stabilisation Financière (FESF) pour des montants excédant largement ce qui est pour l’instant prévu.

1. Hors la Grèce, les besoins à court terme (2014) peuvent être estimés à 90 milliards pour le Portugal, 50 milliards pour l’Irlande, de 250 à 300 milliards pour l’Espagne. C’est donc un total de 390 à 440 milliards d’Euros qu’il faudra fournir pour les pays déjà en difficulté.

2. Ce calcul laisse dans l’ombre le fait qu’avec l’aggravation de la spéculation, l’Italie et la Belgique devraient dès le début de 2012 demander une aide supplémentaire.

3. Par ailleurs le rythme de la crise en Espagne est aujourd’hui imprévisible. Si une accélération se produit, les sommes nécessaires augmenteront en conséquences.

La combinaison de (1) et (2) a déjà été partiellement anticipée par les marchés depuis début août et a entraîné une chute dramatique et spectaculaire de la capitalisation des banques européennes. La chute de la capitalisation des banques européennes aura des conséquences importantes à court terme :

1. La nécessité d’une recapitalisation de ces banques va se faire jour à très court terme. Elle sera massivement impopulaire dans tous les pays en raison du précédent de 2008.

2. La crise mettra en évidence le caractère largement factice des « stress-tests » conduits au printemps dernier et qui excluait tout défaut sur la dette souveraine d’un État membre. Les sommes nécessaires, en dépit des dénégations des ministres, pourraient bien être supérieures à 200 milliards d’Euros.

3. En France, il faut s’attendre à une dégradation de la note des banques qui précèdera celle de l’Etat.

4. Le risque d’un run bancaire ne peut plus être totalement écarté. Il pourrait nécessiter une nationalisation de l’ensemble du secteur bancaire.

On assiste désormais à un phénomène de fatigue de l’Euro, qui se caractérise par :

1. Une incapacité des gouvernements à trouver des solutions qui soient à la fois communes et efficaces.

2. Un sentiment qui gagne l’opinion et les gouvernants, en dépit du déni de réalité qui prévaut encore, comme quoi la bataille est perdue.

3. Une opposition croissante entre les pays de la zone Euro sur les solutions tant présentes que futures.

II – Cette situation va conduire à un enchaînement rapide dans les mois qui viennent, enchaînement qui va rendre obsolète un bon nombre de positions politiques.

Le véritable défi qui est posé à la classe politique consiste à être capable d’anticiper les évènements et de réagir en conséquence.

L’Euro, dans sa forme actuelle est condamné. Les moyens évoqués pour stabiliser puis résorber les déséquilibres tant conjoncturels (comme la hausse rapide du poids des dettes souveraines) que structurels (le déficit de croissance avec le reste du monde développé, le phénomène d’euro-divergence entre les pays) sont aujourd’hui soit insuffisants soit politiquement impossibles.

1. Les Eurobonds. Cette idée est désormais dépassée. L’émission de titres de dettes englobant les pays à risques et les pays réputés « sains » aurait un taux d’intérêt prohibitif.

2. La monétisation des dettes. Une monétisation des dettes pourrait être faite par la BCE directement en faveur des États et non comme aujourd’hui en rachetant aux banques des titres publics. Mais un certain nombre de pays de la zone Euro s’y opposent.

3. Une stabilisation volontariste de la dette. Outre qu’elle semble largement impossible dans de nombreux pays, si cette politique était appliquée, elle plongerait la zone Euro dans une profonde dépression que recréerait de la dette par disparition des ressources fiscales.

La poursuite de la politique actuelle tentant de sauver l’Euro va provoquer d’ici quelques mois une grave crise dans les relations franco-allemandes. L’opposition entre les deux pays est désormais systématique. La Chancelière, Mme Merkel, est aujourd’hui politiquement affaiblie et ne peut, sans se suicider électoralement, faire accepter à l’Allemagne l’ampleur de la contribution nécessaire. Cette dernière est estimée à 2% du PIB par an pendant 7 ans en transferts fiscaux et 4% du PIB par an et sur la même période en charge d’emprunts supplémentaires. Il faut donc décider aujourd’hui ce qui est le principal, la « survie » de l’Euro au prix d’un affrontement permanent entre les deux pays, qui risque in fine de compromettre son objectif, ou de bonnes relations entre les deux pays.

Les conséquences sur la France de cette politique risquent d’être dramatiques. Non seulement la contribution que notre pays devra verser, directement ou indirectement, sera lourde, mais les conséquences combinées sur la croissance d’une politique d’austérité draconienne et d’un taux de change surévalué nous condamneront à une longue période de récession et à une accélération du processus de désindustrialisation que nous connaissons déjà.

L’Euro importe moins que le principe de coordination monétaire. Plus que l’Euro, c’est le principe d’une coordination des politiques monétaires qu’il faut sauver. Si des dévaluations sont inévitables, il faut les accepter mais faire en sorte qu’elles ne sortent pas d’un cadre pré-établi. Pour cela, il importe de limiter les espaces de spéculations en contrôlant les mouvements de capitaux et en interdisant un certain nombre d’opérations sur les marchés. Ces mesures auraient du être prises dès le début de la crise en 2008. Il faut tirer les leçons de pourquoi il n’en fut rien et comprendre qu’une gouvernance active n’est pas possible avec un grand nombre de pays. C’est pourquoi il faut accepter de passer du principe de coopération (dont le meilleur exemple est la monnaie unique) au principe de coordination et à terme soit faire évoluer l’Euro, soit le recréer comme une monnaie commune.

L’agonie de l’Euro peut durer de six à dix-huit mois.

Ses conséquences politiques peuvent être dramatiques tant à l’intérieur de chaque pays (et des élections sont prévues dans de nombreux de ces derniers en 2012 et 2013) qu’au sein de l’Europe. Dans la situation actuelle, la meilleure des solutions consisterait en une dissolution de la zone qui permettrait de mettre en avant immédiatement les institutions nécessaires à une transition ordonnée. À défaut d’une telle solution, il convient de se prémunir contre les effets les plus néfastes de cette agonie en prenant les mesures unilatérales de sauvegarde qui ont été détaillées dans des documents ultérieurs et, le cas échéant, en sortant de l’Euro.

 



Article ancien.
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16 Commentaires

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  • #46496
    le 18/09/2011 par damien
    L’agonie de l’Euro

    Sapir (plutôt gauche) qui traîne sur Gaulisme.fr, ça grouille en ce moment !

     

    • #46532
      le 18/09/2011 par Toyo
      L’agonie de l’Euro

      ça montre jusqu’à quel point les mesures à prendre dépassent toute partisanerie, et que l’esprit critique a déserté la majorité de la classe politique (sauf en Allemagne).


    • #46551
      le 18/09/2011 par damien
      L’agonie de l’Euro

      @Toyo

      Tout à fait !
      J’écoutais un autre intellectuel qui disait que la pensée économique avec disparue du politique.
      En ajoutant qu’il y avait eu trauma de la gauche dans les années 80, elle avait essayé de faire quelque choses, ça a de suite été le bordel. Depuis cela, plus rien.

      C’est vrai, ne reste que le spectacle le slogan, dès qu’on entre sur ce sujet c’est délicat, ça cherche ses mots, ça panique un peu. C’est ce que j’ai vu en Mélanchon hier.


  • #46542
    le 18/09/2011 par toto
    L’agonie de l’Euro

    phase terminale
    est appelée à s’aggraver
    l’agonie de l’Euro
    une accélération dramatique
    tournure incontrôlable
    fin de la zone Euro
    conséquences dramatiques
    austérité draconienne
    nous condamneront
    longue période de récession
    L’agonie de l’Euro
    dissolution de la zone
    effets néfastes de cette agonie




    Etonnant cet article.
    Sur la forme, un findemondiste labélisé "crise des subprimes" n’aurait pas fait mieux.
    Sur le fond, son argumentation consiste à n’envisager que le scénario du pire sans tenir compte des scenarii alternatifs et surtout sans rien proposer de concret comme alternative au chaos.
    Monsieur Sapir serait-il là dans un exercice de style commandé par ceux qui financent l’EHESS ?
    http://www.voltairenet.org/EHESS-le...


  • #46613
    le 19/09/2011 par julius
    L’agonie de l’Euro

    Il faut bien comprendre que lorsque que nos gouvernements décide des plans d’aides à la grece, ca reviens exactement à la meme chose que de transferer directement une partie de la dette d’un pays à l’autre.
    Par exemple si la france decide d’acheter 20 milliards de cam (qu’on apelle l’euro) pour la refiler au greque, parce qu’elle peut pas se permettre d’acheter de la cam auprès de son dealer (la BCE) a cause de son ardoise, et que maintenant son fournisseur à monté les tarifs ( appelé taux d’interet ou usure )
    A la fin , qui doit de la cam au fournisseur ? c ’est pas la grece mais la france.

    Et tout ca au nom de la "Solidarité européene", c ’est du n’importe quoi ! la suede, l’angleterre, la suisse, la norvege, la finlande ne sont pas dans l’euro, c’est pas pour autant qu’il ne se sentent pas moins européens ou solidaire, l’euro n’a rien a voir avec la solidarité, ca a à voir avec un véritable martingale monétaire simple comme bonjour et qui repose sur 1 simple algorythme.

    Si celui qui emet la monnaie appose un interet dessus, alors l’interet est irremboursable, car il n’existe pas.
    Prenez une malette de poker et faites le tour dans vos amis, invitez les a faire une petite experience, prenez le role de la banque centrale, vos amis représenteront des pays de la zone euros, La banque centrale (vous) prete par exemple 20 milliards (20 jetons par exemple ) a chacun des pays, vous fixez votre taux d’interet à 5%, cela voudras dire que chacun des pays devra rembourser 21 milliards chacun, commencez à demander votre premiere echéance, disont 4 milliards par an,prenez votre temps, faites defilez les années, rendez ce moment conviviale.
    Au bout de 5 tours de collecte, soit 20 millliards chacun (5x4=20), soit toute la masse monétaire, il devient evident qu’il n’est pas possible pour aucun des pays de rembourser le milliard restant, mais réclamez le quand meme !!! dites leur que s’ils ne peuvent pas payer, la banque centrale reste disposé à leur faire un autre pret, avec un taux avantageux ! ca couvrira le milliard restant !
    Et s’ils ne payent pas le milliard restant, vous serez bien obliger de les saisir, commencer à prendre le telephone portable de votre voisin en disant "tiens !! toi l’espagne , je te saisit ton satellite de telecommunication, maintenant ca appartient a la banque centrale !"
    Bref vous voyez le topo :
    1 - Montrer le martingale, et demontrer l’irremboursabilité de la dette.
    2 - Montrer le racket généré.

     

    • #46649
      le 19/09/2011 par paramesh
      L’agonie de l’Euro

      Dans les faits c’est encore pire que le poker : la dette, cet argent fictif, est remboursée par nos impots et taxes c-a-d par de la richesse réelle que nous citoyens avons crée par notre travail (ceci pour les intérêts) Et pour ce qui est du capital : par le transfert vers les établissements financiers préteurs de nos économies nationales (secteur public, fonds de retraites, fonds d’épargne et ce grâce à la crise,(une aubainepour l’empire qui accélere ainsi ce remboursement bien réel celui là. Dans les deux cas nous remboursons avec de la richesse réelle un emprunt fictif. Ce n’est qu’un transfert de propriété de l’économie réelle (public vers privé, du peuple aux banques). Et comme cet argent que nous remboursons est remis en circulation sur les marchésfinanciers cela double encore la mise, Ils créent en fait 40 milliards d’inflation pour 20 milliards d’argent crée ex nihilo. A eux la vraie richesse et aux peuples l’inflation le mistigri que personne ne veut voir et que l’empire veut faire payer à l’europe qui elle-même en ce moment cherche à faire payer à l’afrique et à la Libye.l’empire n’est pas solidaire tout le monde croit en faire partie mais seul le plus fort sera le gagnant de ces chaises musicales. On est dans un monde clos, rien ne se perd. La masse monétaire de l’inflation est la dette réelle ; c-a-d : du VENT. Pourquoi payer du vent avec les richesses réelle de nos économies ? cela semble absurde mais c’est pourtant ce que l’on nous demande. Conclusion Et pourquoi ne pas rembourser du vent avec du vent ? : un joli bras d’honneur logique et la seule solution pour équilibrer les comptes et donc revenir au réel. Il suffira ensuite de nous, peuples,en nationalisant les banques en faillite nous réapproprier leurs seul véritable actif : les vraies richesses que nous avons crées, et d’essayer enfin de les gérer correctement.


  • #46632
    le 19/09/2011 par paramesh
    L’agonie de l’Euro

    pour ceux qui en douteraient encore, l’europe s’est construite sur une volonté économique (impérialiste, capitaliste et mondialiste.) les politiques n’ont été que l’habillage démocratique de la vraie motivation de l’empire : garder l’europe sous sa coupe.et quand je dis démocratique, je rigole car quand on voit le fonctionnement de l’UE le peuple n’a pas grand chose à y voir, nos pantins politiques ne font même pas illusion)

    donc l’Euro est une construction décidée par l’empire ( pour preuves voyez dans certains sites réellement gaullistes ou savoir qui sont réellement nos commissaires europeens (juste les CV non autorisés bien sûr ). Or si tous les économistes sérieux affirment que dès l’origine l’euro est condamné à sa perte . (on a aussi un Nobel d’économie en France) pas de coordination des monnaies préalable entre les monnaies, disparité des économies, des fiscalités des intérêts économico politiques etc) .
    donc si on l’a fait quand même, c’est qu’il y a un intérêt. et si maintenant certains (Attali, DSK hier qui même foutu fait passer le message , poussent à aller encore de l’avant : plus d’europe, le fédéralisme, la solidarité avec la Grèce. tout ceci ne sert qu’une cause : faire chuter l’euro avant le dollar. ça c’est pas un complot, ce sont des raisons objectives : l’ artiche, l’avoine , l’oseille. l’urgence est donc pour les peuples européens de saborder l’euro au plus vite ; mais de le faire ensemble et ainsi seule l’oligarchie militaro financière payerait les pots cassés. faillite des banques etc. La dette n’existe pas, (c’est de l’argent financier) ou tout au moins elle n’ existera réellement que le jour où nous l’aurons remboursé avec notre économie REELLE. refusons ensemble ce rapt de nos richesses ou alors chacun pour soi et sauve qui peut . l’intérêt commun des peuples européens est une sortie commune de l’euro : la vraie Europe des nations encore à construire mais ce serait la première pierre.
    mais les affaires continuent :
    ce matin une banque sort du CAC 40 et une haute technologie y rentre (armement). ainsi va la vie.


  • #46687
    le 19/09/2011 par Laurent
    L’agonie de l’Euro

    Bonjour

    La sortie de la crise Européenne la voilà : Fédéralisme.
    Ils vont nous l’imposer lorsque ce ne sera plus tenable.

    Que pensez-vous que la monnaie unique, la mise en place d’une banque centrale européenne, préparent ? Le fédéralisme est la suite logique du plan européen.

    Ils le feront passer en cas de force majeur. La création des Etats-Unis d’Europe sera enfin achevée.
    Berlusconi a déjà déclaré être prêt à renoncer à toute la souveraineté nécéssaire afin de consolider d’avantage l’Europe. Ca se passe de commentaires.

    Voilà exactement là où il faut regarder, même si Soral n’en parle pas.

     

    • #46722
      le 19/09/2011 par dan
      L’agonie de l’Euro

      Je ne suis pas d’accord avec ton analyse , moi je pense plutôt que la chute de l’Euro est savament orchestré par les banquiers parceque si l’Euro avait fonctionné ça aurait ensuite donné le feu vert sur la gouvernance unique mondiale c’est à dire 1 gouvernement mondial unique et 1 banque unique dédiée , vous pensez bien que les banquiers n’ont pas envis de pointer au chômage sous prétexte que tout le marché financier aurait été re-orienté vers l’unique banque rataché au gouvernement totalitaire mondialiste tel qu’il est prévus . En faisant capoter l’Euro les banquiers renforcent le désir des peuples de devenir indépendants donc nationalistes et anti-mondialistes .


    • #46754
      le 20/09/2011 par Truthmaker
      L’agonie de l’Euro

      Vous me faites peur... et vous avez raison.


  • #46718
    le 19/09/2011 par Darkman1
    L’agonie de l’Euro

    Ouais bof ,n’importe quel mec qui sait lire et utiliser internet arrive à la même analyse que lui.Même si j’exagère, je suis gavé par les "zéconomistes " en tout genre qui abreuvent l’espace médias avec des "y faut que " y’à qu’à...." "j’vous l’avait bien dit" etc... J’aurais aimé qu’il se mouille et nous explique pourquoi la Grèce ,membre de l’union,en paix ,protégé par l’otan,consacre un incroyable 4% de son budget à l’armement ? Euro ou pas euro,la pourriture corrompue qui est en place partout continue de signer des accords (tenus secrets du peuple) afin de fourguer ses avions,ses sous marin, ses canons .Les grecs le savent et refusent de jour le jeu en refusant,entre autres, de payer les impôts,et vous savez quoi ? Ils ont raison .C’est comme ça que leur système tombera .Pas de joueurs ? Game over ! Comme l’idée même de la démocratie ,qui est née chez eux ,j’espère que de nos frères grecs viendra le réveil attendu par beaucoup à travers l’Europe.


  • #46750
    le 20/09/2011 par Abderrahim
    L’agonie de l’Euro

    Moi aussi je me suis promené sur internet. Les infos fusent dans tous les sens. Un site a retenu mon attention (c’est en Anglais)
    http://www.zerohedge.com/news/inter...

    Ça parle en gros de l’exposition des banques européennes et autres banques, aux dettes souveraines (sic).
    Pour faire court, les banques françaises sont exposées envers les PIIGS à hauteur, tenez-vous bien, de 900 milliards d’euros. 900 milliards d’euros de créances rien que pour les banques françaises, de quoi faire sauter 10 fois BNP-Paribas.
    Comme par hasard, les banques américaines, voire UK ne sont pas tres exposées aux dettes des états européennes. Vous me direz que je vois le mal partout, évidemment , hein.
    Une partie de ces 900 milliards, nous dit l’article, reviendront comme un boomerang dans la gueule du contribuable français via la BCE (Merci qui ? Merci l’Euro)

    Mon opinion : un défaut grec, des faillites de grandes banques européennes pour bientôt et ENFIN la Révolution des Peuples partout en Europe.
    Que l’Empire sache bien que les Peuples ne paieront jamais pour un système qui leur a été imposé. Mieux, les Français vont se surpasser en rétablissant la Guillotine pour ceux qui en conscience savaient et on comme même fait ou laissé faire.
    Attention têtes d’Elite en danger. On est prêt qu’a un seul compromis. Effacement des dettes pour tous (perso, je ne suis pas endetté pour des raisons religieuses, mais l’Etat, donc en mon nom, OUI). Et on repart tous à zéro : Particuliers, Etats, sur de nouvelles bases économiques SAINES, Sinon....la RÉVOLUTION et vos têtes dans le billot sans aucune pitié aucune.

     

    • #46773
      le 20/09/2011 par Beny
      L’agonie de l’Euro

      ce n’est pas les banques françaises qui sont exposées à hauteur de 900 milliards :

      regardes le lien interactif de simulation et remarques le montant "non-bank private exposure"
      http://graphics.thomsonreuters.com/...

      et oui tu trouves certainement la dedans tous les contrats d’assurances vies souscris par les particuliers français


    • #46986
      le 21/09/2011 par Ah ça ira ça ira !
      L’agonie de l’Euro

      Excellente analyse que je rejoins tout à fait, notamment cette phrase : "Mieux, les Français vont se surpasser en rétablissant la Guillotine pour ceux qui en conscience savaient et on comme même fait ou laissé faire."

      J’ai moi aussi l’intuition que c’est de France que partira vraiment la Révolution et qu’elle sera d’une violence qui va stupéfier le monde. Le jour (très proche) où les Français vont réaliser que toutes leurs économies sont perdues, quand les banques françaises vont tomber comme des dominos les unes après les autres à cause du défaut grec, ils vont se réveiller d’un coup et leur fureur ne sera appaisée que par le sang des responsables de tout ça...
      On verra alors des foules attaquer les établissements bancaires et réclamer qu’on leur rende leur argent, comme on a pu le voir en Argentine, avec quelques pendaisons de banquiers aux lampadaires et quelques lynchages collectifs. Mais ça ira beaucoup plus loin que ça. La rage sera telle que les Parisiens et tout le 93 finiront par marcher sur Neuilly pour piller la richesse là où elle se trouve et chatier les coupables. Les forces de l’ordre seront complétement débordées et l’Etat aura recours à l’armée, mais cette dernière se divisera sur l’attitude à adopter et certains régiments se rangeront du coté du peuple car ils refuseront de tirer sur la foule, ce qui déclanchera une guerre civile qui sera sanglante entre insurgés et légitimistes.
      Il y a aussi le risque que ce ne soit pas simplement là France d’en bas contre la France d’en haut, mais que la révolte dégénère en conflit ethnique et communautaire, et ce scénario serait le pire.
      Mais une fois ces violences calmées il y aura par contrecoup un désir d’ordre qui va s’imposer, et qui conduira à l’établissement d’un nouveau gouvernement de salut national et une refonte complète du système politique et financier français. C’est à ce moment qu’on rétablira la guillotine pour chatier les coupables. Des tribunaux populaires jugeront les responsables, banquiers, politiques, journalistes et les enverront à l’échafaud sans états d’ame.
      Cette révolution fera rapidement tache d’huile en Europe, car la situation de nos voisins sera sensiblement la meme (effondrement systémique), et chaque nation fera le grand nettoyage chez elle. Les monnaies nationales réapparaitront et personne ne songera plus à payer cette dette dont les peuples ne sont pas responsables. C’en sera fini de l’UE et de toute cette clique parasitaire qui s’auto-proclame "élite".


  • #46786
    le 20/09/2011 par Réveillez-vous
    L’agonie de l’Euro

    Si la Grèce ne sort pas c’est l’Allemagne qui sort
    Si l’Allemagne ne sort pas c’est la Grèce qui sort

    Dans les deux cas c’est l’Eurocrature qui meurt

    Hip hip hourrah


  • #46968
    le 21/09/2011 par Franck
    L’agonie de l’Euro

    à propos du commentaire de Dan #46722,

    Ce sont bien les banquiers qui orchestrent cette chute mais pas pour empêcher l’avènement du nouvel ordre mondial (gouvernance mondiales unifiée) mais pour au contraire l’hâter ! Dan n’a pas réalisé que les idéologues derrière le nouvel ordre mondial sont les grands banquiers ! Le monde est sous la domination de la Banque. La Banque est la tête pensante du système et le système financier est ce qui sert à aliéner peuples et nations dans un état d’esclavage permanent. Le complexe militaro-industriel américain est son bras armé. Certes il existe des tensions entre le complexe militaro-industriel américains (tenu par les WASP) et la banque majoritairement judéo-sioniste. Par exemple l’oligarchie Wasp est opposée à la dispariton du dollar au profit d’une monnaie qui serait totalement sous contrôle du cartel bancaire sioniste. Si les WASP sont pour une nouvelle monnaie mondiale c’est sous condition qu’ils la contrôlent comme ils contrôlent le dollar...d’ailleurs les récentes tribulations de DSK semblent bien liées à cela, une petite gifle d’avertissement donnée à l’enfant prodige judéo-sioniste afin de tempérer ses ardeurs (la veille de son arrestation il devait participer à une réunion de travail sur la très prochaine mise en place d’une monnaie mondiale alternative au dollar).

    Si les tensions entre les différentes factions composants l’oligarchie mondialiste sont obscures et difficile d’interprétation, en revanche le mouvement mondialiste est bien une création d’individus intimement liés au monde de la banque, ceci est un fait vérifiable. Lire l’auto-biographie de Rothschild, les livres de Jacques Attali, le livre d’Anthony Sutton (Le complot de la réserve fédérale)...et même sans cela il suffit d’observer le quotidien pour comprendre que notre monde est sous la coupe de la banque et que la vaste majorité des décisions politique et économiques, des législations sont liés à ses intérêts.