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L’effondrement de l’économie états-unienne

Par Paul Craig Roberts

Vous souvenez-vous de l’époque où existaient des journalistes réels ? C’était avant que le régime Clinton ne concentre les médias, les transformant en un ministère de la Propagande, un outil de Big Brother.

La fausse réalité dans laquelle vivent les Américains se prolonge dans la vie économique. Le rapport sur l’emploi de vendredi dernier était la continuation d’une longue série de mauvaises nouvelles bidouillées en bonnes nouvelles. Les médias répètent deux nombres comme s’ils signifiaient quelque chose, les gains (ou pertes) mensuels d’emplois salariés et le taux de chômage, et ignorent les chiffres qui montrent la poursuite du déclin, depuis plusieurs années, dans les opportunités d’emploi alors que l’économie est prétendument en convalescence. La prétendue reprise est basée sur la mesure U.3 du taux de chômage. Cette mesure ne comprend pas les personnes sans emploi qui sont découragées d’en trouver un et on cessé d’en chercher pendant quatre semaines. La mesure U.3 de chômage ne comprend que ceux qui gardent l’espoir de trouver un emploi.

Le gouvernement a une deuxième mesure de chômage officiel, U.6. Cette mesure, rarement évoquée, intègre parmi les chômeurs ceux qui ont été découragés pendant moins d’un an. Cette mesure officielle est le double de la mesure de U.3 de 5,3%. Cela signifie que le taux de chômage est de plus de 10% après six ans de reprise économique présumée !

 

 

En 1994, le régime Clinton a arrêté de compter les travailleurs découragés à long terme comme chômeurs. Clinton voulait que son économie paraisse meilleure à regarder que celle de Reagan, donc il a cessé de recenser les travailleurs découragés qui faisaient partie du taux de chômage de Reagan. John Williams (www.shadowstats.com) continue de mesurer le taux de chômage à long terme selon la méthodologie officielle de cette époque. On peut ainsi constater que quand ces chômeurs sont inclus, le taux de chômage des États-Unis en juillet 2015 est de 23%, plusieurs fois plus élevé que lors de la récession que le président de la Fed Paul Volcker avait offerte à la présidence Reagan.

Un taux de 23% de chômage donne à la reprise reprise économique un sens nouveau. Quatre-vingt-cinq ans sont passés depuis la Grande Dépression, et l’économie américaine est en reprise économique, avec un taux de chômage proche de celui de la Grande Dépression.

Le taux de participation au marché du travail a diminué depuis la reprise qui aurait commencé en juin 2009 et se poursuit aujourd’hui. Ceci est très inhabituel. Normalement, lors d’une reprise économique, les emplois rebondissent, et les gens affluent au travail. Basé sur ce qu’il a dit à ses conseillers économiques, le président Obama a attribué la baisse du taux de participation aux baby-boomers qui prennent leur retraite. En réalité, pendant la prétendue reprise, la croissance de l’emploi a concerné principalement les personnes de 55 ans et plus. Par exemple, en juillet tous les emplois salariés nouveaux concernaient des personnes de 55 ans et plus, alors que la classe d’âge de 25 à 54 ans a perdu 131 000 emplois en juillet.

Au cours de l’année précédente (juillet 2014 – juillet 2015), la tranche d’âge 55 et plus a gagné 1 554 000 emplois et les classes jeunes, 16-18 et 20-24, ont perdu respectivement 887 000 et 489 000 emplois.

De 2009 à 2013, le nombre d’Américains au travail dans la classe d’âge de 25 à 54 ans a diminué de 6 000 000 emplois. Ces années de reprise économique présumée ont apparemment contourné les Américains de la classe d’âge d’activité maximale.

En juillet 2015, les États-Unis avaient 27 265 000 personnes occupant un emploi à temps partiel, dont 6,3 millions, soit 23%, parce qu’ils ne peuvent pas trouver un emploi à temps plein. Il y a 7 124 000 Américains qui détiennent plusieurs emplois à temps partiel pour joindre les deux bouts, soit une augmentation de 337 000 en un an.

Les jeunes ne peuvent pas fonder de foyers sur la base d’emplois à temps partiel, mais les retraités prennent ces emplois afin de compenser le revenu manquant sur leurs économies à cause de la politique d’intérêt à taux zéro de la Réserve fédérale, qui a pour but de soutenir les bilans d’une poignée de banques géantes, dont les dirigeants contrôlent le Trésor américain et la Réserve fédérale. Avec un si grand nombre d’emplois industriels et de compétences professionnelles délocalisé en Chine et en Inde, tels que l’ingénierie logicielle, les carrières professionnelles disparaissent aux États-Unis.

Les emplois les plus lucratifs en Amérique concernent ceux qui fabriquent les escroqueries de Wall Street, ceux qui font du lobbying pour des groupes d’intérêts privés, où l’on embauche de préférence d’anciens membres de la Chambre, du Sénat, et de l’Exécutif, et enfin ceux qui montent des programmes pour aider les donateurs des think tanks à s’enrichir, en faisant passer ces programmes pour des politique publiques, qui peuvent devenir des lois.

Les emplois salariés déclarés pour juillet sont dans les catégories habituelles qui nous sont familières, mois après mois, et année après année. Ce sont les emplois de services domestiques divers, serveuses et barman, vendeurs au détail, transports, entreposage, finance et assurances, soins de santé et assistance sociale. Rien à l’exportation afin de payer nos importations massives. Avec une maigre croissance du revenu réel médian des familles, alors que l’épargne dégringole et que le crédit s’épuise, même la partie consommation de l’économie va fléchir.

De toute évidence, ce n’est pas une économie qui a de l’avenir.

Mais vous ne saurez jamais cela si vous n’écoutez que les médias financiers ou ne lisez que la section économie-finance du New York Times ou du Wall Street Journal.

Si j’étais encore l’éditeur du Wall Street Journal que je fus, l’état déplorable de l’économie américaine serait en première page des nouvelles.

Voir aussi, sur E&R :

 



Article ancien.
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28 Commentaires

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  • #1246466
    le 14/08/2015 par Jean d’Artois
    L’effondrement de l’économie états-unienne

    En résumant , Quand les banquiers ( maîtres ) via les politiciens ( pantins) de n’importe quel bord , achètent les outils servant à endormir le peuple , cela garantit la pérennité du système . Ceci est d’actualité en France également , et depuis pas mal d’années , sans émouvoir ni interpeller grand monde ... ( ce doit être grâce au relais de la presse écrite par l’audiovisuel , tellement " indépendant " lui aussi ? ...) où il faut devenir satirique sur des sujets aussi graves !


  • #1246511

    J’aime beaucoup PCR et je lis régulièrement ses articles sur son blog.

    Toutefois, vivant aux États-Unis, je me pose de sérieuses questions sur les analyses de la dissidence.

    Ca fait des années qu’on nous raconte que l’économie américaine est sur le point d’imploser, or je vois personnellement tout le contraire tout autour de moi. Je ne crois pas connaître une seule personne à la recherche d’un emploi. Dans le voisinage, tout le monde fait des travaux dans la maison, achète des voitures neuves, refait le jardin, etc. J’ai même constaté une recrudescence de voisins qui font désormais appel à des compagnies paysagistes pour s’occuper de leur jardin. Plusieurs amis ont déménagé ces derniers mois... après avoir décroché des emplois plus rémunérateurs...
    Je me souviens d’une intervention de Delamarche sur BFMTV il a quelques années... comme à chaque intervention, il avait commencé par nous expliquer qu tout était sur le point de péter, etc. Puis il nous avait dit que les grandes maisons avec les deux/trois bagnoles devant le garage c’était fini...
    Or aujourd’hui je constate qu’ils construisent des maisons encore plus grandes qu’avant, d’ailleurs ils construisent absolument partout, c’est hallucinant, et les américains ont encore plus de bagnoles qu’avant 2008.
    Je sais, je sais... tout ça est basé sur le crédit et la fausse monnaie. Je le sais pertinemment. Le truc c’est que ça fait un siècle que ça dure et que ça peut durer encore longtemps. Et ce n’est pas Poutine qui y fera quoi que ce soit.
    Parce qu’en attendant c’est l’economie russe qui s’est effondrée au deuxième trimestre, moins 4.6%, et ça c’était avant la chute vertigineuse du prix du pétrole en Juillet/Août ( et qui n’est manifestement pas terminée.
    Au final, c’est l’analyse d’Adinolfi qui est la plus juste.

     

    • #1246569
      le 14/08/2015 par toto la ciboulette
      L’effondrement de l’économie états-unienne

      bonjour

      je viens de lire ta réponse à cette l’analyse, est ce que je peut savoir ton métier et ta localisation ?
      La misère américaine ne se loge peut être pas à coté de chez toi.

      L’Amérique est vaste et la misère peut se cacher aussi. La bas comme ici les emplois de services ne peuvent pas remplacer les emplois industriels.

      La seule différence tient dans le fait que les américains en plus ne se tirent pas des balles dans le pied comme chez nous.

      Cordialement


    • #1246578

      C’est certain qu’avec le Traité Transatlantique, ce ne sont pas les Américains qui vont sortir perdants dans l’affaire...


    • #1246584

      Je me fais les memes remarques .Quand j’entends que DELAMARCHE, JOVANOVIC ....nous prédisent l’explosion et la guerre civile depuis des années ....je garde l’espoir , mais sincèrement , je commence à douter . Il suffit de voir le nombre de touristes aux terrasses des restos, bars, de repenser aux bouchons gigantesques dans la vallée du RHONE il y a deux semaines , pour se poser des questions ....


    • #1246590

      Certes. Mais on ne peut pas nier le fait qu’il y ait 50 millions de personnes qui survivent grâce aux Food Stamps (Je ne parle même pas des 3 millions de détenus dans les prisons). Si l’on rapproche ce chiffre des 310 millions d’habitants, cela fait tout de même plus de 16% de la population totale, et ensuite on nous dit qu’il n’y a que 5% de chômage aux Etats-Unis.
      Donc, si j’ai bien compris, tous ces gens font la queue à la soupe populaire par plaisir.


    • #1246622

      Bonjour,

      Votre témoignage sur votre réalité est intéressent.

      Cependant les statistiques officielles nous disent qu’il y à plus de 93 millions d’américains en âge de travailler, qui ne travail pas. Ils doivent bien être quelque part ?


    • #1246632

      Bonsoir,

      Attendez que les nouvelles bulles financières (beaucoup plus grosses que celles avant 2008) ne crèvent et là nous verrons la différence avec aujourd’hui. Avec les chiffres actuels, qui ne sont guère encourageant, ce sera une belle austérité comme on en a rarement vu.
      Les bulles finissent toujours par exploser ; ce n’est qu’une question de temps.


    • #1246671

      Effectivement il y a les statistiques qu’on voit partout sur de nombreux sites "dissidents" (financés par qui ? je ne sais pas... toutefois je garde à l’esprit la dernière remarque de Maurice Gendre lors de sa conférence sur Tavistok) et il y a la réalité sur le terrain...
      A ajouter à ma liste initiale : les restaurants pleins à craquer (le vendredi ou samedi soir, la situation est impossible), le circulation routière très dense, les réservations pour les vacances dans les destinations populaires qui étaient bouclées aux environs de Février/Mars (et il fallait voir les prix), les panneaux "On embauche’ (Hiring) dans les vitrines des magasins, des restaus, ou les autocollants à l’arrière des camions, etc., etc.
      J’ai connu il y a quelques années (aux alentours de 2010/2011) des gens qui avaient bénéficié de food stamps (que bon nombre en France comparent de manière erronée à des tickets de rationnement) et ils n’étaient pas du tout dans la misère. Dans les deux cas, l’une des deux personnes du couple avait perdu son emploi.... les food stamps sont plutôt comparables à un supplément aux revenus du foyer qui traversent des difficultés. Là je parle de gens qui avaient leur propre maison, des économies, etc.
      Quand à cette statistique des 93 million de personnes qui recherchent du boulot... il faut raison garder... il y a à peu près 233 million de personnes en âge de travailler aux Etats-Unis. A 93 million nous serions donc à presque 40% de la population active. Il ya longtemps que la société aurait implosé à ce niveau... et là effectivement, je pense que j’en verrais physiquement les conséquences en sortant de chez moi.
      J’ai écouté Delamarche et d’autres pendant des années... je n’aurais pas dû. J’ai beaucoup perdu en procédant ainsi. J’aurais mieux fait de passer moins de temps à visionner ses vidéos, etc. et à regarder objectivement la situation autour de moi.
      Pour conclure, les Etats-Unis possèdent la devise de référence mondiale. Il est donc impossible de voir leur économie s’écrouler.
      Seule une chute de l’hégémonie du dollar pourrait provoquer cet écroulement. Mais qui se dresserait contre ? Beaucoup ont cru que Poutine était l’homme de la situation, moi y compris. Aujoud’hui je n’y crois plus du tout. Il faut aussi passer outre le filtre de propagande pro-Kremlin sur Internet. Ca existe aussi (encore une fois.... Maurice Gendre). Franchement, au train où vont les choses, Poutine s’en sortira très bien s’il ne finit pas comme Khadafi ou Milosevic.


    • #1246678

      Sans vouloir être désobligeant, se faire une idée de l’évolution globale de l’économie sur le fait que ses voisins fassent des travaux dans leurs maisons, qu’il y aient des gens attablés aux terrasses de cafés ou encore qu’ils fassent la queue sous le tunnel de Fourvière au mois d’août paraît un peu simpliste. Il est bien évident qu’il y a encore des gens qui ont les moyens de dépenser de l’argent et il y en aura toujours. En revanche, il est indéniable que l’économie devient de plus en plus compétitive laissant sur le bord de la route un nombre croissant de personnes inadaptées pour de multiples raisons. L’un n’empêche pas l’autre. Les théories défendues par messieurs Delamarche, Jovanovic, Sapir, Berruyer ou autres sont justes au sens où l’économie surfinanciarisée est génératrice d’un énorme coût social supporté essentiellement par les nouvelles générations. Ce coût social a pour conséquence de rendre le système très instable et de plus en plus difficile à gérer. Il ne fait aucun doute qu’à moyen terme, son implosion est programmé. Sous quelle forme, c’est toute la question...


    • #1246699

      @ Pedro :

      Ici nous ne traitons pas des gens qui se retrouvent sur le bord de la route, ce qui a toujours existé.

      Nous parlons des prédictions d’un effondrement économique qui n’est pas arrivé, qui n’arrive pas et qui n’arrivera pas.

      Sans être désobligeant, les personnes que vous avez citées n’ont pas énormément de valeur à mes yeux. Ils sont très bon pour énoncer ce que veulent entendre une majorité dans la dissidence. Le fait est qu’ils se plantent en permanence.

      Voilà pourquoi je préfère nettement l’analyse d’un Adinolfi, qui n’a plus à prouver sa haine de l’empire, qu’il a combattu toute sa vie... parce que lui il analyse les faits objectivement et ne laisse pas ses désirs dicter la réalité.

      Je me souviens d’une émission de Radio Courtoisie avec Emmanuel Ratier en Décembre.... l’émission portait sur... l’effondrement immiment du système... Adinolfi était invité et c’était le seul à arguer que ça n’arriverait pas, expliquant que le système n’avait jamais aussi puissant, etc. Je me souviens que ça n’avait pas trop plu à Ratier d’ailleurs...

      Moi je vous dis, croyez ce que vous voulez, mais vous risquez d’attendre la chute pendant très lontemps.

      Et puis, oui, analyser la réalité autour de soi est bien plus révélateur que de regarder des chartes ou de discuter de statistiques hors contexte, etc.

      Comme le savent, et en rient, tous les professeurs de statistiques, on peut faire dire n’importe quoi à un groupe de statistiques. Ou encore : les statistiques c’est comme un bikini.... ça révèle énormément, mais ce que ça cache est crucial.


    • #1246740
      le 15/08/2015 par oiax de sparte
      L’effondrement de l’économie états-unienne

      Chaban, vous parlez de propagande russe sur internet mais entre nous, qui donc vous paie pour écrire ce que vous écrivez ? ^^

      Bon blague à part :




      Et puis, oui, analyser la réalité autour de soi est bien plus révélateur que de regarder des chartes ou de discuter de statistiques hors contexte, etc.



      Sur ce point, vous avez amplement raison.

      Ma femme est infirmière, on a spéculé longtemps que ce serait LE job intouchable par la crise en raison du vieillissement de la population. Ben, elle est obligée de se chercher du boulot en ce moment, la maison de retraite dans laquelle elle travaillait a fermé il y a peu.

      Mon frère est prof (et est marié lui aussi à une infirmière) : donc on peut se dire que l’un comme l’autre ils ont choisi des métiers qui sont bien à l’abri, tout ça. Hélas, si tout allait si bien, ils ne seraient pas constamment en panne de liquide, incapables de rembourser l’emprunt pour leur maison.

      Mon neveu a fait de brillantes études pour devenir infirmier : pas d’offres d’embauche, il a fait des études d’informaticien, pas d’offres non plus, il est devenu "auto-entrepreneur". Grosso modo, il travaille pour fabriquer des programmes qui seront vendus à une grosse boîte. Et ça fait un an et demi qu’il n’a touché aucun salaire.

      Alors on pourrait se dire que, contrairement à vous, je ne vois la situation que par le petit bout de ma lorgnette, que je compare la situation mondiale à celle de mon quartier et de ma famille. Mais j’ai un oncle qui vie au Québec et il me dit que pour lui et ses enfants, c’est quasiment le même topo que pour nous en France.

      Je veux bien que Delamarche, Jovanovic et la dissidence ne soient que de méchants espions à la solde de l’ours russe qui est déjà au fond du trou alors que nous vivons tous au paradis grâce à l’empire pour l’éternité, comme vous dites. Néanmoins, quand je vois les prix de pas mal de denrées augmenter, le prix de l’essence n’avoir jamais été aussi haut alors qu’on nous dit que son prix a baissé sur les marchés, toutes les taxes officieuses créées par l’état pour nous prélever le moindre centime...êtes-vous vraiment sûr que tout va pour le mieux pour les pauvres ignares que nous sommes et qui ne nous rendons pas compte de l’âge d’or que nous sommes en train de vivre ?

      Désolé si je me base sur le réel, mais quand Delamarche dit que les chiffres du chômage en France sont faux, il a raison, suffit de regarder autour de soit, alors, pourquoi aurait-il tort concernant les USA ?


    • @Chaban

      Si selon toi il est encourageant pour l’avenir de s’endetter comme jamais afin de financer une consommation artificielle (qui se traduit par la spoliation des richesses des autres, notamment en Europe avec le rachat de nos entreprises avec de la monnaie de singe US), alors je ne comprends pas pourquoi tu fréquentes des sites dissidents qui parlent de la réalité des faits présents et à venir (la fin de la cavalerie et de l’atermoiement de l’effondrement financier et économique).

      Cela dit, il est vrai que les gens les plus choyés par un système sont aussi les moins capables de voir venir sa fin.


    • #1247104

      @Dex :

      Où ai-je dis que c’était encourageant ?

      J’ai au contraire souligné les travers, tout en rappelant que ça dure depuis plus d’un siècle, et que ça n’est pas près de s’arrêter.

      Personnellement je déteste ce système. Je contribue à mon petit niveau à lutter contre en consommant le moins possible. Je vis presque comme un moine.

      Parallèlement à ça quand je rentre en France je vois la famille, les amis, d’anciennes connaissances... tous à se plaindre continuellement du système, etc.............. tout en étant bardés de Nike, de Levi’s, des produits Apple en veux-tu en voilà.... tout le monde connaît tout des dernières séries TV U.S........ ça bouffe au McDo dès que ça peut, etc., etc., etc.

      Voilà une autre réalité !


    • #1247238

      Parce que tu vois le monde à la lorgnette de ton milieu socio-culturel or en dehors de ce dernier il y a un monde. De plus ces dernièrement années les Américains ont modifiés leur manière de consommer. Ils ont mûri, sont devenus plus intelligents...par exemple ils acceptent plus aisément l’idée de troquer leur grosse voiture pour une alternative plus modestes et moins coûteuse sur le plan énergétique, assurance...éteignent la lumière quand ils sortent d’une pièce...font de en sorte de distinguer les dépenses accessoires à celle inévitables et tentent de réduire les premières...ce phénomène a fait que l’on se retrouve avec une classe moyenne avec un peu plus de cash à disposition pour des projets plus constructifs...leur situation financière s’est effectivement améliorée non pas en raison d’une bonne conjoncture économique mais parce qu’ils sont moins stupides dans leur manière de gérer leur argent...


  • #1246608

    "Si j’étais encore l’éditeur du Wall Street Journal que je fus, l’état déplorable de l’économie américaine serait en première page des nouvelles."

    C’est bien pour ça que tu n’est plus l’éditeur du Wall Street Journal Paul !


  • #1246761

    Je suis d’accord avec Chaban, du moins pour ce qui est des USA.
    Pour l’Europe, c’est moins brillant. S’il devait y avoir un effondrement systémique, il commencerait en Europe. Mais comme lui, je n’y crois pas.
    Les banques centrales ont toutes et partout un pouvoir illimité. Elles falsifieront autant que nécessaire la monnaie, les taux et le crédit pour faire perdurer le système. La redistribution se fera toujours en fonction de ceux qui ont le plus de poids politique et/ou crient le plus fort. L’ordre public DOIT CONTINUER.Tout est lié dans le monde et nul n’a intérêt à un désastre économique planétaire, alors-même que les machines robotisées n’ont jamais été aussi efficaces et peuvent produire autant de biens que nécessaire (on est en surcapacité de la Chine aux USA en passant par l’Afrique). La guerre elle-même n’est pas du tout à l’ordre du jour. Les très gros conflits sont devenus beaucoup trop risqués. Même les grosses villas aux Caraïbes et les palais retirés seraient touchés. Donc RIEN n’arrivera de trop négatif.

     

    • #1246837
      le 15/08/2015 par Jojo l’Affreux
      L’effondrement de l’économie états-unienne

      Pierre le premier intérêt économique d’une guerre, au delà d’endetter massivement les états, c’est justement de détruire les stocks de richesses produites qui ne trouvent pas de demande faute de saturation des marchés disponibles. Le moyen le plus simple pour le capital d’affronter un problème de surcapacité et d’excédent, ça toujours était la guerre.


    • Si la situation des USA va moins mal que celle de l’Europe (pour plus de précision, celle de l’union européenne) c’est précisément parce que les USA vampirisent l’économie de l’UE.
      Et si vous n’êtes pas convaincu par mes propos, attendez de voir en action le traité TAFTA, qui ne fera que confirmer cette spoliation que nous subissons par encore plus de spoliation (au point que même les comateux s’en rendront compte).


    • #1247107

      Là à 100% avec vous Dex.


    • #1247252

      Vous autres tenant de la thèse "Le système peut encore perdurer 1000 ans" vous échouez à prendre en considération ce que Lénine appelait "l’éternel retour du concret". Si on peut effectivement faire des petits calcul kabbalistiques pour faire comme si tout allait bien mais à un moment donné la réalité concrète des limites et contraintes de notre monde réel va finir par nous rattraper. Energie en voie de raréfaction, puissances émergentes de plus en plus gourmandes en ressources naturelles...l’Afrique elle même veut jouir de ses ressources pour son propre développement...graves problème de pollution...
      Pourquoi à votre avis l’oligarchie occidentale cherche à sécuriser ses approvisionnements en ressources naturelles en intensifiant les guerres en Afrique et au Moyen-Orient ? Pourquoi cette invasion migratoire insensée en Europe qui est clairement une stratégie consistant à faire en sorte à ce que les Européens assimilent les Africains comme une menace civilisationnelle imminente ? Parce qu’il s’agit préparer les opinions publiques occidentales à un état d’agression quasi permanente envers l’Afrique et le monde arabes sous des prétextes de protection de notre civilisation alors qu’il ne s’agira que d’agressions prédatrices pour les ressources. Une partie non négligeables d’Européens sont déjà tombés dans ce piège en étant convaincus que l’invasion migratoire est un phénomène incontrôlé subi alors qu’en réalité tout ceci est savamment orchestré par l’oligarchie.
      Si ce monde était encore ce pays de cocagne avec des ressources à foison tout le monde se partagerait le gâteau dans la joie et la bonne humeur...le monde occidentale est matériellement exsangue, l’escroquerie financière qui fondait sa domination est en voie d’effondrement...il ne reste plus que le complexe militaro-industriel pour essayer de mettre au garde-à-vous le reste du monde, l’intimidation fonctionne encore mais plus pour longtemps...


  • #1246795

    ça fait des années qu’on nous annonce l’effondrement de l’Amérique ! j’attends toujours....

     

    • #1246822

      C’est le choix du mot qui est incorrect, on n’a jamais vu un pays, une civilisation s’effondrait du jour au lendemain, il faut des années, des générations, des siècles parfois pour une civilisation.
      Ce qui est certain, c’est que les USA, tout comme l’occident ont atteint le sommet de leur domination mondiale et qu’ils viennent d’entamer la descente.

      Il faut nous attendre désormais à vivre des années de plus en plus difficiles, conflits, austérité, de petites embellies suivies de grosses crises, jusqu’à ce que l’occident, USA en tête perdent leur hégémonie sur le monde ou changent radicalement de politique (en seront-ils capables ?) pour permettre le partage avec les autres nations.

      C’est la fin de la domination U.S par le fric et la terreur qui est de plus en plus souhaitée par les peuples et programmée pour l’avenir.


  • #1246952

    Vor la dernière conférence de Michel Drac sur ce site et vous aurez toutes les réponses à vos questions. Mais de même que pour les grecs on ne peut tirer du sang d’une pierre comme disaient les anciens on ne peut vivre éternellement sans rien produire de palpable ; Chaban ne voit pas se construire des usines, des ateliers, des silos, des bateaux de pêche etc et en plus il est sûr que cela va durer. Et bien moi je ne vois plus des gens avec du temps libre à,la place des chomeurs....mdr. Mais parle-t-il du durable ou de l’éphémère ???

     

    • #1247003

      Message quasiment incompréhensible car écrit en dépit du bon sens : mais qu’importe, en traduisant on sent pointer la bonne morale "dissidente" désormais réunie autour du sacro saint travail, de la religion et d’une bonne morale victimaire. De toute façon les réponses aux commentaires de Chaban prouvent qu’avec la plupart des gens ici il est impossible de discuter sereinement. Les réflexes pavloviens du militantisme puéril sont là, bien là. On vous laisse donc à vos visions ingénues d’une tradition bien télévisuelle, curieusement exprimée en syntaxe de quasi analphabète et arrosée de méprisants "lol" et "mdr" : JE SUIS LA DISSIDENCE.


    • #1247116

      Pourquoi ce ton antipathique ? Ai-je attaqué la moindre personne sur ce site ? Je dis simplement que je refuse de prendre mes désirs pour des réalités.

      En fait j’étais justement tombé dans ce travers il y a quelques années.

      Vous avez raison quand vous dites que, grosso modo, les Etats-Unis ne produisent rien, et que, théoriquement, cela devrait les amener vers la chute.

      Le problème est qu’ils ont créé une sorte de réalité alternative, grâce à l’imposture de leur système monétaire. Seule la destruction du dollar pourrait mettre fin à ce cauchemar, mais ce n’est pas demain la veille. Et c’est ce que j’essaie d’expliquer.

      Même Poutine, malgré la propagande, ne peut pas grand-chose. D’ailleurs, on pourrait également se poser des questions à son sujet et sur ce qui se trame vraiment depuis deux ans. Les échanges entre la Russie et les Etats-Unis ont en effet fortement augmenté et les deux pays continuent à collaborer dans deux nombreux secteurs... On nous parlent ce ces nouvelles institutions bancaires créés par les BRICS, mais ces institutions conduisent leurs opérations en dollars....

      Au final, dans tout ça c’est encore l’Europe qui paie le prix fort.


  • #1247101

    L effondrement des USA n est pas pour demain,certe de plus en plus de homeless,mais aussi de plus en plus de riches,de proprios,de beauf a credit,tout comme ici mais en mieux,donc,vos grands titre a deux balles montrant une image d un clodo de plus aurrait mieus fait de servir un sujet plus important qu une prevision a la paco rabbane...dailleur rien sur le sujet d ou vient cette photo,lesclodo de new york pris en photo par les flics au service du maire de cette joyeuse mégapoles....


  • #1247407

    Tout système (politique, économique, biologique, etc...) porte en lui, et dés son origine, les germes de sa propre destruction. L’économie réelle occidentale (US,Europe) a été financée par la valeur ajoutée de sa propre production jusqu’à la fin des années 70, à partir de cette époque la surproduction partout sur terre a ouvert la voie de la surconsommation de masse, pour écouler les stocks, par l’accès au crédit à outrance au début des années 80 jusqu’à l’an 2000 à peu près où cette solvabilité artificielle a montré ses limites. De cette impasse consumériste (trop plein) est née la financiarisation de la dette (accumulée de 1980 à 2000) pour spéculer sur les matières premières afin de réguler, à son seul profit, les moyens de production des concurrents potentiels (pas d’énergie - charbon, pétrole, électricité, etc... - pas d’économie) par une recomposition géopolitique qui passe par le cheval de Troie de la lutte contre le terrorisme sauf qu’aujourd’hui ces manoeuvres montrent leurs limites et que s’ouvre l’ultime chapitre, de la boucle enfin bouclée, à savoir la guerre des monnaies qui est l’aboutissement le plus raffiné et le plus mortifère de la spéculation (un yoyo permanent de la valeur d’une monnaie qui dérègle toute foi en l’avenir, tant des gros investisseurs que des consommateurs serviles de base que nous sommes)