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La contraception hormonale augmente-t-elle le risque de suicide ?

Une étude scientifique mise en ligne le 17 novembre par l’American Journal of Psychiatry a clairement établi le lien entre l’utilisation de contraceptifs hormonaux et de suicides tentés ou réussis, à la suite d’une étude longitudinale effectuée au Danemark sur des femmes qui n’avaient pas d’antécédents psychiatriques connus. Mais gageons que ce n’est pas dans la grande presse que l’on trouvera des alertes sur le risque suicidaire associé à la contraception.

 

Les auteurs, Charlotte Wessel Skovlund, Lina Steinrud Mørch, Lars Vedel Kessing, Theis Lange et Øjvind Lidegaard ont recueilli les données relatives à près d’un demi-million de femmes suivies en moyenne sur 8,3 années, qui n’étaient ni sous antidépresseurs ni sous contraception hormonale avant l’âge de 15 ans et dont le 15e anniversaire a eu lieu au cours de la période étudiée de 1996 à 2013. Et ce grâce à des registres nationaux qui conservent des données multiples, individualisées et mises à jour sur le recours à la contraception hormonale, aux tentatives de suicide, aux suicides eux-mêmes et aux variables pouvant potentiellement brouiller les résultats.

 

La contraception hormonale augmente le risque de suicide

Les diagnostics psychiatriques ou l’utilisation d’antidépresseurs au cours de la période étudiée ont été considérés comme des médiateurs potentiels entre l’utilisation de contraceptifs hormonaux et le risque de tentative de suicide. L’objectif était de déterminer le risque suicidaire selon qu’une femme « est utilisatrice de contraceptifs hormonaux ou qu’elle n’en a jamais utilisé », précise l’abstract de l’étude.

Chez ce demi-million de femmes d’un âge moyen de 21 ans suivies pour un total de 3,9 millions d’années-personnes, on a identifié 6 999 premières tentatives de suicide et 71 suicides réussis. Par rapport à celles n’ayant jamais utilisé de contraceptifs hormonales, les femmes ayant récemment utilisé un contraceptif ou qui étaient toujours sous contraception hormonale ont présenté un risque relatif de 1,97 (un risque près de deux fois plus important) pour les tentatives et de 3,08 (plus de trois fois plus importants) pour les suicides réussis.

Le risque de tentative associé aux produits purement progestatifs – les pilules microdosées sans œstrogènes – évalué à 2,29, s’est révélé plus important que pour les contraceptifs oraux combinés (1,91). Le risque apparaît encore plus important pour l’anneau vaginal (2,58) et pour le patch (3,28). Le risque maximum dans tous les cas s’est révélé le plus important au bout de deux mois d’utilisation, et au sein de la population des utilisatrices, ce sont les adolescentes qui présentent le plus fort risque.

 

Une étude danoise montre que le patch contraceptif multiplie par plus de trois le risque de suicide

L’étude ne le fait pas, mais il est intéressant de souligner que les pilules microdosées sont celles dont le mode d’action est plus fréquemment contragestif – par empêchement de l’implantation d’un ovule fécondé sur la paroi de l’utérus – alors que les pilules « classiques » ont pour principal mode d’action l’empêchement de l’ovulation. La question pourrait donc se poser : une femme ainsi victime d’un avortement extrêmement précoce en a-t-elle conscience dans son corps, et quel lien y a-t-il entre ce vécu et le risque suicidaire ?

Lire la suite de l’article sur reinformation.tv

La logique libérale, une logique de souffrance ?
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14 Commentaires

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  • #1850564
    Le 29 novembre à 16:44 par H. K. Daghlian
    La contraception hormonale augmente-t-elle le risque de suicide (...)

    Je ne veux pas jeter un pavé dans la marre, mais ne serait-ce pas plus lié à la légèreté des mœurs consécutive et associée à la prise de pilule ?
    En règle générale, plus une femme a de partenaires, moins elle a de chances de se lier de manière stable, c’est peut-être une piste.

     

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  • #1850566

    Ils trouveront le moyen de retourner l’issue du scandale, en prônant l’utérus artificiel...on y viendra, vous verrez...

     

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  • #1850577

    Eviter de contrarier la Nature . Elle a plus d’un tour dans son sac - ou dans son utérus .

     

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  • #1850688

    Attention à ne pas confondre simple lien et réelle relation de causalité.

     

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  • #1850693

    La pilule n’a jamais été une libération pour la femme mais plutôt une invitation au cancer en détruisant le métabolisme naturel de celle ci !!!...mais bon !...les féministes libérééééées, délivrééééées m’en voudront peut être !!!...

     

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  • #1850784

    Cela me navre voir m’énerve de devoir rappeler que jouir sexuellement sans « tomber enceinte » c’est largement faisable, cela se fait depuis l’aube de l’humanité, c’est-à-dire bien avant l’invention de la pilule chimique/hormonale et puis il n’y a pas besoin d’une étude scientifique (lobby de la psychiatrie derrière ?) pour comprendre que bouffer des cachetons chimiques tous les jours alors que l’on est en bonne santé physique est juste preuve de mauvaise santé MENTALE (manque de Foi mesdames ?). « Tomber enceinte » N’A JAMAIS ÉTÉ UN RISQUE, c’est simplement une (belle) conséquence et puis être enceinte c’est aussi une source de plaisir féminin car cela répond à un BESOIN physiologique (attention quand même car l’horloge tourne vite, très vite).

    Petit cas de conscience : Imaginez mesdames que malgré les « précautions » prises (pilule chimique/hormonale) vous vous retrouviez enceinte et que - pour XX raisons - vous décidiez d’avorter MAIS que suite à cette « intervention » (l’avortement est un meurtre souvent accompagné d’un déni de réalité) vous ne puissiez plus du tout « tomber enceinte », prendriez-vous vraiment la décision - en votre âme et conscience - de sacrifier votre seul et unique futur enfant au nom du « continuer à jouir sans entraves » ?

    Être enceinte n’est pas un droit, c’est un DEVOIR que Dieu a décidé de vous confier à vous mesdames, vous devriez vous en sentir honorées à chaque fois que cela se produit et c’est au hommes qu’il appartient de savoir se « rétracter » si « « « nécessaire » » », balancez donc vos pilules dans la cuvette des chiottes.

    Béni soit Dieu, les Hommes, les Femmes et les enfants.

    PS : « Paternité » de la pilule : Margaret Sanger ... biographie édifiante.

     

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  • #1850915

    Quand on manipule artificiellement l’équilibre hormonal cela ne peut qu’avoir des conséquences négatives. Le système hormonal est une machinerie d’une complexité inouïe et il est bien hasardeux de jouer avec ! Ce n’est pas un acte anodin ! Si les bodybuilders professionnels dopés sont des pharmacies ambulantes suivis par des médecins très compétents ce n’est pas pour rien ! On voudrait nous faire croire que l’on pourrait s’amuser à perturber les hormones d’une femme sans qu’il n’y ait de conséquence ! On fait bouffer ces pilules comme si c’était des dragées...un scandale qui rapporte gros !
    On notera aussi que les femmes indigènes dans les pays occidentaux sont encouragées à prendre la pilule et se faire avorter alors qu’en parallèle le système fait la promotion incessante de l’immigration de masse sous prétexte qu’il n’y a pas assez d’enfants...cherchez l’erreur !

     

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  • #1850980

    Les hasards de la vie ont mis sur ma route de jeune étudiante une autre jeune femme autrement plus éveillée que je ne l’étais sur ces questions. Elle menait une bataille ouverte contre le cacheton et sur le campus en dénonçait les méfaits, dés que le sujet des rapports sexuels venait sur le tapis (autant dire très régulièrement à cet âge là...déjà).
    Je ne l’écoutais que d’une oreille à ce moment là, mais par la suite sa force de persuasion m’est revenue à l’esprit : je n’ai que rarement pris la pilule sans me priver ni d’une vie intime plaisante ni d’une descendance contrôlée.
    C’est assurément à la portée de toutes les femmes qui prennent de temps en temps le temps de s’extraire du flux moderne.

     

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  • #1851011

    Je confirme !!!

    Voilà près de quatre ans que je suis passée à un autre mode contraceptif et je réalise aujourd’hui combien la pilule a pesé sur mes états émotionnels.

    On parle souvent des effets physiques (prise de poids, acné etc...) mais lorsque vous expliquez à votre médecin que vous vous sentez déprimée, atone, on vous répond que c’est dans la tête !

    J’ai d’ailleurs remarqué, et je crois ne pas être la seule, que les gynécos ont le geste facile lorsqu’il s’agit de prescrire ce poison quotidien, mais combien ils se montrent réticents, menaçants voire hautains quand on commence à remettre en question cette prise régulière et massive d’hormone...

    Pour changer de contraception, j’ai changé de gynéco. Celle-ci, une féministe convaincue, ne voulait pas entendre mes arguments.

    Cet camisole hormonale est une aliénation dont les pseudo féministes parlent peu voire pas du tout. On se demande bien pourquoi...

     

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    • #1851286
      Le 30 novembre à 15:07 par Castanietzsche
      La contraception hormonale augmente-t-elle le risque de suicide (...)

      Beaucoup de médicaments affectent la psyché, mais c’est très variable d’un individu à un autre. Ça a à voir avec le passage de la BHE, le métabolisme hépatique, les capacités d’élimination, les protéines plasmatiques...
      Vous avez bien fait d’arrêter !

       
  • #1851225
    Le 30 novembre à 13:26 par Ta race gloubi Boulba
    La contraception hormonale augmente-t-elle le risque de suicide (...)

    Les perturbations hormonales sont responsables de nombreuses maladies ,car les hormones agissent sur le corps humains à tous les niveaux On en modifie une ça perturbe toutes les autres. La ’pilule’ n’est pas seulemnt responsable de maladies cardiaques ,mais de l’épidemie de cancers du sein ,des ovaires ,dépressions ,prise de poids,stérilité, maladies de peau et j’en passe .
    Trafiquer la Nature c’est se prendre pour Dieu et en général ça marche pas trop.

     

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