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La défaite au Sénat, bande-annonce de 2012 ?

Dimanche, la majorité présidentielle a perdu sa majorité au Sénat, pour la première fois depuis les débuts de la Cinquième République. Simple conséquence logique des élections précédentes ou vraie mise en cause de Nicolas Sarkozy ?

Un échec pour le président

Bien sûr, l’essentiel de cette élection s’est joué avant, lors des dernières élections municipales, régionales et cantonales. Il était d’ailleurs surprenant que l’UMP espère conserver la majorité sachant que la gauche avait très largement gagné toutes les élections locales précédentes En un sens, ce résultat est la traduction logique des résultats accumulés depuis 2008. Mais en ce sens, il n’en constitue pas moins une défaite pour le président de la République.

En effet, les résultats de ces élections étaient en bonne partie dirigés contre Nicolas Sarkozy, qui ne fait que récolter ce qu’il avait semé. Mais en plus, ces élections ont démontré la fragilité de la majorité présidentielle, qui a été affaiblie par des candidats dissidents, qui ont même réussi à avoir de bons résultats, signe que la discipline se perd et que l’Elysée a du mal à tenir ses troupes. La contestation gronde, notamment au sein de l’aile centriste et modérée de la majorité.

En outre, le symbole est tout de même fâcheux à moins de sept mois du premier tour de l’élection présidentielle. Nicolas Sarkozy est le premier président de droite à perdre le Sénat (même si on ne peut pas forcément considérer que ce dernier était toujours derrière le président jusqu’en 1969…). Le président de la République collectionne les défaites avec une régularité de métronome, ce qui ne présage rien de bon pour une majorité qui craint de revivre 1981.

Une grossesse comme rideau de fumée

En outre, comment ne pas voir comme une manœuvre de diversion l’interview de Carla Bruni chez Michel Drucker à un moment où son mari subit à la fois une sévère défaite lors des sénatoriales et l’affaire Karachi ? Voilà un procédé bien misérable que d’utiliser son futur enfant à des fins de communication alors que Nicolas Sarkozy est en difficulté. Bref, le couple présidentiel n’en a pas trop fait mais il s’est gardé la possibilité de le faire dans un moment difficile !

Entre la montée du chômage, l’incapacité chronique mais prévisible des pays européens à gérer la crise de l’euro et l’affaire Karachi, il est difficile de ne pas y voir un parallèle saisissant avec un autre président élu dès la première fois où il s’était présenté. Valéry Giscard d’Estaing avait également abordé sa campagne de réélection dans un contexte trouble de hausse du chômage, de troubles internationaux avec la hausse du prix du pétrole et d’affaires (les diamants).

Bref, même si l’histoire ne se répète jamais complètement, Nicolas Sarkozy pourrait bien subir le sort de son lointain prédécesseur. Bien sûr, la majorité se rassure en affirmant que le président n’est pas en question dans le vote de dimanche. Mais la capacité à ne pas regarder la réalité en face est le meilleur moyen de se planter, comme Giscard en 1981 ou Jospin en 2002. Pendant ce temps, David Douillet a remplacé Chantal Jouanno au poste de ministre des sports.

Je reste quand même surpris par l’exercice de langue de bois que s’imposent les membres de la majorité. Ne serait-il pas plus sain de reconnaître la défaite ? En refusant de voir la vérité en face, ne démonétisent-ils pas leur parole ?

 



Article ancien.
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11 Commentaires

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  • #48760

    Je sent arriver le truc , c’est gros comme une maison , en 2012 au second tour le PS va perdre les Présidentielles face au FN pareil Jospin avait perdu au profit de jean-marie Le Pen pourtant souvenez vous il avait été désigné vainqueur par les médiats et les sondages ... à oui j’oubliait ils ne leur reste plus que la fraude électorale s’ils veulent passer devant le FN , genre les machines à voter électroniques dont nous devrons nous opposer farouchement .

     

  • #48811

    Ce pseudo système démocratique nous prouve encore une fois que l’alternance est nécessaire au maintient des corrupteurs apatrides.
    Si le dégout des élites envahit les esprits, alors il est impératif de faire croire au changement, mais un changement "honnête", c’est à dire que seul le PS est capable de proposer l’alternance et le "tous ensemble" contre toutes les droites, surtout le FN.


  • #48815

    Je crois qu’il faut savoir raison garder.
    Le vote d’une élite de 70 000 membres ne peut remplacer et se substituer au vote de plus de 40 millions de personnes.
    Par ailleurs cela reflète le fait que la "gôche" contrôle la plus grande partie des collectivités locales grâce surtout à un mode de scrutin (scrutin majoritaire de liste matiné avec un peu de proportionnelle) spécifique qui n’est pas celui de la présidentielle et des législatives, lequel est le scrutin uninominal majoritaire à 2 tours.
    Je pense donc que rien n’est joué.
    Les socialistes sont en train d’intoxiquer l’opinion.
    Par ailleurs POUR 2012 je n’ai pas encore choisi entre l’abstention , le vote nul, le vote SARKOZY ou le vote LE PEN.

     

  • #48866

    de qui est cet article ?


  • #49736

    Parfait. Etant donné que la droite pratique un gauchisme masqué, les chauz iront plus vite maintenant. Bien.


  • #49895
    le 01/10/2011 par pierre mistwood
    La défaite au Sénat, bande-annonce de 2012 ?

    Je crois que la montée de la gauche est corrélative d’une montée du FN. Une partie fuit plus à gauche, l’autre plus à droite. Donc nous irions vers un second tour gauche / FN trés intéressant. Car la discipline républicaine qui joua massivement pour Chirac ne jouera pas autant pour la gauche.