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La permaculture, l’avenir du maraîchage

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58 Commentaires

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  • #541384

    Tiens les journalistes de la One se sont bougés.
    Il a fallu peut-être qu’ils apprennent que la nénette est une ancienne juriste internationale pour que dans leur paradigme mental, ça fasse bling et qu’il se posent des questions.

    Étrange ces potimarrons en suspension :
    - > l’armature de la serre en été devient support
    - > en dessous une culture qui tiens l’ombre ?

     

    • #541497
      le 29/09/2013 par goy pride
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      Les besoins en luminosité varie selon les espèces et variétés de plantes cultivées et selon la latitude, le climat, la saison, et l’ensoleillement. Ainsi des tomates cultivées en Normandie nécessiteront probablement d’être placées en plein soleil car dans cette région l’ensoleillement est moyen et en raison de la latitude même en plein été le plein soleil ne sera pas si vif que cela pour une tomate. En revanche cette même tomate cultivée en Provence bénéficiera de la protection d’une ombre partielle notamment aux heures les plus chaudes de la journées car le soleil du Midi est plus fort qu’en Normandie et le nombre d’heures de plein soleil dépasse celui du Nord de la France.
      Autres cas de figure : certaines plantes ont besoin d’ombre dans leur phase d’établissement et puis une fois arrivées à maturité elles nécessitent du plein soleil. Certaines plantes ont besoin d’ombre sous la plupart des latitudes sauf dans les régions les plus nuageuses et septentrionales de leur aire de répartition...


  • #541391
    le 28/09/2013 par le trou dans la tête
    La permaculture, l’avenir du maraîchage

    C’est le rêve de toutes personnes d’avoir un petit bout de jardin qui nous donne un vrai contact avec la nature. Qui nous permet d’être fier de l’entretien qu’on lui porte et des plats qu’il nous permettra de faire.
    La guerre économique nous pousse à éloigné ces idées d’autonomie total. Avec de la chance demain paysan ne sera plus un mot péjoratif.

     

    • #541505
      le 29/09/2013 par Aurelien
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      Pas besoin d’un jardin pour faire de la permaculture, un balcon fait l’affaire !

      Voir aussi le mouvement des "incroyables comestibles" qui se développe timidement en France. En Angleterre, des villes économiquement sinistrées ont atteint plus de 80% d’autonomie alimentaire. Les fruits et légumes poussent dans la rue, gratuitement, pour tout le monde... les gens se réunissent pour cuisiner ensemble, offrant à chacun l’opportunité de retrouver cette dignité que le système nous a volée. C’est tout simplement extraordinaire.


  • #541394

    Tout dépend de ce qu’on met derrière le mot Rentable... Si c’est avoir recours à une pléthore de stagiaire, oui, en effet, c’est rentable aujourd’hui. Mais je pense que faute de consommateurs (distributeurs) et d’une volonté politique, la permaculture ne décollera pas vraiment en France.

    J’aimerai avoir une étude sérieuse sur la rentabilité au m2 de la permaculture. Sans parler de la rentabilité indirect qui serait le fait d’avoir une terre de plus en plus fertile (contrairement à l’agriculture intensive). Des personnes comme les époux Bourguignon pourraient contribuer à ces études simplement en ayant des retours d’expériences sur les exploitations ayant adoptées leurs conseils.

    Perso, j’y crois pour 2 raisons : 1- La permaculture permet de respecter la nature, la terre et l’a rend harmonieuse. 2- La qualité est au rendez vous et ca profite à notre santé et nos papilles.

    Il faudrait certainement une démocratie comme le décrit E.Chouard (cause des causes) pour arriver à faire de la permaculture. A partir de là, je serai prêt à démarrer une exploitation autour de l’ile de france.
    Allons à la source, commençons par reprendre le pouvoir !

    Bien à vous.

     

    • #541475

      Je pense qu’il y a aussi un réelle potentiel d’économie, d’autonomie.

      Le budget alimentaire d’une famille représente 20%, si ça le réduisait drastiquement.
      Mais ce serait dans une optique un peu décroissante ou d’idéologie dominante plus terre à terre.
      Car si on a encore de gens qui se disent : "1 h de mon métier qualifié parasitaire m’offre quantité de légumes pour moins de temps qu’il n’en faut de ma main", ça le fait pas.

      Y a un truc qui m’avait fait percuté dans les cours d’Histoire du collège :
      Les lopins <20% de terres des soviétiques produisaient autant que les 80% restants en Kolkozes (collectifs). Alors avec un bonus meilleurs connaissances des sols et des pratiques culturales ça serait encore mieux !?

      A moins que ce fait soit une mensonge de l’EN pour s’éloigner du modèle coco :D


    • #541504
      le 29/09/2013 par goy pride
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      Effectivement dans le contexte actuel du maraîchage pur selon d’authentiques principes de permaculture n’est pas viable sur le plan économique. Il faut trop de main d’oeuvre pour exploiter une superficie suffisante pour obtenir des revenus décents. Bien entendu des petits malins pourront toujours trouver une niche de consommateurs acceptant de payer 20 euros la salade...mais à moins d’avoir la famille Rothschild ou Rockfeller comme clients ce marché est plutôt restreint d’autant plus que les gens mentionnés ont leur propre exploitation agricole cultivée en biodynamie...donc ne pas essayer de faire du démarchage commercial auprès des Rockfeller ils ont déjà ce qu’il leur faut !
      La ferme du bec d’Hellouin qui est centrée sur du maraîchage ne doit sa survie économique à l’abondante main d’oeuvre gratuite des stagiaires qui ne sont pas payés et qui au contraire paie 600 euros pour 6 ou 7 jours de stage...les exploitants sont aussi des gens aisés ayant en dehors de leurs aptitudes liées à l’agriculture un savoir-faire leur permettant de trouver des financements d’appoints à leur activité agricole. Ce n’est pas un reproche que je leur fais, la structure économique actuelle ne leur donne pas le choix.
      Pour qu’un système permacole authentique soit économiquement viable dans le contexte occidental actuel il faut un système plus diversifié et autonome. Par exemple faire du maraîchage en intercalaire avec des arbres fruitiers avec en parallèle une petite activité d’élevage (agro-foresterie...). Un tel système n’est pas concevable sur quelques milliers de m² et encore moins sur son balcon ou terrasse de son appartement ! A partir de 3 hectares cela doit être faisable si l’on met de côté les entraves administratives (normes, taxes...) et les contraintes financières liées à la mise en place d’un tel système.


    • #541517

      exact dede..



      Car si on a encore de gens qui se disent : "1 h de mon métier qualifié parasitaire m’offre quantité de légumes pour moins de temps qu’il n’en faut de ma main", ça le fait pas.



      si quelqu’un a une solution à ce problème je prends..


    • #541856

      "J’aimerai avoir une étude sérieuse sur la rentabilité au m2 de la permaculture."

      Voici le livre le plus sérieux et détaillé que j’ai trouvé sur la rentabilité de la culture en butte et bio :
      http://lejardiniermaraicher.com/man...

      Pour commander le livre en France :
      http://www.decitre.fr/livres/jardin...

      Les puristes de la permaculture diront sans doute que les pratiques agricoles mises en oeuvre par l’auteur du livre ne correspondent pas exactement à celles de la permaculture, mais elle s’en rapprochent beaucoup.

      L’intérêt premier du livre réside dans le caractère détaillé des informations touchant aux revenus et au rendement par m2, dans un climat froid (le sud du Québec).

      Conclusion : avec un terrain de 1 hectare, 2 personnes (+1 pour aider durant la période de travail la plusi intensive), et en assurant la livraison lui-même, il tire 117 000$ de revenus bruts par an, et prend 3 mois de vacances. Sa production est suffisante pour fournir un panier de légume pasrt semaine à 200 familles, pendant 22 semaines.

      En plus des techniques agricoles, l’auteur décrit certaines des difficultés qu’il a dû résoudre (résistance des autorités gouvernementales, scepticisme du mileu agricole, impossibilité de fournir tout les types de légumes à tous les moments de la saison, ...).


    • #541936
      le 29/09/2013 par Eleftherios
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      Il y a les livres de Masanobu Fukuoka qui sont extrêmement intéressants à lire. Le plus connu étant "la révolution d’un seul brin de paille".
      Fukuoka cependant ne pratique pas la permaculture, mais l’agriculture naturelle.
      Cet homme a cultivé pendant 50 ans du riz et de l’orge, en alternance, sans repiquer le riz, sans labour, en couvrant simplement son sol de la paille du riz et de l’orge une fois le grain récolté.
      Ses rendements étaient toujours aussi bons que les rendements de l’agriculture mécanisée, mais si on pousse la réflexion un peu, le rendement énergétique de son exploitation (calories consommées pour l’exploitation/calories comestibles produites) était beaucoup sans communes mesures avec ceux de l’agriculture scientifique.


  • #541416
    le 28/09/2013 par Paul Dupont
    La permaculture, l’avenir du maraîchage

    Moi je n’y connais pas grand-chose mais ce que je me demande, c’est : si ça marche si bien et que c’est aussi naturel qu’ils le disent (pas de pétrole, le minimum d’interventions humaines, etc.), pourquoi on n’y a pas pensé plus tôt (l’agriculture ne date pas d’hier) et pourquoi tout le monde ne le fait pas (les paysans sont quand même loin d’être des idiots, surtout dans ce domaine).

     

    • #541425

      Je ne suis pas spécialiste mais je pense que la masse de nouvelles variétées de plantes que la mondialisation a apporté doit aider. Après, les pratiques de nos anciens s’en rapprochaient par certains aspects comme les haies ou certains arbres en bordure de champs. Et il me semble que dans certains pays chaud, on pratique la permaculture depuis longtemps, en Inde par exemple.


    • #541450

      Paul, je pense que la permaculture est une sorte de retour à la façon de cultiver traditionnelle, le fameux équilibre sylvo-agro-pastoral d’antan agrémenté de savoirs nouveaux (organisationnels, mais aussi techniques comme le bois raméal fragmenté). La philosophie étant bien de comprendre la synergie des différents acteurs "naturels" et d’y ajouter des petites retouches ou coups de pouce.

      Cette façon de cultiver a été abandonnée en partie sous la pression des grands groupes industriels qui se sont spécialisés dans l’agro-alimentaire et le brevet-age du vivant (monsanto est l’exemple le plus connu y compris chez certains "alter-mondialistes" à la petite semaine), en partie par changement de vision de la production en général, de la spécialisation et division du travail appliquées à l’agriculture (ajoutons qu’on avait des stocks de poison communément appelé insecticide à écouler après la guerre).

      Globalement le changement de paradigme s’est fait car des acteurs influents y trouvaient un intérêt commun (le profit au détriment de tout et tous). L’éducation nationale s’est ensuite chargée de faire rentrer ce nouveau paradigme dans la tête des "paysans du futur".

      Le documentaire "solution locale pour un désordre global" disponible un peu partout est une bonne introduction à cette problématique.

      La permaculture devient de plus en plus grand public au point de passer sur TF1, ça devrait m’emplir de joie mais paradoxalement (ou pas) ça m’inquiète. Comment vont-ils arriver à la détruire (en dehors des lois européennes qui sont déjà bien avancées pour rendre cette pratique illégale, cf le purin d’ortie) ?


    • #541471
      le 29/09/2013 par paramesh
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      dans les année soixante, ( départ de l’agriculture intensive) l’europe a décidé de réduire de moitié le nombre d’agriculteurs, il fallait pour ça mécaniser et limiter la main d’oeuvre à l’hectare (avec en plus les lobbies petrochimiques et la complicité des syndicats paysans tenus par les gros propriétaire en monoculture). avec le système de la PAC on a manipulé les paysans avec le système des aides et des crédits.
      si tu fais de l’agriculture traditionnelle, et veux planter ce que tu plait, tu n’es plus subventionné et comme tu es endetté, tu suis.
      la permaculture qui est en fait la culture traditionnelle avec des mots savants, demande plus de main d’oeuvre, mais est plus productive à l’hectare, il n’a y presque pas de maladies, donc à part la main d’oeuvre c’est gratuit. c’est cela le problème pour les industriels,
      Un tracteur avec un broyeur suffit. c’est le pied mais il faut attendre au moins deux ans pour que la terre soit parfaite, ensuite le cycle est parti. et par expérience, je te dis que ça marche.


    • #541481

      Technique de nombreuses fois centenaire ; la culture en terrasse c’est vieux comme le monde.
      Ensuite dans le reportage ce n’est pas de la vraie permaculture.

      En permaculture traditionnelle, tu plantes rien, tu sèmes. En gros tu jettes un semi composé d’une multitude de fleurs/légumes/plantes et ça pousse tout seul.

      La seule intervention c’est créer la terrasse et planter quelques arbres pour les racines profondes. Tu laisses la terre tranquille et la caillasse environnante qui a son utilité (rétention et diffusion de chaleur).

      La seule difficulté c’est pour le ramassage, ça pousse à la sauvage et faut avoir le coup d’oeil pour la cueillette.

      Il existe un reportage qui date du milieu des années 90 parlant de permaculture ; un autrichien qui fait pousser tout et n’importe quoi sur les versants de montagne bavaroise (forêt de sapin + climat aride et frois = terre stérile).


    • #541484
      le 29/09/2013 par goy pride
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      En vérité c’est justement un retour aux sources. Les anciens pratiquaient la permaculture et ils n’avaient pas le choix car c’était une question de vie ou de mort ! Mais au cours de l’histoire divers facteurs ont fait qu’à plusieurs reprises on a vu des peuples abandonner leurs pratiques agricoles écologiquement saines et économiquement efficaces pour des alternatives sur le court et moyen terme a priori intéressantes mais qui en dernières instances ont fini par détruire l’environnement et souvent des civilisations entières. Dans le monde paysan il y a un phénomène récurrent : dégénérescence et l’oubli des raisons profondes derrière telle ou telle habitude, pratique en raison de l’absence de systématisation du savoir. La permaculture permet de systématiser la sagesse paysanne facilitant la mémorisation et la mise en application. Ainsi on évite les phénomènes de reproduction irréfléchie juste par habitude de pratiques finissant au fil du temps par s’altérer voire s’oublier purement et simplement.
      L’agriculture française par exemple étaient particulièrement efficace et écologique. En dehors des périodes de déforestations massives et les campagnes d’extermination systématique des grands prédateurs c’était une agriculture qui était à la fois productive et s’intégrait bien avec le monde naturel. L’Europe en général offre encore des paysages uniques au monde d’esthétisme où activités humaines intensives se marient harmonieusement dans un paysage gardant malgré tout une certaines naturalité. Mais ce type d’agriculture est très gourmande en main d’oeuvre or il a fallu libérer cette main d’oeuvre pour l’industrialisation. Le pétrole a permis de libérer cette main d’oeuvre en fournissant une énergie alternative remplaçant les animaux et les hommes. Du jour au lendemain l’agriculteur s’est vu capable grâce aux grosses machines de gérer à lui seul 500 hectares de céréales là où il aurait fallu la main d’oeuvre d’une centaine de personnes, c’est ce qu’on appelle l’agriculture intensive. Cette énergie abondante et bon marché a permis de mettre en place la monoculture qui est sur le plan scientifique une aberration qui s’oppose à l’ordre naturel des choses si bien qu’il faut dépenser des quantités colossales d’énergie sous forme d’engrais chimiques, de pesticide, de machinerie lourde pour maintenir en état de survie artificielle le système et donner l’illusion d’une grande productivité et rentabilité.


    • #541489

      Ben c’est proche de ce qu’on faisait avant le pétrole. L’agriculture est prise dans le cycle infernal du profit aujourd’hui donc les méthodes de production sont devenues n’importe quoi, plusieurs générations ont passe donc maintenant va expliquer à un agriculteur que remuer la terre la tue il va te faire des grand yeux ronds malheureusement...

      Who controls the food supply controls the people ; who controls the energy can control whole continents ; who controls money can control the world.
      Henry Kissinger

      A noter qu’au dela de la permaculture, il existe d’autres technologies très intéressantes comme l’aquaponic (système quasi-fermé poisson/bactérie/plante, énorme productivité et bio en plus). Récemment j’ai aussi vu un polymère non toxique qui retient plus de 300 fois son poids en eau et permet de ne plus arroser du tout, la pluie, même rare, suffit à garder le sol humide.


    • #541492
      le 29/09/2013 par goy pride
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      Les paysans sont loin d’être idiots mais leur sagesse et savoir n’étant pas systématisés et transmis juste par habitude ils finissent inévitablement par oublier les raisons "scientifiques" derrière leurs pratiques. Ensuite il y a des cravatés qui se pointent en leur expliquant d’un air docte que ce qu’ils font c’est de la merde, juste la reproduction de vieilles habitudes datant d’une époque obscure passée et qu’heureusement la modernité est là pour leur apporter la lumière et leur apprendre des techniques supérieures car actuelles et prétendument scientifiques. Seul une toute petite minorité de paysans avaient la capacité de voir l’escroquerie derrière cela et d’apporter la contradiction sur le plan intellectuel. Les autres ayant oublié les raisons profondes et la sagesse de leurs pratiques traditionnelles par ailleurs déjà une variante dégénérée des pratiques anciennes n’avaient aucun moyen de comprendre l’absurdité du paradigme moderne et d’argumenter pour s’y opposer. Et puis il est difficile de résister à la séduction de la technologie moderne ! Ces grosses machines capables de faire le boulot de dizaines de bœufs et chevaux de traits, de remplacer la main d’oeuvre de dizaines d’ouvriers...ont un fort pouvoir de conviction !
      Ensuite ceux qui ont tenté de résister à la modernité ils se sont vus confrontés à une mutation de l’économie rendant leur survie économique de plus en plus difficile, à cela s’est ajouté ces fameuses "normes" interdisant ou rendant très compliquée la continuation d’une agriculture traditionnelle.
      Si aujourd’hui les agriculteurs semblent encore s’obstiner à pratiquer une agriculture "intensive" c’est parce que la mutation vers un système plus efficace est très complexe. En revanche de plus en plus d’exploitants commencent à adopter des formes transitionnelles d’agriculture se rapprochant plus ou moins de la permaculture : agro-foresterie, agro-sylvo-pastoralisme, culture des céréales en semi direct sans labour...


    • #541501
      le 29/09/2013 par Aurelien
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      Dans une certaine mesure, c’est quelque chose de connu depuis très longtemps, notamment en Amérique du Sud (voir "les trois soeurs"). Mais la perma-culture (culture permanente) ne se réduit pas à du "naturel", et porte beaucoup l’accent sur l’observation, le design. L’idée est de travailler avec la nature et non pas contre elle : comprendre son milieu, ses plantes, ses animaux. Bref, comprendre le fonctionnement naturel des choses.

      La monoculture intensive chimique consiste au contraire à standardiser la composition du sol pour qu’il convienne à la culture d’une plante qui n’est à la base pas adaptée au milieu (on ne lui en laisse pas le temps). Cette plante est alors particulièrement fragile face aux parasites et insectes dont la fonction naturelle est d’éliminer ce qui est faible et malade. Il faut donc aussi traiter les plantes avec du poison... qui nous rend malade... "et comme ce sont les mêmes qui vendent l’engrais, les pesticides et les médicaments"... Au passage, les fruits et légumes se gorgent d’eau pour diminuer leur concentration de toxiques, donc le rendement augmente (la qualité nutritionnelle + le gout diminuent, mais comment voir ça sur un étale ?).

      Pourquoi on redécouvre tout ça aujourd’hui ? Il faut comprendre pourquoi on l’a oublié : se pencher sur la triste histoire de la paysannerie en France au début du siècle dernier, puis les scandales de la révolution verte "qui été verte par la couleur du dollar". Les paysans ("ceux qui font le pays") sont devenus des exploitants agricoles à grands coups de politique agricole commune... On a standardisé les variétés, les méthodes. On a séparé la culture de l’élevage, intensifié l’un comme l’autre... c’est qu’en même temps on s’est mis à manger de la viande 2 fois par jours : ça demande 10 à 20 fois plus de céréales qu’avant pour nourrir 1 seul homme... pas vraiment compatible avec les petites fermes "traditionnelles".

      Aujourd’hui encore, plus de 200 fermes disparaissent chaque semaine... chaque jour 1 paysan se suicide... les terres sont cédées à la spéculation immobilière... Si cela vous préoccupe, allez découvrir l’association Terre de Liens, qui fait ce qu’elle peut pour enrayer l’épidémie.


    • #541506
      le 29/09/2013 par Aurelien
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      >TeNgY : au siècle dernier, la France était le pays où il y avait le plus de variétés de pommes. Aujourd’hui, on paye des royalties aux USA... Voilà qui résume le processus à l’oeuvre derrière la mondialisation.


  • #541426
    le 28/09/2013 par frederic
    La permaculture, l’avenir du maraîchage

    J’avais vu un documentaire, je ne sais plus où, où il expliquait que les engrais et alliés au désherbants détruisait totalement le sous-sol. Si l’on a effectivement observé au départ une amélioration du rendement, cela s’est rapidement retourné contre nous en épuisant le sous-sol.

    A présent la fertilité des sols cultivés faisant l’objet d’une culture combinée engrais/désherbant est obligatoire, sinon le paysans n’aurait rien à récolter durant plusieurs cycles d’exploitation, le temps que la terre puisse renaitre.

    Et il le dise bien dans le reportage, de cette terre stérile est né une terre fertile mais il a fallut plusieurs années. Un paysans a besoin d’argent pour vivre et il ne peut se permettre d’avoir une terre stérile pendant plusieurs années.

     

    • #541490

      Absolument, tout ne tient que sur le pétrole désormais, et comme le prix du pétrole ne peut que monter au long terme... Heureusement, il existe des méthodes pour raviver les sols.


  • #541437
    le 28/09/2013 par rolalala
    La permaculture, l’avenir du maraîchage

    faut voir le prix du stage aussi. J’avais vu une interview de ces gens du bec héloin et je sait pas il y à des trucs dérangeant chez ces personnes.
    Un petit coté bobo gauchos peut être.


  • #541446

    Une pub pour le roundup juste avant une vidéo sur la permaculture :)


  • #541457
    le 29/09/2013 par DJL 93VIDEO
    La permaculture, l’avenir du maraîchage

    Bravo pour cette vidéo et cet élan du coeur vers le naturel ^_^

    Perso, je vis en cité dans le 93 ... et je kiffe planter des graines pour en voire sortir une plante ... je trouve cela magnifique ... et depuis que j’utilise les techniques de permaculture, notamment le fait de ne rien jeter comme branche, feuille ou mauvaise herbe, et tout recycler en couverture vétale ... aérer le sol dans mes pots ... tout çà a fait que mes plantes et mes pots sont pleins pleins de plante ... C l’abondance végétale ... et C Beau ^_^


  • #541458

    TF1 vante la décroissance et vient de perdre des centaines de milliers d’euros d’annonceurs en colère. C’est quoi ce bordel ?!


  • #541477

    cela ne resemble pas a de la permaculture où sont les mauvaise herbes ?
    il n’y a pas assez de paillage, les arbres ont deja plusieurs années ils n’ont pas 2 ans
    en plus on voit des films en plastique c’est tres naturel comme methode

    rien avoir

    tout est bon de nos jour c’est comme le bio mytho

    pour moi permaculture cela veux dire culture permanente et sans saloperie de plastique


  • #541483
    le 29/09/2013 par la finance à la lanterne
    La permaculture, l’avenir du maraîchage

    La ferme du Bec Hellouin est un parfait archétype du projet bling bling bobo sans âme et sans fond.
    A peut-prêt tout est mensongé dans ce docu. Le cheval c’est juste pour la caméra sinon c’est tracteur/motoculteur. Pour le temps de travail leur ferme ne tiendrait pas 1 moi sans les 3 stagiaires présent en permanence qui trime pendant que monsieur fait du yoga et téléphone à son ami Nicola Hulot et Pierre Rabhi. Sur le plan financier c’est un gouffre mais madame ramasse des (grosse) subventions pour financer sont "centre de formation en permaculture" et c’est Messieurs-Dame on des gros fonds perso. Sur le plan agronomique c’est juste inepte. Ils sont parfaitement inculte en agronomie mettent des engrais à gogo en dépit du bon sens. Ce qu’il font n’est pas de la permaculture, c’est du n’importe quoi.
    Par contre pour ce qui est de la gestion de l’image de marque et des visites payantes ils savent y faire c’est pas pour rien qu’il finisse à TF1 alors que tout les beau projet humain/agricole passe inaperçus. J’y ai fait une visite et un ami y a fait un stage de plusieurs mois, tout est dans l’image est RIEN RIEN RIEN sur le fond. Ce projet ridiculise la permaculture aux yeux de l’ensemble du monde agricole professionnelle.
    Si vous voulez un trucs en pure permaculture, beau sur le plan humain et et sérieux agronomiquement allez visiter par exemple le jardin des fraternités ouvrière en Belgique.
    http://www.youtube.com/watch?v=P831...

     

    • #541503
      le 29/09/2013 par Aurelien
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      Et, on est sur TF1... Faut y aller mollo avec le lobotomisé de base :)

      Quand on pense que sur cette même chaîne les pionniers du bio en France étaient présentés comme des sectes dangereuses, y’a du progrès quand même !


    • #541508
      le 29/09/2013 par goy pride
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      Merci pour la rigolade qu’à provoqué la lecture de ce commentaire ! Un peu sévère sur la forme mais dans le fond tu n’as pas tort
      Le maraîchage pur est difficilement permaculturel s’il veut être économiquement rentable : sur une surface trop petite on ne gagne pas assez d’argent pour survivre, sur une grande superficie les besoins en main d’oeuvre sont trop important à moins d’avoir recours à des volontaires travaillant gratuitement. Le maraîchage ne peut être véritablement permaculturel que si intégré dans un système diversifié ayant atteint un haut degré d’autonomie.
      Le seul reproche que je ferais au bec d’Hellouin c’est d’occulter des vérités : sans leur main d’oeuvre abondante et gratuite (et les gens payent même pour bosser là bas !) le truc ne serait pas rentable. En revanche certains leur reprochent de faire venir du fumier de cheval de l’extérieur pour amender leur terre, or ce fumier est produit localement par un club hippique local donc cela reste conforme aux principes permaculturels. La permaculture n’implique pas l’autarcie d’une unité familiale mais s’élargie à l’ensemble de la communauté locale...par contre concernant l’usage excessif de cet amendement (80 t/2000 m²) c’est une autre histoire...


    • #541525

      Il est vrai que le projet est décrié sur la toile comme on dit. Mais comme ce sont des rumeurs je ne me permettrais pas d’apporter un jugement. De toute manière dans le milieu de la permaculture, de l’auto-construction et du bio, il y a beaucoup de bobos, de punk à chien reconverti ou d’hippies. Faut faire avec.


    • #541835
      le 29/09/2013 par thunderheart
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      Pour répondre à une sentence un peu radicale au sujet du Bec Hellouin .
      Et pour se défier des Savanarols ou autres procureurs de l’accusation . Pour ma part je pense que c’est comme la tolérance à 0,9% pour les OGM ce n’est pas parfait mais ça permet aux bios de pouvoirs vendre leurs produits.

      Voici l’analyse d’une personne avertie :

      La réussite d’un système hors norme et les gens qui ont un peu de tunes , ça dérange tjs . Je connais leur histoire personnellement. Bien sûr , ils y ont mis toutes leurs économies ; mais si elle était restée une financière en Amérique , (lui ....pas de lingot d’or !!!!) .....aujourd’hui elle aurait acheté un chateau ! C’est un choix de vie réel . Son centre de formation a bénéficié d’aides au départ et pas après . c’est important qu’il n’y est pas que l’enseignement agricole classique, il me semble, sinon ce type de scénario ne serait jamais connu ou seulement des initiés . Pour tout dire, il manque même 9 000 € pour boucler le programme de recherche de l’INRA car l’INRA trouve le scénario pertinant mais ne met pas un rond ! Ors c’est important de divulguer le champs des possibles en la matière . Leur "école" ressemble bcp à celle de beaujeu ; sans ces initiatives privées, l’agriculture bio, quelque soit sa forme" ne pourrait pas immerger ; elles sont intéressantes car libres de tout cadre Etatique . Rien n’est parfait .....Contrairement à la critique que tu as envoyée, ce projet interpelle le milieu agricole professionnel et les "bouscule " . Encore 1 fois, il faut éviter les scénes de jalousie, et ne pas chercher de schémas standarts . C’est super les démarches collectives qui naissent de la base.....mais il ne fait rien enfermer pour autant ; les gens d’un certain milieu qui font des choix de vie pour sortir du système jouent aussi leur rôle  ; c’est important de décloisonner tout cela et d’arrêter les chapelles . c’est vrai, ils utilisent moins la traction animale .....mais pas pour augmenter la facture énergétique car ils ont créés, avec d’autres "spécialistes" des engins manuels de maraichage très ingénieux . ....voilà voilà


    • #541838

      J’allais faire la meme remarque : attention à la ferme du bec, ce sont avant tout de bons publicitaires, et si tout cela tourne, c’est surtout grace à tous les "à-cotés". Leur but n’est pas de faire découvrir la permaculture.
      A l’époque, cherchant une reconversion, je posais beaucoup de questions aux paysans "bio". J’ai eu des réponses de gens formidables, toujours lucides et me mettant en garde quant à la difficulté de leur métier. (Certains ont d’ailleurs depuis du abandonner l’aventure).
      Je n’ai jamais eu de réponse du coté de la ferme du bec hellouin.


  • #541524

    On aimerait bien avoir son petit coin de terre à cultiver, mais en HLM en ville (à moins d’avoir sa propre maison avec jardin) c’est pas possible de faire grand chose.

     

    • #541744
      le 29/09/2013 par parsiparla
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      vous pouvez trouver une association de jardin ouvrier. j’ai fait ca dans mon pays. vous serez probablement fort ettone’ par le success de ce genre de demarche. c’est faisable. J’ai le mien depuis 6 mois et j’ai deja fait plusieurs recoltes de pommes de terres, citrouilles, onions, courgettes etc. je suis tres ettone’ par la simplicite et la facilite’ de faire pousser des legumes.


  • #541531
    le 29/09/2013 par Godefroi de Javron
    La permaculture, l’avenir du maraîchage

    Bon, on est loin de la permaculture, mais j’ai commencé cette année mon potager avec des graines bio de chez aubonsens (pub ! :)
    Ma foi, c’est un bon début (carottes, salades..), hormis les tomates suite au retard saisonnier (environ 1 mois et demi). Elles sont encore petites et vertes. Dommage puisque cette été le soleil fut au rdv. A moi de trouver des astuces pour qu’elles continuent de pousser et de murir. Ce serait con de les perdre, je les ai vu grandir ces p’tites graines, nourries à l’eau purifiée et dynamisée.

    Au passage, bizarre de voir TF1 parler de permaculture. Bientôt un sujet sur les mérites de l’argent colloïdal ? Non je rigole !

     

    • #541761

      @ Godefroi de Javron

      J’en profite pour te remercier pour la cruche à vortex.
      Je n’utilisais jusqu’alors que la carafe filtrante, mais avec la dynamisation de l’eau plus l’argile verte, je te prie de faire attention car "Big pharma" risque de s’intéressé à toi pour ce dopant naturel hors-norme.
      Mes respects camarade , et si tu as d’autres connaissances que tu souhaites partager, je suis preneur (dans ma procrastination j’ai oublié de noter le reste) que ce soit en livres ou autres.

      Merci encore.

      Amicalement


    • #541819
      le 29/09/2013 par Godefroi de Javron
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      Je suis content que tu ais pu te procurer la cruche à vortex. Appareil ô combien efficace pour la santé. A savoir qu’un bon vortex génère des électrons, et la vie fonctionne avec deux particules - électron et photon. Petit conseil, bois cette eau le matin a jeun, elle sera rapidement diffusée dans ton organisme et au niveau cellulaire. A savoir qu’une eau dynamisée hydrate plus rapidement l’organisme.

      J’utilise aussi l’argent colloïdal et les ampoules Quinton (eau de mer isotonique et hypertonique) mais très rarement puisqu’avec une bonne hydratation au quotidien. Mais toujours avoir de l’argent colloïdal dans sa pharmacie.

      Pour les livres tu as ceux de Jacques Collin, auteur de trois ouvrages sur la nature de l’eau, un homme que j’ai eu la chance de rencontrer cette été. 80 balais, pas une visite chez le médecin depuis 20 ans ! Et le livre du Dr Fereydoon Batmanghelidj "Votre corps réclame de l’eau -Effets méconnus de la déshydratation ". De précieux bouquins.

      Après ça, "Big-pharma" peut s’essuyer !

      Voilà camarade. Bonne hydratation.

      Amicalement


    • #542419
      le 30/09/2013 par Montréalais
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      Oui, merci godefroi, grâce à t’es conseils je me suis commander une carafe de vortex par contre je ne sais pas quel produit achte pour purifier l’eau, si tu pouvais me dire qu’est ce que tu utilise et si il faut acheter des cartouches de rechange ( pour un purificateur j’imagine) , en passant prend tu de la vitamine c comme le conseil michel dumestre ?

      Merci à toi


    • #542523
      le 30/09/2013 par Godefroi de Javron
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      @Montréalais

      Pour les budgets restreints il y a le purificateur d’eau sur évier (celui que j’utilise, environ 90€) qui neutralise le chlore, les pesticides, le calcaire, et autres bactéries. La cartouche se vend environ 40€ et se change après 3 ou 4 mois d’utilisation (6000 litres environ). http://www.navoti-shop.com/eau-pure...

      Pour les plus gros budgets il y a l’osmoseur (environ 300€) que tu installes sous l’évier. Il purifie l’eau du robinet à 99%. Mais il faut en plus un appareil pour dynamisée l’eau.

      Pour finir il y a le générateur d’énergie, le Oli-Dyn, très efficace mais couteux ! Environ 800€.

      Il faut que ta carafe respecte la suite de Fibonacci. Le vortex est basé sur le nombre d’or, sur des suites mathématiques bien précises comme le fonctionnement de la vie dans notre univers (galaxies, vortex d’eau, tornades, notre ADN etc.). Le moindre atome tourne de cette façon depuis des milliards d’années. Du vortex s’extrait la vie, il tire la vie et l’énergie sous forme d’électrons - électron + photon. La vie fonctionne avec ces deux particules. Ta carafe à vortex respecte cette logique ? Comme celle-ci : http://www.navoti-shop.com/eau-pure...

      J’utilise pas de vitamines c mais je bois de temps à autre du pur jus d’orange.

      Salut camarade.


    • #542977
      le 01/10/2013 par Montréalais
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      Voila ou je l’ai commandé , malheureusement je n’arrive pas à trouver un magasin dans mon coin ( Montréal , Québec ) qui vend ce genre de cruche . http://www.consomacteurs.com/maison... .

      Merci pour vos conseils , ah oui une dernière question avec quel produit lavez vous votre cruche et pour la vitamine C je vous la conseils fortement , écouter les conférences de Michel Dumestre très intéressante .


    • #543663
      le 01/10/2013 par Godefroi de Javron
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      @Montréalais

      "avec quel produit lavez vous votre cruche"

      Tout simplement avec de l’eau (filtrée) et du sopalin ou un chiffon doux. J’écouterai les conférences de Michel Dumestre. Merci à toi et bonjour aux québécois et québécoises


  • #541532

    Pas beaucoup de mains d’oeuvre, beaucoup de profit...Bien joué Charles Hervé... :/


  • #541536
    le 29/09/2013 par goy pride
    La permaculture, l’avenir du maraîchage

    Il faut comprendre une différence majeure entre un écosystème naturelle et une parcelle de terre destinée à la production agricole : dans le premier cas le système s’auto-entretient car ce qui est produit sur place sera également consommé et décomposé in situ. Producteurs et consommateurs meurent sur place et donc rien ne se perd et tout fini par retourner à la terre. Or dans un système agricole la quasi totalité de la production organique sera consommée à l’extérieur du lieu de production créant ainsi un déficit qu’il faudra rééquilibrer sous peine de voir la fertilité du sol diminuer au fil du temps. Le moyen le plus rapide pour contrer cela est d’intégrer des herbivores domestiqués dans le système. En effet ces derniers sont capables de produire du fumier hautement fertile en consommant des "mauvaises" herbes et espèces arbustives/arborescentes pionnières capables de pousser rapidement et sans intrants même sur les sols les plus pauvres. En d’autres termes ces plantes produisent de l’excédent de matières organiques et minérales* sans intrant. Le pâturage des bêtes doit être géré de manière intelligente afin d’éviter les phénomènes d’"over grazing" résultant sous certains climats à la désertification du milieu. En récupérant une partie des excréments des herbivores qui sera mélangé à de la matière carbonée on peut compenser la perte de fertilité résultant de la production de plantes potagères et céréalières gourmandes en nutriments. Il y a aussi d’autres méthodes d’amendement comme le compostage de matières organiques (feuilles, mauvaises herbes...), la rotation des cultures, la mise en repos du sol, les engrais verts, présence d’arbres et arbustes légumineux fixateurs d’azote et à croissance rapide...toutes ces méthodes ont leurs avantages et inconvénients en fonction des situations...le tout est d’alterner, de choisir ce qui convient...quoiqu’il en soit afin de compenser ce qui a été perdu une exploitation agricole se voulant autonome doit consacrer une partie de sa surface à la production de matières organiques qui viendront compenser les pertes. Si l’intégralité du terrain est consacré à la production intensive il faudra faire venir de l’extérieur du compost, fumier...ce qui peut être acceptable si cette matière est un surplus produit localement.
    *les plantes ne créent pas les minéraux ex-nihilo mais certaines espèces sont capables d’accumuler et libérer certains minéraux présent dans le sol mais difficilement accessible pour les plantes cultivées.


  • #541591
    le 29/09/2013 par Roots man
    La permaculture, l’avenir du maraîchage

    Cela fait 4 ans que mon potager est en permaculture, je ne reviendrais plus jamais a l ancienne méthode. La productivité est impressionnante, je vous le conseil.


  • #541627
    le 29/09/2013 par Ancien stagiaire
    La permaculture, l’avenir du maraîchage

    La Ferme du Bec Héllouin, un mélange de capitalisme (exploitation des stagiaires qui paient pour cela, le comble !), de marketing (jouer sur l’effet de mode de la permaculture) et de promo médias (le couple exploitant connait du monde dans le milieu médiatique français, ça aide énormément) : quand on y est, on découvre le pot aux roses et j’y étais une semaine : ces belles images, ces discours séduisants cachent une réalité toute autre. La permaculture est avant tout un état d’esprit. Cet état d’esprit est présent dans les discours et les images relatifs à cette ferme, mais absent dans les faits malheureusement.
    Un contre exemple sérieux à la ferme du Bec Héllouin, l’autrichien Zepp Holzer : https://www.youtube.com/watch?v=PzG...


  • #541640
    le 29/09/2013 par Tanguy du Nord
    La permaculture, l’avenir du maraîchage

    Permaculture ou pas, ça donne envie de se faire un petit potager.


  • #541665

    Car si on a encore de gens qui se disent : "1 h de mon métier qualifié parasitaire m’offre quantité de légumes pour moins de temps qu’il n’en faut de ma main", ça le fait pas.



    Il suffit de leur expliquer que rien n’est cher ou pas cher.

    Deux possibilités :

    1) Les légumes semblent couter trois fois rien a acheter.

    Cela signifie soit que les personnes qui ont cultivés n’ont pas été payé décement, ou que les produits ont été "gonflé" artificielement avec des produits douteux.

    2) Les légumes semblent couter trop cher.

    Demande-toi comment se fait-il que tu gagnes si peu, et que ce qui, il y a quelques générations, semblait commun et abordable, est devenu un produit de luxe.

    Dans les deux cas, c’est un probleme d’exploitation sociale.


  • #541725

    Ce qui me semble dommage, c’est qu’à partir du moment où nous n’avons pas "de billes" ou un patrimoine pour ce lancer, et bien nous ne pouvons tout simplement pas ce lancer. Personnellement c’est mon projet. Maintenant je ne désire pas être sous le joug des banques et qui voudra bien me donner un terrain afin que je puisse tenter l’expérience.... Aujourd’hui plus nous souhaitons revenir aux vrais valeurs simples, proche de la terre et plus nous rencontrons des obstacles peu franchissables. Hormis peut-être pour l’ancien responsable voir patron de PME ETC...Même les formations sont onéreuses. Je suis chômeur avec des enfants dans un hlm. Donc rêve toujours et continu de faire tes courses à lidl...(ogm,ogm mmumm mangez en !!)

     

    • #542126
      le 30/09/2013 par goy pride
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      En permaculture il y a une sorte de paradoxe : il est beaucoup plus facile de se lancer dans ce type de projet pour un paysan pauvre du tiers-monde que pour un "riche" agriculteur d’un pays développé ou un salarié décemment payé qui souhaiterait changer de profession. Pourquoi ? Parce que l’exploitation agricole d’un paysan pauvre du tiers-monde fonctionne déjà dans une logique d’agriculture vivrière diversiée et ses maigres excédents de production sont déjà écoulés sur le marché local. Le fonctionnement de sa ferme, les processus de production et de distribution ne sont pas non plus soumis à des normes restrictives comme c’est le cas dans les pays développés. De ce fait la conversion de sa ferme sur un mode permaculturel n’est pas une mutation radicale mais une optimisation d’un système déjà existant et peut se faire beaucoup plus aisément et rapidement que sur une exploitation de monoculture céréalière d’un agriculteur "riche" qui devra partir de zéro ! Là où un agriculteur occidental mettra plus d’une décennie pour intégralement convertir son exploitation avec nécessité d’apports financiers conséquents le paysan pauvre mettra quelques années avec très peu de dépenses en dehors d’huile de coude. Idem pour le salariés occidental dont les revenus sont probablement plusieurs dizaines de fois supérieurs à un paysan congolais mais qui ne trouvera ni le temps ni les finances nécessaire à la mise en place de son projet. D’ailleurs les projets permaculturels de grande ampleur sont en général le fait de gens qui sont déjà propriétaire d’une terre intégralement payé (pas de crédit sur le dos), d’un groupement d’individus mettant en commun leurs revenus, ou de personnes ayant de par leur activité antérieure amassées un confortable capital de départ.
      Pour le pékin lambda il y a quand même des solutions : commencer petit par des cultures sur son balcon, sa terrasse...ou un potager sur un petit lopin de terre agricole pas cher...aménagé, cultivé et entretenu quelques soirs par semaines et le week-end...proposé à un petit vieux de faire un potager sur son jardin en friche...il y a des mecs qui font des trucs extraordinaires sur des balcons leur petit jardin dans leur pavillon. Accumuler de l’expérience et en dernière instance essayer d’intégrer des communautés fonctionnant sur un mode de permaculture. De nos jours il y en a pour tous les goûts, il y a des communauté "laïques", catholiques, hippies...


  • #541816
    le 29/09/2013 par Apprenti
    La permaculture, l’avenir du maraîchage

    Bonjour à tous,
    est-ce que quelqu’un pourrait me conseiller des livres ou formations de permaculture ?
    Je suis très intéressé mais n’y connait pas grand chose et n’ai pas vraiment d’experience dans ce domaine.
    En fait je suis surtout intéressé par la permaculture en régions chaudes, voir semi-désertiques.
    J’ai essayé de prendre contacte avec Albert Ali car il m’avait semblé l’entendre dire qu’il travaillait là-dessus aussi mais n’ai pas eu de réponse...Albert si tu me lis peux-tu me dire comment te contacter ?
    Merci à tous et bonne journée !

     

    • #542336
      le 30/09/2013 par Eleftherios
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      Y’a deux bouquins très techniques par Bill Mollison et David holmgren titrés perma-culture 1&2
      (Par contre ils sont Tasmaniens, donc toutes les références aux points cardinaux sont inversées)

      Sinon, et je le trouve plus pertinent, car il aborde l’agriculture comme une philosophie plus que comme une technique, il y a les ouvrages de Masanobu Fukuoka ("la révolution d’un seul brin de paille", l’agriculture naturelle", "La voie du retour à la nature" etc...)

      Fukuoka parle d’agriculture naturelle, par opposition à scientifique, il est un peu le précurseur de la permaculture, mais il remet en question toute approche scientifique.
      Il prône le "non-agir" à savoir, ne rien faire que la nature fasse d’elle même puisqu’elle le fera toujours mieux que l’homme.

      La permaculture se base sur ça, mais plutôt que de semer simplement et garder ce qui pousse, elle tend à "terraformer" un lieu, en créant "artificiellement" des micro-climats etc...

      En cherchant leurs noms sur youtube tu trouvera des vidéos, mais souvent en anglais.
      ex. : http://www.youtube.com/watch?v=Ft0y... (Fukuoka)
      http://www.youtube.com/watch?v=U3dn... (Mollison)


    • #542394
      le 30/09/2013 par Apprenti
      La permaculture, l’avenir du maraîchage

      @Eleftherios
      Merci des conseils. Effectivement j’ai déjà lu "la révolution d’un seul brin de paille", mais j’avais besoin de quelque chose de plus technique et surtout focalisé sur les régions désertiques. On m’avait aussi quelques fois cité des permaculteurs australiens dont j’ai oublié le nom.

      J’en profite pour poser une fois encore la question : Quelqu’un a-t-il de l’experience dans la permaculture en régions désertiques ?

      Merci d’avance


  • #542079
    le 29/09/2013 par El Coyote
    La permaculture, l’avenir du maraîchage

    Un très bon tuto gratos pour faire de la permaculture c’est de regarder les vidéo avec Philippe Forrer "Jardin du Graal" sur youtube. ça suffira emplemant pour démarrer.

    Pour les lattitudes au dessus de la Loire, pour ce qui est tomates et autre légume ayant besoin de chaleur une serre faite maison fonctionne bien. On trouve tout sur youtube en tuto.
    Pas besoin de faire des stages payants.

    Kokopelli vends de très bonne semences égalements. Vous pouvez également chercher des associations qui encourage le partage de graines. C’est gratos !


  • #542353

    Pour résumer "Montre-moi ton jardin, je te dirai qui tu es" (perdu l’auteur)

    Bon il est bien jolis, mais faut regarder autour :
    * médiatisation
    * subventions
    * stagiaires gratos
    * revenus
    ...
    On est loin du naturalisme et de l’autonomie réelle.

    Buzz, buzz quand tu nous tiens :
    Après y a variation de style, ça aurait pu être quelque chose du genre :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Demeur...
    question de mode


  • #542403

    c’est super, moi j’ai un petit terrain et je n’ai pas le temps d’y aller, et encore moins le savoir faire, si il y a des volontaires.....


  • #542568

    Près de Nantes, une maison autonome existe depuis 30 ans. Sur ce lieu, 6 personnes ont vécu 17 ans sur un seul demi salaire. Selon Patrick Baronnet, l’argent n’est pas le seul moyen de subvenir aux besoins quotidiens. A travers un changement d’attitude et des compétences spécifiques, il est possible de consacrer une partie importante de son temps à produire directement sa consommation sans passer par le biais d’un salaire qui nous éloigne de nos savoir-faire et finalement du sens de la vie.
    Construire sa maison, assurer une partie de sa nourriture,
    utiliser les ressources naturelles gratuites, se soigner autrement,
    s’organiser solidairement … prouvent que le travail non marchand
    est une des alternatives crédibles face aux problèmes écologiques,
    économiques et sociaux qui pèsent sur notre avenir.
    Des visites et des stages y sont organisés.
    http://www.heol2.org/


  • #542812

    j’attire votre attention sur le rapport intermédiaire de l’INRA apres 1 an d’expérimentation sur la ferme du Bec : http://www.fermedubec.com/ecocentre...

    L’objectif est de montrer que des systeme de micro ferme (1000m2 de surface productive) sont viables pour générer un revenu (24k€ de résultat) pour 42h de travail par semaine (une paille pour un maraicher).. Et il semblerait que ca puisse fonctionner..
    La ferme du Bec ne mérite pas les critiques qui en sont faites, ne serait ce parce qu’ils contribuent a donner de l’espoir a des candidats a l’installation qui sont bloqués dans leur accession au foncier et a susciter des vocation.. Par ailleurs, les stagiaires payants sont majeurs et consentants, et meme si certains aspects de la ferme sont controversés, il y a bien plus a garder qu’a rendre.. (et moi, stagiaire BPREA, j’ai été accueilli comme stagiaire en formation, gratuitement bien sur, comme sur n’importe quelle ferme)


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