Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

Langues régionales : Hollande divisera-t-il la République pour être réélu ?

Les langues régionales constitueront un important coût caché derrière la candidature de François Hollande en 2017, et c’est d’ores et déjà très agaçant. Les amoureux de la langue française, les désespérés de l’Education Nationale et les héritiers d’une tradition désormais millénaire ne manqueront pas de s’en offusquer, puisque la France s’apprête à ratifier un texte qui constitue un péril imminent pour l’indivisibilité de la République.

 

La charte des langues régionales : de quoi s’agit-il ?

Le fond du débat tient à la probable ratification par la France de la charte des langues régionales adoptée par le Conseil de l’Europe en 1992.

Peu de Français connaissent cette organisation internationale parfois évoquée comme la Cour de Justice de Strasbourg, aussi appelée Cour Européen de Sauvegarde des Droits de l’Homme, qui statue sur l’application de la Convention Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). Or, il se trouve que le Conseil de l’Europe (installé à Strasbourg) est producteur d’une multiplicité de textes internationaux.

La charte des langues régionales fait partie de cet ensemble et prévoit des dispositions qui constituent une rupture forte avec la tradition française. La charte précise qu’une langue régionale n’est pas un dialecte de la langue nationale, ni la langue des population immigrée. Le texte prévoit un objectif chiffré (article 2) :

chaque Partie s’engage à appliquer un minimum de trente-cinq paragraphes ou alinéas choisis parmi les dispositions de la partie III de la présente Charte, dont au moins trois choisis dans chacun des articles 8 et 12 et un dans chacun des articles 9, 10, 11 et 13

Quelles obligations pour respecter les langues régionales

Pour que chacun comprenne bien ce que cela signifie, voici, par exemple, des extraits des paragraphes des articles 8 à 12 :

1. à prévoir une éducation préscolaire assurée dans les langues régionales ou minoritaires concernées ; ou

2. à prévoir qu’une partie substantielle de l’éducation préscolaire soit assurée dans les langues régionales ou minoritaires concernées ; ou

3. à appliquer l’une des mesures visées sous i et ii ci-dessus au moins aux élèves dont les familles le souhaitent et dont le nombre est jugé suffisant (…)

- dans les procédures civiles :
- à prévoir que les juridictions, à la demande d’une des parties, mènent la procédure dans les langues régionales ou minoritaires ; et/ou
- à permettre, lorsqu’une partie à un litige doit comparaître en personne devant un tribunal, qu’elle s’exprime dans sa langue régionale ou minoritaire sans pour autant encourir des frais additionnels ; et/ou
- à permettre la production de documents et de preuves dans les langues régionales ou minoritaires,

si nécessaire par un recours à des interprètes et à des traductions ; (…)

 

1. En ce qui concerne les services publics assurés par les autorités administratives ou d’autres personnes agissant pour le compte de celles-ci, les Parties contractantes s’engagent, sur les territoires dans lesquels les langues régionales ou minoritaires sont pratiquées, en fonction de la situation de chaque langue et dans la mesure où cela est raisonnablement possible :

- à veiller à ce que les langues régionales ou minoritaires soient employées à l’occasion de la prestation de service ; ou
- à permettre aux locuteurs de langues régionales ou minoritaires de formuler une demande et à recevoir une réponse dans ces langues ; ou
- à permettre aux locuteurs de langues régionales ou minoritaires de formuler une demande dans ces langues. (…)

Ces quelques exemples me paraissent illustrer clairement les atteintes graves à l’indivisibilité de la République préservée jusqu’ici par des régimes et des gouvernements successifs, d’idéologies diverses mais tous allergiques à la remise en cause du Français comme langue unique de l’État en France. Désormais, avec la charte des langues régionales, la justice sera potentiellement rendue en Breton, en Corse, en Provençal, en Alsacien. Ces langues seront obligatoirement enseignées à l’école et les fonctionnaires devront les pratiquer dans l’administration quotidienne.

Dans le même temps, il faudra trouver des moyens nouveaux pour recruter les enseignants qui vont bien (encore une façon de saupoudrer les budgets et de réduire l’effort réel en faveur de l’apprentissage de la lecture), sélectionner les fonctionnaires d’après leur origine géographique, et favoriser l’émergence d’un régionalisme malsain dans la justice.

Il est vrai que ce n’est pas comme si nos déficits publics étaient abyssaux, comme si notre justice fonctionnait mal et comme si l’éducation nationale était en situation de souffrance.

 

Les langues régionales, une obsession écologiste

Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé de soumettre cette réforme constitutionnelle à un Congrès avant 2017 ? La réponse est limpide : les langues régionales sont la marotte des écologistes, dont pas mal d’élus rêvent de faire fleurir leur idéal girondin d’affaiblissement du pouvoir central.

Lire la suite de l’article sur eric-verhaeghe.fr

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

36 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • Ces prétendues langues régionales n ’existent pas ou plus : personne ne les ressusciterait ; par ailleurs ce n ’ a jamais été que des dialectes , des parlers approximatifs qui n ’ont jamais eu statut de langue supposant un long usage codifié , un affinement à travers les siècles par le travails des grammeriens , lexicographes et surtout les génies de la littérature . Mais le but de l ’opération ne s ’ inscrit que dans la volonté multiforme de crétiniser la masse , de priver le peuple de sa langue qui est pour nos français l ’essence même de notre identité et de faire de nos enfants et de leurs pseudo - maîtres des êtres non pensants ne maîtrisant ni langue française , ni baragouin régional ni même langue anglaise elle même degradée en un sabir primitif pour sous - humains du mondialisme .

     

    • Merci à l’auteur de ce message de nous expliquer que seul le parisien est une langue digne d’être parlée, et que les autres langues ne sont que des borborygmes émis par les animaux qui peuplent la province. Le mépris et la vacuité intellectuelle sans fin de certains cuistres en ton genre m’étonnera toujours.

      Sinon, je te rappelle que les langues régionales ont une grande histoire culturelle, des grammaires théorisée, des romans, des poésies, des pièces de théatre, des chansons, et font tout autant partie de notre patrimoine que le français de cour ( minoritaire donc dans l’histoire de France) enseigné par les profs aujourd’hui.

      Ce n’est pas trop dur de se battre contre la mondialisation et de vouloir uniformiser sa culture à la maison ? Il n’y a pas une contradiction énorme dans ton discours ?


    • Une langue est un dialecte avec une armée et une flotte
      Cette citation attribuée à Max Weinreich illustre bien l’erreur que commette souvent les profanes. En effet, en linguistique, tout système de communication partagé au sein d’un groupe humain est une langue ; lorsqu’il y a intercompréhension entre plusieurs de ces systèmes, on parle de dialectes d’une même langue. Votre définition s’applique plutôt à "langue de culture", c’est-à-dire pourvue d’une littérature écrite (on peut parler de littérature orale chez les peuples sans écritures ; l’Odyssée avait été récitée d’aède en aède avant d’être couchée sur le parchemin, au VIIe s.av.JC), et encore, des langues comme l’occitan ou le breton qui peuvent se targuer de nombreuses œuvres ne rentreraient pas dans cette définition, puisqu’elles ne sont pas les langues de pays de plein droit...
      Pour ma part, je suis locuteur maternel d’alsacien, et je le considère comme une chance, car j’ai du coup été élevé en bilingue, par l’exposition au français au cours de ma scolarité. Il est plus facile d’apprendre une nouvelle langue quand on en parle déjà plus d’une.

      Les parties de la Charte qui illustrent l’article me semble anodines. On y parle d’éducation préscolaire et de traduction des services publics à la demande des usagers... et en Alsace peu feront cette demande, pas même les régionalistes dont les plus virulents parlent surtout le français, tant cette dernière langue s’est imposée au cours du siècle dernier.
      Les langues régionales se meurt, faute d’intérêt de la part des citoyens, et on ne peut les en blâmer : avec qui ne pouvons nous pas converser qu’en français de nos jours ? La langue permet de bâtir à peu de frais une identité nationale (l’Allemagne de Bismarck le sait bien). Aucune Charte ne permettra d’enrayer la mort d’idiomes qui n’apportent plus rien à leurs locuteurs... c’est la loi du moindre effort.


  • Autant j’ai pu apprécier certains articles de Mr Verhaegae, autant là je ne comprends pas bien son point de vue. Du moins, j’ai l’impression qu’il est un peu à côté... les écologistes ne feront jamais rien politiquement, parce qu’ils ne sont qu’une façade de pluralité politique, et l’article ici semble nous dire qu’une poignée de ces mecs veut gêner Hollande en insistant sur cette charte des langues, alors que Hollande ne contrôle rien du tout, à commencer par sa carrière, et que tout le projet de destruction des nations, ici la nôtre, est bien réel et voulu par une autre élite que des connards qui se prétendent "écolos"...


  • "indivisibilité de la République" : Ce n’était qu’une étape, maintenant on passe à une étape supérieure avec l’UE.


  • L’avantage : renforcera l’enracinement dans le terroir d’origine, renforcera les liens familiaux . L’inconvénient : renforcera la suspicion à l’égard du Français ( de "l’estranger") qui ne sera pas "du cru" .


  • Une fois en application, il ne restera plus qu’à exacerber les régionalismes pour créer un ingrédient de plus conduisant à la guerre civile.


  • en effet, la ratification de cette Charte (évoquée il y a quelques semaines dans Ouest France) est une des promesses électolares de Hollande (proposition 56) lors de sa campagne de 2012. Cette promesse il va la tenir à mon avis, il y aura donc modification de la Constitution car celle-ci définit la langue de la République comme étant le français !


  • Les langues régionales, c’est surtout l’enracinement, un patrimoine de valeur pour nos régions et ne rentrent pas forcément en conflit avec la connaissance du Français et le patriotisme. Maurras, grand nationaliste, était aussi félibre ( le Félibrige est une association d’écrivains et poètes ayant pour but la valorisation du Provençal ). Une France décentralisée et forte est possible, le jacobinisme n’est pas une bonne chose à mon avis.

     

    • Tous les Métropolitains qui souhaitent cette ratification devraient venir aux Antilles......Le créole a remplacé petit à petit le Français dans la vie de tous les jours, où seuls quelques uns continuent à le parler. Conclusion : une situation à faire connaître à tous le CONNARDS qui se félicitent de cette ratification : un illettrisme galopant, une ségrégation sociale envahissante où les postes intéressants sont tenus par des francophones (logique, tous les textes officiels et les normes sont rédigés en français) : à preuve, dernièrement, les employés territoriaux ont demandé la baisse du niveau du concours d’entrée et la possibilité de concourir en créole. Ce fut, heureusement, refusé par le préfet au prétexte de ;"discrimination". C’est la dernière coquille des patois régionaux, celui qui arrive d’une autre région sera irrémédiablement exclu.
      Enfin, à l’intention des régionalistes, quelle langue parlez vous dans vos grandes messes régionales, quand vous vous retrouvez, Bretons, Occitans, Basques, Alsaciens etc.....Vous pouvez répondre à la question sur le forum ?
      Les langues régionales en France, (ailleurs je ne sais pas) c’est l’abrutissement des masses, qui ne sauront plus lire ni comprendre les historiens, philosophes etc.....Enfin, il est amusant de constater que les mêmes qui nous demandent de nous ouvrir à "L’AUTRE" sont les premiers à vouloir nous enfermer dans un repli identitaire nauséabond.


    • PINCER LES SUCS, PUIS DEGLACER

      Le rapport de Maurras à la Nation part du niveau local, le village (Martigues) au niveau national, il est l’enfant de la revanche (prônée par l’école publique maçonnique), la défaite de 1870 est un traumatisme. Sa Provence, sert d’ancrage, ses réflexions sur la nation Française le conduisent à une matrice des fédéralismes, son point central, la latinité et le bassin méditerranéen.

      Le rayonnement pour Maurras c’est la latinité, la méditerranée, l’Ordre classique, la France peut-être universelle en étant un phare pour l’Occident. (Selon la définition de Samuel Huntington), donc en opposition aux républicains avec leur projet d’émancipation et d’assimilation, vieilles lunes toujours d’actualité.

      L’idéal politique est la cité antique (Grec puis Rome) : « Je suis Romain, je suis humain », puis viendra la cité de Dieu de Saint Augustin, puis la Cité Catholique de Jean Ousset1914-1994).
      Le corporatisme est pour Maurras l’alpha et l’oméga, la panacée pour contrer le capitalisme et le socialisme, mais ce dernier fut dénoncé par le Saint Siège par l’Encyclique Quadragesimo Anno du 15 mai 1931 par Pie XI, en effet il dégénère en fascisme qui est la collaboration de classes. (La collaboration en effet n’est pas synonyme de complémentarité), c’est sa tare.

      Patrice Duwez


  • C’est clairement inscrit dans le programme des Euro-régions et faut pas que ça soit toujours les mêmes qui propose, histoire de donner un sentiment de pluralité politique. Cette fois, c’est les écolos qui s’y collent...


  • Si on supprime le français seule langue officielle de la France, c’est la porte ouverte a la Loi exprimée en ANGLAIS, traité transatlantique oblige.

    les langues régionales sont un tres bon alibi.

     

    • NOUS PARLONS LE SAVOYARD

      L’Occident chrétien avait pour unifier la mosaïque des peuples européens le latin qui supplantait les langues vernaculaires et permettait grâce à la Sainte Messe d’être en communion de prière ; le grec facilitait l’abstraction intellectuelle. Signalons que l’averrhoïsme est la traduction d’Aristote par un esprit sémite, courant qui empoisonna l’époque médiévale et qui fut démonté par le génie de Saint Thomas d’Aquin, le docteur Angélique. Toutefois, les idiomes, langues étaient reconnues garantes des particularismes des provinces. Par l’ordonnance de Villers-Cotterêts, édicté François Ier entre le 10 et le 25 août 1539 dans cette ville de l’Aisne et fut enregistré au Parlement de Paris le 6 septembre 1539. La Ripoublique l’a conservée et se trouve encore en vigueur par les tribunaux français.

      Forte de cent quatre-vingt-douze articles3, elle réforme la juridiction ecclésiastique (mauvais fruits du Concordat), réduit certaines prérogatives des villes et rend obligatoire la tenue des registres des baptêmes( la Gueuse y substituera les actes de naissance) Elle est surtout connue pour être l’acte fondateur de la primauté et de l’exclusivité du français (Savoyard) dans les documents relatifs à la vie publique du royaume de France ; en effet, pour faciliter la bonne compréhension des actes de l’administration et de la justice, elle leur impose d’être rédigés dans l’idiome de sa mère Louise de Savoie(1476-1531).
      Le français devient ainsi la langue officielle du droit et de l’administration en lieu et place du latin. Plus tard, il deviendra la langue diplomatique (il permet les subtilités de l’esprit : le sel) et sera jusqu’en 1815 la langue utilisée par les tribunaux anglais.
      Réf à Maître Fabrice Bonnard ( Le Savoisien). Patrice Duwez


    • ERNEST RENAN, PHILOLOGUE A LA RESCOUSSE

      Aujourd’hui l’Anti-France représentée par lNadja Belkacem ! Celle-ci a bien conscience qu’en supprimant le latin et le grec, on éradique les racines linguistiques d’une race, en la pervertissant également par le langage vulgaire de l’anglo-hollywoodien, dont les adeptes se reconnaissent facilement à cause d’une mutation particulière : ils ont la bouche à côté du cul, et l’emploi des S.M.S, mauvais fruit de la méthode d’apprentissage de la méthode globale de lecture. On passe les engins de chantiers pour aplanir et extirper toute graine pouvant refleurir notre belle France. A la place ils sèment l’apprentissage d’une langue sémite qui n’a jamais rien produit dans le domaine des Arts, le soit disant génie arabe est du à l’influence des catholicos, hérétiques nestoriens qui traduisirent les penseurs Grecs et influencèrent les perses islamisés parlant non l’arabe, mais le persan (objet, sujet, verbe) ; langue indo-européenne qui permet comme nous l’avons vu de pousser la logique plus loin qu’un cimeterre !

      Patrice Duwez


  • si ils l’enseignent aussi mal que le Francais, c’est serein !


  • Autant je vois très bien ce que cette charte venue de l’UE cherche à provoquer autant ce sentiment anti-langues régionales me semble dingue car je trouve qu’elles font parties de nos racines et d’ailleurs l’ont peut très bien être anti-UE sans pourtant se fermer à tout ce qui pourrait venir de nos voisins , en outre les langues régionales et la linguistique peuvent être un très bon moyen de faire de l’histoire , de voir l’origine des mots . Certains veulent en revenir à l’époque où tout gamin parlant flamand lors d’une récré était puni et frappé sur les doigts ou un alsacien qualifié de boche par profonde méconnaissance . La France est diverse et il faut l’accepter et ne pas sombrer dans la parano que je vois chez certains et certains en oublient les langues voisines du français qui lui sont antérieures et l’ont sans douter influencé (Tu parles bien Anglais tu es suspect , j’ai déjà entendu ça sérieusement ) , maintenant n’en déplaise aux égalitaristes socialistes je pense que les langues doivent être enseignées en fonction du niveau de l’élève car tous ne peuvent être logés à la même enseigne.


  • Quand j’étais prof dans les Pyrénées Orientales les collègues catalans - majoritaires - parlaient leur langue entre eux dans la salle des profs, les francophones se sentaient un peu exclus .


  • Ce sont les langues régionales le plus "différentes"du Français qui méritent d’être sauvegardées:celles qui se sont faites supplanter le plus souvent de force d’ailleurs.Alsacien,Breton,Flamand,Corse.En revanche,désolé,mais les langues proches du Français comme le Picard ou le Normand n’ont absolument aucun intérêt.

     

  • Les langues regionales de france sont une richesse et on trouve toujours sur ce siteles memes contradictions d un cote on pretend lutter pour la diversite pour les racines pour les liens avec la terre le teroir de l autre une pense d extreme droite hypernationaliste vise a vouloir finir d abatre toute culture regionale au profit de la langue d etat de la super nation imposee par la revolution francaise.la meme opposition se retrouve sur d autre sujets on se reclame de chavez de sankara mais on defend les pensees de j m le pen qui lui etait pour pinochet
    en ce qui me concerne je suis Corse et ma langue n est pas une langue regionale mais nationale le francais etant pour moi une langue etrangere

     

  • Puis quelles langues régionales ? Parce qu’ici en Provence on a des langues diverses ("provençal rhodanien", "provençal maritime", "parler des Alpes", "niçois", "marseillais", "comtadin", "parler d’Orange", tous recensés dans le Trésor dou Felibrige de Fr. Mistral) mais ce ne seront certainement pas la diversité et la richesse de toutes ces langues qui seront mises à l’honneur, pas même des langues standardisées à minima ("provençal maritime" dont "marseillais", "provençal rhodanien" dont "parler d’Orange" et "comtadin", "parler des Alpes", "niçois"), ni même et ce serait déjà très grave un Provençal seul et unique pour une région si grande qu’elle s’étend sur environ 8 départements ! Non, on va nous imposer un "occitan unifié", une seule langue pour trente-et-un départements du Béarn à la Provence et du comté de Foix à la Marche en passant par le Velay, l’Agenais... Si l’unité culturelle du sud de la France a été reconnue par des Provençaux dès les origines du sentiment régional en nos terres, ces Félibres ne se sont jamais résous à favoriser une langue unique sur tout le territoire méridional français, d’où le nombre impressionnant de langues que l’on trouve dans le dictionnaire dit "Trésor du Félibrige" alors qu’ils avaient tenté d’unifier la musique et la danse à partir de la Provence (le mauvais mot de Mistral qui parlait de "farandole de Provence en Gascogne"...), qu’ils avaient tenté d’unifier le costume à l’échelle de la Provence en imposant le costume arlésien au costume comtadin, l’autre variante du costume provençal et qu’ils avaient tenté de faire de la cause de la corrida une cause nationale pour le Midi, jamais ils n’ont touché à la variété de ces parlers méridionaux si riches et si expressifs, pas même à l’échelle de la Provence. Mais aujourd’hui, le concept de Midi si cher aux Félibres a été peu à peu remplacé par le concept touristique de Sud qui évoque soleil, cigales, gens fenians, pétanque et aïoli qui nous envoie sur nos terres nombre d’envahisseurs qu’on appelle "touristes" (F. Braudel disait que le ravages du tourisme laisseront les mêmes traces que celles des invasions germaniques dans l’empire romain pour les archéologues du futur ! à méditer...) venir profiter du soleil, rire de notre accent et ne pas s’intéresser pour autant à notre culture (la Provence est un hôtel aujourd’hui et les Provençaux de toujours de plus en plus vivent avec les Provençaux venus d’outre-Méditerranée dans les mêmes tours HLM miteuses), et par (1/2


  • (2/2) et par le concept politique militant d’Occitanie, défendu avec ardeur en France même, sur notre sol national par les militants catalans d’outre-Pyrénées (pas les Catalans de chez nous donc...) au mépris de la souveraineté de la France. Ce concept d’Occitanie que l’on doit à un certain Alibert, pétainiste qui rêvait d’une "Occitanie sans juifs" et qui disait des Occitans qu’ils étaient une race pure méridionale qui a gardé sa pureté face aux gens du nord... à l’exception des Auvergnats et Limousins qu’ils voyait comme abâtardis par la race celtique du nord de la France (on voit directement, dès la matrice du mouvement l’aspect anti-français du parti-pris "occitan"). Après la chute du régime de Vichy, on a une période où le concept d’Occitanie va être repris dans les mouvements autonomistes et régionalistes languedociens et dans les années 60/70 l’extrême-gauche s’en mêle et de la pire des façons qu’il soit. Elle voit dans la société méridionale (désormais "occitane") une patrie du féminisme (Aliénor d’Aquitaine, première femme émancipée, les troubadours qui célèbres la femme, les sorcières cathares qui luttent contre un Dieu exclusivement homme et veulent un retour au féminin sacré tuées par les prêtres machistes du nord de la France...), de la tolérance (universités du Languedoc ouvertes aux professeurs juifs, vaudois, cathares, cagots et autres patarins acceptés chez nous mais éradiqués par les prêtres catholiques du nord...)... Bref, tout le jargon habituel de l’extrême-gauche qui nous présente l’Occitanie comme une URSS des origines en mieux... Ce concept d’Occitanie n’avait aucune valeur universitaire jusqu’à ce que M. Leroy-Ladurie, grand historien, d’un talent indéniable et qui mérite sa place au Collège de France mais qui a eu le malheur de croire en ce concept d’une nation occitane et qui va publier son "Montaillou, village occitan", qui marque l’entrée de l’occitanisme à l’université. Le ver est dans le fruit et les générations vont être éduquées avec ce concept politique, et pour preuve qu’il est encore politique tous les partis occitanistes sont d’extrême-gauche, les antifas sont tous à se revendiquer Occitans dans le sud et quand des occitanistes se posent des questions quant à l’immigration par exemple les occitanistes pur jus n’hésitent pas à insulter la personne qui ne serait pas vraiment occitane car Occitanie=tolérence... Le Collectif Provence qui refuse en Provence ce concept se voit traité de mouvement "bleu-blanc-rouge" (insule ?).

     

  • L’HOMO-FESTIVUS....
    Nous assistons à l’édification d’un néo- manichéisme, une érection du bien Absolu, un priapisme insolent, ignoble, blasphémateur, dont le substrat est la novlangue formatant l’homme boboide, métissé, consommateur et paradoxalement écologiste, pro-Islam mais anticatholique, dénigrant l’Inquisition mais obéissant aux oukases de la LICRA ;au garde à vous, le petit doigt sur la couture du pantalon tout en étant antimilitariste…un homme formaté qui aime voir les films sur La Matrice, un homme fripé, dépareillé ; pas rasé mais qui se fait repasser par la bien-pensance de Libération et tondre jusqu’au trognon par un fisc leur laissant un peu de monnaie pour s’offrir des joints achetés aux dealers du coin. Un déraciné sans famille, socialiste ou généreux avec l’argent des autres, antipatriotique, qui finira comme un rom avec une carriole et un crochet pour tous. Un sans dent exhibant son unique chicot, assis sur une montagne d’ordures avec sa tribu de fouille-merde dans laquelle tout est inversé, les genres, la pédophilie abolie, le mariage pour tous, c’est déjà ringard, mais épouser son clébard et sauter mémère morte depuis un mois, c’est la que réside le fun, tovaritch. TU ES CHARLIE, tu m’appartiens !


  • Paradoxalement, c’est en détruisant les nations que l’Homme a le plus de chances de revenir à l’être de son être, au commencement, là où tout n’était que liberté et volupté - l’existence, en un mot...alors que nous vivons actuellement dans un état nation carcéral, dont le seul bénéfice est de nous protéger ( encore un peu ) du dehors....mais le coût à payer est énorme : recul des libertés, conditions de vie et de travail déplorables pour la plupart d’entre nous, et mépris des " élites " qui nous voient comme du bétail...
    C’est seulement lorsqu’on aura tout perdu que nous serons libres : libres de penser enfin clairement, débarrassés de la nuisance du pognon et de la possession qui nous empêche de réfléchir sainement. Jusque là, nous ne faisons que nous branler intellectuellement, nous avons encore trop à perdre...Il faut applaudir des deux mains à la régionalisation, elle nous rapproche de la fin de notre servitude : une fois que nous aurons tout perdu, même la propagande d’état et et celle des multinationales seront impuissantes à nous subvertir...

     

  • A supposer que ca passe (ce qui reste à faire), il va se passer quoi concrètement ? Passons sur le fait que tous les régionalistes ne se sentiront plus pisser (on existe comme on peut). Il faudra donc prévoir les budgets, recruter des profs, réserver des salles de classes, réorganiser les emplois du temps etc Ce ne sera pas une mince affaire !

    De plus, comme l’ont bien souligné certains commentateurs, de quelles langues, ou plutot dialectes pour la plupart des cas, va-t-on enseigner ? On enseigne déjà des langues unifiées, standardisées, compris que par une poignée de gens ! C’est flagrant avec le breton par exemple : les anciens ne comprennent pas ce que les jeunes apprennent à l’école - vous me direz que c’est pareil dans d’autres domaines, mais c’est un autre débat.

    Enfin, et c’est surtout ce qui est à craindre : c’est sous prétexte de "langues régionales", concept fourre-tout, on devra enseigner l’arabe, le berbere, etc ! Rien de tel pour faire exploser la Nation.


  • Sur ce sujet, regardez la conférence d’Asselineau, "les euro-régions, allons-nous laissez détruire les nations" qui est très instructive.

     

  • Faire éclater en mille morceaux pour un meilleur règne de la "Commission". C’est bien pensé.


  • pfff, toujours ce discours centraliste, méprisant et moqueur sur les langues dites "régionales¨, mais la France n’est elle-même qu’une région de l’Europe et la langue française qu’un dialecte batard du latin ampoulé et mégalomane. Je me tue à le répéter, la France est morte parce qu’elle s’est construite par la destruction de ce qui la constitue en réalite : le vrai peuple de France, c’est le peuple breton, alscacien, provençal, basque, catalan, occitan... en tuant cela la France se tue à petit feu.... et des hordes de barbares incultes peuvent s’y installer sur un désert ethnique et culturel. Merci Nationalisme Français, tu as détruit ta chair, ton coeur et ta raison, ce peuple au carrefour de l’Europe aux mille langues étoilées...

     

    • Je tiens quand-même à vous faire remarquer que si la France n’avait pas eu d’unité linguistique et en était restée à ses "langues" régionales, elle n’aurait certainement pas eu un impact mondial jusqu’à une époque "récente", le Français n’aurait pas été la langue internationale officielle jusqu’en 1901 etc. Je peux comprendre l’attachement culturel des gens pour leur langue et leur culture régionale (nous avons tous besoin d’une identité), mais sans unité, et donc sans subventions de la FRANCE notamment vous en seriez peut-être encore à vivre dans des grottes (je caricature exprès hein !). Et puis souvent ce "retour aux sources" s’est fait suite à une déception, et non à cause d’un attachement viscéral...

      Pour exemple, et je demande pardon par avance à nos amis de Bretagne mais leur "nationalisme" breton à deux ronds... Alan Stivel n’est qu’un pseudonyme (Alain Cochevelou), Gwenael ou Nolwenn sont des prénoms qui sont 50 ou 60 ans à tout casser et le Breton surunifié date de 1941 suite à une décision d’un responsable nazi... Alors question grandeur de la "culture bretonne"...

      Je respecte tout ça mais je ne peux pas laisser dire n’importe quoi non plus.


    • Erratum : je me suis un peu emballé, le Français n’était "que" la langue officielle diplomatique (à la suite du Latin) en Europe du XVIIème siècle à 1945, date à laquelle l’Anglais à pris le dessus. Un hasard sûrement d’ailleurs...


  • Afficher les commentaires suivants