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Le monde moderne : la monstruosité d’une société sans Dieu

Entretien avec Antoine Martin – Propos recueillis par Monika Berchvok pour Rivarol

Né en 1983, catholique, marié, Antoine Martin est diplômé de l’École normale supérieure de Lyon et agrégé de Lettres classiques. Il enseigne actuellement le latin, le grec et le français dans un lycée public. Il est l’auteur d’un véritable manuel de résistance catholique au monde moderne : Le Chant dans la fournaise.

 

Rivarol : Pouvez-vous revenir sur votre parcours ? Comment avez vous rejoint les rangs de la dissidence ?

Il me semble un peu exagéré de dire que j’ai rejoint les rangs de la dissidence. J’enseigne actuellement en lycée public et suis donc un salarié de l’État. Je doute que cela fasse de moi un dissident très crédible ! Toutefois, comme catholique, je me suis intéressé à la dissidence. En effet, c’est un milieu qui connaît depuis quelques années un regain d’intérêt pour le christianisme traditionnel, ce qui est aussi mon cas. C’est sur ces bases que la convergence a pu s’effectuer. Par ailleurs, j’étais conscient que mon livre ne trouverait pas d’éditeur dans les réseaux catholiques classiques, comme cela s’est vérifié.

 

Que désignez-vous par le terme de nouvelles théologies ?

J’entends par ce terme quelque chose d’à la fois très ancien et très nouveau. Ce qui est ancien, c’est la tentation pour l’homme de se faire dieu à la place de son Créateur. Cette tentation constitue même le contenu du péché originel, que nous relate le livre de la Genèse.

La nouveauté réside en cela que, comme jamais auparavant, cette tendance est devenue la mentalité ambiante, l’air qu’on respire du matin au soir. Vous la trouvez tout aussi bien à l’œuvre dans les libérations sexuelles que dans le courant transhumaniste, ou encore dans l’hyperlibéralisme économique, qui prétend pouvoir tout acheter et vendre.

Elle vient se nicher même dans les endroits les plus inattendus, tels que les méthodes d’éducation. Les nouvelles pédagogies ne visent plus à transmettre un savoir à l’enfant. Dans les instituts de formation des professeurs, l’adjectif « transmissif » est devenu un gros mot, le stigmate d’une pratique arriérée et fascisante. Selon ces nouvelles utopies éducatives, l’élève n’a pas à acquérir son savoir d’un aîné, mais doit devenir « acteur de ses apprentissages ». L’enfant n’est plus celui qui se reçoit d’un autre, qui se construit dans une continuité familiale, culturelle, religieuse... Tout semble devoir se passer comme s’il arrivait dans un monde qui n’avait pas eu d’existence avant lui, et comme s’il lui revenait de droit d’inventer les lois du réel plutôt que d’en faire l’humble apprentissage. Évidemment, cette tentation de se faire dieu repose sur un mensonge fondamental et aboutit immanquablement à la déchéance de l’homme. En l’occurrence, les nouvelles pédagogies ont rendu les enfants tout à la fois ignorants et arrogants.

 

Les Droits de l’Homme sont pour vous le premier pas vers un glissement vers une divinisation de l’Homme. En quoi la pensée catholique traditionnelle peut s’opposer à cette dangereuse dérive ?

Pour comprendre sur quel modèle religieux ont été construits les Droits de l’Homme, il suffit d’examiner le tableau officiel qu’en a fait Le Barbier en 1789. Sur cette peinture, on constate que la Déclaration a été représentée sur deux tables de pierre. Il s’agit là d’une référence claire au livre de l’Exode, où Dieu grave le Décalogue sur les deux tables de la loi. La symbolique de ce tableau est limpide : aux commandements de Dieu sont opposés et préférés les Droits de l’Homme, nouvelle divinité prétendument autonome et toute-puissante dans sa propre sphère. Ce tableau nous indique donc malgré lui la direction à prendre pour contrer cette divinisation de l’Homme : la réaffirmation explicite et inlassable des dix commandements divins. Ces derniers, tout en rappelant la créature à la conscience de ses propres limites, lui fixent un cadre clair : « tu ne commettras pas de meurtre », « tu ne commettras pas d’adultère », etc.

 

Le culte de la raison et de la laïcité est-il pour vous un héritage de la franc-maçonnerie ?

Cela ne fait aucun doute. Ainsi que je l’explique dans le livre, l’histoire de la laïcité se présente dans les faits comme un long compagnonnage avec la franc-maçonnerie. C’est encore le cas aujourd’hui. Le 9 décembre est devenu la journée nationale de la laïcité parce que les loges y ont activement travaillé pendant des années. Il y a deux ans, le ministre Vincent Peillon a fait afficher une Charte de la laïcité dans tous les établissements scolaires de France. Il a pris cette mesure sur les conseils de Jean-Michel Quillardet, ancien grand-maître du Grand Orient de France et président de l’Observatoire international de la laïcité...

 

Quelle est votre position sur l’avortement et l’euthanasie ?

L’avortement et l’euthanasie se trouvent en contradiction directe avec le cinquième commandement du Décalogue : « Tu ne commettras pas de meurtre. » Leur recrudescence est symptomatique de cette mentalité de l’homme qui prétend se faire dieu ; car à une divinité l’on offre des sacrifices, y compris des sacrifices humains. Ceux qui périssent par l’avortement et l’euthanasie sont les nouvelles victimes que les hommes sacrifient sur l’autel de leurs convenances personnelles. Une longue histoire relie avortement et sorcellerie. Et cette histoire n’est pas finie. Très récemment, un certain Zachary King, ancien prêtre sataniste converti au catholicisme, est revenu sur son passé dans un témoignage : il a admis avoir pratiqué des avortements rituels, y compris dans des cliniques. Ces sacrifices étaient commandés par des grands de ce monde, qui espéraient en tirer des bénéfices : la gloire, le succès... Bien sûr, de telles pratiques restent très marginales. Mais elles constituent la partie émergée de l’iceberg, celle qui révèle ce que demeure en son fond tout avortement, sur le plan spirituel.

 

On parle beaucoup des théories du genre. Les idées antispécistes sont-elles un danger pour notre société ?

Ces idées s’avèrent représentatives de l’état d’esprit de l’homme contemporain, qui ne supporte plus aucune limite, pas même celle de sa propre identité. On veut pouvoir être homme ou femme à volonté, épouser quelqu’un de même sexe, ou même son chien, comme l’a fait un Australien il y a trois ans. Cet état d’esprit est mortifère : toute tentative de transfigurer l’homme en dieu, en prétendant lui ôter ses limites naturelles, contribue bien plutôt à défigurer l’homme. Souvenez-vous de Michael Jackson et de ses multiples opérations de chirurgie esthétique. Regardez aussi le résultat que peut donner une opération transsexuelle. Dans le domaine de la recherche, on commence à créer des êtres mixtes à partir de cellules humaines et animales. À ce rythme-là, l’avenir de l’humanité, ce n’est pas la divinisation, mais la monstruosité.

 

Vous évoquez le transhumanisme comme la prochaine transgression moderne. En quoi consiste ce courant idéologique très présent dans le monde des affaires ?

Le transhumanisme vise à « augmenter l’homme » et ses capacités, en proposant une fusion entre humain et machine. Courir plus vite grâce à des jambes en acier, sauvegarder sa mémoire sur un disque dur ou sur Internet, devenir immortel par le remplacement des pièces usées du corps humain, tels sont les différents objectifs que se proposent les savants transhumanistes. Il s’agit là d’un courant influent, puissant sur le plan économique. Ray Kurzweil, l’un des principaux inspirateurs de ce mouvement, a été recruté par Google il y a quelques mois. Sa théologie tient tout entière dans cette déclaration : « Dieu existe-t-il ? Pas encore. » Avec une telle manière de voir les choses, on ne considère plus l’homme comme une créature de Dieu : il s’agit au contraire de l’amener au statut d’auto-créateur.

 

La Doctrine Sociale de l’Église catholique pourrait-elle être la base d’une renaissance de limites pouvant cadrer la société ?

Tout à fait, dans la mesure où elle se déploie sur des bases anthropologiques saines. À son fondement, on ne trouve pas l’idée que l’homme doive devenir comme Dieu, mais plutôt celle selon laquelle il est créé à l’image de Dieu, et même à l’image d’un Dieu-Trinité.

En cultivant à tous ses échelons le respect de cette image, une société peut espérer croître et s’épanouir. Voici un exemple précis : il existe deux façons de nier spécifiquement la Trinité, soit par unité d’indistinction (le Dieu unique des musulmans) soit par éclatement (polythéisme) ; de manière analogue, il existe deux manières de saper le mariage voulu par Dieu, soit par unité d’indistinction (monoparentalité, théorie du gender, mariage gay...), soit par éclatement (adultère, divorce, polygamie...). Pour demeurer l’image du Dieu trine et s’épanouir, le couple humain ne peut que reposer sur une distinction (homme et femme) dans l’unité (fidélité, indissolubilité du mariage). Et cette stabilité de la famille bien comprise profitera à l’ensemble de la société.

 

Comment jugez-vous les mobilisations politiques des catholiques français comme la Manif pour tous ? Vous semblez très pessimiste sur cette possibilité.

Ces mobilisations ont constitué un moment intéressant, dans la mesure où elles ont contribué à un certain réveil des catholiques français. Mais on doit bien reconnaître qu’elles n’ont pas donné les résultats espérés. Le « mariage pour tous » a bel et bien été voté.

Avec le recul, il me semble que c’était inévitable : la Manif pour tous, afin de recruter plus largement, s’est effectuée sur une base anthropocentrique. Or, vouloir lutter contre le mariage gay au nom des Droits de l’Homme, c’est essayer d’opposer deux émanations d’une même idéologie, celle de l’homme qui refuse toute limite ! Cela s’est avéré prodigieusement inefficace. Par ailleurs, tant que les catholiques ne descendront pas dans la rue au nom de leur propre foi, ils iront d’échec en échec.

Dieu ne bénira pas l’action de celui qui le met de côté, ne serait-ce que dans son discours. Sainte Jeanne d’Arc n’aurait pas pu obtenir la victoire si elle n’avait pas porté sur son étendard les saints noms de Jésus et de Marie. Inspirons-nous de son exemple.

 

La foi et l’espérance ne sont-elles pas pour vous la voie vers l’insoumission catholique ?

La foi, l’espérance et la charité sont essentielles dans ce combat. Mais pour ne pas tomber dans le surnaturalisme, j’ajouterais aussi les quatre vertus cardinales, un peu oubliées ces temps-ci par un christianisme trop souvent dévirilisé : la tempérance, la prudence, la justice et la force.

Propos recueillis par Monika Berchvok
 



Article ancien.
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52 Commentaires

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  • Article très intéressant.
    Auteur brillant et j’ai vraiment hâte de livre son livre : Le chant dans la fournaise.
    Je l’ai écouté attentivement lors de son passage dans l’émission ERFM, et j’avoue avoir été très impressionnée...

     

  • « Courir plus vite grâce à des jambes en acier, sauvegarder sa mémoire sur un disque dur ou sur Internet, devenir immortel par le remplacement des pièces usées du corps humain ... »

    Oui enfin, entre les jambes en acier et affecter la pensée, y’a un monde non ?

    Le problème du transhumanisme, c’est que dans ce cas présent par exemple, un "vrai" transhumaniste serait prêt à faire remplacer ses parties du corps fonctionnelles pour de "meilleures". Le concept me pose problème, mais pas autant que tout ce qui touche à la pensée.

    Mais concrètement, sinon, si on développe des parties de corps pour les personnes qui les ont perdues, est ce qu’on peut vraiment considérer ça comme malsain ?
    De toutes façons, pour tout ce qui s’agit de vie éternelle/de sauvegarde de la pensée c’est voué à l’échec. A mon avis c’est pas qu’une simple question de neurones.
    Mais le remplacement de parties du corps humain abîmées/usées.... quel est le problème ? Ça ne nous transforme pas en "dieux", c’est juste un progrès de médecine comme un autre.

    Une technologie, c’est toujours neutre. Le problème c’est les monstres qui l’utilisent, les développent ou les possèdent dans des optiques immorales.

     

    • Tout à fait d’accord avec vous, mais dans l’idee du trashumanisme l’idee de remplacement n’est pas aller mieux et vieillir dans de bonnes conditions mais de ne plus vieillir du tout en remplacant toutes les parties de son corps et ceci en permanence, donc y fine devoir aussi remplacer ses meurones et sa.... "pensée"...


    • Karel,

      Bien entendu, pouvoir "réparer" le corps d’un homme ou d’une femme ayant par exemple perdu un membre, et ce par une prothèse issue de différentes technologies, et aussi performante que le membre naturel, ne constitue ne rien quelque chose de négatif !
      Même principe pour un organe défaillant ( foie, cœur.......)

      C’est effectivement un progrès de la science, à condition que ce soit accessible à tous......et là déjà, apparaît un premier problème !

      Mais le transhumanisme, ce n’est pas ça ! C’est une dérive de ce principe, car les exaltés de la cause, ne plaident pas pour un remplacement d’une partie du corps défectueuse, mais surtout pour une augmentation de ce corps !

      Même si leurs membres sont sains et fonctionnels, ils voudront des prothèses biomécaniques, pour pouvoir avoir de meilleure performances !

      Ils voudront greffer des circuits électroniques à leur cervelle, pour être plus performants et enfin, ils souhaiteraient s’uploader dans des réseaux, pour ne jamais mourir !

      Ce courant est l’illustration contemporaine de l’éternelle insatisfaction humaine ( "I can’t get no satisfaction" ne chantait-il pas, l’ami Mick jagger), doublée d’une profonde aversion pour l’état naturel (si imparfait qu’il faut l’améliorer, ce qui en soit n’est pas faux mais c’est un autre débat)
      et c’est donc là que réside la dérive d’un principe sain, issu de la médecine (soigner, aider....)

      D’autant plus que ce genre de petit bricolage technologique est loin d’être au point, mais on peut se douter que s’il aboutit, il va coûter très cher à mettre en place !
      Donc ce ne sera pas pour tout le monde ! Ceux qui rêvent de tout ça, sont avant tout des gens ultra riches, essentiellement issus du continent nord-américain, donc ils se foutent comm ede leur premier milliard, que seuls un petit nombre de "happy few" friqués dont ils font partie, puissent accéder à tout ça ! Il n’y a rien de pire pour eux que la mort, qui vient les séparer de leur précieux pognon et de leurs pouvoirs !
      Et le plus dngeareux sera la suite prévisible de tout ça : comme leur bricolage technologique ne fonctionnera pas avant 4 ou 500 ans, ils viendront à plaider pour pouvoir utiliser des organes humains fonctionnels, qu’ils prélèveront sur ceux qui ont beaucoup beaucoup moins de fric qu’eux....ça, c’est la prochaine dérive, dans l’esprit de M Bergé et de ses "loueuses" de ventre !
      Adishatz
      H/


  • En fait on ne vit pas dans une société sans Dieu car on a Yahvé partout. On a d’abord remplacé le Christ par Jésus, puis on a remplacé Jésus par Yahvé. Dans le discours des prétendus chrétiens, on pourrait à tout moment changer le mot Jésus pour Yahvé et ça ne ferait aucune différence, car ils ne voient aucune différence. Ce qui est le plus antichrétien c’est de ravaler le Christ au rang des dieux nationaux tels que Yahvé, ou encore de ravaler le Christ au rang d’Ange gardien comme lorsqu’on prie un dieu monothéiste, en se croyant capable de contacter le dieu le plus haut alors qu’on peut à peine ainsi rejoindre son Ange gardien.

     

    • Bonjour, je ne comprends pas votre message. Qu’entendez-vous par" remplacé le christ par Jésus" ? Pour les chrétiens, Jésus est le Christ, le messie. Je vous invite à lire ce Credo qui vous donne la conception catholique de la Sainte Trinité.
      Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant,
      créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible,
      Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
      le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
      Il est Dieu, né de Dieu,
      lumière, née de la lumière,
      vrai Dieu, né du vrai Dieu
      Engendré non pas créé,
      de même nature que le Père ;
      et par lui tout a été fait.
      Pour nous les hommes, et pour notre salut,
      il descendit du ciel ;
      Par l’Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s’est fait homme.
      Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
      Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
      Il ressuscita le troisième jour,
      conformément aux Ecritures, et il monta au ciel ;
      il est assis à la droite du Père.
      Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts
      et son règne n’aura pas de fin.
      Je crois en l’Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ;
      il procède du Père et du Fils.
      Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ;
      il a parlé par les prophètes.

      Je crois en l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique.
      Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.
      J’attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.

      Amen


    • Ce n’est pas simplement en la personne de Jésus mais plutôt dans l’événement du Golgotha suivi par la Résurrection que le Dieu solaire Christ s’est uni à toute la Terre et toute l’humanité. Si la Résurrection n’a pas eu lieu, toute notre foi est vaine, selon Paul, l’apôtre des Gentils. Vous êtes catholique alors vous confondez Dieu avec Yahvé et Jésus avec le Christ, et vous ne connaissez pas le rôle du Christ comme dieu solaire équivalent à l’Ahura-Mazda perse ou au Baldur nordique. Aucune dénomination religieuse au monde ne peut prétendre détenir le monopole du Christ qui est mort pour l’ensemble de l’humanité et de la création. Le fait est que le dieu des chrétiens est le Christ. Si Jésus était le dieu des chrétiens on parlerait de Jésus-isme ou de jésus-christianisme et non de christianisme. La théologie est devenue antichrétienne par son obsession sur l’homme Jésus. Si Jésus était le même que Yahvé, on parlerait de yahvéisme. Et si Dieu n’était que le Père et si le Fils n’était que Jésus-Christ, on serait avant tout des déistes croyants en Jésus-Christ, ce qui correspond selon moi assez bien à ce que répandent les religions et sectes prétendument chrétiennes. Je sais qu’au niveau doctrinal, selon le dogme catholique, le Christ Fils de Dieu est théoriquement aussi divin que le Père et le Saint Esprit, mais dans les faits, les croyants sont confus et associent le Père au Dieu ultime et le Fils à un homme du nom de Jésus qui adorait le Père Yahvé mieux que les élites juives de son temps. Or c’est un non-sens antichrétien de remplacer ainsi le Christ par Jésus ou encore par Yahvé.


  • Très intéressant article ; j’ai beaucoup apprécié deux points : celui qui relate la conversion de Zachary King au Catholicisme, après être passé par le satanisme ; je trouve que c’est là une nouvelle réjouissante !
    L’autre point que je trouve intéressant est l’explication de l’échec de la Manif pour Tous : "vouloir lutter contre le mariage gay au nom des Droits de l’Homme, c’est essayer d’opposer deux émanations d’une même idéologie, celle de l’homme qui refuse toute limite !"
    C’est très vrai, tout ça ! Les "Droits de l’Homme" ne sont finalement qu’une invention purement humaine (ou alors au contraire sataniste) pour abolir le Décalogue ! Je demeure d’accord avec cet homme, notamment avec son terme de monstruosité en parlant du transhumanisme !
    Je comprends mieux la mentalité des gens du Moyen-Age, à une époque où, grâce à la présence de l’Eglise, les gens se préparaient toute leur vie à la vie dans l’au-delà, d’où il ressort que le salut de l’âme importe plus que la survie du corps !
    Je ne voudrais pas qu’une faille temporelle permette à l’un d’eux de venir faire un tour chez nous : il serait épouvanté et écoeuré !
    Nous voyons ici les limites d’une société athée qui a peur de la mort, et au final qui a peur de sa propre vie, qu’elle voudrait contrôler de A à Z, mais sur laquelle elle n’a finalement aucun contrôle !
    Un très bel article, dans l’attente d’en lire d’autres !

     

    • @Druide, sincèrement, je ne sais pas trop ce que vous semblez insinuer, votre discours est..comment dire.. psychédélique ! Qu’est-ce que vous avez en plus à vous en prendre aux Chrétiens ?! Excusez-moi, mais vous devriez prier et lire VRAIMENT la Bible avant de d’affirmer des bêtises plus grosses que vous ! Soyez béni.
      "Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi" Jean 14 : 6.


  • Le passage sur l’anti spécisme est complètement à coté de la plaque une fois de plus. Venez donc me dire en face que je suis zoophile si vous l’osez. Qui se comporte et se prend pour dieu en disposant comme bon vous semble de la vie des êtres sentents que sont aussi les animaux non humains ? Vous ou les vegans ? Votre discourt sur les vegans est grotesque et vous devriez le nuancer plutôt que de mettre dans le même sac les tarés qui font des expériences dignes d’un mengele, et les gens qui veulent juste qu’on foute la paix aux animaux. Jusqu’à preuve du contraire, la monstruosité est du coté de ceux qui asservissent des êtres sentents et pas du côté de ceux qui les protègent.

    Quand à votre peur de la perte d’identité voici :
    « Le propre de l’homme est d’être le seul animal à refuser de l’être. Le seul à refouler cette communauté à laquelle il appartient malgré lui […] le seul à avoir besoin de se rassurer constamment sur sa fameuse différence, comme si la reconnaissance de ce que nous partageons avec les animaux — dont nous sommes — nous rendait moins humains, alors que c’est tout le contraire. »

    Jean-Baptiste Jeangène Vilmer

    Que ne raconteriez vous pas pour préserver votre bout de gras et vos privilèges de dominants sur les pires opprimés de la terre !

     

    • Nous ne sommes pas des animaux ! Nous sommes des personnes, avec une âme et un esprit.


    • titus, c’est pas de ma faute si vous avez arrêté les cours en 5ème. Jusqu’à preuve du contraire vous faites parti du règne animal et non végétal. L’âme (du latin anima, souffle, respiration) désigne le principe vital, immanent ou transcendant, de toute entité douée de vie ; Le nom " esprit " désigne les facultés intellectuelles. Avec un peu de lecture sur l’éthologie vous réviserez votre jugement.


    • @vegan

      Le classement de l’homme dans le règne animal, comme tous les classements, est arbitraire. On peut le faire dans certaines limites d’un point de vue biologique, mais cela ne fait pas de l’homme, qui n’existe pas seulement sur le plan biologique mais qui possède également une dimension spirituelle (que tu découvriras peut-être un jour), un vulgaire animal !

      L’âme (anima en latin, psyche en grec), c’est la dimension psychologique, dont sont pourvus certains animaux de manière rudimentaire et partielle. Elle comprend notamment les facultés de perception, d’émotion, de sentiment, d’intelligence, de mémoire, ainsi que les produits de ces facultés que sont les idées, les pensées, les souvenirs, les sentiments.

      L’esprit, lui, est une spécificité humaine et n’est pas confondu avec l’âme donc pas avec les facultés intellectuelles, comme tu le crois naïvement.

      Pour en savoir plus, je te conseille la lecture d’un petit livre absolument essentiel pour le comprendre, intitulé "Modernité et désarroi ou l’âme privée d’esprit" de Michel Fromaget.
      L’âme ouvre sur le monde physique, celui des apparences, l’esprit ouvre sur le monde spirituel, celui des essences. c’est un ordre de réalité différent de celui de l’âme, qui n’est pas accessible par la sensation ni par l’intellection, mais par la contemplation.


    • Effectivement, il y a des degrés dans la spiritualité et la grandeur d’âme. C’est peut être d’ailleurs ce supplément d’âme qui nous fait considérer les animaux non humains pour des individus qu’ils sont et non des marchandises ou de vulgaires animaux comme vous dite. Et ce n’est pas parce que nous les considérons comme des individus, qu’on veut se marier avec eux. Quelques tarés peut-être, mais certains vegans ne sont pas à l’abri de déviance comme dans l’est par ailleurs le reste de la société. Considérer les animaux comme des personne c’est leur reconnaitre le droit à la vie et au respect de leur intégrité physique et morale. Tout comme les êtres humains, les animaux non humains étant des êtres sentants, leurs droits à disposer d’eux même et ne pas être exploités à l’extrême ou partiellement devraient être respectés.

      En fait, les détracteurs de la libération animale ne pouvant rien objecter fondamentalement au veganisme, ont décidé de l’inclure dans le nouveau combat contre le transhumanisme, bien que cela relève, comme toutes les attaques contre le véganisme, de la pure malhonnêteté intellectuelle. Mais vous ne trompez personne à part vous même dans cette ruse infâme qui consiste encore et toujours à considérer d’autres êtres sentants comme des choses desquelles vous pouvez disposer. C’est aussi dégueulasse que le transhumanisme qui est à raison dénoncé.


    • @vegan



      Effectivement, il y a des degrés dans la spiritualité et la grandeur d’âme.




      Il n’y a pas une différence de degré, mais une différence de nature, entre l’esprit et l’âme.




      Considérer les animaux comme des personne c’est leur reconnaitre le droit à la vie et au respect de leur intégrité physique et morale.




      Un escargot ou un dindon n’est pas une personne et n’a absolument aucune morale. Pour avoir une morale, il faut au moins posséder la parole, la conscience et la pensée abstraite.

      On voit toute l’hypocrisie des "vegans" qui consiste à n’être sensible qu’au sort des animaux vertébrés et à se contrefoutre du sort des invertébrés qui constituent pourtant 90 % des animaux. Il est en effet plus facile de s’identifier à un bébé phoque tout mignon qu’à une fourmi ou à une araignée velue.


    • La parole, la conscience et la pensée, les animaux l’ont. Alors peut-être pas l’escargot, je n’en sais rien, mais des millions d’autres espèces. Grâce à l’éthologie cognitive, la conscience, les émotions, l’intelligence, ne sont pas le "propre de l’Homme", ce qui aggrave encore davantage notre responsabilité.
      Si pour vous le droit à la vie doit dépendre de la parole, de la conscience et de la pensée abstraite, que faites vous des bébés, des gens dans un profond état végétatif, etc ?



      On voit toute l’hypocrisie des "vegans" qui consiste à n’être sensible qu’au sort des animaux vertébrés et à se contrefoutre du sort des invertébrés qui constituent pourtant 90 % des animaux.



      Je vous rappelle qu’un vegan ne mange même pas les mollusques. Alors vos accusations sont assez risibles. On voit une fois de plus toute la malhonnêteté intellectuelle des gens qui ont votre discourt et qui tentent une fois de plus et sans davantage de succès de nous mettre en porte à faux avec nos principes fondamentaux.



      Il est en effet plus facile de s’identifier à un bébé phoque tout mignon qu’à une fourmi ou à une araignée velue.




      C’est d’ailleurs pour cette raison que les gens comme vous font une différence entre leurs chats et leurs chiens qu’ils intègrent dans leurs foyers, et les animaux dits de boucherie qui se retrouvent dans vos assiettes, sur votre dos, ou accessoirisés en guise de sacs ou de canapés.


    • @vegan



      La parole, la conscience et la pensée, les animaux l’ont.




      Non, la parole, la conscience et la pensée sont le propre de l’homme. Si tu as des conversations avec ton poisson rouge, c’est que tu ne te contentes pas de brouter de l’herbe mais que tu la fumes également.



      Si pour vous le droit à la vie doit dépendre de la parole, de la conscience et de la pensée abstraite, que faites vous des bébés, des gens dans un profond état végétatif, etc ?




      Je n’ai jamais contesté le droit à la vie des personnes. Le droit à la vie des limaces et des pigeons par contre, c’est plus problématique parce que ce ne sont pas des sujets de droit.




      Je vous rappelle qu’un vegan ne mange même pas les mollusques. Alors vos accusations sont assez risibles. On voit une fois de plus toute la malhonnêteté intellectuelle des gens qui ont votre discourt et qui tentent une fois de plus et sans davantage de succès de nous mettre en porte à faux avec nos principes fondamentaux.




      On s’en fout de ce que tu manges, là n’est pas la question. Je te montre juste tes limites et tes contradictions : ton combat pour le "droit à la vie des animaux" ne concerne en réalité que certains animaux et pas la majorité des animaux. C’est là pure hypocrisie.


    • Titus, vous devriez vraiment vous instruire sur le sujet au lieu d’avoir un discourt si péremptoire.

      Darwin affirmait, il y a cent cinquante ans, qu’il n’y a pas une différence de nature mais de degré entre l’homme et les autres espèces animales. Pourtant, il y a encore quelques décennies, parler chez l’animal de conscience, c’est-à-dire des états supérieurs de l’activité intellectuelle, eût été inconcevable dans les milieux scientifiques. Il y régnait un climat de « mentaphobie » dénoncé par Donald Griffin, fondateur de l’éthologie cognitive. Ce temps semble définitivement révolu. A l’issue d’un congrès à l’université de Cambridge sur le sujet, des scientifiques internationaux renommés, dont Stephen Hawking, ont signé le 7 juillet une Déclaration de conscience des animaux (3), dont la conclusion est que « les humains ne sont pas les seuls à posséder les substrats neurologiques qui produisent la conscience. Les animaux non humains, soit tous les mammifères, les oiseaux, et de nombreuses autres créatures, comme les poulpes, possèdent aussi ces substrats neurologiques ».

      Le néocortex n’est donc plus considéré comme indispensable pour penser finement. Dès 1920, on a démontré que les abeilles utilisent des concepts mathématiques pour indiquer leur butin aux congénères. Or les insectes ne possèdent pas de cerveau mais des ganglions nerveux, de même que le poulpe, mollusque de génie ! Ces vingt dernières années, une avalanche de découvertes nous a réconciliés avec le règne animal dont nous nous croyions si éloignés. Les éléphants coopèrent pour trouver des solutions. Les rats estiment plus urgent de délivrer leurs congénères enfermés que de déguster des friandises. Les chimpanzés apprennent à leurs jeunes à fabriquer et à utiliser des outils pour casser des noix. Les grands singes, les dauphins, les cochons, les éléphants et même les pies se reconnaissent dans un miroir, test classique de la conscience de soi que les enfants ne réussissent pas avant 18 mois. Mais les implications ne sont pas uniquement scientifiques. Elles sont aussi éthiques, juridiques et politiques. Pourrons-nous continuer de traiter les animaux comme des choses ? Pendant la canicule, les images de ces hangars où s’entassaient les cadavres d’animaux avaient de quoi couper l’appétit de ceux qui ont un cœur en plus d’un estomac.

      Pierre Jouventin éthologiste, directeur de recherche au CNRS , David Chauvet juriste


    • @vegan

      Ni Darwin ni Stephen Hawking ne sont des références scientifiques sérieuses. Ce sont plutôt des idéologues qui habillent leur théories invérifiables donc non scientifiques de science. Par exemple, la théorie de Darwin basée sur l’isolement reproductif des pinsons des Galapagos a été invalidée par la découverte de l’interfécondité des pinsons des différentes îles et donc de l’absence de spéciation.



      Dès 1920, on a démontré que les abeilles utilisent des concepts mathématiques pour indiquer leur butin aux congénères.




      Non, les abeilles n’utilisent pas de « concepts mathématiques pour indiquer leur butin aux congénères ». Elles n’ont pas accès au concept. Elles ont un comportement inné et inconscient.



      le poulpe, mollusque de génie !




      Un animal capable de se sortir d’une situation-problème (dévisser le bouchon d’une bouteille) rend compte d’une intelligence, mais ne constitue en rien du génie !
      Le génie est créatif et un poulpe n’est parfaitement incapable de créer quoi que ce soit.


    • Que faites vous dans la vie titus ? Etes vous directeur de recherche au CNRS ? Etudiez vous concrètement l’éthologie ou les droits des animaux ? Comment pouvez vous sérieusement vous mesurer à ceux qui y passent leur vie pour être au plus proche de la vérité ? Si encore votre avis reposait sur une réthorique argumentée, mais ce n’est même pas le cas. J’arrête là avec vous car c’est fatiguant de débattre avec des gens de mauvaise foi.


    • Je pense que quand on arrive a dire que Darwin et HAwking ne sont pas de references scientifiques, ca ne sert plus a grand chose de poursuivre la discussion.



    • Je pense que quand on arrive a dire que Darwin et HAwking ne sont pas de references scientifiques, ca ne sert plus a grand chose de poursuivre la discussion.




      L’hypothèse sur laquelle Darwin a basé toute sa théorie s’est révélée fausse : les pinsons des Galapagos ne se sont pas transformés en des espèces différentes suite à un isolement géographique. Alors, il ne faut pas s’abstenir de faire preuve d’esprit critique sous prétexte qu’untel est un "grand nom". Il vaut mieux réfléchir par soi-même et ne pas gober ’importe quoi sous prétexte d’argument d’autorité.

      Et pour répondre à vegan au-dessus, il n’est pas besoin d’être directeur de recherche au CNRS pour savoir raisonner !


  • Article intéressant mais qui passe pourtant au côté de l’essentiel : le système actuel, si horrible et invivable qu’il soit, n’est pas brisable de l’extérieur ; il ne peut être vaincu que de l’intérieur, une fois victime de ses propres incohérences, comme ce fut toujours le cas ( voyez les exemples de l’empire romain et de la monarchie française)...
    Pour cela, il faudra boire le calife jusqu’à la lie, endurer encore les pires horreurs, et non pas avoir foi en des croyances anciennes, qui ont eu leur heure de gloire et quelque utilité par le passé, mais qui ne peuvent rien contre le système actuel qui est tout simplement inarretable ! Nul ne renverse un système par ses propres moyens, car bien souvent, les hommes sont les jouets des forces productives et des illusions de leur époque...pourquoi serions- nous différents ?

     

    • Peut-être que vous avez tord ! Je suis tombée sur des conférences du père Regimbald qui datent de 1983. Un visionnaire qui décrit avec 43 ans d’avance ce qu’est devenu et deviendra notre monde et quoi faire.


  • Je suis musulman et je me reconnais parfaitement dans Antoine Martin ... Est-ce parce que nous sommes tous deux croyants et reconnaissons notre petitesse devant Dieu ?!

     

    • #1338447

      Si vous vous reconnaissez dans ses propos, vous n’êtes plus musulman.

      Dans le catholicisme, l’Homme est Fils de Dieu
      Dans l’Islam l’Homme est sujet de Dieu
      Dans la pseudo modernité l’Homme est son propre Dieu, Dieu de lui-même contre Dieu

      Vous pouvez dire qu’il y a moins d’incompatibilité entre un musulman et un catholique qu’entre un catholique et un Républicain.

      Ce pourquoi les républicains ont utilisé la mouvance musulmane pour détruire encore davantage le courant catholique : un républicain ne sera jamais votre allié, au mieux votre manipulateur dans l’extermination des chrétiens (cf le 13 novembre)

      Et donc ce n’est pas parce que musulmans et catholiques auraient en commun d’être les plus séparés du monde de la mouvance républicaine (qui est une mouvance proto judeo talmudique) que pour autant ils seraient philosophiquement compatibles, solubles l’un dans l’autre

      Ils ne le sont pas, ne le seront jamais : le statut et la destinée du "Fils" ne sont pas ceux du "sujet".

      Si donc vous vous êtes reconnu dans les propos de Martin , c’est que déjà vous vous considérez comme Fils de Dieu, comme nous catholiques, tsarevitch du Ciel : vous n’êtes plus "esclave", "muslim".

      Tous les musulmans se convertiront au catholicisme : non pas tellement parce que le statut de Fils serait plus glorieux que celui de sujet et à tout prendre il est plus confortable de rester sujet que de prendre le risque de devenir Fils, les devoirs et les responsabilités y étant plus exigeantes. Mais parce que le statut de Fils EST la seule VÉRITÉ

      C’est par votre conversion qu’opposant un front unique aux tenants de l’Homme-dieu nous les vaincrons

      Nous les vaincrons : nous avons d’ores et déjà conquis le monde qui tourne à notre heure sous notre Loi , qui sont celles de notre Dieu : Anno Domine 2015 sous la Loi du Décalogue


  • IL A TOUT COMPRIS


  • Dans le tableau des Droits de l’Homme, il y a aussi un ouroboros (serpent en rond qui se mord la queue) qui est un symbole gnostique.

     

  • "Le Chant dans la fournaise", j’ai lu, ça passe comme du petit lait, un vrai délice, il fait partis des bouquins que j’ai lu d’une traite, petit en plus, je me retaperai certains chapitres excellents. Un peu cheros peut être mais allez je me plains pas mon compte est positif puis il y a tant de merde qui sont bien plus chère.


  • Les athées
    Insensé qui ne reconnaît pas Dieu dans ses œuvres du ciel et de la terre ! Insensé qui a sous ses yeux le grand livre de la création et n’y trouve point à chaque page ce nom : Dieu !
    Ils sont insensés, ils sont aveugles aussi, et leur folie et leur aveuglement les détournent de Dieu pour qu’ils ne pensent qu’aux choses de la terre.
    Ils sont aveugles et insensés et ne voient et ne cherchent point Dieu, parce qu’ils sont séparés de Dieu, parce qu’ils sont révoltés contre Lui, parce que le péché règne dans leur cœur.
    S’ils étaient justes et saints, ils pénétreraient jusqu’à Dieu, jusque dans Son cœur ; ils verraient avec admiration ses œuvres et ne cesseraient de louer Sa puissance, Sa bonté, Sa miséricorde, Sa providence. Ils comprendraient que rien ne marche par l’effet du hasard, et que Dieu est partout, que Dieu dirige tout. La création serait pour eux le premier livre où ils apprendraient la science véritable de la dépendance universelle de toutes choses à l’égard de De Dieu, parce que tout a été fait par Dieu.

    #

    La foi est l’état permanent et nécessaire de l’homme. Son imagination a besoin de croire et ce besoin est plus impérieux que celui de respirer. Même celui qui affirme qu’il ne croit pas, a une croyance. Il croit en quelque chose. Le seul fait de dire « Je ne crois pas en Dieu » présuppose une autre foi : en soi-même, peut-être, en son propre esprit orgueilleux. Mais, pour ce qui est de croire, on croit toujours. C’est comme la pensée. Si vous dites « je ne veux pas penser » ou bien « je ne crois pas en Dieu », rien que par ces deux phrases que vous dites, vous montrez que vous pensez et que vous ne voulez pas croire en Celui dont vous savez qu’il existe et auquel en vérité vous ne voulez pas penser.

    #

    … et en quoi croient-elles alors, ces pauvres âmes, si elles ne croient pas en Moi, l’Eternel ? Il est impossible de vivre sans croire. Celui qui ne croit pas en Dieu, croira forcément en d’autres dieux. Celui qui ne croit en aucun dieu croira aux idoles, il croira à la chair, il croira à l’argent, il aura foi en la force des armes. Bref, on ne peut ne croire en rien. Les ténèbres de l’âme qui ne croit en rien d’humain ou de surhumain sont pires que les ténèbres où est plongé l’aveugle. Il ne lui reste qu’à tuer corps et âme dans une mort violente.


  • Comment les athées se condamnent eux-mêmes
    Quand l’homme a atteint cette déchéance de l’incroyance, proche de la perdition, au point de ne plus aimer ni Dieu ni les œuvres de la justice, le feu de la perversité s’abat sur lui dans la haine de ses mœurs aveugles, et elle le précipite dans la plénitude de l’incroyance, elle le noie au point que la déchéance s’empare tout entière de lui, de lui qui n’a plus d’espoir de vie. L’homme qui suit la voie de la folie et qui déteste la Sagesse qui a tout créé, se condamne lui-même : il ignore la modération dans le mal, et il ne s’intéresse nullement à la vie future. Il ne veut même pas savoir s’il existe une autre vie, et il refuse d’analyser avec soin les causes de sa nature changeante. L’homme peut encore comprendre son enfance, son adolescence, sa jeunesse et sa maturité, mais il est incapable de saisir ce qu’il devient dans sa décrépitude, et les modalités de cette transformation. La raison lui montre qu’il a un commencement. Mais il est incapable de savoir, de comprendre comment il se fait que l’âme soit immortelle, que l’âme n’ait pas de terme.


  • La persécution morale, intellectuelle et matérielle des Chrétiens de civilisation est beaucoup plus efficace et pernicieuse que les persécutions classiques, à la Daech aujourd’hui, où l’on s’en prend physiquement aux Chrétiens pour leur religion.

    Cette persécution qui ne dit pas son nom est redoutable car elle a permis de modifier durablement la vie morale, affective, matérielle et religieuse de l’Homme, dans un sens opposé au sens chrétien.

    Aujourd’hui l’Homme est totalement désemparé et n’est plus capable de réfléchir, raisonner et discerner convenablement car tous ses repères sont faussés et ne mènent qu’à des impasses.

    Tout a été fait dans un seul but : l’éloigner de son Créateur et de ses lois, le rendre incapable de comprendre l’œuvre de la Rédemption, et en définitive oublier son Dieu, le nier ou le percevoir de façon erronée.

    L’âme humaine est aujourd’hui recouverte d’une couche de crasse tellement épaisse que la Vraie Lumière ne peut plus passer, elle est devenue imperméable au Verbe, vraie lumière qui éclaire tout Homme… normalement.

    Les garçons qui se présentent au sacerdoce viennent d’un monde où le recueillement intérieur est rendu presque impossible par une surexcitation permanente de la sensibilité et une surcharge de la pensée.

    Comment en sommes-nous arrivés là ? La surexposition au monde matérialiste y est pour beaucoup, mais pas seulement.

    Une fois de plus, quand l’Eglise perd les pédales, c’est la totalité de la société qui en est affectée car le diable peut alors progresser. Avec la messe actuelle (en français et face au public), « on rend matériellement impossible la prière personnelle, faute de laquelle toute liturgie, même attrayante et somptueuse, est vide et sans âme.

    Les cantiques et les « invitatoires » incessants ne laissent plus de place au moindre recueillement. Un véritable « culte » protestant est désormais superposé à la messe, partiellement escamotée.

    Il va donc falloir passer par une phase de décontamination, de récupération des saines valeurs, réapprendre à penser, à vivre, à travailler, à parler, à prier sur de bonnes bases.

    Au préalable, le verrou de Babylone sautera ! Qu’à cela ne tienne ......

    Comment relever La France après l’effondrement ?

    https://saintmichelarchange.wordpre...

     

    • Oui, seul le rite extraordinaire (ou apparenté) pourra sauver l’Eglise. Nous autres pratiquants devons demander à nos curés le rite extraordinaire quand cela est possible.


    • #1338904

      Comment en sommes-nous arrivés là ?



      "Ce que les Occidentaux appellent progrès, ce n’est pour les Orientaux que changement et instabilité ; et le besoin de changement, si caractéristique de l’époque moderne, est à leurs yeux une marque d’infériorité manifeste : celui qui est parvenu à un état d’équilibre n’éprouve plus ce besoin, de même que celui qui sait ne cherche plus." René Guénon

      DK


  • A chacun sa perception finalement...

    En Chine (ou en Inde) Dieu est nullepart, pourtant la société reste stable.

    L’echec des manifs serait donc du à une demi-determination, à une tiedeur, dans la foi ... ca reste à démontrer...

    Et pour finir, le culte de la raison est peut etre un héritage des FM, mais la raison a été largement exploitée avec succés par des catho illustres (Descartes, Pascal), qui nous ont rappellé que le doute est une étape du raisonnement.

    Ce qui me conduit à rappeler (pour éviter un contre-sens assez répandu, parceque sans doute entrenu) : le doute (donc la raison) n’est pas l’ennemi de la foi... c’est la peur !


  • Dommage qu’ER ne propose que la catholicisme ou l’Islam comme alternative, dans l’ensemble nous sommes d’accord qu’il y a un effondrement moral dû à une chute spirituelle, c’est incontestable et la seule solution aux problèmes modernes est de renouer avec le sacré. Cependant ces deux religions monothéistes, aux racines hébraïques avérées, sont éprouvées par des siècles et ont déjà chuté depuis longtemps. Quoi ? Vous êtes incapables de sortir du moutonage et êtes obligés de quitter un troupeau (les médias par exemple) pour en retrouver un autre : Les dogmes monothéistes dépassés et hors de l’air du temps présent. Si la chute des valeurs s’accélère c’est à cause de la pensée unique qui empêche le débat, or qui a en premier imposé une pensée unique ? La religion catholique ! Qui a brulé et persécutés les druides, les magiciens les "sorcières" ? Cette même institution, et pourquoi ? parce-qu’avant le catholiçisme chacun avait le droit d’avoir des relation avec l’au delà, chacun était conscient de sa connexion avec la source divine, bref chacun jouissait de la liberté spirituelle. Il y avait d’ailleurs diverses et variés façon de vivre le sacré, chaque village avait sa particularité, cette richesse a été perdue par l’uniformisation spirituelle chrétienne.
    Le début du Nouvelle ordre Mondial c’est l’église catholique romaine et son totalitarisme religieux, ses mensonges comme la terre plate, mais surtout la culpabilisation de l’homme qui ne serait qu’un pêcheur, qui ne saurait qu’aimer comme une gonzesse et se faire pardonner pour peut-être (car cela ne dépend pas de lui) être touché par une grâce. Tout cela produit la base d’un homme soumis et éfféminé, les bases de l’athéisme et de la société féministe étaient jetées. Car en réalité chaque homme peut agir sur son destin, peut avoir une relation directe avec le divin avant la mort, cette vérité, c’est la première et le christianisme s’est chargée de la détruire pour commencer son travail d’uniformisation des masses, bref le NWO il était déjà là.

     


    • Les dogmes monothéistes dépassés et hors de l’air du temps présent.




      La vérité est éternelle et ne dépend pas du "temps présent".



      Qui a brulé et persécutés les druides, les magiciens les "sorcières" ?




      Ce n’est pas l’église catholique. Tu as besoin de te réinformer auprès de Marion Sigaut qui a écrit un livre sur l’inquisition et la chasse aux sorcières.



      ses mensonges comme la terre plate




      L’église catholique (ni la Bible) n’a jamais affirmé que la Terre était plate ! La rotondité de la Terre était connue bien avant Jésus Christ.



      l’homme qui ne saurait qu’aimer comme une gonzesse / Tout cela produit la base d’un homme soumis et éfféminé




      C’est exactement le contraire. Les hommes efféminés sont nés de la modernité, c’est-à-dire de l’anti-christianisme.


    • Merci à toi Titus de replacer calmement les saines bases de notre Foi sincère, face à plusieurs commentaires empreints, soit d’un confusionnisme aigu, soit d’une mauvaise foi doublée d’une orgueilleuse rhétorique qui cache à peine son rejet viscéral pour le Catholicisme (ou l’Islam pour d’autres). Pourquoi tant d’effort à tenter de discréditer ce qui pour nous est l’évidence ?
      Libre à vous contradicteurs (en l’occurrence de cet article) de ne pas croire, ou bien encore de croire que l’homme est la mesure de lui-même (et de toute chose) sous l’égide de sa volonté, mais ne cherchez pas à nous en convaincre, car c’est peine perdue (nous vous laissons à vos convictions rationnelles, modernistes et progressistes au niveau spirituel si tel est votre choix) ...


    • Merde quand même ! Les efféminés, c’est dans l’antiquité qu’on les trouvaient, puis à la Renaissance où la foi a commencé à péricliter. Entre les 2, on a eu les chevaliers, les croisés... des "efféminés" ?


    • #1338948

      L’âge d’or de la spiritualité, ou ce qui revient à dire l’intellectualité, en Europe fut le Moyen-âge qu’on on nous dépeigne comme une ère d’obscurantisme.

      Concernant Descartes, il est l’un des « semenciers des lumières » qui ont produit ce « monstrueux tubercule » qu’est la laïcité…

      Le Meilleur DK


  • Bonsoir
    Ce n’est pas de Dieu que nous avons besoin, mais de spiritualité.

     

    • slt, et si tu nies dieu, comment tu la détermine ta spiritualité ? Vous avez 2 religions comme le christianisme et l islam et vous voudriez en inventer une autre.
      Apprenez a les connaitre avant ! A les réfléchir. Et déconnecter les de la politique !


    • Un spiritualité sans Esprit - sans Dieu donc - est-elle encore "spirituelle" ?

      Pour certains, l’Esprit c’est du vent...Ils ne croient pas si bien dire ! Puisqu’il SOUFFLE ou il veut.

      Reprenons notre/sa Respiration.

      Science sans conscience n’est que ruine de l’âme tout aussi bien que spiritualité sans Divin.


    • Quelle intolerance crasse que de considerer les autres spiritualites que la sienne comme ruine de l ame !!


  • #1338536

    Et pourtant :"Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé.
    (Jean, 17, 1-26)"

    Le fils de l’homme est fils de dieu.
    Le christ veut dire celui qui a reçu l’onction divine en hébreu.
    Une reconnaissance mutuelle en quelque sorte.
    Reconnaissance possible dans toutes les religions et hors religions.


  • Intéressant et très juste ! On le voit bien, sous nos yeux, nous assistons à "l’ensauvagement" de cette société sans Dieu. Le drame de notre époque
    est l’absence de vision d’un sublime dans l’homme.

    N’oublions pas que les valeurs républicaines (liberté, égalité, fraternité) de la France dont on nous rabâche les oreilles ces jours, sont, à la base, et bien avant 1789, des valeurs d’essence chrétienne. En effet, et de tout temps, c’est à l’Église catholique que nous devons les plus grandes œuvres caritatives mondiales. Aujourd’hui, on a banni Dieu de nos vies, fait unique dans toute l’Histoire de l’humanité, et le résultat est là, devant nous...

    Voici juste un exemple de la dégénérescence de notre société :
    hier matin, par hasard, je suis tombée sur un dessin animé à la Tv absolument hallucinant ! Il est vrai qu’il était diffusé avec la mention "déconseillé aux moins de 10 ans". Mais combien de parents, un dimanche matin à 10h.00, vont vérifier ce que regardent leurs enfants à la télé ? Voilà donc ce qu’ils regardaient hier : des jeunes gens encagoulés et armés qui étaient encouragés par une "maman" : "allez-y, c’est votre droit, vous êtes libres, c’est votre liberté..etc." Dans le contexte actuel on croit rêver ! Juste avant, dans le même dessin animé : des hommes assistant à des stripteases de femmes handicapées, amputées... Véridique et vérifiable ! C’était hier matin sur Direct8 ou NRJ12 aux alentours de 10h. du matin et le dessin animé était la série "American Dad". À côté, "South Park", c’est bisounours et Cie !! Juste une petite parenthèse, dans le même dessin animé "American Dad" une petite phrase, laissée là, "par hasard", mais très révélatrice, prononcée par le "vertueux papa" américain, une petite pique aux catholiques : "allons à la Messe, boire un peu de bonnes paroles avant..." Intriguée, j’ai regardé les épisodes suivants... Édifiant ! C’est d’une perversité scandaleuse ! Voilà ce que regardent nos chères têtes blondes un dimanche matin pendant que leurs parents font la grasse matinée... après avoir passé le samedi entier dans les supermarchés du quartier.... Il fut un temps où le dimanche matin on allait à la Messe en famille et le week-end était l’occasion de joyeuses promenades en famille dans la nature.

    La Nature, justement, a horreur du vide : chassez Dieu, c’est l’Autre qui prendra sa place...

     

    • Tu mélanges tout ...satan n a rien a voir la dedans ...c est une série américaine fait pour des adultes , tout comme south park que j aime tant ( j aime pas american dad cela dit)
      Faut arreter de voir l oeuvre du diable partout (ce genre de réactions me fait trop marrer )...mais c est clair que je ne laisserai pas regarder cette série a mon petit ...tout comme danse avec les stars ou le 20h de tf1


    • @pinksantana

      D’après votre commentaire suivant, vous ne pouvez pas affirmer que satan n’a rien à voir là-dedans, puisque, de toute évidence, vous ne croyez pas en son existence...

      Vous avez grandi avec ces dessins animés, vous savez ce qu’il en est et vous êtes lucide : vous ne laisserez pas votre enfant seul devant ces dessins animés, soit, mais je soulignais l’horaire de cette diffusion, le matin 10h.00. En principe, à cette heure le dimanche matin, les jeunes adultes dorment encore, ils récupèrent de leur samedi soir.


    • Je crois qu’il faut plutôt parler du RÉ-ENSAUVAGEMENT de l’Occident déchristianisé et dés-hellénisé. Lisez donc Les récits des temps mérovingiens d’Augustin Thierry. Vous verrez que l’Europe d’alors baignait dans un état de sauvagerie bien proche de celui qu’elle connaît de nos jours. Jetez un coup d’oeil sur la mort de la reine Brunehaut. La mise en scène est très proche de celles inventées pour DAESH (j’ai écrit POUR et non PAR très intentionnellement).


  • bonjour ,
    Déja ,je vais commencer par dire que j ai découverts Dieudonné en 1998 avec "pardon judas" et que depuis , j ai tout vu de mon "mentor" (j avais 18 ans a l époque) .Je dis ça car je lis déjà les moqueries et les affabulations de certains lorsqu ils verront mes dires ci dessous ...

    Je ne crois pas en dieu (en tout cas pas le votre) (le miens se nommerai Jimi )
    Je ne crois pas en vos prophètes (le miens s appellerai Nesta)
    Suis je malade ? suis je fou ? suis je condamné a l enfer ?
    Bien sur que non car ,et c’est une évidence,nous sommes seuls dans ce monde . La destiné n existe pas les amis ,chacun est libre d agir selon ses points de vu ou ses convictions ou ses moyens .C est trop facile de se dédouaner au nom de DIEU ...Sinon vous ne valez pas mieux que ces fanatiques musulmans (n oubliez jamais tout les crimes commis au nom du christianisme)
    Je crois en la science (quantique , astrophysique...) et je sais que c est la seule voix raisonnable et logique ...Je n ai pas besoin d un dieu pour etre un homme juste , gentil , et fraternel avec mes congénères homo sapiens sapiens (meme avec d autres espèce d ailleurs)
    en bref , Je ne suis pas responsable de TOUT ça , bien au contraire ...


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