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Les infirmières du CHU de Grenoble dénoncent la dégradation des conditions de travail

Alerte. Les infirmières et infirmiers du CHU de Grenoble font part de leur désespoir dans une lettre ouverte à destination de leur direction mais également de la France entière et des autorités. La situation critique qu’ils et elles décrivent en EHPAD et USLD fait froid dans le dos. La dynamique managériale appliquée aux soins de santé – où le chiffre passe avant tout – s’attaque au sens même du travail d’infirmier, rendant les soins de moins en moins efficaces, éventuellement, au profit du secteur privé. Selon eux, le danger pour les patients est manifeste et les accidents risquent de se multiplier. Les hôpitaux, une entreprise comme les autres ?

« Pour aller toujours plus vite, on les rend grabataires »

« Lettre à la direction du CHU de Grenoble Alpes concernant la situation catastrophique en gériatrie » (Soins de Longue Durée et EHPAD)

Ceci est un cri d’alarme, un cri de désespoir, car nous n’avons plus le temps. Nous n’avons plus le temps de soigner ni de prendre soin, nous n’avons plus le temps d’exercer notre métier. En tant que soignants, nous sommes en première ligne. Nous subissons nous-mêmes et voyons les patients subir les conséquences délétères de la politique du chiffre qui est menée partout au CHU. L’EHPAD et le SLD sont des lieux de vie, les gens qui y vivent y subissent au quotidien, et ce jusqu’à leur mort, les conséquences de cette politique gestionnaire.

Régulièrement, mes collègues se retrouvent seul infirmier pour 40 résidents. Avez-vous une idée de ce que cela signifie de travailler dans ces conditions ? À l’aide d’un calcul simple on se rend compte que, sur un service de 7h30, une fois retirées les 30 minutes de transmissions orales, il ne reste à l’infirmier·ère que 10,5 minutes par patient.

Mais ces 10,5 minutes ne sont même pas du temps de présence consacré à chaque patient, car il faut déduire le temps que l’infirmier passe à : vérifier les prescriptions, piler les médicaments si nécessaire (environ 1/4 des patients), valider les actes dans le logiciel, faire les transmissions avec le médecin, préparer les perfusions, faire les transmissions écrites, gérer les imprévus, répondre au téléphone et aux familles, ranger la pharmacie, etc.

La situation des aides-soignants n’est pas plus enviable, d’autant plus que si l’infirmier n’a que peu de temps pour réaliser les soins qui lui sont propres alors il n’en n’aura pas pour réaliser les soins d’hygiène et de confort avec les aides-soignants.

Les conséquences de ce manque de temps sur les patients ? De la douleur et de la souffrance provoquées par des gestes trop rapides des soignants, une douche par semaine au mieux, des pansements non renouvelés à temps, des escarres qui se développent par manque de temps avec les patients pour les mobiliser, des résidents réveillés très tot pour pouvoir finir nos tours de soin, au détriment de leur santé et de leur confort, des pertes d’autonomie accélérées par manque de temps pour les accompagner dans les gestes de la vie quotidienne, gestes qu’on fait à leur place pour gagner du temps. Pour aller toujours plus vite, on les rend grabataires. Même d’un point de vue purement comptable cela n’a pas de sens : une fois grabataires, ces patients nécessitent encore plus de temps et de moyens.

Si on ne se fie qu’aux plannings, si on ne se fie qu’aux actes de soin dont la case « validé » a bien été cochée, alors on pourrait penser (le pensez-vous d’ailleurs ?) que tout va pour le mieux puisque « le travail est fait ». Alors oui, les cases, sont bien cochées, les médicaments sont donnés, les corps sont lavés mais à quel prix ? Au prix d’une maltraitance institutionnalisée qui est dirigée bien évidement contre les patients mais également contre les soignants qui se voient, malgré eux, collabos de cette politique du chiffre.

Ce sont nous, les ouvriers du soin, qui en arrivons, malgré nous, à maltraiter ces corps, à malmener ces gens pour qui le quotidien de leurs dernières années consiste à ne croiser que des personnes pressées, des personnes stressées qui n’ont pas le temps de prendre soin d’eux correctement.

[...]

DU PERSONNEL ET DES MOYENS VITE !!!!!

 

Lire l’article entier sur mrmondialisation.org

Pour que la France reste le pays des avancées sociales,
lire sur Kontre Kulture

 

Les dégâts du libéralisme à l’hôpital, sur E&R :

 



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45 Commentaires

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  • Vu le nombre d’embrouilles et l’insécurité qui y règne, aux urgences, çà doit grouiller...Cette "ville-monde" cosmopolite est un vrai cauchemar.
    Les grenoblois se barrent de cet enfer ( sf les bobos qui aiment nager dans la m....) et se réfugient ( quand ils peuvent ) dans le grésivaudan à 3500/4000 euros le m2)...
    Des rues en plein C.V. totalement abandonnées ou squattées par qui l’on sait ( bar a chicha etc ....)...Reconquête ? Mouais, j en doute.
    Un ancien grenoblois.

     

  • Ca c’est déchirant, tout simplement.
    C’est grave et il y a urgence.
    Ces gens qui gèrent les politiques managériales n’ont aucune honte ni aucune conscience.
    Le tout au prix fort.

     

    • @ reyman

      Tout ceci, n’est ni grave, ni urgent.

      C’est une Nième corporation qui s’arc-boute sur elle même et qui chougne pour plus tunes. Les gens NE VEULENT PAS comprendre que c’est ce système (la république) qui nous conduit à cette situation. Seul un renversement de la république changera les choses.

      L’hôpital crève, l’armée crève, les agriculteurs crèvent, les artisans crèvent, les retraités crèvent, les familles crèvent, les pompiers crèvent, les petits commerces crèvent ... mais personne pour se sortir les doigts du cul, les gens sont des putains d’autruches autistes.

      Dieu unit les Hommes et le Roi unit le royaume. Tant que les gens seront loin de Dieu et du Roi, ils crèveront. Mort à la république.


    • D’accord avec vous Jalon.
      Moi même je suis infirmier dans un hôpital parisien. Je constate chaque jour le fossé idéologique majeur qui me sépare de mes collègues. Des que l’on commence à toucher à leurs salaires, leurs RTT, leurs vacances, ou bien que les effectifs diminuent, ils se mettent en branle et organisent des AG avec les syndicats, prostestent et font grève. Avec un résultat plus que médiocre en général. Mais quasiment tous on salué des deux mains l’election de notre banquier, comme ils avaient salué celle de Hollande, sans jamais voir que ce sont ces gens et ces politiques la qui les font crever. Ils se disent de gauche, humanistes, progressistes, egalitaristes et farouchement anti-religion. Ces gens sont perdus idéologiquement. Je ne vois pas bien comment leur faire voir les choses autrement tant ils sont persuadés d’avoir raison.
      Ils ne réagiront que lorsqu’il sera trop tard pour eux.
      Discuter de religion, de politique, de sociologie avec mes collègues est quasiment impossible. j’ajoute que ce n’est pas mieux chez les aides-soignants ou chez les médecins.


    • Commentaire remarquable jalon, c’est exactement ça.


    • @jalon
      Excellent commentaire, tellement vrai.
      @Bernardo
      Votre témoignage est très pertinent et j’ai la certitude qu’il s’applique à toutes professions et secteurs d’activités confondus.

      Bien à tous


    • @ Bernardo

      Phrase clé (que je n’ai pas encore testée) quand quelqu’un râle de la situation et que son regard cherche désespérément votre soutien : "Je suis royaliste, vos histoire de république ne me concerne plus". Comme cela vous évacuez la situation tête haute avec assurance et celui chez qui cela peut éveiller un petit quelque chose reviendra vers vous à un moment ou à un autre.

      Grenoble est une ville de merde (encore pire avec la chaleur l’été) mais l’Isère est un beau département "ruralo-montagnard" avec ces nombreuses et magnifiques églises en galets roulés et cerise sur le gâteau : Notre Dame de La Salette (80 km de Grenoble), pour ceux qui savent ce qui s’y est passé ...


    • @cat
      Je suis persuadé de la même chose, c’est pareil pour toutes les professions et toutes les couches sociales.


    • @jalon
      Je veux bien essayer ça, mais même ça peut, je pense, me faire passer pour, soit reac, soit facho, soit tout autre slogan marketing qu’ils aiment employer pour dénigrer celui avec qui ils parlent.


    • @ Bernardo

      Un "facho" apaisé ne rentre pas dans leur grille de programme. C’est en affichant votre sérénité et en assumant votre Foi que les gens se poseront intimement la question : "le facho est mauvais mais serein et souriant alors que moi je suis bien-pensant mais malheureux, pourquoi ?". Ce n’est pas simple à faire je vous le concède, mais c’est ça ou virer psychopathe, lol.

      Aussi cons soit-ils, j’aime mes concitoyens et Dieu sait que je ne peux pas saquer les circoncis et les franc-maçons mais j’ai plus de respect pour un Netanyahoo ou un Mélenchon que pour un Français mi-figue mi-raisin. Paradoxale, hein ?!


    • Je comprends très bien ce paradoxe, je le ressent moi meme un peu.
      En effet difficile d’éprouver du respect pour quelqu’un qui scie la branche sur laquelle il est assis.

      Oui je pense qu’une posture apaisée entraîne chez ceux qui sont en face une incompréhension qui fait qu’il ne peuvent pas totalement vous détester. Mais bordel que c’est dur de devoir naviguer en permanence dans ces eaux tumultueuses.


  • Le problème ne date pas d’hier hélas. Mes quelques passages en milieu hospitalier m’ont amené à l’effroyable constat de la déshumanisation totale de ces lieux de "santé" censés apporter soin, réconfort et bienveillance. Et comme trop souvent, c’est une fois au pied du mur, quand la chienlit tape à leur porte que les gens réagissent... Je ne jette aucune pierre, je constate. Mieux vaut tard que jamais. Il est grand temps de repenser tout un tas de choses dans cette société, et comprendre qu’il n’y a rien à attendre des autorités ou institutions. En d’autres termes, pour faire simple : reprenons nos responsabilités.


  • Rappel : Alain Soral – Ce que cache la crise de l’hôpital français (Soral répond !, 14/02/2016)

    https://www.youtube.com/watch?v=qxP...


  • #2015675

    Les goys n’ont aucune valeur aux yeux du couple Buzyn-Lévy.

    Ou alors que la ’ Ministre de la santé ’ nous prouve le contraire !

     

  • #2015685

    C’est bien dans cette ville que le maire trouvait plus "urgent" d’interdire le spectacle de Dieudonné ?
    A chacun sa définition du mot "urgence" : interdire des comiques, bombarder des pays sans défense (humanitaire !). Ah, et puis la coupe du monde de baballe, vachement plus important. Il faut faire des choix dans la vie....

     

    • Oui, le maire Éric Piolle (avec son slogan « Grenoble, ville appaisée », ça ne s’invente pas !) a comme priorité les migrants et l’interdiction de circulation des voitures. Résultat : une ville morte avec des commerces qui ferment en permanence, à quoi il faut ajouter le règne des caïds qui font ce qu’ils veulent en toute impunité (les policiers qui s’en plaignent sont ignorés), assassinats en pleine rue, agressions au couteau, carjacking, le summum étant le quartier St Bruno où vous n’êtes tout simplement pas en France mais au tiers-monde. Grenoble est une ville-poubelle invivable.


    • Dieudo est passé au summum à Grenoble. Je suis allé le voir, c’était sympa, et d’ailleurs la salle était blindée de monde. Comme quoi le réel et la soupe médiatique, nous prouvent à tous que cette petite "caste" vit dans leur petite bulle.


    • @Dav : Relis plutôt le message de Maneki qui connait visiblement Grenoble aussi bien que moi. Jolie ville sans prétention dans une Isère magnifique, plombée par une circulation routière asphyxiante, contaminée par une criminalité très diverse de par son histoire et sa localisation géographique (Maghreb, Italie, Var et PACA), ajoute à ça une bétonisation galopante (certes pas exclusive à Grenoble en particulier) et t’obtiens un cocktail Mazeltov, euh... Molotov je veux dire !


    • Ah mais je ne conteste pas, je suis moi même grenoblois. A titre d’exemple, le soir de la victoire de la France, le centre ville est devenu un véritable champs de bataille. En effet, grenoble est GANGrenné au plus haut point.


  • Notre Macron Jupiter avaient dit aux infirmières qu’il n y avait pas d"argent magique. Mais ce menteur en a trouvé pour balancer 20 missiles à 800 000 euros piece sur la Syrie !

     

    • Macron ment comme il respire : si, l’argent est "magique" puisque créé à partir de rien (des chiffres sur un écran dans la colonne Crédit), et même s’il s’agit de cash, il ne coûte rien à fabriquer.

      Alors pourquoi de l’argent n’est-il pas produit en masse pour répondre aux besoins urgents, quand il l’est pour approvisionner l’armement ?

      Parce que la chute de qualité des services hospitaliers fait partie du projet, dans le cadre de la réforme capitaliste : seuls les plus vaillants valent la peine qu’on dépense de l’argent pour eux, les autres "coûtent" trop cher. Mais Francis Cousin expliquerait çà mieux que moi.


    • Ils trouvent aussi le moyen d’accueillir des migrants et de leur fournir des aides sociales. Donc de l’argent ils en trouvent, c’est juste que la santé des gens ce n’est pas NOTRE PROJEEET !
      Mais ne vous inquiétez pas, tout ce brave personnel hospitalier se ruera dans les isoloirs pour faire le castor lors des prochaines élections. En Burn-Out c’est sûr, maltraitant sans doute, suicidé peut-être, mais fasciste jamais !


  • Merci de parler !
    Psychologue pendant 10 ans en CHU et fille d’un patient en EHPAD, je soutien et confirme les pratiques infligées au corps soignant...
    ...
    Avec vous,

    A


  • "Les infirmières du CHU de Grenoble dénoncent la dégradation des conditions de travail"
    comme partout en fronce et le gamin en a rien a ciré.....

     

    • Évidemment, il préfère le fric que la santé du peuple !

      En effet, il y avait un super centre de rééducation a Saint Hilaire du Touvet en pleine montagne, lieu parfait pour se refaire la santé et puis il a fermé pour être rapatrié au CHU en pleine ville au bon air pollué !

      Toujours la logique égoïste (tout pour leur gueule) et perverse (mais ils font croire avec la rhétorique que c’est dans votre intérêt) des actions de ces dégénérés.


  • Tout cela est de la faute des mondialistes, véritable pouvoir.

    En conséquence, un seul mot d’ordre : "A bas le capital !"


  • 1er commentaire à froid sans lecture de l’article : à l’époque où j’y ai travaillé l’État a envoyé un new directeur du CHU Grenoble pour redresser les finances qui étaient des plus calamiteuses et un des pire CHU de France selon les dires de mes potes à la direction. Sauf que ce mec pistonné sorti de ces écoles de friqués ne connaissait absolument rien à la gestion d’un hôpital ni au management hospitalier.

     

    • 2ème point après lecture : ce que je disais l’hôpital et ça va pour toute la France se manage comme une entreprise avec des objectifs de rentabilité et non plus en terme d’humain de patients en charge ...il faut faire tourner les lits faire du chiffre diminuer les coûts de traitement etc etc ...
      Geenoble est un excellent CHU avec des pointures des sommités internationales notamment en neurologie, la recherche scientifique de manière générale pas que médicale est de très haut niveau et la ville est réputée pour.
      Ensuite le chef de service ou plus exactement de pôle puisque reconfiguration managériale voulue par la direction a une importance primordiale : j’ai travaillé en onco-hématologie excellent service mentalité. L’oncohématopédiatrique idem, un excellent chef qui avait écrit à la direction de l’hôpital lorsque qie je quittais le CHU en disant que faute de moyens financiers suffisants pour me proposer un plein temps j’avais refusé son poste (70%) et que l’hôpital perdait un élément de qualité et qye c’était inadmissible de perdre du personnel aussi qualifié et compétent (je l’ai appris par mes potes de la direction).
      Bref, le personnel paramédical infirmiers aides-soignant a de moins en moins le temps de s’occuper des malades etc...sachant que les effectifs sont réduits.
      Je prends Lyon : avant les ASH étaient des titulaires qui nettoyaient vos bureaux quotidiennement. Ensuite externalisation entreprise privée pour diminuer soi-disant les coûts une personne pour tout un pavillon sans équipement matériel obligée de demander quémander le produit de nettoyage aux aides-soignant, cette personne portugaise venu du Portugal ne parlant pas un mot de français...nettoyait mon bureau 1 fois tous les 6 mois, donc j’avais pris l’initiative de le nettoyer seule mon bureau. Cette portugaise en plus a traîné au Prud’hommes son employeur qui ne la payait pas.
      Un exemple parmi tant d’autres : le turn over des lits pour rentabiliser, le changement de traitement idem coût...etc...
      Déshumanisation complète.
      J’ai toujours pris le temps pour mes patients et aussi faciliter le travail des médecins et des IDE en charge de mes patients pour un travail de qualité et humainement compatible avec mes convictions (bon faut être hyperactif pas un poil dans la main payés à rien comme mes autres collègues de la recherche).
      Quoiqu’il en soit j’ai contrôlé les hôpitaux du secteur est et sud-est dans mon domaine thérapeutique du temps où je travaillais à Grenoble à cette époque


    • à cette époque ce type de management n’était pas encore de mise.
      J’insiste sur l’importance de la gestion du service et du management du chef de service : s’il est compétent outre dans son domaine thérapeutique en tant que professeur mais qu’il dispose de compétence managériale de gestion c’est parfait et du charisme beaucoup de charisme car en milieu hospitalier il faut un chef de service charismatique pour en imposer à la direction hospitalière.


    • 3ème point après visionnage du documentaire.
      Le commentaire d’Anne Pagnier est excellent un gestionnaire qui ne connaît rien au médical qui ne sait pas ce que c’est que d’être médecin.
      Dans mes précédents commentaires j’ai oublié un point important rappeler dans le documentaire la T2A la tarification à l’activité.
      En tout cas en hématologie adultes où j’ai travaillé CHU Grenoble excellent service.
      Je garde un très bon souvenir du CHU de Grenoble même si comme partout il y a du bon et du mauvais, l’époque où j’y ai travaillé jusqu’à décembre 2007 excellent relationnel avec de nombreux services y compris ma direction (DRCI).
      La médecine du travail hypercompétente : victime d’AT accident de trajet j’ai souvenir que la toubib me refusait la reprise du travail alors que moi je souhaitais reprendre elle m’avait envoyé en ortho pour complément et examen, du jamais vu aux HCL à Lyon où j’ai vécu discrimination à l’embauche harcèlement au travail j’avais dû me mettre en arrêt car ma chef de service avait tenté à de nombreuses reprises de me faire licencier pour fautes professionnelles VIRTUELLES que j’ai systématiquement esquivées ayant pris ma chef et le service à leur propre piège.


  • Salut,

    Cet article m’interpelle personnellement, je suis grenoblois, et il y a déjà deux ans de cela, je me suis fait opéré, à la suite d’une fracture du scaphoïde. Je confirme, que les soins proposés sont lamentables, j’ai encore une douleur insupportable, à la suite de ce traumatisme. Les urgences sont blindés, les infirmiers et le corps médicales n’en ont plus rien à foutre des patients, enfin c’est mon sentiment.

    Il y a un véritable malaise ambiant, d’ailleurs j’irai même encore plus loin, mais je ressent ce phénomène comme un impératif de "production", sans suivis particulier médical. On enchaîne les opérations, comme on enchaîne, le contrôle de pièces à l’usine.

    On t opère, et zou dehors, après tu te démerdes avec des spécialistes. C’est quand même incroyable, car on rigole pas avec la santé. Mais vraisemblablement, même à l’hôpital, il y a des objectifs à atteindre.


  • La plus sure façon de torpiller un système, sans arme, ni haine, ni violence, c’est de ne plus l’alimenter..

     

    • En théorie des systèmes (systémique), si vous cessez d’alimenter en énergie un système, il cesse de fonctionner (faire ce pour quoi il est conçu). Que l’énergie revienne, il reprend son fonctionnement normal.

      Pour mettre fin defenitivement à un système, vous devez le faire fonctionner tel qu’il a été conçu, et toujours davantage selon sa conception (plus vite, plus fort, etc.) pour :
      1/ lui faire atteindre son point de rupture
      2/ lui faire dépasser sa capacité de résilience (de retour à un état stable identique ou équivalent à l’état initial avant la rupture).

      Test de résistance externe. J’ai vu appliqué dans un centre d’essais à Grenoble, des tests sur des disjoncteurs haute-tension soumis à des impacts de foudre simulés par des éclairs de tension et d’amperage croissants.
      Test de rupture de fonctionnement. Sur les bancs de test des moteurs de formule 1, la vitesse est augmentée jusqu’à rupture du moteur.

      S’agissant du mode de production capitaliste (le systeme), plus il fonctionne selon sa conception, plus intensément il fonctionne selon sa conception, plus il travaille à son auto-destruction. C’est le fameux procès de caducité provoqué par la baisse tendancielle du taux de profit décrit par Marx et expliqué par Cousin. Pour en finir, il faut donc accélèrer le développement intensif et extensif du capitalisme. Je me demande si Marx l’avait envisagé et si non pourquoi... en tout cas c’est contre-intuitif et à rebours de tous les projets réformistes et revolutonnaires du passé. Malheureusement cela signifie aussi beaucoup et davantage de souffrances à supporter...


  • Bonjour, tout dépend de l’investissement du Chef de Service. Il est vrai que si les Aides-Soignant(e)s passent leur temps à faire de l’aromathérapie et que les infirmier(e)s à faire du nursing, le monde tourne à l’envers. Je suis des Hauts de France et Dieu sait que cela est très difficile à gérer. A bientôt... Que chacun se repositionne dans sa posture...Mais pour régner, il faut diviser, un infirmier de secteur psychiatrique (le vrai diplôme)...


  • Ça donne des milliards aux migrants et c’est pas capable d’embaucher du personnel pour s’occuper correctement des français ! Ya pas de secret, si l’argent de nos impôts par pour d’autres mains il y en a moins pour nos services publics...Je vous laisse imaginé combien coûte une africaine avec ses enfants à l’état qui plus est est venu illégalement sur notre territoire. J’ai beaucoup voyagé, j’ai jamais vu un truc pareil !

     

    • Je connais une famille endeuillée qui a vu leur mère décédée dans un hôpital public : une autopsie post mortem a été décidée par le Procureur de la République suite à des négligences signalée, deux inobservances de la part de deux médecins (étrangers) concernant les précédentes prescriptions médicales : administrations de deux antalgiques proscrits en cas d’insuffisance rénale, le béaba pour un médecin qui a obtenu un vrai diplôme c’est-à-dire en France.


  • Je ne sais pas si il y une baisse des moyens, mais il me semble qu’il y a surtout une explosion de la fréquentation des hôpitaux. Le taux d’infirmiers et médecins est resté stable dans ces établissements, mais ils accueillent de plus en plus de monde, souvent pour des soucis bénins.

     

    • pas pour des soucis bénins, mais pour soigner des maladies chroniques de plus en plus fréquentes. Dans le reportage ils parlent d’une multiplication par 4 en 15 ans du nombre d’enfants fréquentant le service de diabétologie.
      Donc le nombre d’enfants souffrant de diabète de type 1 a été multiplié par 4 en 15 ans dans la région de Grenoble.
      Le diabète de type 1 est dû à une perturbation du système immunitaire.
      Dans le même temps le nombre de vaccins imposés aux bébés a également beaucoup augmenté, et l’aluminium contenu dans les vaccins est justement un perturbateur du système immunitaire.
      Coïncidence ?


  • Je confirme hélas ce tableau peu réjouissant. Ayant dû accompagner ma mère aux urgences de l’hôpital Lariboisière (juillet 2018), l’un des principaux de Paris, on est tombé en pleine cour des miracles : personnel très désagréable, encombrement par une grande majorité d’immigrés (certains amenés menottés par la police !), attente interminable (4 ou 5 heures parfois nous a-t-on dit), aucune information, les gens laissés en souffrance (le minimum serait de faire un tri préalable pour donner des calmants pour les gens ayant des douleurs). Ajoutons des locaux très vétustes et d’une propreté douteuse. On est parti au bout de 2 heures sans avoir vu un médecin, complètement écoeurés.


  • Il y a de quoi avoir peur, en quelques années j’ai vu le système hospitalier basculer, l’introduction de l’economie a l’hôpital a complètement grippé la machine, gestion du bloc opératoire comme une entreprise au détriment des urgences qui passent après la chirurgie programmée car grâce a elle on « rempli des cases » et donc ça paye, panne d’un autoclave sur deux à la stérilisation, la direction refuse de payer la pièce défectueuse car cela coûte trop cher, résultat le deuxième autoclave tourne à fond la caisse et est...tombé en panne !! Tout cela serait presque comique s’il n’y avait des patients au milieu.


  • "les hamsters courent dans la roue, enfermés dans la cage"

    et dire que 80% des patients pourraient par eux-même faire un effort pour comprendre la maladie et mettre en place les moyens nécessaires pour accéder à la santé.
    Cela prends un peu de temps, beaucoup d’énergie psychique (pour passer outre les conditionnements).
    Combien (soignants et malades) te conchient quand tu ne donnes pas du lait à tes gosses ? Combien te regardent avec mépris, quand tu dis que le plasma de quinton est un produit exceptionnel ? combien te recommandent de faire très attention aux risques quand tu réduit drastiquement l’apport de viande tout en ne la remplaçant pas par du soja ?
    Ils sont enfermés dans la cage de leurs ignorances, qu’ils sortent de la roue qui tourne pour rien. Les barreaux de la cage sont virtuels, ce sont eux qui les créent !


  • Symptômatique d’un système bureaucratisé à outrance où l’obligation est d’abord de "valider les cases" et non de s’occuper des malades.


  • Je suis très triste...Je suis né dans cet Hopital voilà 48 ans de cela...Je m’y suis fait opéré fin des années 70 puis à la mi 90...La prise en charge était totale et de très bonne qualité.Tout change et tout va dans le sens contraire du vent.Cette putain de dette nous aura tous à terme.


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