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Lucien Cerise : "Le vrai problème est le virus politico-médiatique"

Né en 1972, Lucien Cerise a une formation en sciences humaines et sociales, avec une spécialisation dans le langage et l’épistémologie. Il s’intéresse aux notions de frontière et de limite, aussi bien dans le champ politique que dans les domaines psychologique, éthique et comportemental.

 

Nous l’avons interrogé, au cours d’un entretien passionnant, au sujet de la tyrannie sanitaire et de la manipulation des masses qui se met en place un peu plus chaque jour.

 

Breizh Infos : Qu’est-ce que l’ingénierie sociale tout d’abord ?

Lucien Cerise : l’ingénierie sociale est une méthode d’action sur le lien social apparue aux XIXe et XXe siècles. Cette méthode réalise la synthèse de deux courants de pensée qui débutent en Grèce antique. Tout d’abord, la pensée utopiste, dont l’ouvrage fondateur est La République de Platon. Et parallèlement, la pensée stratégique, la réflexion sur les stratagèmes et la manipulation par le langage, l’art de la persuasion, théorisée par Aristote dans sa Rhétorique, mise en scène par Platon dans les joutes verbales opposant Socrate et les Sophistes, et qui s’incarne également dans l’œuvre d’Homère avec la figure d’Ulysse, « l’homme aux mille ruses ».

Chez les contemporains comme Karl Popper, l’ingénierie sociale est une approche constructiviste et mécaniste du lien social, en termes de « physique sociale », pour parler comme les utopistes du XIXe siècle. La société est conçue sur le modèle d’un bâtiment ou d’un écosystème que l’on peut décrire scientifiquement, et dont on peut modifier intentionnellement le plan, l’architecture, recombiner les parties entre elles, en ajouter ou retirer certaines par démolition contrôlée, etc. Politiquement et moralement neutre, l’ingénierie sociale a été appliquée en Afrique du Sud pour construire l’apartheid, et est appliquée aujourd’hui pour le déconstruire. [1] La seconde définition historique de l’ingénierie sociale vient du hacker Kevin Mitnick : le social engineering est un piratage du lien social par usurpation d’identité et abus de confiance, permettant de modifier le comportement d’autrui à son insu, voire avec son accord, afin de lui soutirer des informations.

Ces deux approches combinées ont inspiré au XXe siècle une nébuleuse de disciplines gravitant autour des sciences de la gestion – cybernétique, marketing et management – et des sciences du risque, ou cyndiniques, consacrées à la sécurité des systèmes et aux méthodes de piratage du « facteur humain », de sa psychologie et de son comportement. Aujourd’hui, je propose la définition synthétique suivante : l’ingénierie sociale est la transformation furtive d’un sujet social, individu ou groupe. Ce que l’on appelle le lien social, l’opinion publique, l’intelligence collective, l’intersubjectivité ou la cognition sociale, toute cette masse de représentations et d’émotions qu’il y a entre nous, tout ceci a l’air immatériel et volatile, alors qu’en fait c’est extrêmement rigide et contraignant, presque autant que des murs physiques, ça ne se développe pas au hasard et ça obéit à une architecture générale, que l’on peut modéliser, c’est-à-dire schématiser, et que l’on peut ensuite sculpter et travailler comme un objet matériel ou un environnement. Cette description présente l’intérêt de rendre visuel ce que l’on croyait être invisible. En effet, le lien social est structuré, ou architecturé, de façon topologique par trois types de relations : la confiance, la méfiance et l’indifférence. L’ingénierie sociale est le travail de modification des relations de confiance, de méfiance et d’indifférence dans la société pour donner une nouvelle forme à la société, construire ou reconstruire le lien social, réécrire les habitus, les routines, les automatismes, et reconditionner les comportements.

Cette transformation a vocation à être définitive. Pour cette raison, elle est le plus souvent furtive et s’apparente à un piratage de l’esprit, au sens informatique du terme, c’est-à-dire une effraction non perçue, ou perçue et consentie, pour ne pas risquer un retour en arrière. La première étape de ce piratage est une opération de phishing, hameçonnage en français, qui consiste à attraper la confiance d’autrui en exploitant les ressources du triangle de Karpman, c’est-à-dire en occupant la place de la victime et/ou du sauveur dans la sensibilité de la cible humaine à pirater, pour qu’elle nous accorde sa confiance. On peut ainsi lui désigner un bourreau, un ennemi, sur lequel projeter la méfiance. Tout est là : dès qu’on a la confiance de la cible (ou des cibles), on peut décomposer et recomposer les équilibres sociaux en faisant monter la méfiance entre certaines parties de la société dans des conflits triangulés où chaque partie se perçoit comme bourreau mutuel, ou en faisant monter la confiance entre d’autres parties en jouant sur l’image du sauveur ou de la victime. Quand une cible est verrouillée et qu’elle s’ouvre au pirate, qu’elle lui fait confiance, l’ingénieur social peut réécrire sa perception de la réalité en lui faisant adopter ses éléments de langage, ses mots-clés, sa narration, selon le principe de l’hypnose : la parole de l’hypnotiseur devient la réalité de l’hypnotisé. C’est ce que j’appelle du reality-building. Le comportement réel est défini par la perception de la réalité, qui n’est autre que la représentation mentale intériorisée de la réalité. Or, en elle-même, cette représentation n’est pas réelle, le symbole n’est pas ce qu’il désigne, la carte n’est pas le territoire. Et pourtant, c’est cette carte qui définit les convictions profondes de chacun, donc le comportement de chacun, donc ce qui se passe dans le monde réel. Une leçon troublante de ce domaine d’études est que l’irréel a le même poids que le réel dans nos vies d’êtres humains. Le mot n’est pas la chose, mais il a le même poids que la chose.

 

Quelques mois après le début de « La crise du Covid-19 » et avec le petit recul que nous avons désormais, peut-on parler de la plus grande opération d’ingénierie sociale de l’histoire ?

Cette crise essentiellement médiatique présente des points communs avec les événements du 11 septembre 2001. Dans les deux cas, il s’agit d’une opération de transformation de l’opinion publique mondiale par la réécriture du triangle de Karpman, avec un nouveau bourreau, de nouvelles victimes et de nouveaux sauveurs, autrement dit la création de nouveaux liens de confiance/méfiance/indifférence à l’échelle internationale, au moyen d’un récit fictif mélangé à des faits réels. Pourquoi fictif ? Parce que dans les deux cas, certaines lois de la nature sont transgressées par la narration médiatique des événements. Certains éléments des « versions officielles » du 11 Septembre ou de l’épidémie de coronavirus sont impossibles physiquement ou physiologiquement. Au-delà de ces parallèles, il faut admettre qu’on a effectivement franchi un seuil dans le contrôle comportemental, toujours plus intrusif et intime.

On assiste depuis quelques mois au déploiement coordonné d’un nombre important de forces économiques, médiatiques, politiques et géopolitiques, gouvernements, ONG, fondations, etc., dont l’action convergente consiste à essayer de nous persuader de quelque chose d’évidemment faux, ceci afin de nous faire entrer de force dans une nouvelle réalité mentale globale. Ces forces peuvent être nommées les pro-virus, puisqu’elles veulent qu’il existe un virus extrêmement dangereux qui menacerait la survie de l’humanité. Les forces pro-virus s’appuient sur une épidémie classique, telle que l’espèce humaine en a déjà connues, pour l’amplifier artificiellement par la parole et les images, puis tirer prétexte de la panique ainsi fabriquée pour transformer la société de manière irréversible – et surtout sans aucune nécessité vitale, au contraire, puisque les mesures prises sont bien plus dangereuses que le virus lui-même, notamment pour l’économie, d’où cette ambiance morbide sécrétée par la propagande pro-virus.

La Commission d’enquête extraparlementaire sur le coronavirus, association internationale fondée en Allemagne, parle de mesures non proportionnées, excessives et injustifiables, et cite un rapport interne du ministère de l’Intérieur allemand du 7 mai 2020. Que dit ce rapport ? Pendant le confinement, 90 % de toutes les opérations médicales nécessaires en Allemagne n’ont pas pu être réalisées à cause des places réservées dans les unités de soin aux éventuels malades du coronavirus, ce qui a impacté 2,5 millions de personnes et a provoqué de nombreux morts, à la suite des mesures gouvernementales. [2] En France, une vague de décès provoqués par les mesures sanitaires a été signalée également sur les réseaux sociaux par des membres du personnel hospitalier.

Toutes ces mesures pseudo-sanitaires n’ont aucune pertinence médicale et visent en fait à nous faire entrer à marche forcée dans le transhumanisme. À l’échelle d’une entreprise et de sa culture, le management parle de « conduite du changement » pour qualifier ce transformisme identitaire. Comment le pouvoir s’y prend-il techniquement ? Le gouvernement français et l’institut de sondage BVA travaillent en collaboration et appliquent un outil d’ingénierie sociale, le Nudge, pour fabriquer le consentement de la population au confinement et à toutes les mesures comme le port du masque obligatoire, etc. Sur son site, BVA définit le Nudge par le fait d’activer un « coup de pouce » pour provoquer des changements comportementaux forts à partir des enseignements de l’économie comportementale. [3] Au fil des siècles, les gens de pouvoir ont remarqué qu’ils déclenchaient des réactions de méfiance quand ils étaient trop autoritaires, et qu’ils fragilisaient ainsi eux-mêmes leur propre assise et domination. La réflexion sur l’exercice du pouvoir a donc développé des techniques d’hameçonnage pour endormir la méfiance et capter la confiance des masses. Les sciences du comportement en général sont aujourd’hui le nouveau paradigme de la pensée politique car elles permettent de théoriser et appliquer un contrôle social plus efficace que l’encadrement autoritaire en produisant l’illusion de la liberté de choix. Le concept de Nudge, ou l’orientation douce des décisions, est une sorte de soft power managérial étendu à toute la société. Une émission de France Culture lui était consacrée récemment et nous apprenait que les gouvernements anglais et français faisaient appel à des « Nudges Units », des unités spécialisées dans la création de Nudges, c’est-à-dire des petits coups de pouce mentaux qui nous influencent de manière subliminale, comme les flèches et les points dessinés au sol pour faire respecter la distanciation sociale, le tout avec une charte graphique colorée et infantilisante. [4] Cette approche a été notamment défendue par des conseillers de Barack Obama, devenus célèbres par leur concept d’infiltration cognitive, et qui définissent le Nudge par l’oxymore « paternalisme libertaire ». [5] Dans les sociétés patriarcales, Big Brother est visible et se distingue de l’environnement, comme un totem phallique érigé au centre de l’attention. Dans les sociétés hystérocratiques, libérales et libertaires, Big Mother est invisible car elle est englobante, elle définit la toile de fond de l’environnement. Il est donc plus difficile de la contester car elle est partout et nulle part en même temps. Si le message de Big Brother est « 2+2=5 », le message de Big Mother est « Tu as le choix entre 2+2=5 et 2+2=6 ».

 

Comment expliquez-vous la simplicité avec laquelle les autorités, à travers le monde, ont réussi à confiner les gens et à leur ôter toujours un peu plus de libertés individuelles au nom de la lutte contre un virus qui pourtant, tue très peu les gens en bonne santé ?

Le pouvoir joue essentiellement sur la psychologie humaine et ses faiblesses, ses biais, ses angles morts, etc. Étienne de la Boétie parlait déjà au XVIe siècle du phénomène de la servitude volontaire, qui s’appuie sur le besoin de sécurité. En obéissant aveuglement au pouvoir, on a l’impression d’être comme les autres, de faire partie de la majorité, ce qui procure un sentiment de sécurité et de protection. Or, une impression est toujours précaire. C’est une hallucination, une perception illusoire comme un mirage dans le désert, qui ne repose que sur des combinaisons de mots, des narrations, du langage, donc rien de concret, d’où la nécessité de répéter le message sans arrêt pour essayer de lui donner une consistance.

Cette facilité à enfermer les gens chez eux vient aussi de ce que cette crise a un point de départ dans le réel malgré tout. Il y a des débats autour de la réalité du virus et de son origine, possiblement artificielle, voire de son inexistence. Peu importe : il existe une symptomatique typique. Des gens tombent malades et ils présentent des symptômes reconnaissables et similaires. On peut donc parler au moins d’un syndrome Covid-19. On sait que les statistiques du nombre de cas et de morts sont truquées à la hausse, mais il existe néanmoins une maladie qui présente un profil unifié, une structure, une silhouette.

Que cette maladie soit provoquée par un virus, les exosomes ou la 5G est une question secondaire, le vrai problème est le virus politico-médiatique. La maladie existe, mais pas dans la forme présentée dans les médias. Or, c’est cette forme médiatique qui impacte les psychologies et provoque une vague de conformisme imitatif qui touche aussi les gouvernements. Les autorités savent pertinemment que ce virus n’est pas si dangereux. Mais si l’on additionne les corrompus et les suivistes, on atteint le seuil de bascule nécessaire et suffisant pour induire cette vague d’hystérie politico-médiatique mondiale. La Chine a lancé le mouvement avec les mesures spectaculaires prises en janvier 2020 à Wuhan. Mais c’est aussi la Chine qui met un terme à l’épidémie médiatique avec la grande fête organisée à Wuhan le 20 août, et qui a rassemblé des milliers de personnes sans masques, ni distanciation sociale. Il se peut que l’État profond chinois soit divisé entre les pro-virus, qui avaient la main en janvier pour lancer l’opération, et les anti-virus, qui estiment que ça suffit et qui sifflent la fin de partie. [6] En tout cas, c’est un message fort envoyé au monde entier pour dire que la Chine tourne la page du coronavirus. L’épidémie est terminée dans le réel, le gouvernement chinois le sait et le fait savoir publiquement au lieu d’essayer de la faire durer dans le virtuel, comme par chez nous. Ce retour à la normale est une victoire pour les autorités chinoises, mais serait un échec pour les autorités occidentales, qui craignent plus que tout que leur opinion publique prenne conscience que l’épidémie est finie. [7]

 

Une deuxième vague est annoncée en France pour l’automne. Quels rôles jouent les médias dans cette préparation à un éventuel reconfinement et de nouvelles privations ?

Si les médias ne parlaient pas du coronavirus, les gens n’y penseraient même pas. Pire, ils ne sauraient même pas que ça existe. Le rôle des médias est de construire une réalité, c’est-à-dire une représentation du réel, qui aura le même poids que le réel si vous y croyez. Jadis, c’était la religion qui construisait la perception de la réalité, aujourd’hui ce sont les médias. Les discours, les grands récits et les croyances ont la capacité de faire plier le comportement avec un niveau de contrainte comparable aux lois physiques.

Nous sommes dans un film d’horreur en 3D, un blockbuster mondial intitulé « Le coronavirus va tous nous tuer », qui sort de l’écran pour devenir un hologramme virtuel se superposant au monde réel, comme si nous avions sur le nez des lunettes de réalité augmentée. Pour revenir au réel, il faut retirer les lunettes, c’est-à-dire cesser d’accorder notre confiance dans le filtre imposé par la parole politico-médiatique, qui cherche à devenir la nouvelle grille de lecture universelle et définitive. En effet, pour les pro-virus, il n’est pas prévu que cette crise s’arrête un jour. Il est inconcevable de revenir à la normale. Les masques, la distanciation sociale, les gestes barrières et le risque d’un reconfinement sont la nouvelle normalité. De même que la « menace terroriste », la « menace sanitaire » est là pour toujours. Une hallucination collective dirigée et remodelée en temps réel est la nouvelle donne, le nouveau monde, la nouvelle réalité. Après nous avoir enfermés chez nous, la prochaine étape consistera certainement à couper Internet. L’objectif ultime semble être de nous faire vivre sous terre, toujours au prétexte d’un terrible virus ou de n’importe quelle autre invention, comme dans le film de science-fiction The Island.

Ensuite, il faut reconnaître que le traitement médiatique de l’épidémie varie considérablement d’un pays à l’autre, ce qui prouve que nous sommes encore loin du gouvernement mondial. J’étais en vacances en Pologne pendant l’été. Dans les hôtels, on avait diverses chaînes de télévision d’Europe centrale et de l’Est, ainsi que les incontournables CNN et BBC. Sur ces deux chaînes anglophones, on avait l’impression que le monde vivait ses dernières heures. Une vraie dramaturgie théâtrale complètement hystérique était déployée, alors que le ton des chaînes polonaises et des pays voisins était flegmatique, pragmatique et rationnel, et disait en substance : « Il y a un problème de santé publique, on va le traiter comme ci, on va le régler comme ça, etc. » Même en Europe de l’Ouest, certains médias et certains journalistes commencent à comprendre qu’il y a un décalage entre l’épidémie réelle, d’ampleur assez modeste, et l’épidémie purement psychologique de panique. On sent bien que des individus appartenant au Système se demandent si tout cela ne va pas trop loin finalement, et pour des raisons inavouées. En l’absence d’un risque sanitaire grave, les mesures de confinement et de distanciation sociale obéissent à un protocole de gestion des foules dont le caractère politique est évident : il faut que les gens aient peur de sortir de chez eux et de se rassembler. Le pouvoir a inventé la prison pour tous, donc la prison à domicile. Des gens comme Alain Bauer, le fameux criminologue, travaillent depuis des années à appliquer les méthodes de gestion carcérale à toute la société. Cette crise orchestrée par les médias est leur chef-d’œuvre. Le pilonnage informationnel est quotidien, c’est vraiment l’artillerie lourde. Et pendant ce temps, la Chine fête la fin de l’épidémie. D’autres pays vont suivre. Nous verrons bientôt quels sont les pays libres, entre ceux qui reviennent à la normale et ceux qui font durer l’épidémie dans les médias avec une « deuxième vague » entièrement virtuelle.

 

La dissidence semble finalement avoir un champ de tir très restreint dans cette période, prise en étau entre le système rouleau compresseur d’un côté, et ceux qui voudraient agiter les ficelles, sans doute trop faciles, du complotisme. Quel est le rôle de la dissidence aujourd’hui ?

J’ai du mal avec le terme de dissidence, qui me donne l’impression de faire partie d’une minorité, et je préfère le terme d’opposition, qui s’adapte à la majorité. Aujourd’hui, la majorité est par nature dans l’opposition au Système, même si elle ne le sait pas, puisque ce Système est une dictature des minorités. Tout le travail des minorités consiste à garder le contrôle de la pensée et du comportement de la majorité, au moyen de diverses opérations d’ingénierie sociale et d’hypnose collective fondées sur les principes du pompier pyromane et de la compétition victimaire. Notre rôle, celui de la majorité, est de renverser la tyrannie des minorités, et tous les moyens sont bons, y compris les moyens légaux. Je vais évoquer les solutions les moins coûteuses, pour ceux qui manquent de temps et d’argent, car la fenêtre d’action est limitée, effectivement.

Dans le champ métapolitique, il faut se former un minimum aux techniques de communication stratégique et de retournement de l’opinion d’autrui, s’orienter vers la guérilla culturelle, dans le réel ou le numérique, pour faire du prosélytisme tout azimut, en diffusant autour de soi, dans la vraie vie et sur Internet, des idées, des slogans, des mèmes, des mots-dièses (hashtags sur Twitter), etc. Il faut une stratégie argumentative d’ensemble pour inverser les connotations positive et négative associées aux deux camps qui se font face. Par exemple, les pro-masques, pro-confinements et pro-vaccinations ont l’image de gens responsables, mais ils doivent être désignés par leur vrai nom, les pro-virus, puisqu’ils veulent absolument qu’il existe un virus très dangereux justifiant le port du masque, le confinement et la vaccination.

Dans le champ de la politique institutionnelle, on peut s’impliquer dans les partis et le système électoral, qui a produit des résultats intéressants dans certains pays en permettant à la majorité d’élire des dirigeants populistes, attentifs à la majorité justement, tels que Trump aux USA, Bolsonaro au Brésil, Loukachenko en Biélorussie, qui se sont tous trois élevés contre le confinement généralisé – et non seulement des malades – bien conscients que les risques pour l’économie réelle étaient supérieurs aux risques sanitaires réels.

Lire l’entretien entier sur breizh-info.com

Notes

[1] « Social Engineering : Creating and Now Undoing Apartheid’s Structures » https://www.researchgate.net/public...

[2] Außerparlamentarischer Corona Untersuchungsausschuss (ACU), Commission d’enquête extraparlementaire sur le coronavirus, version française. https://acu2020.org/version-francaise/

[3] « Vers de nouveaux comportements » https://www.bva-group.com/nudge-et-...

[4] « Le nudge et le comportementalisme » https://www.franceculture.fr/emissi...

[5] Cass R. Sunstein, Adrian Vermeule, « Conspiracy Theories » : « Because those who hold conspiracy theories typically suffer from a crippled epistemology, in accordance with which it is rational to hold such theories, the best response consists in cognitive infiltration of extremist groups. » https://papers.ssrn.com/sol3/papers...

[6] President Xi Launches Historic Purge Against China’s ’Deep State’ » https://www.zerohedge.com/geopoliti...

[7] « Coronavirus : Wuhan, berceau de l’épidémie, prend un bain de techno sans distanciation » https://www.20minutes.fr/monde/2841...

Lucien Cerise, sur E&R :

 



Article ancien.
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  • "Le Covid est une opération de transformation de l’opinion publique mondiale par la réécriture du triangle de Karpman."

    Oui, mais sans choc émotionnel, cela ne fonctionne pas.
    Il faut un choc, comprendre une émotion ou une peur, susceptible d’interférer dans l’articulation (ou le transport) depuis la perception du réel jusqu’à sa conceptualisation.
    Et cette articulation, c’est la liaison interférente entre les deux hémisphères.
    Toutes les stratégies dites du choc visent à "interférer dans cette interférence" afin de brouiller la représentation du réel et de l’uniformiser, comprendre que tout le monde possède la même carte.

    Sans les bilans quotidiens des morts en Réa ou dans les Ehpads, morts très circonscrits à des cas particuliers, faut-il encore le préciser, le confinement, le télétravail, les masques, bref toute la panoplie du contrôle social par impositions et restrictions, n’aurait pas pu fonctionner par acceptation ou consentement.

    Le bourreau est incarné par la peur du virus, pas par le virus lui-même.

    Super article.

     

    • C’est simplement que la raison se trouve dans le néo-cortex, et les émotions dans la partie inférieure, quand on est dans l’une on n’est pas dans l’autre. Ça n’a rien à voir avec les deux hémisphères.


    • La mise en scène de ce canular pandémique créée un choc chez les gens crédules dont la source première d’informations sont les médias mainstream. Une proportion non négligeable de la population est en état de sidération...et là ils sont entrain de nous préparer une énième réitération du sketch du terrorisme islamiste agrémenté d’un guerre civile ethno-religieuse sur le mode de l’opération Gladio : libération récente de terroristes largement médiatisée...réactivation des discours anti-islam dans les médias, l’affaire Obono/Valeurs actuelles...visible comme le nez au milieu de la figure ! Et préparons-nous à quelque chose de "grandiose", car cette fois-ci si ils appliquent cette seconde partie de leur plan je pense pas qu’ils fassent les choses à moité, cela risque d’être colossal ! L’attentat contre Notre-Dame c’était déjà osé ! La mise en scène du canular covidien c’est aussi énormissime et digne d’une fiction, alors les attentats qui devraient suivre seront à la mesure de qu’ils ont fait précédemment ! Perso je les verrais bien commettre un attentat similaire à ce qui s’est passé récemment au Liban...un truc qui détruira genre un dixième d’une grande ville française...wait and see !


    • @humpf ! Ce que vous décrivez s’inscrit dans l’approche de la spécialisation des zones spatiales du cerveau.
      Or les dernières recherches post AVC sévère, montrent le rôle moteur des substances blanches et du corps calleux pour tenter de palier aux dégâts.
      Pour faire vite, les deux hémisphères communiquent entre eux, l’hémisphère lésé envoie des informations à l’hémisphère sain et ce dernier adopte des stratégies de compensation pour "venir en aide" à l’hémisphère lésé, une plasticité qui remet en cause l’approche de l’hyperspécialisation statique de régions cérébrales.

      Ce qui tend à prouver que le cerveau est plutôt un tout, il y a l’hémisphère droit, l’hémisphère gauche et les deux hémisphères en même temps.

      Les injonctions contradictoires, la peur, perturbent le "en même temps", et favorisent l’émotion au détriment de la raison.


  • Excellent article.

    " très bien " les provirus ". Pour parler des adeptes du masques, de la propagande médiatique, et des vendus aux grands groupes pharmaceutiques.
    Les personnes qui acceptent cette dictature sanitaire, se placent en bons citoyens responsables.
    Ils n’ont pas peur pour les autres, ils ont peur pour eux. Dans cette société individualise, on voudrait nous faire croire qu’ils font cela pour protéger, les autres !!! c’est juste une blague.

    Une mention spéciale, au médecin généralise, BFM (qui est pour le masque des enfants dès l’âge de 6 ans). Son nom Jérôme MARTY. ;
    On oublie pas pour autant tous les autres, leurs noms seront rappelés régulièrement.

     

    • Marty (a l’époque tout neuf intervenant sur RMC...coïncidence ?) a été assez virulent,au tout début,sur la gestion de la crise( concernant l’approvisionnement de max pour les pro de la santé)..assurément il s’est fait rappeler a l’ordre !! On pourrait résumer ainsi" ton job ou ta gueule...et baisse les yeux... !!"


  • Il pense a quoi en "parti nationalistes" en France ?
    Sérieusement, c’est voter RN la solution à ces ingénieuries sociales ?
    le RN qui monte au créneau pour protéger Obono du racisme ?
    Je crois que la France est de loin le pays ou le contrôle de la population est le plus abouti, tellement abouti qu’ils ont même réussi à dégouter la pays qui manifestait le plus au monde à avoir peur de manifester.
    Des milliers de personnes sont proactives en permanence pour anticiper et tuer dans l’oeuf toute chose qui pourrait nuire au système.
    A mon avis la seule qui pourrait nous sauver, c’est qu’ils se pensent tellement dominant, qu’ils en abusent tellement que la majorité réalise la situation.
    La bourgeoisie commence à voir que continuer la psychose va les ruiner eux aussi.

     

  • Par contre, sur le transhumanisme je suis d’accord, c’est le but.
    Il vont matraquer le message du virus, et faire entrer dans les esprit que modifier son ADN avec ce vaccin, va corriger notre humanité qui est mal conçue.
    Les gens vont faire la queue pour devenir des OGM.

     

    • Vu le troupeau de 1 million qui vient se faire dépister avec des queues de 3 heures dans les grandes villes des volontaires y’en aura en pagaille !


    • C’est clair que l’idéologie transhumaniste est centrale à toute cette affaire.

      Entre la société sans cash qui s’installe en douceur, la traçabilté qui va devenir incontournable et la biométrie qui sera ominprésente, il est bien évident que tous les chemins mènent au posthumanisme et à cette 4ème Révolution Industrielle qu’on nous promet.

      La technologie des puces qu’on porte sur la peau (le tatouage digital) existe déjà, elle n’attend qu’à être déployée et elle peut servir les trois points que j’ai cité plus haut.
      Elle n’est pas aussi intrusive qu’un implant et sera donc plus facilement acceptée comme étape entre le téléphone portable et, par exemple, le neuralink.
      Les transhumanistes dénomment le smartphone/iphone, le "cheval de Troie". Il s’agissait d’une stratégie dont le but était de constamment coller la technologie informatique à l’individu et la lui rendre indispensable. En plus de moucharder sur son comportement bien sûr.

      Ensuite, il faut aussi remarquer que les chercheurs de l’institut SETI, qui est un projet de haut niveau pour la recherche de vie extraterrestre (mais pas exactement de soucoupes volantes), disent clairement que s’ils finissent par trouver des signes de civilisations, ce sera sûrement des civilisations de machines.
      La philosophie de ces personnes c’est que lorsque la vie évolue pour donner une forme d’intelligence dont découle une civilisation complexe, elle passera ensuite forcément au transfert des consciences, depuis le support biologique d’origine vers un support artificiel, ce dernier étant plus resistant, plus malléable et plus facile à contrôler.
      Donc les tarés qui s’ingénient à nous mener vers l’ère posthumaine se voient en fait imbus d’une sorte de mission sacrée. Ils perçoivent leur tâche, avec toutes les manipulations auxquelles ils ont recours, comme une sorte de devoir supérieur.

      D’un autre côté, cette crise sociale actuelle débouchera aussi à un moment donné sur l’ostracisation de la dissidence - de l’oppostion comme préfère la nommer Lucien Cerise. En tous cas, c’est ce à quoi ses architectes comptent arriver.

      Pour conclure, j’ai même l’impression que la fête de Wuhan est présentée comme une carotte à un âne, un paradis qui serait presque à portée de main. Comme pour dire aux Occidentaux - parmi lesquels doivent compter plus de résistants que parmi les populations asiatiques - "Vous voyez, si vous voulez le retour à la normalité, il va falloir être bien obéissants comme les Chinois."


  • Lorsqu’on se comporte comme du bétail, on fonctionne comme du bétail.
    Tout le reste n’est que littérature et branlette intellectuelle.

     

  • J’ai le sinistre pressentiment qu’une nouvelle dose d’ingénierie va être administrée sous peu à la population française. Les médecins commencent à parler, les héros que sont des hommes comme Perronne, Raoult, Toussaint, ... ébrèchent sérieusement la propagande du régime corrompu.

    Charlie Hebdo, l’un des organes emblématiques de propagande du régime, vient de relancer ses provocations théâtrales. Pour quel objectif sinon la jonction entre les épouvantails islamistes et virologiques ? Quelle meilleure date que le 11/9 pour un attentat par dispersion de virus du Covid19, 19 ans après la prétendue attaque terroriste de 19 kamikazes aux USA ? Je ne vois pas l’avenir, mais les manipulateurs de l’ombre n’ont pas fait "tout ça pour ça", pour un effritement progressif de la peur et un retour à la réalité objective.


  • Remarquable analyse de Lucien Cerise : parmi bien d’autres points, je retiens l’association qu’il fait entre le 11 Septembre 2001 et le coronavirus, comme illustration d’un terrorisme sanitaire instrumentalisé et accouplé au terrorisme pur et simple, ce dernier également produit et mis en oeuvre par l’ingénierie sociale mortifère en cours.


  • #2540103
    le 05/09/2020 par Je sais rien mais je dirai tout
    Lucien Cerise : "Le vrai problème est le virus politico-médiatique"

    Bravo Monsieur Cerise ! Vous avez parfaitement compris que l’opération de mensonge et d’hypocrisie satanico-maçonnique consiste d’abord en une manipulation du langage et une inversion des symboles. D’où la nécessité d’apprendre - ou de réapprendre - le véritable sens des mots...


  • Personnellement je connais personne mort du covid19 et les gens autour de moi idem
    c’est quand même curieux une pandémie ont personne autour de nous n’est atteint

    Si c’était si grave il dirait pas au gens de faire leur propre masque avec un bout de tissus et des ciseaux
    tout ceci est juste une énorme mascarade !

     

  • Bonjour, j’attire votre attention sur cet article de 2009 à propos du H1N1, épidémie qui présentait des parallèles avec la situation actuelle.
    « Si le virus A H1N1 mute... » ou l’escroquerie à l’échelle planétaire
    https://martinwinckler.com/article....
    Extrait : "Un virus a un seul but dans la vie : multiplier son ADN le plus vite possible pour survivre génétiquement, comme le font tous les êtres dotés d’un ADN. Or, un virus, c’est un ADN réduit à sa plus simple expression. Son but, ça n’est pas de rendre malade. Les symptômes de la maladie sont liés aux réactions de l’organisme destinées à éradiquer le virus : la fièvre, c’est le corps qui la produit pour empêcher le virus de se reproduire ; les courbatures, c’est la contraction intense des muscles pour produire de la fièvre ; la toux, c’est la réaction inflammatoire du nez, de la trachée et des bronches à l’entrée du virus dans les tissus respiratoires.
    Le virus, lui, il a intérêt à ce que le patient reste debout et le transmette dans ses gouttelettes de salive.
    On comprend donc que pour qu’un virus soit très contagieux (par voie aérienne), il faut AUSSI qu’il soit relativement bénin. S’il est très dangereux, il risque en effet de tuer ses hôtes avant qu’ils ne l’aient transmis. Les virus les plus contagieux de la planète, ceux du rhume de cerveau, ne tuent personne..."


  • Excellent article, merci !
    Je souscris pleinement les propos de Mr.Cerise. Un excellent exemple de ’laboratoire social’ contemporain serait ma ville, Barcelone. Paradigme des ’Idées’ du cosmopolitisme révolutionnaire acec l’extrème-gauche et les ’sociates’ qui agonisent aux pouvoirs.
    Vous trouvez tous les ingrédients, ingénierie sociale, dictature des minorités LGTB, antiracistes,’ écolo-dingues’, communistes(oui, en Espagne ça existe encore...), régionalistes en quête d État, tout ça arrosé de plus de 180 nationalités qui fait de la Tour de la Babel un paradis multi-culture avec cette Barcelone de façade, smartcity à la Harvardienne, richement Amazonnée et Facebooké de belles robes...pour Welcommer des ’pauvres’ coupe-gorges colorés !
    Je vous invite à nous étudier comme ’cobayes’ de ce merveilleux monde qui nous attend...


  • Tout ceci est très psychologique, car la peur est un domaine essentiel et manipulable à souhait .Il suffit de fabriquer le mobile et l’affaire est dans le sac .Un virus est un formidable mobile, indolore, inodore, incolore, invisible .Il faut juste des aboyeurs et les payer grassement .Comme ça, on enferme tout le monde quand on veut et- on les manipule à souhait .
    Qui a-t-il de concret le dedans ? que dalle , c’est que du vent


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