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Malgré un lamentable échec, le ministre du Travail va retrouver son poste de maire de Dijon

Nommé par Valls ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social en 2014 en remplacement de Michel Sapin, François Rebsamen avait du quitter son poste de maire de Dijon et laisser la main à son premier adjoint, Alain Millot.

Or, le 27 juillet 2015 au matin, on apprenait la mort de ce dernier.

72 heures après sa disparition, M. Rebsamen, dans la perspective de ne pas laisser l’appétit de ses anciens colistiers se creuser devant cette place vide, a annoncé sa candidature à la mairie de Dijon et à la présidence de la communauté urbaine de Dijon. Il a déclaré qu’il ne démissionnerait pas du gouvernement s’il était élu le 10 août, lors du vote au sein du conseil municipal de la ville.

Sauf que Valls avait très envie de le pousser vers la sortie, et l’aurait invité à profiter de la vacance du pouvoir à Dijon pour retrouver son fauteuil, sans faire de vagues :

« Il y a des principes qui s’appliquent et François Rebsamen le sait parfaitement : on ne peut pas être chef d’un exécutif (…) et en même temps membre du gouvernement. Ce sont ces principes comme le non-cumul des mandats d’une manière générale qui sont une exigence des citoyens ».

Les deux hommes sont en concurrence depuis des années pour occuper, au PS, la niche de la « posture de fermeté » et du « réalisme en matière de sécurité ». Valls a triomphé du Bourguignon en 2012 en obtenant le ministère de l’Intérieur ; il s’agit cette fois pour le Premier ministre d’achever son rival.

Consolation pour le futur ex-ministre du chômage, les propos de Jean-Marie Le Guen, sans doute encore sous le coup de l’émotion d’avoir été interdit de territoire russe, qui a rendu un vibrant hommage à son frère maçon :

« Il a fait un travail tout à fait extraordinaire dans des conditions forcément difficiles. La bataille pour l’emploi est une bataille difficile. C’est parce qu’il va avoir des résultats qu’il se sentait engagé ! »

Rebsamen est un habitué de la fuite au moment opportun : il avait démissionné de son poste d’administrateur de Dexia-Crédit Local de France quelques jours avant la faillite de celle-ci en 2008, après l’avoir administrée durant deux ans.

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