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Mélenchon : l’Euro et l’outrance

Par Jacques Sapir

Jean-Luc Mélenchon, au lendemain du Congrès du Parti de Gauche, et de la mauvaise polémique lancée contre lui à la suite de ses déclarations sur le Ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, a accordé une interview à « Direct Matin ».

Il y précise un certain nombre de choses, et en particulier prend position sur l’Euro à la suite de l’accord trouvé sur Chypre. Force est de constater que ses déclarations, derrière des effets de manche, ne vont pas dans le bon sens et ne peuvent qu’accroître la confusion qui règne dans une partie de la gauche sur la monnaie unique.

Une attitude mensongère.

Reprenons donc ses propos :

Lors de notre congrès, euro. Le doute est là. Mais si nous renonçons à l’euro, on entre dans le plan de Merkel qui veut expulser l’Europe du Sud après l’avoir détruite. Il faut de la fermeté dans nos décisions en rappelant, qu’en Europe, aucune décision ne peut être prise sans la France.. Nous ne sommes pas à la ramasse, nous sommes la deuxième économie du continent. Nous disposons de moyens d’action si nous avons le courage politique.

Passons rapidement sur la rodomontade sur laquelle se conclut cette citation. L’allusion à un plan de l’Allemagne, et de Mme Merkel, visant à une « expulsion » des pays de l’Europe du Sud de l’Euro est un contresens complet sur la position réelle adoptée outre-Rhin. L’Allemagne, on le sait, est le pays qui tire, et de loin, les plus gros avantages de la zone Euro.

Lire la suite de l’article sur russeurope.hypotheses.org

 



Article ancien.
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19 Commentaires

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  • #372922

    L’Allemagne, on le sait, est le pays qui tire, et de loin, les plus gros avantages de la zone Euro.

    C’est plus que flagrant, comme le rôle de laquais de notre pays vis-à-vis de la politique Allemande. Mélenchon est dans son rôle de pro-européen n’empêche que vous y allez fort avec les photos d’illustration - on dirait un vieux taulard :)

     

  • #372958
    le 30/03/2013 par lauburu
    Mélenchon : l’Euro et l’outrance

    L’Europe du Sud a énormément profité de son entrée dans l’Union, leur niveau de vie a plus que doublé, mais ils n’ont pu se défaire de leurs mauvaises habitudes de fraudeurs impénitents . Et les Boches en ont marre de douiller pour leurs arnaques. Mettez vous à leur place .

     

    • #373061
      le 30/03/2013 par Protis
      Mélenchon : l’Euro et l’outrance

      toi décidément t’es toujours à côté de la plaque ... moi ici à Marseille mon niveau de vie à baissé de moitié , les loyers ont pris fois 2 et je parle même pas des prix au supermarché ni de la taxe d’habitation redevance tv et toutes ces merdes , en Espagne pareil les prix sont même plus cher qu’en France alors que les salaires sont moins élevés que chez nous alors arrêtes de dire n’importe quoi .


    • #373080
      le 30/03/2013 par VIVACHAVEZ
      Mélenchon : l’Euro et l’outrance

      Et alors ? Ils font bien des sous-marins gratos pour les offrir à israhell !!!


    • #373099
      le 30/03/2013 par Shoanannananaas
      Mélenchon : l’Euro et l’outrance

      mettez vous a leur place... qu est ce que la Grece fout avec un "Deutchmark" ?
      Ils ont profité quoi ?quelques années...et seulement quelques personnes...puis les citoyens lambda se retrouvent avec une dette de 200% du PIB d’ici pas longtemps....qui profite de qui ?(= plus d aide sociale,pas de secu,pas de chomage)
      Si les Allemands sont si forts, pourquoi sont ils entrés dans "l’union" ??
      Accuser le Sud de fraudeur est commode mais bon,ca n’explique pas tout. En plus c’est indecent,car ca sous-entend que plus on va au Sud, plus on est malhonnete ...ce qui est faux !!


    • #373241
      le 31/03/2013 par Akioh
      Mélenchon : l’Euro et l’outrance

      Certes les grecs se sont endettés à des taux allemands, mais c’est pour que ces mêmes grecs puissent s’acheter des voitures allemandes, ce dont les allemands sont ravis.

      Rappelons que les Allemands ne font qu’exporter, et qu’ils le font à 70% avec la zone euro. Ces "salauds de profiteurs de pays du sud" sont donc leurs premiers clients.

      Voilà pourquoi l’Allemagne veut préserver la zone euro (qui l’avantage) tout en rechignant à payer des plans de sauvetage qui ne feront que se multiplier.


  • #372960

    très bon sapir.
    mais il n’ose pas dire que la seule qui ait justement le cran de dire."il faut sortir de l’euro" ,c’est Le Pen.
    Quand on le lit,on a envie de lui dire :
    "ok ok la gauche joue au con sur ce sujet mais lache le morceau et dis que la seule qui soit cohérente SUR CE SUJET PRÉCIS c’est Le pen. Mais dis le bordel,oublie ta carrière et dis ce que tu pense,putain,lopette !!"

     

    • #373143
      le 30/03/2013 par pisar
      Mélenchon : l’Euro et l’outrance

      Il me semble que c’est faux, le FN ne veut pas sortir de l’Europe ni de l’Euro. La profession de foi de Marine ne comprenait rien qui s’y rapporte si mes souvenirs sont bons, tout juste une "remise à plat des traités européens", c’est à dire : du vent, nada ! De plus, cet aspect a totalement disparu sur la fin de sa campagne pendant laquelle elle s’est simplement évertuée à taper sur les musulmans (parfois pour de bonnes raisons, mais là n’est pas la question).

      Le fromage d’eurodéputé semble bien goûteux pour la famille Le Pen, c’est pas demain qu’ils vont le lâcher à mon humble avis.


  • #372988
    le 30/03/2013 par Bogdanov
    Mélenchon : l’Euro et l’outrance

    A l’intention de ceux qui auraient encore la moindre forme de respect envers J.L. Mélenchon


  • #373010
    le 30/03/2013 par nicheren
    Mélenchon : l’Euro et l’outrance

    .




    En fait, sous le masque d’un « internationalisme » de façade, la politique de Jean-Luc Mélenchon va faire le lit des pires replis nationalistes



    Bref il veut que ses amis suivent l’exemple du Fn,mais que reproche t il au Fn ? rien peut être sinon de perdre son pouvoir intellectuel ...
    J’imagine mal tout d’un coup Melanchon annoncer qu’il opte pour une sortie de l’Euro...la situation serait trop cocasse : le fou rire


  • #373140
    le 30/03/2013 par picadello
    Mélenchon : l’Euro et l’outrance

    "... une fois dissoute la zone Euro, ils auraient gagné une crédibilité importante qui leur permettrait d’être l’un des pôles de recomposition de la vie politique française. Faute de l’avoir fait, ils se condamnent à n’être que les spectateurs de cette crise au lieu d’en être les acteurs. "
    Tant mieux ; cette baudruche à la Mirabeau, grande gueule, n’ira pas loin . Cette interview de Merluche que Sapir juge désastreuse, je l’adore. On voit bien dans sa défense de l’euro qu’il veut se présenter comme recours possible aux électeurs mais surtout aux élites.Il se voit en Montebourg-chef.
    Champagne !! il est cuit ce Robin des bois en peu de lapin.


  • #373224
    le 31/03/2013 par lauburu
    Mélenchon : l’Euro et l’outrance

    Réponse à Protis : quand les Espagnols sont entrés dans l’UE, en 1986, ils gagnaient deux fois moins que les Français : en 2007 Zapatero annonçait meme qu’en 2008 ,le niveau de vie des espingouins dépasserait celui des Français mais patatras la crise est arrivée et il y a aujourd’hui en Espagne 25% de chomage, le fait qu’ils se soient endetté d’une façon démentielle y est sans doute pour quelque chose : en 2007, les jeunes couples souscrivaient des crédit de 50 ANS pour devenir proprios ! La Grèce et Chypre c’est différent : je sais que ce que je vais dire va vous déplaire, mais c’est parce que ces deux peuples FRAUDENT LE FISC à tout berzingue qu’ils sont arrivés là ou ils sont ; imaginez que les Français ne paient plus leurs impots, fassent sauter systématiquement la TVA , ou serions nous ? La France du sud, bénie des dieux à cause de son climat, paie ses impots, elle . Quand la Grèce est entrée dans l’Europe, les Grecs, comme les Irlandais du reste, gagnaient 4 fois moins que les Français, ils se sont énormément enrichis, grace à l’Europe ; un jour un restaurateur grec m’a dit carrément que les grecs étaient " les maquereaux de l’Europe", et il trouvait cela naturel . Pas moi . Vous etes trop gentils, vous croyez tous que les peuples sont forcément d’innocentes victimes des odieux banquiers quand ça va mal chez eux, mais les peuples, comme les individus, ne sont pas tous "vertueux"...

     

    • #373300
      le 31/03/2013 par Holden
      Mélenchon : l’Euro et l’outrance

      Ce que vous dites n’est pas faux. Mais qui a permis aux espagnols de tels taux d’endettements ?

      Qui a permis à la Grèce de maquiller et trafiquer ses comptes pour pouvoir entrer dans la zone euro ?

      La spéculation immobilière, je ne crois pas que ce soit l’espagnol de base qui l’est voulue. Mais bon, quand on est dans un système, on fait avec. Un jeune ménage à qui on propose un logement neuf avec un endettement sur 40 ou 50 ans, si on sait bien le baratiner, il a envie d’y croire...

      Pour la Grèce, je connais un peu ce pays, et oui, la magouille et le système D est un sport national. Mais il l’était déjà AVANT l’entrée dans l’Euro. Les pays et les banques qui ont accepté que ce pays fasse partie de la zone euro le savaient très bien, renseignez-vous sur les agissements de Goldman Sachs dans cette affaire.

      Bien sûr qu’il ne faut pas être manichéen, mais votre raisonnement qui consiste à dire "Quand ça va bien, c’est grâce au système, quand ça va mal, c’est à cause du peuple" est très manichéen lui aussi !


    • #373401
      le 31/03/2013 par Tremah
      Mélenchon : l’Euro et l’outrance

      @holden

      Pour les Espagnols, ce sont eux-mêmes qui se sont mis dans la merde, à vouloir à tout prix afficher un niveau de vie équivalent, voire supérieur à celui des Allemands et des Français (d’il y a quelques années en tout cas). Je me souviens très bien de la période d’euphorie ibérique au début des années 2000, ou c’était le summum d’aller faire la fiesta à Barcelone ou effectuer un stage en Espagne, pays moderne, pays émancipé et libéral...

      De nombreux économistes ont pourtant fait l’analyse - bien avant 2007 - que la croissance espagnole était basée sur du vent et ont annoncé l’éclatement à court terme de la bulle immobilière spéculative. Moi-même je me souviens avoir abordé ce sujet à plusieurs reprises autour d’une bière, pour vous dire que rien de tout cela ne relevait d’une machination obscure orchestrée par les banques contre le peuple espagnol.

      Or, non seulement les Espagnols s’aveuglaient, mais en outre ils prétendaient incarner la "nouvelle Europe" qui ne manquaient pas une occasion de nous faire la leçon ; ils nous ont chié ouvertement dans les bottes durant la deuxième guerre d’Irak en s’alignant sur les Etats-Unis (en dépit de toutes les subventions européennes).

      Je suis désolé mais une partie de notre misère actuelle est directement imputable à l’irresponsabilité des Espagnols qui ont littéralement "flambé" l’argent des contributeurs (en gros, l’Allemagne et la France) dans leur casino immobilier géant au lieu de construire les bases d’une économie saine.

      Par contre, il est vrai que la situation est plus complexe pour la Grèce et Chypre, pays admis tardivement dans l’Europe et dont les faiblesses structurelles étaient bien connues des dirigeants de l’UE. Pour la Grèce, je pense même qu’on a affaire à une expérience de "désétatisation" accélérée et programmée à très haut niveau.

      Mais les Espagnols, que font-ils aujourd’hui ? Ont-ils appris au moins la leçon (à nos frais) ? Non, ils mendient, littéralement, agenouillés devant les Allemands et Bruxelles, au lieu de songer à sortir de l’euro (au moins la réflexion existe en France). Qu’on leur donne suffisamment d’argent, et ils recommenceront à tout carboniser dans l’immobilier et la spéculation, d’ailleurs la gabegie se poursuit dans certaines villes.

      Quant aux Irlandais, ils continuent leur politique de dumping fiscal qui les a conduit dans le mur, et nous avec.

      lauburu a raison sur le coup, attention à ne pas verser dans une vision trop idéalisée des peuples.


  • #373298

    Laissons de côté Méchancon, l’espoir qu’il représente pour le pays est inversement proportionnel à sa présence médiatique.

    Regardons plutôt la situation inextricable dans laquelle nous sommes.

    D’après les chiffres, il faudrait une baisse des salaires dans l’industrie de 17% pour revenir au niveau de l’Allemagne. Mais cette baisse serait sans doute insuffisante pour stopper l’hémorragie actuelle car nos industries sont moins bien placées en terme de gamme et donc de pricing power. De plus, ça ne rétablirait notre compétitivité que vis-à-vis de l’Allemagne mais le gap resterait très important vis-à-vis des pays à bas coûts de main-d’oeuvre en voie d’industrialisation...

    Donc même avec une baisse de 17% des coûts salariaux dans l’industrie, nous ne sommes pas à l’abris de la concurrence des pays émergents qui montent en gamme plus vite que nos pseudo-élites xénophobes ne l’avaient prévus et viendront concurrencer demain les "fleurons" industriels comme Areva, Airbus, Renault, et bien d’autres encore...

    Par ailleurs, cette baisse aura des effets secondaires sur la consommation (donc le commerce et les services) mais aussi sur les équilibres budgétaires de la sécurité sociale et de l’Etat. Concernant ce dernier point, à moins d’augmenter les taux de prélèvements ce qui serait injuste vis-à-vis des salariés déjà privés de 17% de leurs revenus, je ne vois comment on pourrait éviter une baisse des prestations sociales et des dépenses de l’Etat...

    On est dans une jolie spirale récessionniste ==> baisse auto-entretenue du PIB

    L’autre solution consisterait à sortir de l’Euro et à dévaluer de 17% le nouveau Franc contre l’Euro (ou le Mark si l’Euro disparait). Mais c’est oublier un peu vite que la France à une importante dette extérieure (qui n’existait pas à l’époque du Franc) qui si elle reste en Euro (ou en Mark) entraînera une augmentation brutale du poids de la dette (la dette de l’Etat est détenue à 60% par des non résidents) et si elle est convertie de force en Francs aura pour conséquence une hausse significative des taux d’intérêts du fait de la raréfaction des créanciers lésés, sans compter les autres mesures de rétorsion que la communauté (financière) internationale ne manquera pas de prendre, FMI en tête...

    On est cette fois-ci dans une spirale d’endettement ==> hausse auto-entretenue du poid de la dette

    Dans les deux cas, si le chemin est différent, l’issue est identique.


  • #373415
    le 31/03/2013 par Mescalito22
    Mélenchon : l’Euro et l’outrance

    0+0 @ La tête à toto >



    et si elle est convertie de force en Francs aura pour conséquence une hausse significative des taux d’intérêts du fait de la raréfaction des créanciers lésés, sans compter les autres mesures de rétorsion que la communauté (financière) internationale ne manquera pas de prendre, FMI en tête...




    Ok pour laisser tomber La Merluche, mais tu n’as pas du beaucoup lire (ni écouter) Jacques Sapir, toi ?
    Sur ce blog, tu trouveras une analyse assez complète de l’impact de la sorie de la zone Euro sur l’économie Française et c’est très bénéfique, mon gars...
    http://russeurope.hypotheses.org/987
    La hausse des taux que tu prévois n’a de se sens QUE dans le cadre du système de financement de l’état sur les marchés financiers privés...
    Dieu merci, tu nous as épargné le coup du prix de l’essence qui va tripler !
    MDR...
    Pourquoi ne pourrait-on pas se réapproprier la création monétaire par l’intermédiaure d’une Banque centrale de France sous contrôle et non plus "indépendante" comme la BCE...(sauf de Goldman Sachs, of course...)
    D’après un économiste du calibre de J.C Werrebrouck, ce serait faire le choix de l’inflation (j’ai pas dit "hyper", hein ? ) et de la souveraineté populaire au lieu du choix de la dette et du racket bancaire !
    Libre à toi de bien vouloir te faire tondre, mais figure-toi que c’est ce que tentent les japonais avec leur yen pendant que les peupes d’Europe ronronnent dans leur nouveau camp de travail en écoutant la doxa-économica sur France-Inter...

     

    • #373494

      Pourquoi ne pourrait-on pas se réapproprier la création monétaire par l’intermédiaure d’une Banque centrale de France sous contrôle et non plus "indépendante" comme la BCE...(sauf de Goldman Sachs, of course...).



      La France a fait le choix de s’endetter sur les marchés financiers internationaux.

      Ce sont ces derniers qui maintenant nous dictent leurs règles en matière monétaires et budgétaires car comme tout créancier ils ont envie de revoir leur pognon et si possible pas en monnaies de singe.

      La relation entre un débiteur et un créancier n’est rien d’autre qu’un rapport de force et ce rapport de force nous est actuellement très défavorable (la chose fondamentale à comprendre dans "Comprendre l’Empire" c’est que l’Empire, c’est pas nous !)




      Libre à toi de bien vouloir te faire tondre, mais figure-toi que c’est ce que tentent les japonais avec leur yen pendant que les peupes d’Europe ronronnent dans leur nouveau camp de travail en écoutant la doxa-économica sur France-Inter...



      Le Japonais sont en train de monétiser leur dette publique.

      Ils peuvent le faire car elle est essentiellement détenue par des résidents.

      Au rythme où ils monétisent, je ne donne pas cher de leur classe moyenne mais c’est le dernier "sushi" des classes dirigeantes japonaises, pays qui a choisi la "prédation commerciale extérieure" comme principal levier de croissance.

      Note bien que se faire tondre par ponction financière directe (salaire divisé par 2) à pouvoir d’achat constant ou se faire tondre par une baisse de 50% du pouvoir d’achat (hausse de 100% des prix) à salaire nominal constant, c’est la même chose...


  • #375736

    Suite à mon dernier commentaire sur le Japon, il y a eu du nouveau et du lourd.

    La BoJ a décidé de se mettre en face de tous ceux qui ont des titres à vendre, l’Etat Japonais comme les sociétés privées !



    la BoJ a décidé d’augmenter ses achats de titres plus risqués comme les fonds cotés en Bourse (ETF) ainsi que les titres de fonds communs immobiliers japonais (J-REIT). Le rythme d’achat devrait s’élever d’environ 1 000 milliards de yens par an (8,2 milliards d’euros) pour les premiers et 30 milliards de yens par an (246 millions d’euros) pour les seconds.




    http://www.lemonde.fr/economie/arti...

    En novlang, ils utilisent tous les moyens possibles en matière de politique monétaire pour sortir le pays de la récession.

    En clair, après 20 ans de récession, de taux zéro et de financement forcé des déficits budgétaires par les ménages Japonais (dans le même temps l’immobilier et la bourse se sont effondrés), ils sont arrivés au point où l’épargne japonaise ne suffit plus à financer le déficit budgétaire et à refinancer les dettes arrivant échéance !

    ==> ILS SONT EN FAILLITE

    Si la BoJ n’est pas là pour racheter les dettes publiques et privées, il n’y a plus personne en face. les oligarques Japonais ont donc décidé de sacrifier le Yen et les classes populaires pour ne pas subir l’affront d’une faillite.