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Nétanyahu embarrassé par un collaborateur encore plus extrêmiste

Pour Ran Baratz, Obama est antisémite

Le Premier ministre veut confier la gestion de sa communication au polémiste Ran Baratz, qui s’est récemment distingué en taxant Barack Obama d’antisémitisme. Cette nomination menace d’assombrir son déplacement à Washington lundi prochain.

 

Benyamin Nétanyahou, qui est attendu lundi à Washington pour y négocier les contours d’un vaste programme d’aide militaire à l’État hébreu, aurait sans doute rêvé d’une meilleure entrée en matière. Jeudi soir, le Premier ministre israélien a dû se fendre d’un coup de fil à John Kerry afin de s’expliquer sur le choix de son nouveau conseiller en communication. Le polémiste Ran Baratz s’est récemment illustré en suggérant que Barack Obama est antisémite et que son secrétaire d’État a « le QI d’un enfant de douze ans ». Des propos qui, exhumés par les médias israéliens dès l’annonce de sa nomination, ont été jugés « préoccupants et offensants » par le porte-parole du département d’État.

Professeur de philosophie, Ran Baratz réside dans une colonie de Cisjordanie, anime un site internet classé à droite et plaida il y a une dizaine d’années pour l’édification du troisième Temple en lieu et place du Dôme du rocher. Le bureau du Premier ministre a indiqué mercredi vouloir lui confier le poste de conseiller pour les médias et de directeur de la diplomatie publique. A la tête de cette administration, il devra notamment œuvrer à la promotion du point de vue israélien sur la scène internationale. Son affectation doit encore être validée par le conseil des ministres et Benyamin Nétanyahou a renoncé in extremis à s’en faire accompagner durant son déplacement aux États-Unis. Selon l’entourage de John Kerry, le Premier ministre envisagerait même de « réexaminer » ce choix à son retour de Washington.

 

Faire oublier la brouille des derniers mois

Sitôt annoncée, la nomination de Ran Baratz a fait des vagues sur la scène politique israélienne. L’entourage du président Reuven Rivlin a notamment exprimé son mécontentement après que le polémiste l’a récemment décrit sur son compte Facebook comme « une figure marginale ». Cette remarque, présentée par son auteur comme un trait d’humour, a été formulée dans le cadre d’un débat sur les récentes menaces de mort adressées à M. Rivlin. « On pourrait l’envoyer en parapente sur la partie du Golan contrôlée par les djihadistes, qu’ils nous supplieraient sans doute de le reprendre », a ajouté Ran Baratz.

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