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Nouveauté Kontre Kulture : Mythes et réalités de la science, de Jérôme Halzan

La science, par l’entremise de son enfant la technologie, prend de plus en plus de place dans nos vies. Mais dans un monde où le retour sur investissement doit être rapide, quelle est la place de la recherche fondamentale, sans autre but que de comprendre le monde ? Celle de la curiosité pure qui pousse le chercheur dans des voies inexplorées, un peu folles parfois, très fécondes souvent, sans souci de savoir si ses possibles découvertes vont ou non trouver des applications permettant de justifier les sommes engagées.

 

Observer, déduire, comprendre et organiser le monde est un besoin quasi philosophique. Mais alors que l’on pousse les étudiants à faire doctorats et « post-docs », il n’y plus de débouchés, plus d’argent, plus de liberté de chercher. Course à la publication, recherche de fonds, inflation administrative, le chercheur est pris dans un engrenage qui laisse peu de sérénité pour penser vraiment.

À l’autre bout de la chaîne, il y a l’utilisateur, le profane qui a oublié le peu de science que l’école lui a enseigné, et qui oscille entre attente folle des avancées scientifiques, médicales ou technologiques, et crainte, voire rejet du monde déshumanisé dans lequel elles pourraient nous entraîner. Pour faire la part des choses, pour juger calmement sans se laisser emporter par toutes les thèses mal étayées que l’on peut trouver ici ou là – mais aussi celles auxquelles les puissants et leurs relais médiatiques veulent nous faire croire – il est important de revoir les notions de base. Qu’est-ce que la masse, l’énergie, la chaleur, le travail ? Qu’est-ce qu’une particule, un atome, une onde ? Qu’est-ce que la matière et qu’est-ce que le vide ? L’électromagnétisme, la radioactivité ?

L’auteur, en termes accessibles à tous, passe en revue les lois fondamentales de la physique avant d’amener son lecteur aux questions qui le préoccupent : réchauffement climatique et géo-ingénierie, chemtrails et projet HAARP, nanotechnologies, cybernétique, intelligence artificielle et transhumanisme. Muni des outils pour comprendre, il pourra alors les appréhender de façon objective, loin des théories anxiogènes et sans fondement, mais également loin de l’optimisme béat des tenants d’un futur où l’homme aurait vaincu la maladie et la mort dans la froideur d’un monde robotisé.

 

Né en 1974 à Rouen, Jérôme Halzan est docteur en physique. Après un service militaire comme scientifique du contingent, il effectue une série de post-docs, à la Dublin City University d’abord, au sein de grands organismes de recherche de la région parisienne ensuite. Il est l’auteur de nombreux articles scientifiques dans des revues scientifiques internationales de premier ordre. Il enseigne actuellement dans une école préparatoire privée.

 

La bande-annonce de la sortie du livre :

Se procurer l’ouvrage chez Kontre Kulture :

 

 

 



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24 Commentaires

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  • Cet ouvrage me comble de bonheur à deux titres ;
    Tout d’abord je vais me faire un plaisir de remettre à jour mes connaissances (et ignorances) en sciences dures.
    D’autre part j’attendais que KK publie des ouvrages de "pures" sciences écrits par des chercheurs en physique, chimie, biologie, mathématiques...
    C’est maintenant chose faite, bravo et merci...

     

    • Oui, c’est une très bonne chose et l’auteur a l’air "sérieux". Mais personnellement je ne mettrais pas le transhumanisme dans la science, ce n’est qu’une idéologie rendue possible par une technoscience, soit la rencontre de la science et du capital. Les problèmes majeurs de la science c’est son embourgeoisement, sa hiérarchisation et son morcellement. Newton, lui, était autant théologien que mathématicien ou physicien !


    • @rectificateur
      Newton a été autant alchimiste, kabbaliste anti-catholique viscéral que directeur de la Monnaie de la banque d’Angleterre ... histoire de compléter


    • D’accord avec toi Rectificateur. Le transhumanisme est avant une idéologie tout (délirante) qui prend les apparences de la science sans en être.


    • Bonjour,
      @ rectificateur @goy pride, les promoteurs du transhumanisme s’appuie sur le manque de culture scientifique de nos contemporains pour vendre une idéologie plus qu’un réel et solide programme scientifique s’appuyant sur des bases concrètes. L’auteur est en parfaitement conscient et c’est là l’originalité de l’ouvrage qui est de présenter une critique scientifique (et non philosophique ou morale ) du transhumanisme...


  • Visiblement (c’est comme ça qu’on dit,même pour un son) c’est la voix de Vincent Lapierre (Lapierre ? C’est du solide !

    Mais pourquoi cette musique inécoutable qui nous scie les oreilles ?

    Le trans-humanisme, l’informatique, ne sont pas des sciences, ce sont des technologies. Ça concerne les ingénieurs pas les scientifiques.

    Le scientifique essaye de comprendre ce qui existe déjà.
    L’ingénieur invente des choses qui n’existaient pas.
    Le gauchiste ne comprend rien et transforme en merde tout ce qu’il touche.

     

    • Je crois que c’est plus compliqué il y a peu de sciences fondamentales et beaucoup de sciences appliquées.


    • @ Dede

      Exact. Mon frère aîné est mathématicien (quelqu’un supposé Faire des maths pas les enseigner). Et il fait des maths appliquées. En maths pures, comme il dit : Des chercheurs on en trouve, des trouveurs on en cherche.

      Je sais que la frontière est poreuse mais ce que j’ai voulu dire ici c’est qu’il y a une très grande confusion dans la tête des gens entre sciences et technologies. Gutenberg n’était pas un scientifique qui dans son labo s’est dit un jour Il faut absolument trouver un moyen de diffuser le savoir autrement que par les moines copistes. L’idée du livre papier (le parchemin coûtait très cher, Gilles de Reiz, compagnon d’arme de la Pucelle, a échangé un château contre un livre en son temps) était dans le Zeitgeist. Si ce n’avait pas été Gutenberg ça aurait été un autre. C’est comme Internet. Internet était inévitable. Et là encore ce ne sont pas des scientifiques dans des labos ou des universités de renom qui ont défini TCP/IP. Ça s’est fait par petites touches. D’abord les BBS asynchrones à 300 Bauds, la notion d’URL, l’invention de l’hypertexte, l’organisation des données en mode relationnel remplaçant le modèle hiérarchique, puis ont a mélangé le transport paquet avec du réseau maillé. Tout était déjà là. Ça s’est fait comme pour Gutenberg qui n’a fait que marier la presse à raisin avec des tampons imbibés d’encre pendant que le papier attendait son essors. Tout était déjà là, il n’y avait plus qu’à tout concaténer. J’ai personnellement participé à la naissance du Minitel, précurseur de l’Internet. Ça s’appelait Télétel à l’origine, l’expérience des 3V (Versailles, Véllizy et Villacoublay). Ça s’est passé chez Didot-Bottin. L’idée de marier les lignes téléphoniques avec les écrans télé déjà en place chez tout le monde était dans le Zeitgeist. Pour vendre l’idée d’avoir un terminal à la maison on est passé par l’annuaire électronique, plus écolo que l’annuaire papier. Les gens allaient le consulter sur leur gros écrans couleurs de type Thomson. Comme pour Gutenberg, tout était déjà là, nous avions Antiope pour afficher du texte sur un écran.

      Ce fut au cours d’une démo chez Didot-Bottin en 1982 . Nous n’étions que quatre présent dans la pièce. Aucun scientifique, quatre informaticiens. Amaury Hemme de la Cotte, notre patron, a simplement dit :

      Messieurs, vous pouvez parler librement.

      On a tout simplement retiré l’élément télévision de l’équation pour n’en conserver que le CRT.

      le Minitel était né.


  • Voilà un ouvrage prometteur.


  • A priori, c’est une excellente initiative. Naturellement, il faut lire l’ouvrage pour s’en former une meilleure idée.

    Espérons que c’est le début d’une série dédiée entièrement à la science et à la technique (une collection, comme on dit) et écrite par des scientifiques (chercheurs ou ingénieurs) et non pas par des journalistes. A la rigueur il pourrait y avoir un philosophe ici et là, mais il faudrait qu’il soit vraiment très compétent en science (cela est rare, mais cela existe).

     

  • Je m’aperçois, avec pas mal de tristesse que, même chez E&R, très peu de monde est branché machins scientifiques.

    Ça c’est une maladie française, L’esprit de finesse contre L’esprit de géométrie.
    Ces enculés de Littéraires qui prennent toute la place pendant que les Matheux survivent en cachette.

    C’est parce que nous avons la classe dirigeante la plus technophobe du monde !

    Vous vous souvenez de Chirac avec son Mulot ? François Hollande n’a jamais eu d’ordi sur son bureau, il ne saurait pas s’en servir. C’est son chambellan qui s’occupe de ses textos à Julie Gayet !

     

    • Sauriez-vous me dire comment apprend-on une langue ?


    • Bonjour camarade,
      La science est un pouvoir dont les puissants ont pris soin de nous dégoûter. dés qu’un môme a une idée d’expérience, on lui dit que c’est mal et qu’il faut qu’il soit sage. C’est le résultat de l’entreprise d’abrutissement opérée à des fins de domination.
      Oui les "littéraires sont des cons" peut-être les rois suivis de près par les techniciens (espèces de jacquouille de la science qui jubile à l’idée de glaner des miettes de savoir). Mais pas d’auto flagellation, c’est le résultat de l’entreprise d’abrutissement.
      Un homme est à la fois matheux et littéraire (et musicien et latiniste et astronome et botaniste et physicien etc...), comme tous les scientifiques européens du XVIIe siècle dont les manuscrits mathématiques sont écrits en latin. Pauvre con de technicien recherche pauvre con de littéraire pour traduction et association en vue de de redevenir un homme (et non plus une moitié d’homme).
      Pour la science, son histoire et l’ouvrage présenté : son lancement et sa bande annonce éveillent la curiosité mais laissent libre cours à toutes les spéculations sur l’angle d’attaque de l’ouvrage. Peut-être l’auteur s’amuse au jeu qui consiste à distinguer les usurpateurs des vrais scientifiques. On pourrait aussi se demander, à la manière d’un Jacques Grimault, si les observations astronomiques possibles depuis 1600 sont suffisantes pour établir nos connaissances actuelles : le mouvement de précession de la terre d’une période de 26 000 ans nécessite au moins 50-100 voire 500ans d’observations ? A vérifier. Est ce là la démythification annoncée ou cette démythification concerne t elle la technologie qui est une sous application du savoir mathématique ancestral, alors qu’elle est présentée comme preuve de la supériorité de la modernité sur la tradition. Réhabilitation de l’alchimie versus chimie ou de l’herboristerie versus les labos pharmaceutiques.

      Les mathématiques sont le 1er pouvoir, c’est aussi un art majeur qui réclame une initiation. Même un génie n’aurait pas assez d’une vie pour retrouver les connaissances actuelles. Je ne connais pas d’exception : cas d’un indien et de quelques autres sont à vérifier. Priver les peuples de leur héritage, c’est du vol.


    • Bonjour, je suis l’auteur de l’ouvrage en question. L’idée centrale du texte est de fournir des éléments de base en science dure afin d’aider le potentiel lecteur à se forger un avis sur les différentes questions techniques et scientifiques qui agitent notre époque. Il s’agit essentiellement d’un ouvrage de vulgarisation écrit par un scientifique de formation qui traite entre autre de thèses polémiques comme les chemtrails mais uniquement sous un angle scientifique.


    • Bonjour M.Halzan
      Le suspens demeure entier sur l’angle de vulgarisation : parcours historique des idées ou synthèse a posteriori ou la redécouverte par l’expérience quotidienne comme dans l’émission "c’est pas sorcier", etc...J’aurai la réponse en lisant le livre.
      Il fallait qu’un tel ouvrage apparaisse dans la "bibliothèque idéale" de KontreKulture. J’espère que ça va marcher et que la bonne vulgarisation va se répandre comme un caillou dans l’eau, en faisant des petits cercles dans un 1er temps avant que les ondulations ne remplissent toute la marre. Bonne continuation.


    • @ rico



      Sauriez-vous me dire comment apprend-on une langue ?



      J’ai commencé à vraiment apprendre l’anglais en cessant de l’apprendre justement, en m’intéressant à tout autre chose. Dans mon cas ça a consisté à rejoindre le British Sub Aqua Club (1) pour y faire du SCUBA (2) diving. L’anglais n’était plus mon objectif mais juste un outil dont j’avais besoin pour apprendre la plongée. C’est donc en l’oubliant que je l’ai appris.

      Avoir une love affair avec une étrangère ça marche bien aussi. C’est comme ça que j’ai appris le québécois (lol).

      (1) En tant que français on a la cote chez eux grâce au Commandant Cousteau, Captain’ Planet.

      (2) Self Contained Underwater Breathing Apparatus


    • Avec votre talent de mime donc, comme tous les nouveau-nés, vous imitez ce qui vous entoure.

      L’essentiel à en dire, selon moi, c’est que la connaissance n’est pas externe, elle est interne, par la pratique. De plus, c’est une reprise de l’existant, il n’y a rien de nouveau en soi, en science. Elle ne peut inventer ce qui n’existe pas déjà, sauf l’absurde, c’est des mises à jour.

      Quant à la notion de progrès, en prenant par exemple une application découlant de la science comme comprise aujourd’hui, une boussole. Il est considéré comme progrès cet objet par tous ceux qui ont perdu le sens de l’orientation. Hors, la vrai connaissance, interne donc vrai science, est ce sens de l’orientation.
      Autre exemple, l’imprimerie, présentée comme diffusion du savoir, est en réalité apparue uniquement par la perte de mémoire de l’homme, cadeau.

      En traduisant, plus on est équipé d’éléments externes, plus notre science s’amenuise, et plus de charlatans vendent le progrès de la science. Cela s’appelle une inversion.


  • Il a fallu quelques siècles avant de trouver des applications concrètes aux nombres imaginaires. Depuis, la distance entre science et technologie n’a cessé de rétrécir. Et c’est à travers ce phénomène qu’on peut le mieux comprendre la notion de singularité technologique, big-bang du transhumanisme. Dire qu’un jour les robots vont prendre le pouvoir est une image qui n’explique rien. En revanche, on questionne mieux l’avenir en comprenant qu’à court terme, le législateur et le politique sont condamnés à ne plus pouvoir suivre les transformations qu’imposent ce rapprochement entre science et technologie. Que va peser la conviction politique face à un algorithme directement connecté aux besoins des citoyens ? Quid de l’autorité politique quand celle-ci doit être traduite en lignes de code avant d’être concrétisée ? Quid du contrôle citoyen ?

    L’élection de Macron montre bien la démonétisation du rôle de président de la république... 15000 balles par mois. Ce job de majordome ne mérite pas plus. Et si Macron est ravi de jouer au roi de France, chacun a compris que son rôle est de permettre à ceux qui construisent réellement l’avenir de travailler tranquillement, sans être dérangés, et accessoirement de faire croire au peuple qu’il y a un pilote dans l’avion.

    L’image de vrais maîtres du monde tapis dans l’ombre commence à s’effriter. Est-ce qu’un type comme Elon Musk est avide de pouvoir ? Tout ce qu’il a gagné avec Paypal, il l’a réinvesti dans une voiture électrique et une fusée ! Musk ressemble plus à un gosse émerveillé par ses jouets qu’à un dictateur fou.
    Il y a un siècle, les banquiers parvenaient aisément à cornaquer la science. Mais aujourd’hui ? Est-ce que cela a un sens de mesurer la puissance de Google en dollars ? La valeur de Google est entièrement définie par sa capacité à être au cœur de toute activité humaine, toujours plus proche des messages nerveux qui parcourent nos neurones. Et ce n’est pas un banquier qui va dire à Google où aller. Ce ne sont pas les types en cravate de chez Rotschild qui vont dicter leurs lignes de codes aux mathématiciens de Google !

    Nos sociétés ne sont pas des animaux à une seule tête ! Et agiter des peurs ne nous protègera pas. La seule solution pour survivre est d’apprendre à nous faire confiance ! Nous n’avons plus le choix...


  • c’est dommage, j’aurais préféré un ouvrage qui donne les moyens de lutter concrètement contre les offensives et mensonges scientifiques du système plutôt qu’un livre qui nous permet de comprendre qu’il faut avoir peur du système scientifique qui domine le monde...

     

    • @ Le censuré

      Noam Chomsky qui (comme Al Nostra) fait du bon boulot qui peut répondre à ton attente.

      1/ La stratégie de la distraction

      Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de
      l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

      2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

      Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une
      crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

      3/ La stratégie de la dégradation

      Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.


    • @ Le censuré

      4/ La stratégie du différé

      Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le
      sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

      5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

      La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

      6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

      Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements...

      7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

      Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieurs.


    • @ Le censuré

      8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

      Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte...

      9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

      Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !...

      10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

      Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus
      grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.


    • @ Rémi O Lobry

      Ces commentaires sont-ils en théorie
      des « moyens de lutter concrètement » ?