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Pierre Ménès pige pour l’enseigne Carrefour qui licencie en France

Rien n’arrête les journalistes français, appâtés par les biffetons comme les mouettes par les chutes de poissons qui tombent des cargos de pêche. On a beau gagner 250 000 euros par an à Canal+, la chaîne qui n’en finit pas de sombrer, on ne crache pas sur une pige pour Carrefour, la chaîne d’hypermarchés qui ferme des centaines de sites et qui licencie des milliers de salariés.

 

 

Précisons que ce ne sont pas les hypers qui sont visés, mais les enseignes plus petites du type Carrefour City. 2 400 emplois sont concernés selon les syndicats, 1 800 selon la direction.

« Pour certains c’est la "prime de trop". Jeudi, 20 Minutes rapporte que Carrefour a prévu de verser à Georges Plassat près de 900 000 euros. L’ancien dirigeant du groupe entre 2012 et 2017 devrait ainsi percevoir une "part variable" de 896 593 euros précisément et ce en lien avec les bons résultats enregistrés par l’entreprises en 2017, précise le site. Mais l’annonce fait polémique car en janvier dernier, l’enseigne a annoncé un plan de suppression d’emplois. Quelque 2 400 personnes pourraient donc devoir quitter l’entreprise, sur les 10 500 salariés du groupe. » (Source : Capital)

 

Cela n’entame pas l’appétit de pognon de Ménès, qui fait le bouffon pour la marque, une marque qui a besoin de se refaire une santé à l’occasion de la Coupe du Monde en Russie. Là où l’enseigne a ouvert son premier magasin en 2009... sept ans après Auchan, qui tient le bon bout là-bas. Enfin, qui tenait, puisqu’en 2017, ses bénéfices y ont été divisés par deux, la faute à la crise, mais aussi aux sanctions européennes à la con. Heureusement – il y a toujours un heureusement avec les capitalistes –, le marché chinois est en train d’exploser et Auchan y a ses pions.

Mais revenons à ce bon vieux Ménès, qui se prend pour le sélectionneur national. Rien n’est assez beau, assez bon pour cet anti-Deschamps primaire. Il y a 20 ans, il aurait démoli Aimé Jacquet dans les colonnes de L’Équipe. Aujourd’hui, probablement enivré par l’extension de son influence, voilà qu’il se prend pour le redresseur de torts national tout en assurant le coaching parallèle des Bleus. Ça fait 10 ans que Ménès milite pour la vidéo « au secours » de l’arbitrage, et on voit ses résultats en Russie, où cette technologie est appliquée : impossible de juger les actions litigieuses, l’avis changeant en fonction des angles de vue. Retour au bon vieil arbitrage humain, avec ses limites, ses fautes, qui laissent malheureusement de la place à la moraline des commentateurs dits sportifs.

Au-dessus de Deschamps, attendant la moindre faute, sautant sur la moindre erreur de calcul tactique, planent les lieutenants de Zidane, Dugarry en tête et Ménès en queue. Les deux casseurs de couilles payés par RMC (Team Duga ou Team Dégât ?) et Canal+ donnent des leçons footballistiques du matin au soir alors que Dugarry a été le roi de la cagade pendant la Coupe du monde 1998, infoutu de transformer balle pied les passes en or que ses partenaires lui offraient. Quant à Ménès... Tenez, un aperçu de ses tweets stratosphériques pendant France/Pérou :

« Comment peut-on souffrir autant contre le Pérou ?? Quelqu’un m’explique ?? »

« La France n’y est plus du tout. Incompréhensible fébrilité »

« A l’heure du jeu les Bleus perdent trop vite le ballon. Attention... »

« En fait Mbappe joue carrément milieu droit. Drôle d’idée quand même. »

Combien on touche pour écrire ce genre de salades ?

 

 

Au point où on en est, profitons-en pour découvrir les « forces » du nouveau Carrefour City :

 

 

Notre commentateur-sélectionneur a gagné son surnom : Pierre Carrefour Ménès, un truc qui va lui coller à la peau à vie, un peu comme Patrick Liste Noire Cohen. C’est la rançon de la gloire.

 

 

 

Avec cette pige pas sociale pour deux sous, Pierre Carrefour Ménès entre dans le club légendaire des journalistes achetés par le grand Capital, à l’image de leur reine absolue, Christine Ménages Ockrent.

Y a pas des cartons rouges pour les journalistes qui commettent de grosses fautes déontologiques ?

Sur l’humaine connerie,
chez Kontre Kulture

 

La transformation de Pierre Ménès, sur E&R :

 






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