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Presse qui roule n’amasse pas mousse

Par Simone Choule

AteliER
Article initialement publié dans l'atelier E&R

L’heure du Mercato de la presse écrite sonne plus tôt que prévu sur l’agenda de la Médiacratie. Ce ne sont pas seulement les usines qui ferment toutes les semaines en France, ou bien les grandes enseignes (tel Virgin tout récemment) mais la « presse à annonceurs » subit aussi une crise patente. Pas de chance, c’est cette même presse qui nous informe de l’actualité économique de ses maîtres.

En effet, Jean-François Kahn quitte le capital de Marianne, tout comme Philippe Cohen qui en quitte la rédaction, Alexandre Adler devient « trop cher » pour la rédaction du Figaro... Ces éditocrates dominants depuis les années 70 seraient ils en train de chercher une reconversion ? Bernard-Henri Lévy ne peut-il plus subvenir aux besoins de ses protégés ? Ou de nouveaux viennent-ils les remplacer à des coûts défiant toute concurrence ? Tous les échelons de la profession se voient-ils touchés par la crise ?

En matière de gestion financière, une des réalités est que les journaux sont incapables de payer les plans sociaux mais aussi de gérer les imprimeries. Aujourd’hui, il faut cinquante ouvriers pour sortir un journal en France alors qu’en Belgique seulement dix sont nécessaires. Le Frankfurter Allgemeine Zeitung à Francfort se fabrique 50 % moins cher que Le Figaro ou Le Monde. Mais au-delà des restructurations techniques et structurelles, le même problème d’argent revient encore et toujours. La presse sortira-t-elle un jour de cette tutelle de plus en plus étouffante ? Papier-buvard dirait Gainsbourg...

Les Hommes du Président

Pour comprendre les racines du financement des journaux, et de leur management il faut remonter à l’après-guerre : les gaullistes prenaient position dans les rédactions et les communistes dans les ateliers et les imprimeries. Ils donnent à la presse un statut hasardeux avec en prime l’héritage d’un syndicat du livre collabo qu’il fallait blanchir. À la Libération, les problèmes financiers de la presse doivent être évités : Albert Camus écrit dans Combat le 31 août 1944 : « L’appétit de l’argent et l’indifférence aux choses de la grandeur avaient opéré en même temps pour donner à la France une presse qui, à de rares exceptions près, n’avait d’autre but que de grandir la puissance de quelques uns et d’autre effet que d’avilir la morale de tous. »

La loi sur la presse de 1881 avait été abolie par Vichy, elle est rétablie par le CNR (Conseil national de la résistance) en 1944. Mais c’est une loi d’essence libérale : elle offre la liberté à la presse mais la soumet à la loi de l’offre et de la demande. Dès 1947, deux titres, Combat et France-soir, vont tomber dans les mains de patrons tout à fait traditionnels, un millionnaire et la librairie Hachette.

Le début des années 50 voit la montée d’un inconnu futur grand patron : Robert Hersant, qui va faire des débuts fracassants dans la presse après le purgatoire de « l’indignité nationale ». La prise de contrôle de Paris Normandie marque à la fois l’essor du groupe et la fin des illusions pour la presse née de la résistance. Havas, Hachette, Hersant : la France entre dans le règne des trois H, dont elle n’est pas sortie grâce à la bienveillance de Mitterrand, car en 1944 il est éditorialiste et directeur politique de L’Homme Libre qui deviendra Libres, journal des prisonniers de guerre et des déportés.

Grâce à ses amis d’avant-guerre François Salle et André Bettencourt, tous deux chez L’Oréal, François Mitterrand est nommé en 1945 à la tête du magazine féminin Votre Beauté qui appartient depuis 1933 à L’Oréal. Il sera le pionnier du retour au mélange des genres entre affaires, politique et presse, tissant des réseaux qui vont servir ses ambitions. L’âge d’or correspond aux années 80-90, où la presse vit des revenus de la publicité, qui représentent un chiffre d’affaires faisant près de 70 % pour des journaux comme Elle ou Le Figaro.

La domination des annonceurs et le règne du journalisme de Mammon ?

D’après un sondage La Croix de janvier 2012, 59 % des personnes interrogées jugent que les journalistes ne sont pas indépendants des pressions de l’argent. Pour corroborer cette opinion partagée dans la population, Philippe Mudry explique durant une assemblée générale de la rédaction de La Tribune que « l’intérêt de l’actionnaire ne doit pas être remis en cause par un journal qu’il contrôle ; l’actionnaire dit il a le droit d’intervenir sur le traitement de l’information, même au détriment du lecteur ».

BHL et Pierre Bergé sont passés du conseil de surveillance de Libé à celui du Monde du jour au lendemain sans que cela gêne qui que ce soit, un genre de mercato du conseil de surveillance. BHL est également président du conseil d’Arte, éditorialiste au Point de l’écurie Pinault où il tient un blog régulier et éditeur chez Grasset, écurie Lagardère. Aurélie Filippetti du journal La Tribune, Mme Médias de la campagne de François Hollande, annonce vouloir rétablir l’indépendance des médias en cas de victoire de son candidat. L’élection a montré laquelle de la journaliste ou de l’indépendance de la presse a profité de cette position. La Tribune qui voit le docile Yvan Levaï qui qualifie Bernard Arnault de « prince éclairé ».

La presse papier ne cesse d’être en chute autant qualitativement que sur ses ventes depuis les années 90. Certes la presse gratuite et numérique a fait baissé de 24 % la presse traditionnelle mais a surtout accentué ses faiblesses : parmi elles, il faut bien sur compter le formatage, le conformisme, le travail bâclé, le manque d’enquêtes. Bien sûr, il y a un certain poids des éditorialistes experts cancanant en boucle des idées rabâchées, la médiocrité et le manque de courage de nombreux rédacteurs en chef ainsi que la servilité et l’incompétence de certains journalistes.

Sur les questions économiques dans la presse française, le journalisme d’investigation est quasi impossible. Les journalistes, soumis à un taylorisme de l’information de plus en plus pressant, disposent de moins en moins de temps pour se déplacer, rencontrer des sources ou les croiser, se documenter tout en évitant les chargés de communication, les inquiétudes des services de publicité, les préventions ou les méfiances des chefs de service ou des rédacteurs en chef. Le chiffre d’affaires publicitaire baisse ? Fermez le bureau de Rome ! Baissez la pagination ! Refusez les reportages ! Vive les CDD ! Réduisez les piges !

L’État vient pourtant payer pour le Capital et vient gentiment au secours des budgets des journaux sans demander aux propriétaires de mettre la main à leur portefeuille : en 2010, Libération (où Édouard de Rothschild a placé lui-même Serge July comme manager, pardon « chef de la rédaction »), a touché 14 millions d’euros d’aides directes, sans compter les aides indirectes (postales, portage, numérique, TVA à taux réduit…). Le Monde a touché 17 millions, comme Aujourd’hui en France, Le Figaro (13 millions), France-soir (6,5 millions), Les Échos (2,7 millions). Comme les banques dont ils sont les danseuses, les journaux peinent à retrouver une crédibilité auprès des lecteurs, qui les délaissent en favorisant d’autres voix...

Une danseuse qui fait la gueule

« Il y a des danseuses qui coûtent cher à entretenir, et qui en plus, font la gueule. Mais ces danseuses de journaux peuvent apporter quelques compensations », disait l’ancien patron de l’AFP Jean Miot. En effet, Arnault, Dassault et tous les autres contrôlent leurs journaux via holdings et sous holdings. Certaines de ces holdings vont abriter des « actifs », c’est à dire ce que le journal possède, d’autres des « passifs », notamment des dettes envers des banques ou des fournisseurs.

Ces différentes holdings, toujours évidemment sous le contrôle d’une holding « de tête », contrôleront aux étages inférieurs les sociétés éditrices, transparentes, elles, puisque les journaux français sont dans l’obligation de rendre public leurs comptes annuels. Ces Holdings « par étages » – deux, trois, quatre étages voire plus – s’empilent et s’imbriquent pour organiser au mieux les affaires des vastes groupes des hyper-riches.

En perdition la presse rapporte pourtant en... défiscalisation : pas très glorieux, mais c’est pourtant l’exacte réalité pour les ombrageux tycoons Bernard Arnault, François Pinault, Xavier Niel, Pierre Bergé, Vincent Bolloré, les héritiers peu scrupuleux ou incompétents Arnaud Lagardère ou Serge Dassault, les banquiers survoltés comme Michel Lucas (Crédit Mutuel), Matthieu Pigasse (Lazard) ou Édouard de Rothschild (ex-Rothschild & Cie). Des énarque retors – Alain Minc, Denis Olivennes, Alexandre Bompard, Laurent Solly ou Nicolas Bazire – sont au service de combines opaques de leurs patrons pour le contrôle serré de la presse.

Des arrière-secrets couverts par le monde des affaires se révèlent troubles : SAIP est par exemple une société qui fait écran entre la holding « Refondation » et SARL Libération et qui est d’une obscurité totale bien qu’elle contrôle près de 94,99 % du capital de Libération sans qu’on sache qui possède combien ; les parts de Rothschild et celles de la famille Caracciolo sont de 26 % et de 22 % : à qui appartient le reste ? La réponse ne figurera pas en page « Désintox » de Libération...

Le journaliste Pierre-Henri de Menthon, révèle sur challenges.fr que les dirigeants de la branche française de la banque Lazard, parmi lesquels Matthieu Pigasse, (aiguillé depuis sa sortie de HEC par Alain Minc) ont trouvé le moyen, avec l’accord de la Direction générale des impôts, « que leurs revenus en provenance de Lazard New York soient traités en bénéfices industriels et commerciaux, avec un crédit d’impôt prévu dans une convention franco-américaine ». Ce qui aboutit « à une très large exonération » selon l’un des négociateurs de l’accord fiscal. Tout cela se passe sous les yeux des rédactions muettes. Malgré de copieuses rubriques Médias et d’innombrables blogs, la presse n’est plus très curieuse d’elle-même...

Collusions supranationales, pensée unique, parades fiscalistes, turn-over constant des plumes, financements troubles, perte de crédibilité : la presse écrite n’a plus le panache du XIXe siècle, où tout journaliste pensait changer le monde en signant un article ; ce sont ses patrons qui le changent, le monde, aujourd’hui, mais en signant quant à eux des chèques.

 

Réfléchir aux accointances politico-financières du journalisme, avec Kontre Kulture :

Mais aussi, sur le rôle trouble de la presse dans certaines affaires historiques :

 



Article ancien.
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20 Commentaires

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  • #305079
    le 16/01/2013 par Ler Chaton
    Presse qui roule n’amasse pas mousse

    Selon ma théorie, le seul survivant sera " Le Point ", le seul média Libero-Libertaire.

    Car peu a peu les "Libero-Conservateurs" ( lecteur du Figaro, Valeur Actuelle) deviendront des "Libero-Libertaires" par la force des choses car un lecteur du Figaro se rallie toujours aux lois libertaires avec 10 ans de retard ( avortement, pacs puis adoption gay en 2023 etc)

    Car peu a peu les "Socialo-Libertaire" ( lecteur du Nouvel Obs, Liberation, le Monde) n’auront plus les moyens d’acheter de la presse car ils sont fonctionnaires, et en 2017, les avantages délirants, c’est finit ( avec l’election de Copé)

    L’Express, n’est qu’un "sous-Le Point", mais il pourra peut être survivre.
    Marianne est sa ligne "Socialo-Conservatrice" aussi


  • #305090
    le 16/01/2013 par Tristes sires
    Presse qui roule n’amasse pas mousse

    On pourrait compléter ce très bon article par le système des colloques qui permet en toute "légalité" au monde économique :

    1) d’organiser la rémunération des médias et des politiques
    2) de maintenir les citoyens dans l’ignorance en leur donnant des "infos d’experts"

    Ce système très simple et performant est devenu indispensable aux lobbies pour organiser sous les yeux de tous la corruption des politiques qui viennent toucher les "dividendes" de leur soumission pour peu qu’ils aient pris les "bonnes décisions" pendant leurs mandants...

    Les médias qui retranscrivent ces colloques sans AUCUNE recherche critique sont ensuite rémunérés par des budgets com qui ne servent pour les lobbies qu’à s’assurer de leur vassalité (des fois que des journalistes aient qq velléités d’information ou des restes de déontologie... autant dire plus très souvent (...)

    Au final :
    - les politiques touchent leur argent
    - les lobbies ont les décisions et la com qu’ils souhaitent
    - les médias vivent sans trop d’efforts ni de compétence
    - les citoyens ?... Car il serait trop facile de dire qu’ils n’ont rien en contrepartie : Ils peuvent continuer de dormir tranquillement dans un monde virtuel où ils se pensent humanistes, progressistes, performants, etc.


  • #305103

    Avoir une vision idyllique de la presse du XIXe siècle ou du début du XXe siècle est un erreur : elle était souvent achetée et corrompue, cf. le scandale de Panama. Quant à la presse professionnelle, dont on parle peu, alors qu’elle est importante, elle est, elle, depuis toujours entièrement corrompue, par consentement implicite ou pire, par calcul délibéré.
    Disons plutôt qu’après 1945 et jusque dans les années 80/85, nous avions une presse diverse, inventive, et qui surtout vivait de ses lecteurs par achat au numéro et abonnements.
    Ensuite, le modèle économique a dérivé, avec la publicité, qui a obligé à penser le lectorat en termes de cible, à chercher à l’élargir le plus possible pour satisfaire la logique publicitaire de la puissance, du coût bas et de l’affinité du lectorat (son caractère homogène). Cet ensemble de facteurs a obligé à une dépolitisation générale de la presse, jusqu’à l’invention de genre purement consuméristes : presse people, etc.
    En face de ce phénomène, vous avez eu la concentration des annonceurs, produite par le simple cout de la publicité : quelques gros secteurs pèsent sans difficulté 10% des recettes : automobiles, banques, luxe, assurance. Et à chaque fois, vous avez entre 5 et 10 gros acteurs par secteurs. Une situation qui ne permet plus de se faire des ennemis. Et du côté de la presse régionale, le socle du secteur, c’est l’incapacité à conquérir les lecteurs urbains qui a été fatale, on l’oublie trop.
    Le rachat de la presse par des acteurs privés hors presse date surtout de la fin des années 90 / début 2000, époque à laquelle le modèle économique publicitaire a été mis a mal, sans trouver de substitut. Alors qu’il subissait, dans le même temps, le poids croissant relatif de ses coûts, impression et distribution, et surtout l’incurie de ses opérateurs (NMPP, Syndicat du livre, etc).
    Il n’y a pourtant aucune fatalité : le Canard Echainé, très riche, ou Médiapart aujourd’hui le montre : en faisant son métier, même si on peut ne pas aimer, on gagne sa vie. Par contre, à droite, on parvient moins à bâtir de genre de proposition : il faut choisir son camp, celui des annonceurs/du capital ou celui des lecteurs.
    Aujourd’hui, les grand médias sont aux mains du capital, leur indigence informationnelle résulte moins de consignes permanentes qu’une posture consistant à ne pas aller à l’encontre des intérêts de son actionnaire. Quel employé ne pourrait le comprendre ?
    Beaucoup de journalistes sont faibles, c’est la seule question.

     

    • #305268
      le 16/01/2013 par Tristes sires
      Presse qui roule n’amasse pas mousse

      Médiapart je ne sais pas mais le Canard vit d’une certaine soumission, celle de taire les très graves et nombreuses dérives du syndicalisme et de la gauche... Dès lors, on peu considérer que c’est le coupe-feu du système qui accepte un organe qui gêne un peu sachant qu’il ne sortira jamais les très gros dossiers (ceux des gens non protégés par les réseaux)...

      En "démocratie" médiatique, le système a tjrs besoin de bons acteurs pour laisser croire aux "rebelles" qu’ils s’informent...


  • #305166
    le 16/01/2013 par django
    Presse qui roule n’amasse pas mousse

    Bien fait pour leur gueule !
    Bien joué Simone !


  • #305172

    En parlant de médias ,de journaleux ,de désinformations :
    http://fr.news.yahoo.com/dieudonn%C...
    Courage Dieudo !


  • #305176
    le 16/01/2013 par anonyme
    Presse qui roule n’amasse pas mousse

    tres bonne nouvelle pour une fois


  • #305430
    le 16/01/2013 par Robespierre
    Presse qui roule n’amasse pas mousse

    Très bon article.


  • #305461

    Ba vous n’avez pas compris ::leurs maîtres vont embaucher des roumains au black ou des polonais à moitié prix...LOL.....1) les maîtres a un moment donné abandonnent toujours leurs vassaux ou plutôt les jettent quand ils en ont plus besoin..(ex de kadafi etc). 2) cette merdia n’informe plus correctement les gens, donc pourquoi acheter des journaux qui nous mentent ????


  • #305580

    tres bon article qui nous rapproche plus que jamais d’ .....E ..... R !!!!


  • #305660
    le 17/01/2013 par fred89
    Presse qui roule n’amasse pas mousse

    C’est du travail de sape, on pourrit une corporation par la corruption pour mieux la détruire. Médias, justice, politique, éducation nationale, syndicats tous des gauchos ou des fachos, c’est selon. Puis c’est la mise à mort sous l’oeil indifférent, voire haineux du peuple qui s’estime trahi. Seulement, une fois que toutes les structures sont à terre, on se rend compte que c’est ce peuple qui n’a plus aucun soutien. Il nous reste encore internet, mais pour combien de temps ?


  • #305681
    le 17/01/2013 par AntiSioniste
    Presse qui roule n’amasse pas mousse

    Article très bien écrit et très intéressant à lire. Vous nous proposez quelle(s) alternative(s) alors dans ce cas ? Ce serait intéressant si Soral pourrait en parler et éventuellement en proposer dans un prochain entretien peut-être ! Merci.


  • #305805

    A mon sens la fameuse "liberté de presse" n’a jamais existé. L’information (formation des cerveaux) est du conditionnement mental soutenant l’agenda de l’oligarchie mondialiste. Deux choses sont nées de l’imprimerie : la presse écrite et les billets de banque.Le système de l’argent dette (qui est une machine de conquête) n’aurait pu devenir ce qu’il est devenu sans l’imprimerie. Depuis, banque et médias sont intimement liés.Les médias(presse écrite, radio, télé) sont le quatrième pouvoir...du Pouvoir Oligarchique. A la limite on peut dire que la presse existe pour masquer le système de l’argent dette qui n’aboutit qu’à la guerre...

    Même le Canard Enchaîné est bidon. C’est un journal de franc_macaques qui a pour but d’évincer ou de remettre au pas tel homme politique qui ne suivrait pas l’agenda oligarchique ou qui deviendrait dangereux pour celui-ci. Il n’y a qu’à voir les prises de position du Canard sur le 11 septembre 2001 ou lorsque Luc Ferry dénonce sur Canal+ qu’un ministre s’est fait poisser au Maroc avec des mineurs ; l’édition suivante du Canard balance une histoire d’appartement ou de train de vie élevé de Luc Ferry mais rien de rien sur les folles escapades de Jack Lang...Idem pour l’affaire Yann Piat. L’un des journalistes du Canard avait fait un travail remarquable parvenant à identifier les vrais commanditaires de l’assassinat de la député du Var (G... et L...) ; le journaliste a perdu son job et le Canard repris par les autres médias a raconté que JM Vernes s’était fait berner par un pseudo général à la retraite. (c’est la tactique Léo Taxil).Ce qui sort du Canard entre donc dans le jeu de manipulations internes au Pouvoir (financier et poilitique).

    Maintenant les médias traditionnels sont débordés par Internet et l’Oligarchie tente maladroitement de récupérer la main en créant des faux sites "dissidents" genre Rue 89 ou tente de censurer le net via le masque "des droits d’auteur" ; mais c’est trop tard...l’Oligarchie espérait contrôler totalement les individus avec le net , le système se retourne contre elle...elle n’aura d’autres choix que de "faire sauter" le réseau...


  • #305861
    le 17/01/2013 par Fred C
    Presse qui roule n’amasse pas mousse

    Les conflits d’interets et magouilles journalistiques , promotion de l’incompétence sont très bien racontées dans Bel Ami de Guy de Maupassant , il n’a pas pris une ride , à lire et à relire et une pensée pour ma prof de Francais de 3° en 1993 .

     

    • #306792
      le 18/01/2013 par hyperboreos
      Presse qui roule n’amasse pas mousse

      Oui ; et aussi dans "les illusions perdues" de Balzac (livre proposé sur KontreKulture). Dans les années 20, un pamphlet a été publié qui parlait très bien de cela : "Satan conduit le bal" par Georges Anquetil, ouvrage un peu lourdingue à lire mais ce qu’il décrit est toujours d’actualité ; il n’y est pas question que de la presse. (on doit le trouver facilement sur le web.)


  • #305876

    Tous ces groupes sont liés de façon très forte par leurs rendez-vous secrets du siècle et de bilderberg.

    Il n’y a que Bouygues qui soit un peu plus distant d’avec les autres et indépendant, même si il a lui aussi des liens. Ca n’empeche pas sa presse de se conformer avec la version officielle.

    On oublie aussi Canal +... Groupe sous la propriété de Vivendi, lui-même sous la propriété de notre grand maître à tous, j’ai nommé "Vanguard Group", ce fond de placement Américain dont les actionnaires sont inconnus, qui domine tout, et dont le dépôt minimum est de 100 000€...

    Ensuite il y a le groupe M6, lui est indépendant et fait partie du bloc allemand dont parle Alain Soral, mais comme toujours, soumission oblige, il s’auto-censure.

    En fait le meilleur moyen de s’informer, c’est encore d’être multilingue et de comparer les sources indépendantes internationales.

     

    • #306011
      le 17/01/2013 par aeternam
      Presse qui roule n’amasse pas mousse

      M6 est indépendant Oo pour une chaîne qui difuse autant de merde a la seconde c’est surprenant (pas de la désinformation certes mais de la merde quand même tv-réalité a gogo, concours de truk et de machin, absurdité a couché dehors, journalisme a sensation uniquement)


  • #306389
    le 17/01/2013 par Thémistoclès
    Presse qui roule n’amasse pas mousse

    Petit rectificatif : certes François Dalle a soutenu Mitterrand, mais c’est le richissime Eugène Schueller qui a mis François Mitterrand sur orbite.
    Lire "l’Honneur perdu de François Mitterrand" de Jean-Edern Hallier.


  • #308463
    le 21/01/2013 par Jean valjean
    Presse qui roule n’amasse pas mousse

    Très bon article. Ça mériterait une rubrique ’économie des médias’, l’auteur semble avoir beaucoup de choses à dire.


  • #309612
    le 22/01/2013 par Manuel
    Presse qui roule n’amasse pas mousse

    J’aurais aimé rapporter la citation de Miot qui me semble très parlante mais je ne trouve quasimment pas de références sur Internet pour l’étayer. Quelqu’un saurait-il si elle figure sur quelque publication en papier ?


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