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Qui est François Lenglet, journaliste "économiste" à France 2 ?

En 2011, il prônait la sortie de l’euro ; en 2017, il milite contre Marine Le Pen...

François Lenglet, journaliste, expert et... apôtre du libéralisme

 

« Ma bible, ce sont les chiffres de l’OCDE »

Né en novembre 1961 à Antony, dans les Hauts-de-Seine, d’une mère professeure de français et latin et d’un père directeur d’une petite entreprise dans l’industrie chimique, tous deux venus du nord de la France, François Lenglet est un journaliste économique français officiant actuellement au sein du service France de France 2. Il est marié depuis 1989 avec Sabine Argenti, conseil en communication, avec laquelle il a eu quatre enfants. Il est un spécialiste de la statistique macro-économique. Même s’il se situe résolument dans le camp des libéraux, François Lenglet se défend cependant de tout dogmatisme, ne jurant que sur les chiffres de l’OCDE qu’il considère comme la référence ultime en économie. Il s’est même lancé depuis 2012 dans une critique raisonnée de la mondialisation, s’est même fait l’avocat de la « démondialisation », thèse macro-économique initiée par le penseur philippin Walden Bello et reprise en 2012 par Arnaud Montebourg lors de la campagne des présidentielles, et se prononce désormais en faveur d’un retour au protectionnisme. François Lenglet incarne à lui-même la montée d’un journalisme expert s’appuyant exclusivement sur les chiffres.

 

FORMATION

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, François Lenglet, qui n’a pas de diplôme en économie, est de formation littéraire. Scolarisé au collège Saint Aspais de Melun puis au lycée de Montgeron, il obtiendra par la suite une double maîtrise en lettres modernes et en philosophie à l’université Paris IV Sorbonne. L’intéressé raconte même que son sujet de mémoire à la Sorbonne portait sur Blaise Pascal, ce qui ne l’empêche pas d’être considéré comme une référence en économie.

 

PARCOURS PROFESSIONNEL

Après avoir passé son enfance en Ile-de-France, François Lenglet débute sa carrière comme journaliste à l’Agence de presse A Jour où il travaille de 1983 à 1985. Par la suite, il devient rédacteur en chef de Minitel Magazine, organe de presse dédié à l’actualité du minitel. En 1986, il part s’installer à Shanghai, en Chine, où il exerce les activités de professeur de littérature française à l’université de Shanghai jusqu’en 1987 puis de correspondant en Asie pour la presse française, notamment L’Express, de 1987 à 1989. Depuis cette époque, il parle couramment le chinois.

C’est aussi de cette période que date sa passion pour l’économie. En effet, l’Asie étant alors en plein décollage économique, il fut donc amené à couvrir les sujets économiques pour le compte des journaux qui l’employaient. De retour à Paris, il est recruté comme journaliste chargé de l’international au magazine Science et vie économie où il travaille de 1989 à 1991. C’est cette dernière année qu’il entre au journal L’Expansion où il va gravir rapidement les échelons, devenant chef du service économie en 1994 puis rédacteur en chef en 1997 et enfin directeur-adjoint de la rédaction en 1998. En 2000, il devient directeur de la rédaction du mensuel Enjeux-Les Echos.

En 2007, il publie son premier ouvrage, La crise des années 30 est devant nous (Perrin), dans lequel il porte un regard catastrophiste sur l’avenir économique de l’Occident. En 2008, il claque la porte du mensuel après un désaccord avec Nicolas Beytout et rejoint le quotidien économique La Tribune, dont il est rédacteur en chef puis directeur de la rédaction de 2010 à 2011. En 2010, il publie un deuxième ouvrage, La Guerre des empires. Chine contre États-Unis (Fayard), tout aussi pessimiste. En 2011, il devient directeur de la rédaction de BFM Business et éditorialiste économique sur la chaîne d’information en continu BFM TV. Dans le même temps, il officie également comme éditorialiste sur la radio RMC. Il faut dire que ces trois canaux (BFM Business, BFM TV et RMC) appartiennent à un seul et même groupe, NextRadioTV, créé en 2000 par Alain Weill, ancien directeur général de NRJ Group.

La même année, il défend sur BFM Business la sortie de l’euro, pilier du programme de Marine Le Pen, ce qui l’amène à être adulé par l’extrême droite, bien malgré lui. Par la suite, en 2012, il plaidera également en faveur de la sortie de la Grèce de la zone Euro et critiquera les politiques d’austérité.

Le 29 janvier 2012, il est invité à l’Élysée en compagnie de trois autres journalistes (Claire Chazal, Laurent Delahousse et Jean Marc Sylvestre) pour interviewer le président de la république Nicolas Sarkozy concernant son programme économique alors que ce dernier est candidat à sa réélection. Le même mois, il interpelle dans l’émission politique de France 2 Des paroles et des actes le leader du Front de Gauche Jean Luc Mélenchon sur son programme en le confrontant à des graphiques et à des chiffres censés contredire ses thèses économiques. À cette occasion, il est accusé par le journal de gauche Fakir d’utiliser des chiffres mensongers. Le 26 janvier 2012, il reçoit dans la même émission, François Hollande, alors candidat à la présidence. En mai 2012, il devient éditorialiste occasionnel dans l’hebdomadaire Le Point. En juin 2012, il quitte ses fonctions au sein de BFM Business et de BFMTV pour devenir rédacteur en chef du service France au sein de la rédaction de France 2.

En septembre 2012, il publie un nouveau livre, Qui va payer la crise ? (Fayard) dans lequel il fait notamment le constat d’un choc générationnel entre jeunes et vieux du fait de la crise. L’année suivante, en septembre 2013, il publie un nouvel ouvrage, La Fin de la mondialisation, dans lequel il fait le constat de l’échec du libre-échange globalisé et prône le retour à un protectionnisme raisonné. En octobre 2013, un article du Monde diplomatique, reproduit sur le site web d’analyse des médias Acrimed, vise nommément François Lenglet, considéré comme un imposteur, maniant les chiffres de manière partisane. Par ailleurs, depuis septembre 2013, il anime une chronique économique quotidienne à 8h15 sur RTL. Récemment, il s’est positionné en faveur de l’assouplissement de la législation sur le travail dominical.

[...]

IL L’A DIT

« On nous dit que c’est impossible de sortir de l’euro, c’est évidemment des bêtises, c’est des problèmes techniques, rappelons qu’il n’y a pas si longtemps, il y a des pays comme la Tchécoslovaquie qui se sont séparés, chacun des pays a préparé une nouvelle monnaie, l’histoire monétaire est jonchée d’unions monétaires qui se font et qui se défont et s’est probablement voir dans les années qui viennent ! »

BFM Business, 1er novembre 2011

Lire l’intégralité de l’article sur ojim.fr

 


 

François Lenglet en 2017 :

 

 

Voir aussi, sur E&R :

Les enjeux économiques de l’élection,
chez Kontre Kulture :

 






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32 Commentaires

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  • Lenglet perdrait toutes ses places s’il militait pour MLP, ce sont les sionistes qui paient . Sa femme a dû lui dire : " Pense à nos quatre enfants, ne dérape pas, et je ne veux pas t’entretenir jusqu’à la fin de tes jours ! "

     

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  • Lenglet était pour le BREXIT, non ?

     

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  • #1717693

    Il a la capacité de se retourner. Confiance ; il soutiendra très activement le moment venu la politique de récupération des souverainetés que Marine conduira lorsqu’elle sera au pouvoir dans le respects des partenaires et voisins et du peuple français. Pas l’ombre d’un doute. Déjà en matière de politique de souveraineté monétaire on peut dire qu’au moins une avancée a été faite ce soir : le Lenglet a été démonétisé !

     

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  • #1717702

    François l’anglais ! t’es cramé, on sait pour qui tu roules.

    Ce type a passé sa vie à faire la girouette, de journaux en télévision, à offrir sa servitude - ses services - aux plus offrants.

    Influence-t-il les idées économiques des petites gens ou ressemble-t-il davantage à un mannequin en plastique que l’on pavane au journal télévisé pour donner un semblant de crédit et de justification à la propagande ?
    Il est clair qu’il fait partie du décor - lui et ses courbes statistiques foireuses -, une sorte d’ornement journalistique, un détail sans importance ni valeur intrinsèque telle une mauvaise musique de film qui ne serait là que pour suivre et accompagner l’action qui se déroule à l’écran. Car lui et son comparse pujadas, les cacatoès du 20h, font bien la pair et incarnent à eux seuls le psittacisme du journalisme officiel et subventionné.

     

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  • C’est ce qui s’appelle "reculer pour mieux sauter"...

    Le nationalisme doit être à l’avant-garde de la création d’une monnaie commune mondiale entre les nations et non pas exclusivement européenne !

    L’européisme c’est la guerre d’un point de vue ONUsien...

    La relativité restreinte européenne doit s’ouvrir sur la relativité générale mondiale !
    Il faut faire barrage au repli sur soi macroniste !

    L’Europe n’existe pas car il n’y a pas de langue commune en Europe.
    Et pour qu’il y est une langue commune en Europe, il faudrait obligatoirement passer par la guerre...
    Or la diversité culturelle européenne favorise le dépaysement touristique, pilier de l’économie...

    Bref !
    L’euro est une invention à vocation guerrière sur le plan linguistique et culturel...
    Et c’est contre-productif sur le plan économique (tourisme, richesse culturelle européenne...)...
    Une pure merde quoi !...

    À quoi bon visiter l’Europe maintenant ?
    De partout, même monnaie, même Mac Do, même architecture bureaucratique sans âme...

    De la diversité ethnique source de tensions au sein d’une uniformisation culturelle déshumanisée : c’était ça le projet européen de De Gaulles au départ ?!

    Tout ça, au final, pour pouvoir aller aux putes dans chaque capitale sans avoir à passer au change avant, non mais quelle misère...

    Les anglais se sont barrés...
    Tu m’étonnes !

     

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  • Il faut bouter Langlet hors de France (2)

     

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  • #1717788
    Le 3 mai à 16:30 par mondialisto-sceptique
    Qui est François Lenglet, journaliste "économiste" à France 2 ?

    Boutons Lenglet hors de France 2 !

     

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  • C’est la dame pipi chez RTL A2 etc... si tu capte rien en économie, avec lenglet, pas grave, t’auras toujours ton 0 moyenne. Une bonne note pour l’ocde puique t’es pas en négatif.

     

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  • #1718132

    Je ne suis pas vraiment d’accord sur le fait que Lenglet a retourné sa veste.
    C’est surtout Marine qui l’a retournée un peu même si elle est bien obligée avec NDA.

    Lenglet a posé des questions qui font sens : si elle est élue, il y aura bien une fuite des capitaux car les gens anticipant la sortie de l’euro vont placer leur argent ailleurs en attendant.

    Malheureusement Marine n’est pas très forte techniquement en économie (et devrait prendre des cours car ces sujets sont "complexes"), du coup elle ne sait pas quoi répondre et réponds à côté.
    Elle aurait tout simplement pu répondre que ce n’est pas grave si il y a une fuite temporaire des capitaux car une fois que le nouveau franc est mis en place, les capitaux reviendront si la monnaie est stable dans le temps et ne subit pas de dévaluations successives. Si ce n’est pas le cas, par contre les gens vont garder leur argent en euro-deutsch mark.

    On ne peut pas jeter toutes les questions avec l’eau du bain sous prétexte que ces questions posent problème au projet. Sinon on fait le jeu inverse du système qui refuse lui aussi de se poser des questions. Et je ne vois rien de réjouissant à être dans un système qui interdit de se poser des questions pertinentes, quel qu’il soit.

    Après je n’ai pas suivi tout le débat. Je pense que Philippot est généralement plus calé techniquement. Mais le problème c’est que la sortie de l’euro crée de l’incertitude et des questions et on ne peut pas être flou sur ce sujet très important et espérer être élu. C’est clairement ce qui fait défaut actuellement pour passer le plafond de verre : être crédible et clair. L’islamisme radical est un sujet trop facile à traiter mais qui n’apporte pas de crédit.

     

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  • #1718212

    L’anglais est 10ème dan dans le retournement de veste, mais pas en karaté, malheureusement pour lui.

     

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