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Redécouvrir Michel Clouscard à l’occasion des dix ans de sa mort

Note de la rédaction

Michel Clouscard est décédé le 21 février 2009 à Gaillac. En plein mouvement des Gilets jaunes, c’est l’occasion de le relire.

À la fin des années 1970, Michel Clouscard débute une analyse des phénomènes nés du libéralisme triomphant. Sa démarche est clairement une réponse à l’absence de compréhension par le PCF (enfermé alors dans une « orthodoxie » dogmatique) de la société capitaliste en mutation. Face aux graves dérives idéologiques gauchistes de l’après Mai 68, il propose d’actualiser la théorie et la stratégie révolutionnaires en prenant en compte la mutation du système dominant.

 

Cela l’amène à déterrer les racines de ce qu’il nomme le « capitalisme de la séduction ». Il en fait le cœur de la praxis du capitalisme, c’est-à-dire l’ensemble des manœuvres de la classe dominante pour transformer les rapports sociaux et évacuer la lutte de classe de l’Histoire. Le discours de la séduction repose sur la destruction de l’Être par le paraître, de la Vérité par sa représentation, de l’Intelligence par le conditionnement. Renforçant l’exploitation et l’aliénation déjà existantes dans le capitalisme, elle détruit la conscience même des classes laborieuses.

 

Une généalogie de la transformation de la société française

Dans l’œuvre de Michel Clouscard, et surtout dans le Capitalisme de la séduction, on trouve un bilan complet de la société post-soixante-huitarde. Aymeric Monville rappelle le contexte de l’écriture de ce livre :

« À l’époque où Le Capitalisme de la séduction est sorti pour la première fois, en 1981 aux Éditions Sociales, ce décryptage du système de rituels initiatiques à cette nouvelle société (flipper, juke-box, poster, jeans, cheveux longs, hasch, moto, rock) est apparu comme un évènement. On sortait alors à peine du structuralisme et les « sciences humaines » ne semblaient s’intéresser qu’aux rituels initiatiques des seuls Bororos (passionnants au demeurant). S’il conviendrait certes d’actualiser quelque peu ces rituels, convenons que le Zeitgeist, l’inconscient collectif n’a, quant à lui, pas changé. La gamme de « l’innocence contestataire » s’est tout au plus étoffée ».

Par cet exercice d’anthropologie des mœurs, il montre que les postures de pseudo-rebelles des enfants de la bourgeoisie devaient être comprises dans un système global. Elles sont des rites d’initiation à la société de consommation que le « libéralisme libertaire » aura mis en place pour assurer la reproduction du modèle capitaliste. Je dois désirer ce que tous désirent, la normalité passant par l’intégration des fausses valeurs de la société marchande.

Michel Clouscard fait remonter au Plan Marshall l’origine du capitalisme de la séduction. Ce plan d’aide à la reconstruction fut un « cadeau » fait par la force économique des États-Unis à l’Europe au début de la Guerre froide. La France, après le Grande-Bretagne, fut le principal bénéficiaire de cette manne nullement désintéressée.

La pénétration du modèle américain fut le début de la mort de la vieille société traditionnelle française. Paysannes comme ouvrières, les classes laborieuses mettaient en application des valeurs d’économie et de rigueur, bases d’une forte conscience communautaire, « l’alliance d’une éthique de la nécessité et d’une morale de l’économie ». Mais l’ouverture au modèle économique et culturel américain allait submerger cette société avec la complicité de notre bourgeoisie nationale. Michel Clouscard n’idéalise pas cette société de la nécessité pour autant, mais il pense que le socialisme pourrait en recevoir des valeurs en héritage.

La conquête de la conscience française fut donc rapide, la société de consommation impliquant la disparition des valeurs traditionnelles. Elles furent remplacées par la frivolité et le mercantilisme. À partir des années 1960, ce modèle culturel de la consommation ludique, libidinale, marginale tend à devenir le modèle des éléments qui étaient les moins impliqués dans la vie de la société traditionnelle : les jeunes et les femmes. Il est à noter que ce n’est pas un anti-jeunisme ou une misogynie latente qui amène Michel Clouscard à faire ce constat, mais une étude des structures sociales de l’époque et du processus de production.

Au contraire, il est véritablement féroce avec une nouvelle catégorie que fait naitre le capitalisme : les métiers non productifs parasitaires (large catégorie allant des faux artistes de « l’art moderne » aux intellos vendus au système, en passant par les publicitaires et autres dealers).

 

Le règne de la bête sauvage

Avec Mai 1968, la culture de la séduction, jusque là sélective et marginale, va tendre à recouvrir la société globale. Le sociologue évoque alors le rôle du libéralisme libertaire pour faire sauter les derniers verrous moraux et culturels au raz de marée capitaliste.

« Le « libéralisme libertaire » selon Clouscard n’est pas libertaire pour tous et tout le temps. C’est au contraire une stratégie qui permet l’engendrement réciproque du permissif et du répressif, la mise en place d’un système qui se présente, comme dit Clouscard, avec cette exhaustivité elliptique que nous retrouvons souvent sous sa plume, comme « permissif sur le consommateur et répressif sur le producteur. » (A. Monville)

En apparence, le capitalisme est le système qui offre le plus de chance d’assouvir ses moindres passions. Les pulsions de tous ordres sont exaltées par l’idéologie du toujours plus. Désormais, dans le champ de la marchandise, tout désir doit être satisfait immédiatement sur le mode du besoin, dans la possession. Le désir est rebattu au niveau des besoins vitaux. Nous existons en fonction de ce que nous consommons et non à travers de ce que nous construisons de nous-mêmes. L’expérience du rapport à l’autre est enfermée dans le désir de posséder les mêmes attributs de la réussite et de la performance individuelle. La dynamique du désir est manipulée au service du développement du capital.

Ce processus social vise à l’atomisation du corps social, qui serait la fin de la Politique et la totale disponibilité au marché du désir. « La Bête sauvage, débridée et insatiable, c’est l’image choisie par Hegel pour désigner la société civile lorsqu’elle n’est plus qu’un marché, lorsque se réalise l’hégémonie du libéralisme (ou néo-libéralisme) » écrivait Michel Clouscard. « Alors, le conditionnement capitaliste devient tout-puissant… ».

Les classes sociales doivent connaître une rupture avec leur origine, avec la culture historique de leur engendrement. Cette rupture doit tendre à devenir oubli. Ainsi apparaît une disponibilité croissante à d’autres valeurs et permet l’intégration au système. La négation de la réalité de la lutte de classe est la priorité du capitalisme, elle permet de nier les conséquences négatives de sa domination.

Le capitalisme aboutit « au pourrissement de l’Histoire ». Michel Clouscard remarque que « la crise est devenue une stratégie de gestion de la crise ». La société est parfaitement figée et bloquée, « plus c’est pourri, mieux ça tient ! Le pourrissement de l’Histoire est cet enlisement qui n’autorise plus aucun élan ». La société tombe dans la dépression et l’individu se referme sur lui-même. « Tout est permis, mais rien n’est possible. À la permissivité de la consommation de masse, succède la dure réalité de l’interdit de la crise » écrit-il quand débutent les « Trente calamiteuses ».

 

 

 

L’amour fou contre tous les simulacres du capitalisme

Comment sortir de cette situation bloquée ? Michel Clouscard répond qu’il est nécessaire de revenir aux fondamentaux. À la fin de sa vie, il réaffirme l’importance de refonder un destin collectif.

« C’est l’organique en temps que tel de ce corps social que je défends. C’est la substance de l’État. Il appartient à l’histoire et non à je ne sais quel instinct de survie inspiré de la nature, qu’un intérêt collectif transcende les divisions locales face à un péril extérieur commun. (…) Il s’agissait déjà de combattre le péril mortel engendré par la collaboration de la réaction intérieure et de l’impérialisme extérieur ».

Face à la mondialisation du capital, il affirme la nécessité de l’idée de Nation dans un sens clairement révolutionnaire :

« L’État a été l’instance super-structurale de la répression capitaliste. C’est pourquoi Marx le dénonce. Mais aujourd’hui, avec la mondialisation, le renversement est total. Alors que l’État-Nation a pu être le moyen d’oppression d’une classe par une autre, il devient le moyen de résister à la mondialisation. C’est un jeu dialectique ».

Il avait aussi entrepris de répondre au Capitalisme de la séduction par une notion bien plus forte. Son Traité de l’Amour Fou aborde longuement le mythe de Tristan et Yseult. Dans ses versions médiévales et wagnériennes, il serait une réponse au mal qui dévore notre société. Pour lui, l’interprétation du mythe ne fait que reprendre la conception platonicienne de l’amour. La réminiscence platonicienne – celle de l’unité perdue, la réconciliation des contraires – n’est aussi que le support, le moyen de la prospective, du cheminement vers le couple, la reconnaissance de l’Autre. L’amour est fait, de ces doux moments qui ne peuvent être dissociés : rétrospection et prospection, attachement au passé et quête de l’avenir, fixation et recherche.

L’effervescence du désir qui ne conduit que vers la frustration n’est pas l’amour. Cela n’est qu’un simulacre d’âmes rongées par l’esprit de l’époque. Une quête vers le vide qui ne mène qu’à la dépression.

Michel Clouscard revient sur l’importance de ce double ancrage dans l’idéal et la réalité qu’offre l’Amour. Dans la mythologie grecque, « Amour visite Aphrodite le jour et passe la nuit avec Psyché. Partage de la chair et de l’âme : la structure. Le libéralisme libertaire bafoue ce qui fait la conscience humaine, son débat intime, sa liberté. La consommation transgression a effacé la Psyché. Je propose comme fondation progressiste la conjugalité et la Psyché. Ce sont les deux amours de l’homme, son déchirement, la double poursuite de l’Éternel Féminin ».

 

 

 

Qui était Michel Clouscard ?

Il est né, en 1928, dans une famille paysanne très modeste du Tarn. « Il cristallise le parcours d’un monde ouvrier qui, en s’emparant des moyens d’expression intellectuels, accède à la conscience pour soi » écrivait Aymeric Monville, qui poursuit la réédition de ses principaux livres aux éditions Delga.

Après des études de philosophie (son directeur de thèse fut Henri Lefebvre), il devient professeur de sociologie à l’université de Poitiers de 1975 à 1990. Dès le début des années 70, Michel Clouscard développe une critique du capitalisme « libéral-libertaire » et de la social-démocratie. Il propose de dé-dogmatiser le marxisme, mais sans abandonner le travail théorique de Marx :

« Il faut actualiser le schéma sociologique de la lutte des classes, reconstituer les termes de l’oppression économique des travailleurs dans le contexte du mode de production de série, analyser les médiations anthropologiques et politico-culturelles du passage de la valeur d’usage à la valeur d’échange, établir l’initiation mondaine à la civilisation capitaliste, récuser le subjectivisme théorique ou l’économisme pour permettre l’analyse conjointe du marché du désir et de la nouvelle exploitation ».

Proche du Parti Communiste Français, il refusera son orientation réformiste de manière radicale :

« Il faut changer de stratégie et de philosophie. Ne plus singer le PS et la troisième voie. Il faut se faire le mainteneur, proposer le sérieux. C’est ce que les gens attendent. Quand je les ai vus faire la fiesta au Comité central (Prada et autres), j’ai trouvé cela dérisoire. Le communisme, c’est prendre en charge le malheur du monde, et sans pathos. On n’est pas là pour la convivialité. Pour ça il y a Jack Lang. Ce qu’il faut, c’est retrouver la praxis. Il faut refaire un monde où “l’action serait la sœur du rêve”, pour citer Baudelaire. Il faut allier Prométhée et Psyché. Les adversaires du marxisme ont mis la main sur la psyché ; il faut leur reprendre ».

Retiré à Gaillac, Michel Clouscard est décédé le 21 février 2009.

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34 Commentaires

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  • merci pour cet article

    certains parlent des 30 glorieuses, pour ma part j’emploie le terme des 60 merdeuses ( 1950/2010 ) ou la quantité a prit le pas sur la qualité

    exiter, calmer, canaliser, consommer

    l’ensemble est formé de deux courbes, l’une ascendante tandis que l’autre descend, elles se coupent vers 1975 , années charnières dont les représentants sont entre autres, veil, giscard, chirac et lahaie , pour ne citer qu’eux

    Ce processus social vise à l’atomisation du corps social, qui serait la fin de la Politique et la totale disponibilité au marché du désir, les droits de l’homme frustré en quelque sorte

     

  • Super, merci a tous et a toutes de recadrer le debat social et societal.Ca fait un bien..
    Nous pouvons de plus ainsi reposter les videos a nos contact encore pris dans la propagande et a qui Egalite fait encore peur.Ainsi ils ne peuvent qu etre lucides et assumer leurs idees.


  • #2151800
    le 27/02/2019 par The Médiavengers Zionist War
    Redécouvrir Michel Clouscard à l’occasion des dix ans de sa mort

    A mes yeux, un des exemples les plus parlant est représenté par les revendications LGBT d’égalité des droits qui mènent au droit à l’enfant, sous-entendu : pour être "comme tout le monde", mélange d’identification sociale et d’idéologie du désir dans ce qu’ils ont de plus déshumanisant.



  • Alors que l’État-Nation a pu être le moyen d’oppression d’une classe par une autre, il devient le moyen de résister à la mondialisation. C’est un jeu dialectique ».



    Clouscard est un peu léger sur le concept étatique ; l’état EST une structure de domination ; un peuple uni n’a pas besoin de structure de domination mais d’une structure de protection : la nation.
    Dans l’histoire, de nombreuses nations ont existé sans aucune structure étatique,(les germains, les indiens des plaines, la civilisation de l’Indus,les mongols, les celtes, etc etc ). l’anarchisme philosophique et politique a de sérieux référents historiques. Contre le mondialisme, ce n’est pas d’un état dont nous avons besoin (on en a déjà un) mais d’un territoire souverain avec des frontières et une unité organique pour le protéger : cela s’appelle une nation.

     

    • C’est sur !
      Il suffirait que sur un claquement de doigt on décide de devenir une tribu comanche (de 60 millions de tipis !) et d’un coup on aurait plus besoin d’Etat !
      Et c’est Clouscard qui est léger dans son approche des processus historiques et de leur nature dialectique...
      Abruti.
      AS.


    • vous pouvez toujours me traiter d’abruti, votre objection ne tient pas une minute, un claquement de doigt pour supprimer l’état ? personne ne le pretend. je parlais du concept d’état nation qui serait devenu un moyen de combattre le mondialisme. c’est faux : les états nation ont servi au contraire au mondialisme pour s’imposer : l’état n’a jamais été plus puissant et plus totalitaire qu’aujoud’hui, c’est l’arme ultime du capital. ce sont les peuples , les nations qui se révolteront, pas les états nation, concept vide : un état est une coquille vide, un outil de domination dont le but n’a jamais été de protéger le peuple, pas plus que de garantir une quelconque souveraineté : l’état n’a pas de volonté propre, ce n’est qu’une structure parasite de coercition, le concept d’état nation a pu historiquement être assimilé à la monarchie, un corps organique (le peuple) avec une tête(le roi):d’où la phrase de Louis XIV : l’état c’est moi. l’essence de l’état étant une personne morale et physique (on n’a jamais vu un roi trahir son pays). mais aujourd’hui ce concept est mort et enterré.


    • Abruti dans la bouche de Soral c’est affectueux ;)


  • On est effectivement dans un état catastrophique sur le plan humain, sur le plan de la pensée de l’humain, mais ça n’est pas une volonté des industriels ou des "capitalistes" ! Dans la dite "société de consommation" noyée sous les offres, tous les producteurs qui s’adressent au grand public sont bien obligés de "séduire" le consommateur. C’est de l’overkill conceptuel d’expliquer ça via un tsunami conceptuel comploto-marxiste.

    La catastrophe humaine est entièrement due à l’échec total de la pensée philosophique et religieuse, qui a quand même réussi des choses pas mal mais insuffisantes il y a longtemps avec les Grecs, avant de s’étouffer dans le judéo-christianisme. La "solution" de l’amour fou que propose Clouscard c’est pathétique, ça témoigne parfaitement de l’incapacité crasse des philosophes à penser l’humain globalement.

    sur la deuxième vidéo : René Girard grand penseur... ce type c’est l’inventeur de la jalousie. Tu prend un fait humain absolument banal, les gens se singent les uns les autres, -baahhh, vu qu’on est une variété de grands singes, alors ça c’est une découverte !- ils sont jaloux les uns des autres et le type appelle ça "compétition mimétique" et devient un grand penseur ! Pareil, absolument pathétique, en matière conceptuelle sur l’humain, le degré de connerie que peuvent atteindre les institutionnels c’est confondant !

    C’est exactement la technique qu’emploient tous les théoriciens des "sciences" humaines, prendre un fait banal et le renommer avec des termes abstraits pour faire de la gonflette pseudo-théorique.

    Faites comme moi, tapez vous un bouquin de Girard : pas de pensée claire, le type est dans la singerie hyper-référentielle du discours universitaire (il était méprisé par les académiques), il veut juste démontrer "qu’il en est". Finalement il a pu dégoter une gâche dans ce truc zarbi qu’est le collège de France peu de temps avant de mourir, on est content pour lui. (un autre dans le même genre c’est Lacan, mais il n’a rien pu avoir, c’est affreux).

     

  • (re)Lire Clouscard, c’est très bien. Mais lisez bien, et pas à travers une grille de lecture idéologique qui réduit Clouscard à la critique systématique du gauchisme. Le philosophe s’adresse à l’honnête Homme. Le chemin théorique du parcours c’est l’actualisation du matérialisme historique et dialectique, ce n’est pas gauche du capital et droite des valeurs ( financières ? ).

     

  • Bon article ! La vidéo sur le Traité de l’Amour fou est à voir et à revoir. Elle explique la pensée de Clouscard clairement, le travail pédagogique de Soral est d’un remarquable sérieux, vous pouvez vous offrir le luxe de comprendre Clouscard sans l’avoir lu, ça ne peut que donner envie d’aller plus loin et de le lire soi-même. Merci Soral et merci ER.

     

    • Effectivement il est nécessaire d’aller plus loin que cette vidéo. Lorsque l’on parle de la "chute du marxisme strictement matérialiste Engelsien" c’est lacunaire et absurde. La conception matérialiste de l’histoire est une "découverte" à proprement parlé de Marx. On ne peut opposer le "génie Hégélien" ( qui serait chez Marx et non chez Engels selon la vidéo ) au "matérialisme Engelsien", le second n’est possible que par le premier et il est dialectique. Engels reconnait le "génie Hégélien" et ses aspects révolutionnaires, pour s’en apercevoir il suffit de lire l’antidühring et son Ludwig Feuerbach.


    • @Un passant - seriez-vous en train d’enlever à Soral ce qui lui appartient ?! Son travail pédagogique permet au plus grand nombre d’accéder à la pensée de Clouscard, et si vous restez dans des débats théoriques, pas inintéressants au demeurant, vous ne pouvez pas accéder à la praxis. Il faut penser, certes, mais en termes de production aussi ...
      Revoyez la vidéo, c’est parfaitement expliqué ;-)
      Clouscard resterait chez les universitaires sans le public de Soral, or c’est bien ce public-là qui gagnerait le plus à connaître Clouscard, et à qui il s’adressait ...
      MERCI donc, à Soral et à ER.


    • @Un passant PS :
      " ... pas inintéressants, mais presque ! " ^^
      (je taquine gentiment, ça mange pas de pain et si vous avez de l’humour, qui décrocherez un petit sourire qui détendra l’atmosphère)


    • @Artemis

      Pour Clouscard la praxis c’est l’engendrement reciproque de la theorie et de la pratique justement. Comme disait Lénine sans théorie révolutionnaire point de mouvement révolutionnaire. Clouscard n’appartient en rien à soral, les deux personnages se sont nettement distingués dans leurs parcours respectifs. Contrairement à ce que vous croyez Clouscard n’est pas un produit universitaire, il est presque inconnu dans ce milieu ( dans lequel il n’existe aucun débat d’idées ) et il n’est pas tout à fait possible de travailler à son sujet au sein des universités ( cela se vérifie plus on monte dans le niveau ).
      Que vous vous intéressiez à Clouscard témoigne quelque chose de positif, mais cela ne change rien aux points que j’avais souligné et qui ne relèvent pas de la causerie scolastique.


    • @ Un passant
      "Pour Clouscard la praxis c’est l’engendrement reciproque de la theorie et de la pratique justement. Comme disait Lénine sans théorie révolutionnaire point de mouvement révolutionnaire." Je vais pas me battre pour avoir le dernier mot, je pense qu’on est d’accord : l’un ne va pas sans l’autre.
      "Clouscard n’appartient en rien à soral" si vous connaissiez aussi bien Soral que Clouscard, vous ne diriez pas ça. Perso, je les connais tous les deux, sans être experte de la pensée de l’un ni l’autre, je suis néanmoins convaincue de leur filiation idéologique, probablement parce-que n’étant encartée ni à droite ni à gauche, je reste ouverte sur le débat.
      "Contrairement à ce que vous croyez Clouscard n’est pas un produit universitaire" j’ai pris le mot "universitaire" au sens large. Les gens qui ont accès à Clouscard relèvent d’une certaine catégorie sociologique. Il faut bien admettre qu’à part le Capitalisme de la Séduction, Clouscard est illisible pour la majorité des gens qui n’ont pas un certain bagage intellectuel. Le génie de Soral, aura été de le mettre à la portée de ceux à qui il s’adressait. Cela dit oui, je le sais bien, Clouscard fut toute sa vie méprisé au sein des universités. ... C’est logique même.
      "Que vous vous intéressiez à Clouscard témoigne quelque chose de positif" (là c’est moi qui souris) "mais cela ne change rien aux points que j’avais souligné et qui ne relèvent pas de la causerie scolastique" : je crains ici précisément, de ne pas être d’accord. Tout est relatif, et croyez-bien que pour les petits salariés / patrons etc. savoir si Engels était ou n’était pas, plus ou moins que Marx, hégélien - je schématise - c’est à 1000 lieux de leurs préoccupations. Ce qui n’enlève rien au débat en lui-même. Mais ça reste un discours légèrement dogmatique selon moi et ça n’enlève rien à la production de Soral. Il faut quand même rester pragmatique, lucide et honnête.


    • @Artémis

      Il ne s’agit en rien de se battre pour avoir le dernier mot, vous êtes légitime pour répondre comme je le fais : "Clouscard n’appartient en rien à soral" si vous connaissiez aussi bien Soral que Clouscard, vous ne diriez pas ça. Perso, je les connais tous les deux, sans être experte de la pensée de l’un ni l’autre, je suis néanmoins convaincue de leur filiation idéologique, probablement parce-que n’étant encartée ni à droite ni à gauche, je reste ouverte sur le débat"
      - C’est assez osé de dire cela. Clouscard a été, et est resté tout au long de sa vie un communiste ( même défenseur du parti et de la notion de dictature du prolétariat dans une lettre inédite éditée chez Delga ), c’est significatif, il n’y a pas de place pour le néo-proudhonisme réformiste et nationaliste là dedans. Vous devez aussi connaître ce qu’à écrit Soral sur Clouscard dans ses "chroniques d’avant-guerre"... ( je vous laisse le soin de relire ) et ce qu’à écrit Clouscard dans un article publié par l’Humanité au sujet du ralliement de Soral au FN : "Le pen est aux antipodes de ma pensée"

      " j’ai pris le mot "universitaire" au sens large. Les gens qui ont accès à Clouscard relèvent d’une certaine catégorie sociologique. Il faut bien admettre qu’à part le Capitalisme de la Séduction, Clouscard est illisible pour la majorité des gens qui n’ont pas un certain bagage intellectuel."
      - Cela est surtout dû à une manière d’écrire bien particulière de l’époque, mais je vous le concède. Soral édite Clouscard, c’est tout à fait respectable, mais ce n’est pas une raison pour en déduire une filiation réelle.

      " "mais cela ne change rien aux points que j’avais souligné et qui ne relèvent pas de la causerie scolastique" : je crains ici précisément, de ne pas être d’accord. Tout est relatif, et croyez-bien que pour les petits salariés / patrons etc. savoir si Engels était ou n’était pas, plus ou moins que Marx, hégélien - je schématise - c’est à 1000 lieux de leurs préoccupations. Ce qui n’enlève rien au débat en lui-même. Mais ça reste un discours légèrement dogmatique selon moi et ça n’enlève rien à la production de Soral. Il faut quand même rester pragmatique, lucide et honnête."
      - Que le Travailleur collectif se foute qu’Engels soit plus ou moins Hégélien c’est une chose. Ne pas être d’accord sur le fait qu’Engels le soit en est une autre. Mais je crois que la classe ouvrière élargie trouve un intérêt singulier dans la redécouverte des textes révolutionnaires.


    • @ Un passant
      J’étais convaincue que nos échanges avaient une origine politicienne, au lieu d’être axés sur le fond, c’est pour ça que j’ai dit que je n’étais encartée ni à gauche ni à droite : je reste intellectuellement ouverte à toutes les réflexions logiques et viables. Les étiquettes et autres jugements de valeur modernes (gauche/droite - acceptable/ou non) ne sont pas des raisonnements, c’est le fond l’important, le reste est presque "frivole". Je ne vais donc pas m’appesantir sur le passage de Soral sur Clouscard dans les Chroniques d’Avant Guerre  : vous avez bien compris qu’il ne s’agit pas d’idéologie ... ce rappel me paraît donc un peu hypocrite. Remarquez bien : nous discutons de Clouscard sur le site de Soral, il édite ses livres, bon, on devrait, en théorie, pouvoir aller plus loin. .... Mais votre petit rappel, loin d’être pas anodin me permet d’avoir la conviction vous voulez laisser ici la trace que Clouscard n’appartient pas à Soral, comme si Clouscard était l’apanage de la sociale-démocratie, de l’extrême gauche, bref de "la gauche" bien-pensante et acceptable. Clouscard dépassait ce clivage-là, vous devriez pourtant le savoir, c’était un dialecticien.
      En vérité, il suffit simplement de les lire, l’un comme l’autre.
      - Clouscard était certes communiste mais pas trotskiste non plus. Il passait même pour stalinien. Il fut par ailleurs une époque où le PCF était anti-immigrationniste et défendait donc l’idée de la nation (voir les discours de Georges Marchais entre autres).
      - la pensée de Soral, si on ignore les provocations qu’il lui est nécessaire de faire, est clouscardienne. Mais Soral est, lui, un combattant, il attaque et se défend. De plus, son discours est tel qu’il ne peut que choquer des grilles traditionnelles de lecture du monde. Clouscard ne pouvait pas se le permettre, ce qui explique l’article "Aux Antipodes de ma pensée"
      Je suis certaine que vous avez la capacité intellectuelle de comprendre Soral, si vous vous y intéressez de bonne foi et sans grille de lecture politicienne (et non politique) - la même bonne foi qui vous permet de vous intéresser à Clouscard ... vous vous rendrez compte vous-même et naturellement, des évidentes similitudes entre les deux.
      L’existence même d’ER résulte d’une pensée dialectique. C’est évident, quand on s’y intéresse vraiment.


    • @Artémis

      o"vous voulez laisser ici la trace que Clouscard n’appartient pas à Soral, comme si Clouscard était l’apanage de la sociale-démocratie, de l’extrême gauche, bref de "la gauche" bien-pensante et acceptable. Clouscard dépassait ce clivage-là, vous devriez pourtant le savoir, c’était un dialecticien"
      - Oui effectivement Clouscard ne lui appartient pas, pas plus qu’à un autre d’ailleurs. Je n’ai pourtant jamais dis le contraire, Clouscard n’avait rien d’un bien-pensant, et cela même à l’intérieur des débats qui avaient cours au sein du pcf de l’époque. Clouscard dépasse nécessairement ce clivage, étant communiste, il n’est, au fond, partisan ni de la gauche ni de la droite du capital.
      o" . Mais Soral est, lui, un combattant, il attaque et se défend. De plus, son discours est tel qu’il ne peut que choquer des grilles traditionnelles de lecture du monde. Clouscard ne pouvait pas se le permettre, ce qui explique l’article "Aux Antipodes de ma pensée""
      - Vous dîtes cela comme si Clouscard avait eu quelconque amitié ou volonté de convergence cachée vers le fn et le pen, qui aurait pu se réaliser dans d’autres circonstances. Le pen est lui-même profondément anti-communiste, c’est un bourgeois libéral que Clouscard nommait "frustré revanchard" et faisait de lui un produit de la social-démocratie. Quid de la question du salariat, de la lutte des classes, de l’économie de marché ( bête sauvage n’est ce pas ? ), de l’aliénation, de la décrépitude et nécessaire chute du mode de production capitaliste, de la propriété privée etc.. chez Le pen ? C’est un problème de fond que de croire qu’il est possible d’allier Clouscard et Le pen, toute perspective qui souhaite réformer la "merdre" ( selon les mots de Marx ) de l’économie par la politique est contraire à la posture éminemment dialectique du marxisme révolutionnaire.
      o" la pensée de Soral, si on ignore les provocations qu’il lui est nécessaire de faire, est clouscardienne."
      - S’il l’a un jour été, il ne l’est plus depuis bien longtemps. Je sais que les "provocations" sont une des façons de faire de Soral, soit. Il en est certaines qui sont utiles pour faire émerger un débat, d’autres en revanche faussent tout et occultent le "sérieux". A une époque, Soral se posait comme communiste sans pour autant en arriver à certaines "provocations" qui hélas sont reprises par les spectateurs comme étant essentielles, cela ne l’a pas empêché d’être présent dans les débats de l’époque et d’être lu.


    • erratum : loin d’être anodin (enlevez le "pas") et j’ai oublié un "que" un peu plus loin.
      Je reviens pour vous dire que la seule différence entre les deux, c’est la posture : Clouscard fut un génie intellectuel français, qui a rejeté le combat médiatique, pour se concentrer à développer sa pensée (mais à qui ? c’est la question que je pose). Soral est d’abord et avant tout un penseur polémiste brillant, un combattant sur le terrain, qui se prend le système dans la gueule, pour ouvrir la sienne.
      Clouscard eût-il dû se battre sur les plateaux télés, c’est le destin de Soral qui l’attendait. Or Clouscard ne l’a pas fait, parce-qu’il n’était pas doué pour s’adresser directement aux forces productives, tout simplement.
      C’est aussi pour ça que je parlais de praxis. Je ne retire évidement rien à la production intellectuelle de Clouscard. Mais refuse également et catégoriquement de retirer quoi que ce soit à celle de Soral, par bonne foi intellectuelle, tout simplement.
      A toutes fins utiles : le slogan de Egalité et Réconciliation (rien que le nom ... dépassement des contradictions apparentes : to dialectique or not to dialectique ?! ^^) c’est Gauche du Travail, Droite des Valeurs. ... ça ne vous rappelle rien ?
      On dit de Soral, chez les gens de droite, qu’il est trop marxiste, trop à gauche, "baboucholâtre" car antisioniste (ou pas "anti-musulman"), et à gauche : que c’est un dangereux fasciste nationaliste. Pour moi : comme Clouscard, il dépasse ces contradictions pour proposer et offrir une solution viable, pacifique et la seule salutaire en France en 2019 : une réconciliation nationale.


    • @Artémis PS :
      o" En vérité, il suffit simplement de les lire, l’un comme l’autre."
      - J’ai lu l’essentiel du travail de Soral, dans son ouvrage de référence "comprendre l’empire", on est très loin de Clouscard. Je vous renvoie notamment, par exemple, aux passages sur le conflit Marx contre Proudhon ( je prends cet exemple parce que ce dernier est considéré comme le "saint-patron" d’ER ).
      Néanmoins, je remarque que nos échanges divergent du sujet initial sur lequel je vous avais interpellé, cela est intéressant mais je crains que parfois nous ne parlons pas tout à fait de la même chose. Ce que je dis, Soral le revendique. Il n’est pas marxiste bien qu’il en est étudié certains aspects et qu’il s’en sert parfois à des fins d’analyses politiques. Ceux qui s’intéresse réellement à Clouscard et au marxisme devraient creuser un peu plus ce qu’il en dit dans ses vidéos dont celle sur le traité de l’amour fou. J’ajoute cependant que ce parcours nous mène à mille lieux de l’idéal d’ ER et Soral.
      Enfin, s’il est un Homme qui soit relativement légitime pour parler de Clouscard, je crois que c’est dominique pagani, et son avis sur le sujet est clair.


    • @ Un passant
      Oui Paganini est doué philosophiquement, mais pas politiquement.
      Oui, nous nous éloignons du débat originel.
      Mais : il s’agit, je persiste et je signe, de praxis.
      Je vais m’arrêter là. Parce-que ce n’est pas moi, sur internet, qui vais vous faire changer d’avis. Mais je suis certaine que plus tard, vous y repenserez. Je le sais, parce-que je viens de la gauche sûre d’elle-même et bien pensante, moi aussi.


    • Et si Soral a soutenu Le Pen, c’est parce-que Le Pen défendait la Nation, qui fut abandonnée par le PCF. Robert Hue a enterré le PCF, vous souvenez-vous ?
      Soral est entièrement responsable du changement de la politique économique du FN. Elle a viré "gauche du travail" vers les années 2000-2010, ce que apparemment vous ignoriez. Le Pen était oui un libéral dans les années 80-90 mais sous l’influence de Soral, ça a changé .... C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les militants de l’ex PCF se sont retrouvés au FN. Le seul parti ouvrier tendance marxiste, c’était le FN.
      Bref .... n’est pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre.


    • @Artémis

      o"Clouscard fut un génie intellectuel français, qui a rejeté le combat médiatique, pour se concentrer à développer sa pensée (mais à qui ? c’est la question que je pose)"
      - Il n’a rien rejeté, il a été marginalisé. Dans le monde universitaire, dans le monde médiatique et au sein même de l’entourage du pcf ( il était édité, notamment pour son capitalisme de la séduction, à condition de faire des ventes...) Pour savoir à qui il s’adressait, il suffit de lire quelques textes d’entretiens : il parle au couple ouvrier-employé, et plus largement à ce qu’il appelle le travailleur collectif.
      o" Or Clouscard ne l’a pas fait, parce-qu’il n’était pas doué pour s’adresser directement aux forces productives, tout simplement."
      - Aux producteurs vous voulez dire ? Ce n’était pas non plus forcément dans ses projets d’être une figure médiatique de la provocation.
      o"A toutes fins utiles : le slogan de Egalité et Réconciliation (rien que le nom ... dépassement des contradictions apparentes : to dialectique or not to dialectique ?! ^^) c’est Gauche du Travail, Droite des Valeurs. ... ça ne vous rappelle rien ?"
      - On ne peut, sous prétexte de dialectique, faire un mélange de tout et de n’importe quoi. Gauche du travail, droite des valeurs s’annonce plus comme un conservatisme que comme un dépassement dialectique. La gauche du travail, c’est un réformisme de petit-propriétaire. La droite des valeurs, ce sont celles du catholicisme si j’ai bien compris ? On retrouve là du Maurras et du cercle proudhon. Or, la dialectique n’admet pas la restauration des fantômes du passé, de ce qui est mort et caduc.


    • @Artémis
      o" Oui Paganini est doué philosophiquement, mais pas politiquement.
      Oui, nous nous éloignons du débat originel.
      Mais : il s’agit, je persiste et je signe, de praxis"
      - je m’arrêterai là aussi, je vous sens agacée. Vous réduisez le sens vaste de la notion de praxis en "pratique de la politique". Je vous conseil les thèses sur Feuerbach et les Manuscrits de 1844.
      o"Mais je suis certaine que plus tard, vous y repenserez. Je le sais, parce-que je viens de la gauche sûre d’elle-même et bien pensante, moi aussi."
      - Le temps ne fait rien à l’affaire comme dirait l’autre.
      o" Et si Soral a soutenu Le Pen, c’est parce-que Le Pen défendait la Nation, qui fut abandonnée par le PCF. Robert Hue a enterré le PCF, vous souvenez-vous ?"
      - Ne peut-on pas imaginer une sortie du pcf par le marxisme ?
      o" Le Pen était oui un libéral dans les années 80-90 mais sous l’influence de Soral, ça a changé ...."
      - c’est précisément de cette période dont il est question. Pour le reste, c’est une économie petite-bourgeoise.
      o" Le seul parti ouvrier tendance marxiste, c’était le FN.
      Bref .... n’est pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre."
      - Vaut mieux entendre ça que d’être sourd, non ? j’ai un doute.


    • @ Un passant
      dernier petit mot pour vous glisser à l’oreille que la discussion, vous le voyez est ici possible, entre des gens d’horizons différents, à partir du moment où on est de bonne volonté - à défaut d’être de bonne foi ;-) ... j’ai ri en lisant votre "économie petite-bourgeoise" et je ne résiste pas à vous répondre : oui si j’ai bien compris votre commentaire, on peut envisager une sortie du PC par le marxisme, sur ER par exemple, en tout cas n’importe quelle sortie hors politique partisane, puisque les partis appartiennent au système, mais c’est mon avis personnel, je ne sous-estime pas ceux d’en face ... et si la sortie du marxisme par le PC est avérée ce n’est ni innocent ni anodin ... ça devrait vous interpeller.
      Oui hier j’étais agacée, parce-que vous avez du mal à sortir de votre grille de lecture partisane et politicienne. Ce qui n’enlève rien à certaines de vos remarques, mais je n’ai pas assez de connaissances philosophiques pour pérorer sur Engels ou la praxis, je n’en sais que ce que j’ai lu et je peux me tromper. Vous voyez, là, c’est de la bonne foi ;-) Quand j’aurai le temps, j’approfondirai. Et là, de la bonne volonté ;-)
      Je vois que vous avez survécu à la discussion avec une soralienne, c’est déjà pas mal ;-) un peu de courage intellectuel et ... qui sait.
      En attendant, je te salue camarade, en m’octroyant le droit de te tutoyer. Le temps ne fait à l’affaire c’est sûr (j’adore Brassens) mais il est un allié de taille aux esprits sincères et aux cœurs généreux. Je lirai ta réponse, si réponse il y a, mais je n’irai pas plus loin. Demain, y’a école et la vie suit son cours.


    • @Artémis

      Sur ces mots s’achève notre discussion. Je te salue à mon tour, camarade. Peut être un jour serons nous côtes à côtes dans les futurs batailles qui s’annoncent. D’ici là, je te souhaite de faire bon chemin. Je suis persuadé qu’il te mènera, chez ER ou ailleurs, dans le sens de la lutte pour l’émancipation humaine.

      ps : Effectivement nous avons pu discuter librement dans cet espace commentaire, et bien que tu me vois comme le tenant d’une ’doctrine politicienne dogmatique’ ( un quasi-stalinien ! ), tu as accepté le dialogue. Preuve de la possibilité de la bonne entente et du respect mutuel, et de ta bonne foi en effet.


  • Perversion de l’idéal des humanités par la bourgeoisie des Lumières de Gôche :
    « Chevènement critique sévèrement la tournée de Hollande dans les lycées »

    « Dimanche, François Hollande avait proposé aux lycéens de venir à leur rencontre "dans les deux mois qui viennent" pour leur parler d’Europe, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. Deux rencontres ont déjà eu lieu, à Vierzon (Cher) et Nancy, avant Dreux (Eure-et-Loire) lundi. […] Je souhaiterais savoir si le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a été saisi d’une demande de la part de l’ancien président avant que celui-ci n’entreprenne la tournée des lycées, qu’il a annoncée à la veille de la campagne électorale" pour les européennes de mai, a déclaré auprès de l’AFP le candidat malheureux à la présidentielle de 2002. "Pour ma part, je considère qu’il s’agit d’une grave atteinte à la laïcité", a-t-il poursuivi.
    "La laïcité veut que des hommes politiques ne soient pas invités à s’exprimer dans l’école publique sur des sujets qui font l’objet d’une campagne électorale", a encore fait valoir Jean-Pierre Chevènement, "sinon Mme Le Pen en ferait autant". "C’est un scandale, un dévoiement" ».

    https://www.parismatch.com/Actu/Pol...

    Quand les humanités parlaient :
    - d’éducation de qualité notamment avec Rabelais ;
    - de liberté de conscience face à la religion ;
    Bref de belles idées positives, optimistes avec l’UE et Flamby pour le vendre, je me demande si l’oligarchie ne souhaite pas accélérer la chute de ce truc mortifère pour les peuples et les nations.

    Flamby est l’incarnation de ce dévoiement total : il se soumet à tout pour du pognon, il rampe sans cesse comme il a rampé devant Leonarda et Théo j’ai mal au cul.


  • ...beaucoup d’émotion chez Alain Soral comme s’il parlait de son Père...quand la recherche de la perfection nous fait pardonner les dérives.

    Sur la bête sauvage - Texte d’une grande qualité cadré par un vocabulaire d’un authentique Philosophe - d’une vérité choquante car prémonitoire. Clouscard avait tout compris des sociétés ’’libérales’’ avant l’heure...

    Faut-il être marxiste pour comprendre le monde ?


  • Merci à E&R qui me l’aura fait connaître. C’est à jamais mon idéal de pensées.


  • Beaucoup de masturbations intellectuelles dans les commentaires, enfin, tant que le plaisir est bout. Je ne connaissais pas MC il y a quelques annees et personne n’en parle sauf le frere d’Agnes Soral. Donc rendons a Cesar ce qui appartient a Vercingetorix. Aujourd’hui c’est vraiment un auteur qui meriterait d’etre connu au dela de nos frontieres


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