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Clefs de lecture #2 – Questions/Réponses autour du Traité de l’amour fou de Michel Clouscard

Note de la rédaction

Une émission diffusée en exclusivité sur ERFM le 3 août 2018.

L’atelier Clefs de lecture a pour vocation de fournir une aide à ceux qui ont des difficultés à lire. L’objectif est de choisir une œuvre connotée « dissidence » et réputée ardue afin de l’étudier sur plusieurs séances. Le principe est d’aider à la compréhension de textes obscurs en donnant des clefs de compréhension afin de déverrouiller le texte.

Cette émission d’ERFM est produite en collaboration avec la section Île-de-France d’Égalité & Réconciliation.

 

Cet épisode est une séance de questions/réponses autour du Traité de l’amour fou de Michel Clouscard.

 

Pour écouter l’émission en podcast, rendez-vous sur le site d’ERFM !

 

Clefs de lecture, sur ERFM :

Lire l’indispensable Michel Clouscard grâce à Kontre Kulture :

 






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2 Commentaires

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  • " Il faut toujours penser nécessité politique, nécessité économique, en terme marxiste ". C’est un aveu clair des prémices et objectifs du marxisme, soutien idéologique de cette société " progressiste ". Mais parlons-nous du politique ou de la politique ? L’argent et l’arrivisme, cela me parait réducteur et non premier. Cela évacue encore et toujours l’idée de dieu (brahman, l’inconnaissable) et de l’ordre du monde (dharma, la loi) qui sont les fondements du monde traditionnel. Pas étonnant que l’on retrouve cette haine de la religion et du religieux dans les grandes luttes de pouvoir du capitaliste dictatorial. On s’aperçoit aussi de cette supercherie gauchiste qui tente de pervertir les spiritualités en les adaptant au gout du jour, de la consommation, de la jouissance, de l’individualisme, de la perversité.

    Pensez-vous que l’Orient ou l’Asie " pensent " comme l’occident (faux occident et Amérique judaïsée, terre promise fantasmée, réveillez-vous !) et doivent " changer ", (le changement marxiste c’est maintenant ) parce que c’est inéluctable ? Il y a des cycles au temps et nous sommes dans le plus difficile et final, l’âge de fer, des conflits. Si le marxisme explique la politique et l’économique, il ne détermine pas la marche du monde.
    J.I.

     

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  • Ca c’est sûr, avoir beaucoup de capital ça donne accès à beaucoup d’amour au sens Eros. C’est-à-dire le sexe, la passion amoureuse... l’amour est toujours tarifé, ça personne n’y coupe. Michel Clouscard démontre que l’amour-fou (l’amour « substance », sentimental) et l’idéologie libertaire (le sexe sans entraves, etc. ) sont les deux faces complémentaires de l’idéologie bourgeoise. L’auteur s’appuie sur le mythe de Tristan et Yseult justement pour dépasser cette contradiction : par exemple, dans un passage les deux amoureux fuient dans la forêt pour vivre « d’amour et d’eau fraîche », comme on dit. Mais bien sûr, comme c’est quasi-impossible (et qu’en plus ils s’ennuient ferme tout seuls dans les bois), ils finissent par revenir discrètement à la civilisation. C’est quand ils abandonnent leurs petites illusions et qu’ils acceptent la réalité qu’ils accèdent enfin à l’amour universel, la charité (le livre utilise également le terme Agapè). C’est la conscience du réel et de la nécessité qui permet d’aimer les autres : en effet puisque tout le monde est soumis aux mêmes nécessités, on peut s’identifier aux autres et les considérer comme ses semblables.

    L’amour-fou n’est donc pas un « opium », et surtout très loin de la mièvrerie romantique qu’on nous vend sans cesse. Selon l’auteur, le mythe de Tristan et Yseult préfigure la société sans classes. Celle-ci est rien de moins que la réalisation concrète d’Agapè, la charité chrétienne : Il s’agit de rétablir l’équilibre capital/travail : consommation et production. Si tout le monde assume le « principe de réalité » et sa part de travail productif, cela permettra du même coup la reconnaissance intersubjective (les deux sont liés).

     

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