Egalité et Réconciliation
https://www.egaliteetreconciliation.fr/
 
A A A
imprimer

Réflexions générales sur le concept d’Eurasie

Par Robert Streukers

Conférence préparée pour une rencontre eurasiste à Marseille, le 12 juillet 2014, présentée lors des « Rencontres eurasistes » de Bruxelles, le 18 octobre 2014.

 

Quand on parle d’eurasisme actuellement, on a tendance à y voir une sorte d’ersatz des idéologies défuntes, qui devrait incessamment en prendre le relais, comme le voulaient par ailleurs les eurasistes des années 20 et 30, dont les démarches ont été analysées avec minutie par le Professeur Marlène Laruelle [1]. Celle-ci démontre le caractère éminemment russe de la démarche eurasiste des années 20 et 30. Par conséquent, si l’Europe, le sous-continent indien, la Chine et d’autres puissances d’Asie centrale ou d’Asie orientale adoptent une stratégie « eurasienne » ou « eurasiste », le concept d’un eurasisme nouveau, conforme aux aspirations de l’Europe ou de ces autres puissances petites ou grandes, doit certes garder son noyau théorique russe, vu la qualité des arguments développés par les eurasistes de l’émigration russe de Berlin, Prague, Bruxelles et Paris entre 1920 et 1940, mais il doit aussi être élargi pour en faire la pratique naturelle des puissances du BRICS et donner corps à la géopolitique pragmatique suggérée à tous par le président kazakh Nazarbaïev, qui assure aujourd’hui les destinées de l’État le plus central de la masse continentale eurasienne, du « Heartland » tel qu’il fut théorisé par Sir Halford John Mackinder en 1904.

Les Chinois et les Japonais (la filière géopolitique « mandchoue » de l’école dite de Tokyo, inspirée par les thèses grandes-continentales de Karl Haushofer) apporteront certainement leur pierre au nouvel édifice et la tâche de futures « rencontres eurasistes » pourraient fort bien être d’illustrer et de commenter des travaux réalisés à l’autre extrémité de la masse continentale eurasienne car la raison pragmatique nous induit tout naturellement à penser que l’avenir de l’Extrême-Orient aurait bien sûr tout à gagner d’un apaisement des tensions récentes entre la Chine et le Japon et à une réactivation des projets d’une grande « sphère de coprospérité est-asiatique » (Daitoa Kyoeiken), théorisés immédiatement avant la Seconde Guerre mondiale par le Prince Konoe, par le ministre japonais des Affaires étrangères Matsuoka Yosuke et par le géopolitologue Sato Hiroshi (qui parlait également d’une « sphère de coprospérité des mers du Sud ») [2]. Sato Hiroshi se réclamait de Haushofer dans la mesure où celui-ci estimait dans ses écrits que le Japon avait pour mission historique de contrôler les espaces de la « zone des moussons », dont la géopolitique américaine d’aujourd’hui reparle d’ailleurs avec grande précision, formulant un projet de contrôle serré de cette zone au départ de bases situées dans l’océan Indien pour que Washington hérite définitivement, ou du moins durablement, des atouts que possédait l’Empire britannique jusqu’en 1947, année où les deux puissances rivales du sous-continent indien ont acquis leur indépendance [3].

 

De Krymski a Beckwith

Pour nous Européens de l’Extrême-Occident de la masse continentale eurasienne, une théorie eurasiste n’est possible qu’à la condition d’intégrer dans toute démarche politique ou diplomatique future et « eurasienne » le fait archéologique et linguistique indo-européen, comme l’admettait aussi un historien russe pré-eurasiste mais indo-européanisant du XIXème siècle, Agafangel Efrimovitch Krymski (1871-1942). En effet, avant la ruée des cosaques du Tsar vers le Pacifique, à partir de la fin du XVIème siècle, les peuples européens n’ont connu de projection vers le centre de la masse eurasienne qu’à l’époque de la conquête de ces vastes espaces steppiques par des peuples cavaliers proto-iraniens, comme le démontre avec une remarquable érudition le Professeur Christopher I. Beckwith [4] qui voit l’idéal politico-religieux le plus emblématique des peuples d’Eurasie formulé implicitement dès l’époque axiale de cette première migration vers le centre de l’Asie, vers les hauts plateaux iraniens puis vers la Chine (au-delà de la Dzoungarie), migration portée par des guerriers montés sur chars, aventureux, regroupés en « comitatus » autour d’un « prince » énergique, fondateur de structures politiques solides, figure charismatique qu’il faut imiter et reproduire sans cesse pour la gloire du peuple ou de la lignée dont on est issu. Pour Beckwith, l’idée eurasienne, l’idée seule capable de donner vigueur aux « empires de la Route de la soie » et des périphéries que Mackinder nommaient les « rimlands », est directement issue de ces premières vagues de la diaspora indo-européenne en Asie centrale, en Iran (y compris dans le royaume moyen-oriental de Mitanni) et au-delà de l’Indus dans le sous-continent indien, sous l’impulsion de la caste des kshatryas.

Pour Beckwith, ce modèle est certes d’origine européenne, se manifeste pour la première fois chez ces Proto-Iraniens, mais il a été repris successivement par tous les fondateurs d’empires de cette très vaste région, qu’ils aient été européens, huns, turcs, mongols, mandchous, etc. Tout théoricien ouest-européen d’un eurasisme nouveau doit donc intégrer ce fait protohistorique de la diaspora indo-européenne (ou proto-iranienne) dans ses réflexions (géo)-politiques, savoir qu’elle a un droit d’aînesse sur le plan axiologique, les ressacs qui ont suivi cette première expansion proto-iranienne, à partir des invasions hunniques ayant acculé l’Europe dans le cul-de-sac de la péninsule européenne, entre Mer Noire et Atlantique (res nullius à l’époque).

 

L’Europe-cul-de-sac

Aucune perspective géopolitique valable ne peut vouloir ce statut médiocre d’isolé en cul-de-sac, où semblent aujourd’hui se complaire les eurocrates, animés par des idéologies boiteuses, amnésiques, méprisables qui font dire à l’écrivain russe contemporain Edouard Limonov que l’Europe occidentale est devenue un « Grand Hospice ». Déjà au XIIème siècle, l’érudit anglais Guillaume de Malmesbury justifiait les Croisades non pas par le désir pathologique de faire la guerre à ses voisins mais de sortir de ce cul-de-sac pour récupérer les ports d’accès aux routes de la soie, pour ne pas mariner dans un isolement qui conduit à l’implosion, ce que confirme par ailleurs la grande spécialiste allemande contemporaine de l’histoire d’Arménie, Tessa Hofmann [5], quand elle évoque les royaumes arméniens de Cilicie aux XIIIème et XIVème siècles. Après avoir reçu l’amical aval du grand empereur Frédéric I Barberousse, ceux-ci branchaient, via les éléments croisés qui structuraient et protégeaient la région, l’Europe occidentale du Moyen Âge sur le commerce d’Asie, première tentative de rompre l’encerclement, l’enclavement, qui étouffait l’Europe en occupant durablement la région d’Antioche, en tenant à distance les éléments seldjouks qui prétendaient couper les communications. Les Arméniens du « comté d’Edesse » ont initié les caravaniers italiens aux routes de la Soie : c’est au départ des ports ciliciens, aux mains des Arméniens et des Croisés, que Nicola et Marco Polo entreprendront leurs voyages vers les immensités asiatiques ou vers la Cour du Grand Khan.

Lire la suite de l’article sur robertsteuckers.blogspot.be

Notes

[1] Marlène LARUELLE, L’idéologie eurasiste russe ou comment penser l’empire, L’Harmattan, Paris, 1999.

[2] Christian W. SPANG, Karl Haushofer und Japan – Die Rezeption seiner geopolitischen Theorien in der deutschen und japanischen Politik, Iudicium Verlag, München, 2013.

[3] Robert KAPLAN, Monsoon – The Indian Ocean and the Future of American Power, Random House, New York, 2011.

[4] Christopher I. BECKWITH, Empires of the Silk Road – A History of Central Eurasia from the Bronze Age to the Present, Princeton University Press, Princeton, 2009.

[5] Tessa HOFMANN, Annäherung an Armenien – Geschichte und Gegenwart, Verlag C. H. Beck, München, 1997-2006.

Voir aussi, sur E&R :

Approfondir le sujet avec Kontre Kulture :

 



Article ancien.
Les commentaires sont désactivés



Alerter

20 Commentaires

AVERTISSEMENT !

Eu égard au climat délétère actuel, nous ne validerons plus aucun commentaire ne respectant pas de manière stricte la charte E&R :

- Aucun message à caractère raciste ou contrevenant à la loi
- Aucun appel à la violence ou à la haine, ni d'insultes
- Commentaire rédigé en bon français et sans fautes d'orthographe

Quoi qu'il advienne, les modérateurs n'auront en aucune manière à justifier leurs décisions.

Tous les commentaires appartiennent à leurs auteurs respectifs et ne sauraient engager la responsabilité de l'association Egalité & Réconciliation ou ses représentants.

  • #1125388

    L’Eurasie est une fumisterie ! comme si nous n’avions qu’une alternative : l’Est ou l’Ouest...
    Je regrette mais je ne veux ni de l’un ni de l’autre : dans les deux cas, il s’agit de piquer les techniques de pointe du vieux continent ...

     

    • #1125683

      L’eurasisme n’est pas une fumisterie mais une construction idéologique à l’image du socialisme, communisme, de la construction européenne, la théorie du choc des civilisations...et de ce fait la plus grande prudence s’impose !


    • #1125924

      L’Eurasisme authentique, n’est pas q’une simple idéologie économique et politique, c’est un ordre initiatique organique supra-national - sans être pour autant anti national, contrairement à ce que dit Pierre Hillard - dont le but est l’instauration d’un empire spirituel total en directe opposition à l’empire du non être Atlantiste.

      L’Eurasie est actuellement notre seul gage de la renaissance d’un monde multipolaire après la défaite de l’anti civilisation de l’écran décadente et la victoire de la communauté originelle, organique et primordiale.

      Pour comparer à la ligne E&R actuelle :

      Si,

      Comprendre l’empire Atlantiste c’est : Demain le nouvel ordre mondial par la révolte des nations.

      alors,

      Comprendre l’empire Eurasien c’est : Après demain la gouvernance globale civilisationnelle contre la révolte des nations embourgeoisées.


    • #1126408

      à Unamimusulman....

      Tu t’en donnes du mal à expliquer et justifier l’Eurasisme..
      Dès que ça finit en -isme, je me méfie, pas toi ? la Russie est aussi éprise de modernisme et d’américanisme que les autres nations. La seule différence, c’est que les Russes voudraient les avantages du système sans les inconvénients, voilà tout !
      En somme, Poutine voudrait commander et non obéir, c’est normal, mais ce n’est pas pour autant qu’il nous faille nous jeter dans ses bras...


    • #1129818

      @par la pythie

      Tous les -ismes ne se valent pas...mais je ne m’en méfie pas, je les étudie un à un et les compare.

      Oui, la Russie moderne (surtout par son complexe militaro-industriel) existe, et le peuple russe vit - comme tous les autres peuples - en cohérence avec son temps historique, mais c’est aussi celui qui réalise - peu être plus que tous les autres peuples occidentaux - les limites, incohérences et dangers du turbo-capitalisme ultra-libéral nihiliste.

      Non, la Russie de Poutine n’est pas moderniste encore moins américaniste :

      Poutine : "C’est le christianisme qui a fait de la Russie une grande puissance"

      https://www.youtube.com/watch?v=JSL...

      Pour finir,

      L’Eurasie ce n’est pas la Russie et l’eurasisme ce n’est pas se jeter dans les bras de Poutine, mais plutôt s’accrocher à sa main tendue pour se libérer des tentacules du Léviathan atlantiste.


  • Excellent et très charpenté, mais sur le fond il faut admettre qu’une ruée aux références est inutile, l’analyse rationnelle de la situation actuelle , ’ici-maintenant’, contient tout ce qu’il faut pour construire une stratégie. Et cette analyse conclue d’abord à l’ hyperhostilité des USA vis à vis de l’Europe, et ce qui en découle pour s’en prémunir. L’objectif est bien évidemment de remettre le continent Eurasiatique au centre de la planète, ce qui est sa place naturelle. L’Angleterre a tout a perdre en motivant ou appuyant la politique suprémaciste des USA, vouée à l’échec.

     

    • #1134780
      le 06/03/2015 par Jojo l’Affreux
      Réflexions générales sur le concept d’Eurasie

      Critique identique.
      Sauf le passage concernant François 1er qui a sauvé notre pays alors qu’il a faillit disparaitre sous les coup de boutoir d’une alliance Anglo-germanique, par une brillante alliance de circonstance avec les Turcs.
      J’aime notamment beaucoup sa chute qui rappelle que le cycle des guerres mondiales a démarré en 1750 et a permis à l’Angleterre d’acquérir la suprématie dont elle dispose actuellement (mais qui fait l’impasse sur le rôle de l’alliance Franco-Austro-Russe dans le déclenchement des hostilités).
      1- L’Angleterre a brisé et a éjecté la France d’Amérique du nord ceux qui lui a permis d’obtenir la domination des 3 océans
      2- L’Angleterre a contenu l’expansion Russe avec un alliance Franco-Turc
      3- L’Angleterre s’est attaché à contenir puis à briser l’émergence d’une puissance Germanique
      4- L’Angleterre à travailler sans relâche à contenir et à briser le concurrent Russe.
      5- L’Angleterre s’attache maintenant à faire de même avec la Chine renaissante et en est arrivé à la conclusion qu’elle aurait besoin de vassaliser la Russie pour la briser.

      De toute façon la France ne dispose pas de la puissance suffisante pour échapper seule à la main mise et la tutelle anglo-saxone, encore moins pour en extraire des états plus faible qu’elle simultanément. Mais en s’associant avec les Russes et les Chinois, il est certain que l’éjection des anglo-saxon de la masse continentale eurasiatique et de l’Afrique ne fait aucun doute.
      Pour l’anecdote, la route pour aller de Shanghai à Marseille via Suez et Malaca prend à hauteur du 40° parallèle 2,5 méridien de plus que la route pour aller de Shanghai au Havres via Béring et le Labrador, soit la distance Madrid-Berlin. Et la route terrestre pour aller de Shangai au Havres via Astana et Moscou (2eme route la Soie) prend 7,5 méridien de moins que la route maritime du sud utilisée par le commerce actuel, soit la distance Paris-Washington ou Berlin-Oulan Bator. Reste a calculer si la poussé d’Archimède fait économiser autant d’énergie que ça, mais la puissance Anglo-Saxonne est maritime et financière avant tout. Les Chinois ne cessent d’appeler à tenter l’expérience depuis 10 ans, ils sont plus que partants, ils prétendent qu’en enfermant les trains dans des tubes à confinement électromagnétique, on peut leur faire dépasser les 1000 km soit la vitesse d’un avion de ligne.


  • #1125489

    Après réflexion je pense que c’est pas l’Europe qui choisira si oui ou non elle formera l’ Eurasie mais c’est l’Europe ou du moins ce qu’il en restera après son explosion qui sera dans l’ obligation d’ être dans ce mouvement que l’ on nomme Eurasie,pour la simple et bonne raison que nous serons tous lié par des partenariats commerciaux,des projets titanesque en terme d’infrastructures,je pense à un tgv qui fera Madrid-pékin par exemple.Nous avons encore rien exploités en matière d’intérêts général,ce n’ est que le début d’ un très long commencement et cette formation est irrésistible.Il y’a tellement de projets,d’ enjeu,de matières à exploiter.Nous serons quoi qu’il arrive dépendant de la main d’ oeuvre chinoise ou du gaz et pétrole Russe.
    Nous ne sommes qu’ au début d’ un interminable commencement et ce n’ est pas les bombes Américaines qui y changeront quelque chose .L’ Eurasie verra le jour ce n’ est qu’ une question de temps .

     

    • Il est clair que le potentiel est tout simplement co-lo-ssal, et sans avoir besoin de faire la guerre pour avancer naturellement et amener ce supercontinent au niveau socioéconomique que ses populations attendent. D’un côté la technologie, de l’autre les matières premières. Il y a de quoi redonner du souffle pour un siècle et au final, si pour une fois les choses étaient faites humainement, RÉUSSIR vraiment a bâtir ensemble quelque chose de propre dont on serait fier. Il ne faut pas laisser les pervers pourrir cette chance.


    • #1125809

      Le futur de l’Europe est dans le sud -est et le sud. Cette stratégie hérisse les Usa et ses alliés car vu leur objectifs actuels ils sont perdant, à 100%. Maintenant la question est comment va s’opérer cette formation ? Avec la méthode anglo-saxonne : menace, déstabilisation, guerre préventive... ou avec une méthode qui arrange tout le monde, tous les peuples : échange, respect mutuel, travail...


  • Notre aire de développement géopolitique naturelle est a l’Est car il n’est nul besoin de franchir de mers pour y aller, nul besoin de renoncer a nos traditions et notre foi pour comprendre et y être compris, nul besoin de renoncer a notre histoire commune. C’est la que se dressera notre futur, bâti sur le temple de notre passé ; pas outre manche ni outre atlantique, mais outre Rhin et le long de la Volga.


  • #1125720
    le 22/02/2015 par pranakundalini
    Réflexions générales sur le concept d’Eurasie

    Sur le meme sujet à lire :
    http://www.les-crises.fr/les-nouvel...


  • #1125765

    La route que devraient emprunter les forces de l’OTAN, si les plans de l’empire se confirmaient en Ukraine.

     

    • #1125899

      En parlant de l’Ukraine je ne sais pas si Pierre Hillard l’évoque mais en étant plus attentif on remarque que le conflit calculé a deux objectifs , le premier est l’éventualité d’un conflit armé avec la Russie même si je pense que ce n’est pas l’objectif principale car les Américains redoute l’arsenal militaire des Russes , l’objectif principal consiste surtout à construire une forme de barrière militaire entre la Russie et l’Europe sachant que la Russie est l’intermédiaire entre l’Europe et l’Asie. On comprend désormais pourquoi cette acharnement envers la Russie ,l’empire veut lui faire payer son projet de réconciliation internationale . Poutine a compris que c’est le sort des nations qui est en jeu. Ce qui fait le plus peur à l’empire c’est le projet Eurasie car les Etats-Unis perdront le contrôle du monde , le temps ne leur donne pas raison . Voilà pourquoi il faut soutenir ce mouvement afin d’enrayer l’alliance Américano-sioniste, eux n’on rien à offrir . La seule chose qu’ils peuvent offrir c’est les bombes, les guerres, les coups d’états, les barrières ,les divisions, le chantage, le raquette , les peurs .
      Alors qu’avec l’Eurasie c’est des projets titanesques et jamais vu, une économie avec un énorme potentielle, une stabilité internationale voir un monde sans guerre car si nous ne formons qu’un , nous pouvons faire pression sur les Américains .
      Le problème aujourd’hui c’est le gouvernement Français et l’Europe qui d’ailleurs est une création Américano-sioniste afin lutter contre ce projet, la France joue un rôle clé. Pour que ce projet démarre il faut que la France tourne le dos aux Américains et se tourne vers l’est or cela est presque impossible car ceux qui dirigent la France ne défendent pas les intérêts de celle-ci mais ceux des Américains ,des sionistes ,et d’Israël . Soral a donc raison de les combattre car leurs choix sont très stratégique pour l’avenir , ils représentent un positionnement capital dans le monde . Si ils perdent les commandes du navire France alors la France sera libérée et le monde sera aussi plus libre pour cela il faut une ou des oppositions politiques , ça aussi c’est un autre problème en plus de l’emprise totale du lobby sioniste . J’ai nommé science politique . Pourquoi l’ENA et science politique ne forment t’ils que des peureux entièrement soumis aux sionisme, le mondialisme, le libéralisme, et l’atlantisme ?


    • le corbeau, là où tu vois des gentils et des méchants, des héros et des sauveurs, moi je vois, comme Pierre Hillard, un jeu de puissances avec plus forts et plus faibles !
      En quoi les élites capitalistes russes et chinoise sont plus morale et juste que leur homologues occidentaux ??


    • #1126911

      Donne moi la dernière agression ou ingérence étrangère de la république chinoise et de la Russie ?
      Ce sont des grandes puissances avec des siècles d’existences , elles ont le sens du respect envers les peuples et la vie humaine .
      Bien évidemment incomparable avec le terrorisme Américano-sioniste qui en seulement deux siècles a totalement insulter et maltraiter les peuples , la vie, les peuples moins forts militairement, les autres cultures .Les Etats-Unis sont le symbole de la violence et du terrorisme .
      http://www.wikistrike.com/2015/02/l...


    • tu détourne le sujet sur des trucs secondaires moi je te parle de l’usure que les élites capitalistes chinoises et russes pratique tout autant que leur homologues occidentaux sur leur peuples respectifs ! C’est le même système arnaqueur d’usure et de consommation a échelle mondiale ! il y a des rivalités entre tout ce beau petits monde voilà tout !


    • #1127806

      Moi je sais faire la distinction entre la guerre économique et la guerre militaire .
      Quand à la guerre économique c’est faux ce que vous dites car les chinois sont sous payer et en plus ils travaillent très bien rien à voir avec les Américains qui vendent toujours cher et en plus ce qu’ils vendent c’est vraiment de la mauvaise qualité et dangereux pour la santé. Google,coca-cola,ogm,macdo fast-food,la pornographie,les films,la musique.
      Tout ce qui vient des États-unis c’est de la merde . Ça rend idiot et c’est néfaste pour la santé physique comme psychologique.


  • #1125989

    Dans la vie, il y a ceux qui croient au hasard ceux qui n’y croient pas.
    Le hasard étant mathématiquement déterminable il n’existe donc pas en tant que concept.

    L’eurasie n’est qu’un autre levier utilisable à des fins d’aliénations.

    Car en définitive et comme le dit très bien Soral, les rapports entre Hommes sont définis en "dernière instance" par les luttes des classes...

    Sauf dans le cadre des 3 religions monothéistes qui -à l’origine- aspirent à les abroger pour instaurer l’égalité entre les Hommes.


  • #1127504

    RÉPONSE À « CORBEAU »
    […] « Ce qui fait le plus peur à l’empire c’est le projet Eurasie car les Etats-Unis perdront le contrôle du monde , le temps ne leur donne pas raison . […]

    Vous avez vu juste en effet ! Les 201 conflits déclenchés par l’empire depuis la Seconde Guerre mondiale, n’a en effet qu’un but, conserver l’hégémonie économique et politique sur un monde unilatéral, alors que Poutine prône la bipolarisation du monde, dans un esprit constructif de valeur, basé sur des échanges constructifs et sain, entre nations. Le problème de l’empire, dans sa quête de pouvoir absolu, c’est la finalité d’aspirations de ces dirigeants. L’ancien responsable du FMI nous a montré quelques exemples misérables et basics de cette finalité d’hommes ultras puissants. Le problème de l’empire s’illustre aussi et surtout durant l’histoire par son action destructrice. Une poignée de décideurs dans cette nation (vraisemblablement de petits roquets) semblent vouloir tout contrôler, tout détruire, tout le temps.