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Retrait des armes lourdes sur le front ukrainien

L’OTAN peine à convaincre ses membres de réarmer

Pour la seconde journée d’affilée, aucun mort n’a été déploré en Ukraine, l’ensemble de la ligne de front connaissant une accalmie.

Kiev a donc débuté le retrait de ses armes lourdes par celui des pièces d’artillerie de 100 millimètres, conformément aux accords de Minsk 2 du 15 février. Dans vingt-quatre heures, ce sera au tour des lance-roquettes multiples Grad et autres canons lourds. Les séparatistes ont procédé au même retrait deux jours plus tôt.

L’OSCE a noté que de nombreux civils profitaient du cessez-le-feu pour quitter la Russie, où ils s’étaient réfugiés, et rejoindre l’Ukraine. L’organisation peine toujours à accéder à l’ensemble des zones où elle souhaite exercer sa surveillance et a annoncé le déploiement de 150 nouveaux observateurs d’ici à la mi-mars.

Mais un faisceau d’informations récentes – l’achat d’armes à Abu Dhabi par le président ukrainien Porochenko et l’arrivée de 75 militaires britanniques et d’une centaine de Polonais – ne vont pas dans le sens de la paix.

Nouvelle petite provocation de l’OTAN : deux blindés Stryker (véhicules de combat d’infanterie à 8 roues) de l’US Army ont paradé à 300 mètres de la frontière russe, à l’occasion de manœuvres à Narva, en Estonie, accompagnés de 1 300 militaires estoniens et d’une centaine d’autres provenant d’autres pays membres de l’Alliance. Ces derniers, malgré la promesse faite à Washington, investissent toujours moins dans leur outil militaire. D’après une étude de l’European Leadership Network, qui a compilé les données pour 2014 émanant de 14 pays membres de l’Alliance atlantique, le budget de la Défense stagne ou régresse pour les « poids-lourds » français, britanniques et allemands. Seule une poignée de pays aux capacités militaires faibles, comme les pays baltes, la Pologne, les Pays-bas ou encore la Roumanie, voient leur dépenses augmenter. Seule l’Estonie a atteint l’objectif de 2 % du PIB, fixé en septembre 2014, lors du sommet de l’OTAN au Royaume-Uni.

Enfin, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, et le secrétaire d’État étasunien, John Kerry, se rencontreront dimanche à Genève pour parler de l’Ukraine.

 

 



Article ancien.
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1 Commentaire

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  • #1129821

    […] « Ces derniers, malgré la promesse faite à Washington, investissent toujours moins dans leur outil militaire. » […]
    L’idéale serait un revirement de l’Europe, en laissant crever l’empire dans ces rêves de conquêtes.
    L’Europe, avec Poutine, a une vraie opportunité de retrouver sa liberté.