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Génocide rwandais : face au juge, le chef de Turquoise défend l’armée française

Le chef de la force Turquoise déployée au Rwanda en 1994 a dû défendre devant un juge en janvier son rôle et celui de l’armée française lors du génocide des Tutsi.

 

Le général Jean-Claude Lafourcade a été entendu par le juge Claude Choquet les 12 et 14 janvier sous le statut de témoin assisté, intermédiaire entre simple témoin et mis en examen, a appris dimanche l’AFP de sources proches du dossier.

Avec notamment une question : l’armée française a-t-elle sciemment abandonné aux génocidaires hutu des centaines de Tutsi dans les collines de Bisesero, dans l’ouest du Rwanda, du 27 au 30 juin 1994 ?

 

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Des réfugiés Hutu à l’arrivée de l’armée française dans un camp à Butare, au Rwanda, le 3 juillet 1994

 

C’est l’avis de rescapés, de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et de l’association Survie, qui ont demandé fin novembre la mise en examen pour complicité de génocide de deux officiers, Jacques Rosier et Marin Gillier. Ils affirment que les militaires français ont promis aux Tutsi de Bisesero de les secourir le 27 pour ne le faire que trois jours plus tard, trois jours au cours desquels des centaines d’entre eux ont été pourchassés et massacrés.

Mais ils s’interrogent aussi sur la responsabilité de leur supérieur, le général Lafourcade, patron de Turquoise déployée à partir du 22 juin, alors que le génocide est en cours depuis deux mois et demi, avec pour mission de l’ONU de mettre fin aux massacres, « éventuellement en utilisant la force ».

 

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Des crânes de victimes du génocide rwandais de 1994, au mémorial du Génocide, le 27 février 2004 à Nyamata au Rwanda

 

Le génocide a fait 800 000 morts, essentiellement parmi les Tutsi. La France a été vivement critiquée, notamment par le président Paul Kagame, à l’époque chef des rebelles tutsi du Front patriotique rwandais (FPR), en lutte contre les Forces armées rwandaises (FAR) du pouvoir hutu et bénéficiant d’un soutien ancien de Paris.

« La difficulté que nous avons eue en arrivant au Rwanda était de faire comprendre aux FAR que nous ne venions pas les aider », a expliqué le général Lafourcade au juge. Elles « nous ont accueillis en sauveurs dès que nous sommes arrivés » puisque la France avait « techniquement coopéré avec eux contre les attaques du FPR pendant des années ».

Lire la suite de l’article sur boursorama.com

La main américaine derrière Kagame en Afrique des grands lacs, voir sur E&R :

 



Article ancien.
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