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“L’Iran veut détruire l’Etat juif”, dit Netanyahou. “C’était au Ve siècle avant J-C”, répond Poutine

Netanyahou invente la menace perse pour plonger l’Amérique dans une guerre contre l’Iran. Un procédé accusatoire classique chez le dirigeant israélien, qui ne fait qu’appliquer la tradition locale.

 

Cela fait maintenant près de 15 ans que les dirigeants israéliens qui se succèdent tentent de faire monter la tension contre l’Iran, espérant une coalition internationale, à l’image de celle qui envahit l’Irak en 1990, qui punirait leur grand ennemi. Malheureusement, l’Iran n’a attaqué personne, et depuis l’avènement de la République islamique d’Iran, en 1979, le pays a été attaqué durement, par l’Irak, avec l’appui occidental en armements derrière, et de manière plus insidieuse sur sa frontière nord, par la « révolte » kurde. Une agitation entretenue de l’Azerbaïdjan par les militaires israéliens et américains.

La paranoïa israélienne à l’égard de l’Iran n’est qu’un leurre : il s’agit d’agressivité militaire, qu’un petit pays ne peut assumer seul devant les Nations unies. Obama a résisté pendant deux mandats aux pressions des autorités israéliennes, qui n’ont que le mot bombardement à la bouche. Il s’agit pour eux d’écraser les centres de recherche nucléaire. Dans l’escalade atomique entre les deux pays, on n’est pas loin du 200 à zéro. Et même si l’Iran fabriquait une bombe atomique, Israël en aurait toujours cent fois plus.

La véritable raison de cette agressivité permanente, saupoudrée de mensonges, est que l’Iran, devenu le gendarme du Proche-Orient, contrarie les rêves de Grand Israël. La destruction de l’Irak, la destruction de la Syrie, en espérant que ces pays s’en relèveront un jour, font partie de l’agenda de l’État hébreu, prêt à saigner la région pour satisfaire ses appétits bibliques.

Il est presque réjouissant de voir que les coups isréaliens (à travers les « rebelles » et autres factions islamistes) portés à son voisin syrien ont provoqué l’augmentation de la puissance iranienne, qui a pénétré au cœur de l’Irak puis de la Syrie. Les stratèges de Tel-Aviv ne s’attendaient peut-être pas à ça. Explication possible de l’agression saoudienne contre le Yémen, qui fixe une partie du soutien iranien, désormais sur plusieurs fronts...

- La rédaction d’E&R -

 


 

Lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine à Moscou, le Premier ministre israélien a mis en garde contre la menace que représente l’Iran qui, selon lui, serait dans la continuité du la Perse dans sa volonté de « détruire le peuple juif ».

 

Vladimir Poutine a invité jeudi 9 mars Benjamin Netanyahou à tourner la page après que le Premier ministre israélien a évoqué la volonté ancestrale des Perses et de leurs « héritiers » iraniens de « détruire le peuple juif ». Le président russe a estimé qu’il s’agissait d’histoire ancienne.

Reçu au Kremlin, le Premier ministre israélien avait violemment critiqué l’Iran, allié de la Russie au Proche-Orient. « Il y a 2 500 ans, il y a eu une tentative en Perse de détruire le peuple juif. Cette tentative a échoué et c’est ce que nous célébrons à travers la fête » de Pourim qui aura lieu dimanche et lundi [12 et 13 mars] en Israël, a précisé Benjamin Netanyahou au chef de l’État russe.

La fête de Pourim célèbre, selon la tradition juive, la victoire des juifs contre Haman, un vizir de l’empire perse, au Ve siècle avant J-C.

« Voilà qu’aujourd’hui l’Iran, héritier de la Perse, poursuit cette tentative de détruire l’État juif. Ils le disent de la façon la plus claire, ils l’écrivent sur leurs missiles », a-t-il affirmé.

« Oui, enfin, c’était au Ve siècle avant notre ère », a répondu, ironique, le président russe. « Aujourd’hui, nous vivons dans un monde différent. Alors parlons-en », a-t-il ajouté.

L’État hébreu considère l’Iran comme son ennemi numéro un. La République islamique, elle, ne reconnaît pas l’existence d’Israël et n’a plus de relations diplomatiques avec les États-Unis depuis 1980, conséquence de la révolution islamique de 1979 et de l’attaque de l’ambassade américaine par des partisans de l’ayatollah Khomeini.

Benjamin Netanyahou dénonce régulièrement le soutien militaire de l’Iran à Bachar al-Assad dans son conflit face à la rébellion syrienne. Le 5 mars, Benjamin Netanyahou avait déclaré qu’il allait tenter de convaincre Vladimir Poutine d’empêcher l’installation d’une présence militaire iranienne permanente en Syrie.

La Russie et l’Iran, fidèles alliés de Bachar al-Assad, ainsi que la Turquie, qui soutien les rebelles syriens, sont garants du cessez-le-feu entré en vigueur en Syrie depuis la fin du mois de décembre 2016 et parrains des négociations de paix d’Astana qui cherchent à trouver une solution politique à la crise syrienne.

Approfondir le sujet avec Kontre Kulture :

 

Poutine, sur E&R :

 






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